"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
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C'est le business qui devient green et non l'inverse!
Par Raymond Bonnaterrele 18 décembre 2011 | (10) Commentaires | Permalink
Eva Joly veut créer 1 million d'emplois dans les filières vertes!!!!
La nouvelle croyance populaire, largement alimentée par les propos à l'emporte-pièce d'écolos de tous bords, veut que le green-business va un jour sauver notre économie et créer des milliers d'emplois...alors que pour l'instant, dans la réalité, ces activités auraient plutôt tendance à la plomber et donc à faire disparaître des emplois. Citons pour mémoire:
-l'industrie photovoltaïque, niche longtemps artificiellement supportée par des tarifs scandaleux de l'électricité générée (Espagne, Allemagne) qui a attiré en Europe les industries du monde entier (Chine, Taïwan, Inde) et créé une surproduction qui va détruire tous les acteurs européens du secteur. L'action Q-Cells qui avait frisé les 100 euros en 2008 n'en vaut plus que 0,6!! Quand à SolarWorld qui avait dépassé les 60 euros ne vaut que 3,3 euros. C'est la débâcle solaire!
- l'industrie éolienne proche de la saturation dans sa version terrestre en Europe de l'Ouest va poursuivre son développement dans sa version offshore (Siemens suivi des autres) à l'aide de moultes subventions pour raccorder les fermes au continent par des lignes HVDC hors de prix, pour assurer un déploiement grandiose de lignes hautes tension pour amener le courant électrique du nord de l'Allemagne vers le sud industriel et pour interconnecter les divers pays européens limitrophes chargés de combler les incontournables absences de fournitures éoliennes. Tout cela pour, peut-être, économiser quelques tonnes de CO2 qui seront amplement gaspillées par ailleurs, dans les centrales thermiques à flamme maintenues volontairement à mi-puissance au cas où le vent faiblirait.
- les milliards d'euros de subventions accordés à ceux qui peuvent investir et équiper leurs maisons de panneaux photovoltaïques et se dispensent ainsi de payer leur électricité, aux dépens des moins favorisés qui, eux, paient plein pot les MWh hors de prix ...on est très loin d'une l'écologie sociale à inventer. Impôt écolo-dégressif parfait. La CRE nous apprend que la part des énergies renouvelables aux charges prévisionnelles du service public de l'électricité va atteindre 2,2 milliards d'euros en 2012.
Alors citons quelques business qui sont devenus "green" alors que rien ne les prédisposait à le devenir un jour.
Le business des aimants permanents nécessaires aux nouvelles éoliennes direct drive et aux moteurs des véhicules hybrides ou électriques en est un exemple. Il faut 265 kg de terres rares sous forme métallique pour construire une turbine d'éolienne d'un MW nous apprend Jean-Pierre SCHAEKEN WILLEMAERS. Et pourtant ces fameux gisements de terres rares ont la malencontreuse idée d'être associés à de l'Uranium et du Thorium ce qui rend très impopulaire leur métallurgie dans le monde occidental et justifie pour une large part la position dominante de la Chine dans l'extraction et la purification de ces métaux (Voir l'aventure LYNAS).
L'industrie des batteries qui fait appel au Plomb pour les batteries de démarrage et utilisait le Cadmium pour les accumulateurs alcalins de plus faibles tailles n'avait pas une image particulièrement "Verte" au cours du siècle précédent. Le remplacement du Cadmium par des alliages à base de Terres Rares (encore elles) et de Nickel leur a conféré une image plus acceptable. Le développement des batteries au Lithium, lancé gaillardement par Sony, a définitivement apporté une image plus écolo à cette industrie. Le marché de ces batteries Li-Ion estimé aujourd'hui à 15 milliards de dollars devrait doubler d'ici à 2015 (FIG.), tiré par les applications Véhicule Électrique et les applications industrielles de stockage d'électricité en tampon avec les sources intermittentes d'électricité.
L'évolution des techniques d'éclairage est également époustouflante. Issue de la lampe à incandescence d'Edison, après un réel progrès dans les tubes fluorescents dans le courant du siècle précédent, on aurait pu croire l'aventure à bout de souffle. Mais c'eut été sans compter sur les LEDs dont certaines font appel à des Terres Rares (encore!) ou plus encore sur les OLED's forme organique des précédentes qui sans aucun doute vont révolutionner l'éclairage domestique et commercial. Le monde devient urbain, électrique et éclairé. Ces nouvelles technologies d'éclairage vont révolutionner la Ville.
Les techniques de pompe à chaleur initialement conçues pour faire du froid dans la Sun Belt américaine ou pour assécher les tatamis nippons hors de prix durant la mousson d'été et éviter le développement de moisissures, deviennent les technologies incontournables pour assurer un développement propre et économe en énergie du conditionnement d'air des habitations. L'utilisation du CO2 comme fluide caloporteur devrait permettre de maintenir en activité ces équipements même par grand froid et éviter ainsi les pointes d'appel de courant sous nos climats parfois rudes. La démocratisation et la production des pompes à chaleur en Europe est un des impératifs énergétiques à privilégier...bien plus que la synthèse du Silicium à moins de 30$ le kilogramme.
Ces quelques exemples simples montrent que ce sont des industries existantes complexes qui en s'adaptant à diverses contraintes ou demandes, trouvent de nouveaux débouchés qui répondent aux exigences d'efficacité énergétique du moment. Ce ne sont pas les industries subventionnées qui sont l'avenir, ce sont les industries naturellement rentables qui créeront les emplois pérennes de demain. Or, pour l'instant, ni les techniques photovoltaïques, ni les techniques éoliennes ne sont des activités rentables en l'absence de subventions. Coupez les subventions et tout s'effondre. Faire subventionner ces industries par les consommateurs les moins fortunés qui n'ont pas les moyens d'investir ni dans des modules photovoltaïques ni dans une pompe à chaleur, me semble être d'une grande injustice et d'une efficacité économique discutable. De telles subventions devraient être prélevées directement sur les budgets des États... et donc limitées. Quand aux quelques tonnes de CO2 économisées, encore faudrait-il bien les mesurer, combien pèsent-elles face au presque milliard de tonnes de CO2 largué sans complexe en plus chaque année en Asie?
Durban est un grand port d'Afrique du Sud qui exporte du charbon vers l'Asie. Son activité exportatrice devrait passer de 13 millions de tonnes de charbon cette année à 50 millions de tonnes en 2030. Joli lieu pour un meeting bidon sur les émissions de CO2!
LIRE un papier du Nikkei sur l'avenir à court-terme des batteries Li-Ion.
Le 18 Décembre 2011
Voir aussi : actualités | véhicules électriques
Deux fois plus de batteries made in Japan pour Mitsubishi Motors
Par Raymond Bonnaterrele 15 décembre 2011 | (15) Commentaires | Permalink
Les entreprises japonaises veulent précieusement conserver localement leurs ingrédients complexes et leurs procédés mis en œuvre dans la production d'accumulateurs, alors qu'elles n'hésitent pas à délocaliser au plus près des constructeurs de Véhicules Électriques (France, Espagne, Portugal...) l'assemblage en batterie, opération consommatrice de main d’œuvre et faisant appel à des technologies triviales d'assemblage. C'est ainsi que GS-YUASA et Mitsubishi annoncent qu'ils vont engager la deuxième phase d'extension dans la production d'accumulateurs de leur usine de Ritto (Shiga Préfecture). Cette usine doit être aujourd'hui capable de produire annuellement assez d'accumulateurs prismatiques (50 Ah, 3,7V) pour assembler dans les 50 à 65 mille batteries pour véhicules électriques. Cette deuxième tranche devrait permettre à la filiale Lithium Energy Japan de pouvoir produire autour des 6,5 millions d'accumulateurs de plus par an à partir de 2013, de quoi à pouvoir produire 75 mille batteries supplémentaires.
Compte tenu des productions assurées par l'usine historique GS de Kyoto, le consortium sera alors capable de produire les accumulateurs pour assembler autour des 150 mille batteries par an. La seule usine de Ritto emploiera 1100 personnes.
Remarque: GS-YUASA est resté en technologie prismatique classique à boitier rigide en aluminium qui permet d'assurer une sécurité individuelle pour chaque accumulateur à l'aide d'un coupe-circuit qui s'active en cas de surpression interne anormale. Ce choix privilégiant la sécurité par rapport à d'autres solutions en poches flexibles plus fragiles, est sûrement d'une grande sagesse.
LIRE le papier du Nikkei sur le sujet.
Le 15 Décembre 2011
Voir aussi : véhicules électriques
CNR et Renault se lancent dans la brocante
Par Raymond Bonnaterrele 10 octobre 2011 | (6) Commentaires | Permalink
Récupérer des batteries en fin de course pour stocker de façon fiable de l'énergie ...un mythe de brocanteur écolo qui se lancerait dans le bidouillage. Ce n'est pas avec de telles "innovations" dignes du Grenelle que notre pays peut espérer s'en sortir. La résolution du problème du stockage de l'énergie électrique mériterait mieux.
LIRE le papier de Renault sur le sujet
Le 10 Octobre 2011
Voir aussi : véhicules électriques
Divorce à l'amiable entre Saft et Johnson Controls
Par Raymond Bonnaterrele 4 septembre 2011 | (3) Commentaires | Permalink
Johnson Controls ayant découvert que le marché des batteries pour EV, objet de la filiale avec Saft, n'était pas une sinécure, vient pour 145 millions de dollars de gagner sa liberté d'action sur le marché américain des batteries au Lithium. Cette séparation est une bonne nouvelle pour les futurs résultats du constructeur français de batteries qui n'aura plus à éponger les pertes de cette fragile filiale et qui pourra accélérer son développement international sur le marché prometteur du stockage d'énergie. Il faut parfois savoir choisir entre accumulateurs fixes ou de traction.
LIRE le communiqué commun sur ce sujet.
Le 4 Septembre 2011
Voir aussi : véhicules électriques
Faudra-t-il multiplier l'estimation des ressources mondiales de lithium par cinq?
Par Raymond Bonnaterrele 1 août 2011 | (1) Commentaires | Permalink
L'US Geological Survey (USGS) avait estimé en 2010 les ressources mondiales de Lithium à plus de 25 millions de tonnes. Il avait été rendu-compte ici de cette information en rappelant que deux millions de tonnes de Lithium, métal très léger, seraient suffisantes pour construire jusqu'à un milliard de voitures électriques au standard actuel. Depuis l'USGS a revu ses estimations à la hausse en annonçant des ressources qui finalement seraient autour des 33 millions de tonnes. Cet accroissement de 7,5 millions de tonnes (+30%) provient de réévaluation des réserves en Chine, aux États-Unis mais aussi de l'arrivée de nouveaux dans le gratin des pays ayant des ressources d'un million de tonnes et au delà tels que le Brésil, le Congo ou la Serbie (FIG.).
Il faut considérer cette estimation comme tout à fait provisoire, en particulier en ce qui concerne le plus grand propriétaire de ces réserves: la Bolivie. Elle n'est, pour l'instant, créditée que de 9 millions de tonnes de réserves par l'USGS. Pour le seul gisement de Salar de Uyuni, la Corporacion Minera de Bolivia responsable de sa future exploitation, estime détenir une ressource exploitable de Lithium de l'ordre de 140 millions de tonnes de Lithium. Même si ces chiffres sont gonflés afin d'attirer d'éventuels associés qui devraient être coréens, il n'en ressort pas moins que les réserves boliviennes semblent être bien supérieures à celles annoncées par l'USGS aujourd'hui.
De telles perspectives annonçant de larges réserves de Lithium sont de nature à débloquer certains projets à long terme en particulier dans le domaine du stockage de l'énergie électrique à l'aide de batteries.
LIRE l'estimation à jour de l'USGS.
LIRE l'argumentaire de la Compagnie bolivienne sur ses réserves de Lithium.
VOIR la signature d'un MOU entre le coréen POSCO et les Autorités boliviennes pour une future alliance dans l'exploitation de ces énormes réserves.
Le 1erAoût 2011
Voir aussi : véhicules électriques
La métallurgie des terres-rares ou le mistigri radioactif écologique
Par Raymond Bonnaterrele 25 juillet 2011 | (2) Commentaires | Permalink
Les terres-rares sont des métaux écologiques à la base de nombreuses activités qui sont tombées par hasard dans la catégorie des green-business puisqu'elles participent à la réalisation de puissants aimants permanents pour les générateurs d'éoliennes ou les véhicules électriques mais aussi à la confection d'électrodes de batteries Ni-MH pour véhicules hybrides. Elles sont indispensables dans certains matériaux ("phosphor") mis en œuvre dans les diodes électroluminescentes et dans certains verres aux propriétés optiques remarquables (ex. fibres optiques).
Ces terres-rares ou lanthanides sont globalement abondantes sur terre mais pour des raisons de prix de revient et des raisons environnementales, c'est la Chine qui possède un quasi-monopôle mondial de ces produits qu'elle commercialise maintenant à prix fort et avec parcimonie.
Dans tout gisement de terres-rares, pour des raisons probablement liées à la fission des actinides originels, il existe un mistigri: la présence d'éléments radioactifs comme l'Uranium ou le Thorium encore là en raison de leurs demi-vies de plusieurs milliards d'années. Une métallurgie "propre" des terres-rares devrait impérativement tenir compte de ce paramètre.
L'Australien Lynas qui veut exploiter un des gisements de son pays les plus riches du monde en terres-rares, celui du Mount Weld, aurait pu imaginer mettre en place une métallurgie propre des terres rares et autres éléments radioactifs dans son pays. Mais la pression écologique locale devant être trop forte, après avoir imaginé faire traiter le minerai en Chine (mais dont les Autorités voulaient en faire un produit chinois), s'est finalement dirigé vers la Malaisie, à côté du port de Kuantan situé sur la Mer de Chine à 300 km au Nord de Singapour, pour y installer une unité de valorisation du minerai.
Mais voila, les terres-rares frappées d'un Sortilège Malais datant des précédentes décennies et d'une expérience malheureuse conduite par Mitsubishi dans ce domaine, se heurtent à l'opposition vive des mouvements écologiques locaux et à l'opposition au Pouvoir en place. Un audit des installations de Lynas Malaisie réalisé par l'AIEA cette année vient de préconiser la mise en place de meilleures condition de stockage des déchets. Les travaux de mise en conformité affirme Lynas seront réalisés avant la fin de l'année.
Pour l'Asia Sentinel qui rapporte ces évènements, le démarrage des opérations est surtout dépendant des futures élections qui devraient se dérouler vers la fin 2011 ou le début 2012.
Cette conviction semble être partagée par le vertueux "écolo" germanique Siemens qui n'a pas hésité à signer avec le Diable Lynas pour créer une JV 55/45 qui exploitera "du minerai à l'aimant" la filière Néodyme (et sûrement du rare Dysprosium) de l'activité. Disposer de terres-rares pour ses moteurs et ses éoliennes vaut bien une compromission de plus...surtout si le conflit écologique se situe très loin des länder allemands.
LIRE le papier de l'Asia Sentinel et celui annonçant la création d'une JV par Siemens.
Le 25 Juiller 2011
Voir aussi : véhicules électriques | éolien
Sony annonce vouloir proposer une batterie Li-Ion polymère pour véhicules électriques
Par Raymond Bonnaterrele 17 juillet 2011 | (0) Commentaires | Permalink
Inventeur de la première batterie Li-Ion commerciale en 1991, il ya donc seulement 20 ans, Sony annonce qu'il est en contact avec un certain nombre de constructeurs automobiles, en particulier européens (allemands?), pour leur proposer de développer et industrialiser une batterie de type Li-Ion polymère ("laminated") pour véhicules électriques et autres hybrides rechargeables. Sony est un des industriels à la base de cette technologie en poche plastic-aluminium co-laminés et à électrolyte gélifié dont il a démarré le développement en 1996 et produit les premiers échantillons en 1999 grâce à une équipe de quelques dizaines de personnes dirigées par l'excellent Kiyokasu Oiyama.
Jusqu'à ces derniers mois les batteries de Sony n'étaient essentiellement que des accessoires d'équipements électroniques grand public. Il semblerait que face aux enjeux et à la taille potentielle d'un marché de la traction électrique embarquée ou électromobilité, la stratégie de l'industriel nippon dans les batteries soit en cours d'une profonde évolution. En effet le japonais voudrait pouvoir commercialiser lui aussi ces batteries de fortes énergies vers le milieu de la décennie.
Sony base son argumentaire Marketing sur le développement de produits de très longue durée de vie en cyclage et donc à faible "lifetime cost". En effet le risque majeur de la technologie électrique ne réside pas, à mon avis, différent de celui d'Armand, dans les risques relatifs à la sécurité des batteries mais beaucoup plus dans leur durée d'usage. Une batterie qu'il faudrait changer après quelques dizaines de milliers de kilomètres mettrait en péril le renom et la viabilité économique du concept EV. C'est malheureusement ce qui risque d'arriver pour certains constructeurs aux hiérarchies tyranniques, disposant de technologies polymères développées à la hâte et mal maîtrisées.
LIRE un papier du Nikkei sur le sujet.
LIRE un intéressant papier d'Oiyama sur l'histoire du développement de la technologie polymère chez Sony.
Le 17 Juillet 2011
Voir aussi : véhicules électriques
Japon: recherches pour rendre opérationnels des aimants SmFeN de hautes performances
Par Raymond Bonnaterrele 13 juillet 2011 | (2) Commentaires | Permalink
Le Japon veut absolument dénouer sa dépendance vis à vis des terres-rares chinoises les plus convoitées. Parmi celles-ci figure le Dysprosium utilisé dans les aimants Néodyme Fer Bore pour améliorer leurs performances. Ce métal est le talon d’Achille de cette technologie, unique solution à ce jour pour réaliser les aimants de hautes performances nécessaires aux moteurs de véhicules électriques ou aux génératrices d'éoliennes. La Chine est pratiquement aujourd'hui le seul producteur de Dysprosium dans le monde et elle l'exporte avec parcimonie.
Le Japon dispose des trois types d'actions classiques pour résoudre un problème de disponibilité de cette ressource stratégique:
- trouver d'autres approvisionnements autres que chinois, il s'y emploie activement;
- recycler les aimants permanents pour récupérer les terres-rares, les procédés existent mais la ressource est rare;
-trouver des produits de substitution.
C'est sur ce troisième type d'action radical que travaille l'AIST japonais en essayant de définir les conditions de frittage à basse température de la poudre de Sm2Fe17N3 produite par Daido Steel. En effet au dessus d'une température de frittage de 500°C la poudre perd ses propriétés d'aimantation.
Pour résoudre ce problème de diffusion des couches de surfaces des grains qui assurent le frittage, l'AIST semble avoir résolu le problème en appliquant à la fois de très fortes pressions et des courants pulsés qui échauffent la matière à l'interface de contact entre grains, sans dégrader les propriétés d'aimantation à cœur. Cette technologie de frittage flash qui porte les grains vers les 400°C seulement, permet de rapprocher les performances des aimants ainsi obtenus de celles des produits standards les plus performants du moment (FIG., deux aimants de 15mm de diamètres et de 6 mm d'épaisseur soulèvent 30 billes d'acier de 4g).
LIRE un papier du Nikkei sur le sujet.
Le 13 Juillet 2011
Voir aussi : actualités | véhicules électriques | éolien
Mitsubishi Motors segmente le marché du petit véhicule électrique urbain
Par Raymond Bonnaterrele 7 juillet 2011 | (6) Commentaires | Permalink
Mitsubishi Motors annonce avoir commercialisé à ce jour plus de 14000 véhicules électriques de type i-MiEV, dont 10000 à l'exportation parmi lesquels figurent ceux destinés à Peugeot-Citroën. Le constructeur japonais vient de présenter un nouveau modèle urbain EV économique, plus rustique, à autonomie restreinte, équipé d'une batterie Toshiba de plus faible énergie (TAB. type M) que celles en place sur le premier modèle.
Ces deux véhicules présentent tout d'abord une faible consommation d'énergie, 110 Wh/km selon la norme et en réalité autour des 88 Wh/km en intégrant la récupération d'énergie au freinage qui a été améliorée°.
°Remarque: il a été mentionné ici les remarquables performances du prototype Sim-Drive qui grâce aux moteurs "in-wheel", affichent une consommation de 77 Wh/km selon la même norme. Ceci montre que les rendements des véhicules électriques seront appelés à progresser dans les années et décennies à venir. Soyez persuadés que nous en sommes encore à la Deudion-Bouton du véhicule électrique.
Alors que le modèle classique qui affiche maintenant 180 km d'autonomie, grâce aux progrès réalisés dans la récupération d'énergie, est équipé de batteries Li-Ion prismatiques de GS-Yuasa avec une énergie installée de 16 kWh (330V, 48 Ah), le modèle économique plus urbain avec une autonomie de 120 km est équipé d'une batterie Toshiba au titanate de lithium de 10,5 kWh (270V, 39 Ah). En raison de la puissance de cette technologie SCiB les durées de recharge sont réduites par rapport à celles du modèle G plus élaboré.
LIRE le communiqué de Mitsubishi Motors sur le sujet.
Voir aussi : véhicules électriques
Japon: un support tridimensionnel d'aluminium pour les futurs accumulateurs Li-Ion
Par Raymond Bonnaterrele 28 juin 2011 | (0) Commentaires | Permalink
Les constructeurs asiatiques de batteries disposent d'une formidable avance technologique par rapport à leurs rares et fragiles concurrents européens ou américains. La raison essentielle de cette avance scientifique et technologique repose sur l'existence d'un très puissant cluster asiatique des batteries qui va de la recherche fondamentale dans les Universités japonaises, coréennes ou chinoises, à l'industrie chimique à la compétence inégalée ou à la petite PME qui produit un minuscule composant mécanique d'un coupe circuit intégré. Un exemple nous est donné par Sumitomo Electric qui présente un nouveau support tridimensionnel en aluminium destiné à produire de futures électrodes positives présentant des capacités volumiques bien supérieures à celles produites aujourd'hui sur de vulgaires feuilles d'aluminium laminé.
Ces types de supports, répliques de mousses de polyuréthane, bien connus dans les accumulateurs de type Ni-MH où ils sont en nickel, vont permettre de réduire l'encombrement volumique du collecteur de courant et de réduire les quantités de liants organiques des électrodes. Pour Sumitomo Electric les capacités volumiques des accumulateurs Li-Ion pourraient être multipliées par 1,5 à 3 grâce à ce composant ...et bien d'autres progrès réalisés par ailleurs, ce que pudiquement il ne dit pas.
LIRE le communiqué de Sumitomo Electric sur ce sujet.
Le 28 Juin 2011
Voir aussi : véhicules électriques