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Sharp, Enel et ST Micro vont implanter une usine de modules photovoltaïques en couches minces en Sicile

Par Raymond Bonnaterrele 8 janvier 2010 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Sharpsolar1 Sharp avait annoncé depuis belle lurette son intention de s'associer à Enel pour installer, dans le cadre de son expansion, une unité de production de modules photovoltaïques en Italie. Il semblerait que finalement le projet prenne corps, mais avec un troisième larron qu'est ST Microélectronics qui hébergera l'unité de production dans son usine sicilienne de Catane. La mise de fonds initiale serait de 70 millions d'euros pour chacun des trois associés, avec pour objectif d'installer une unité de production de modules photovoltaïques en couches minces multijonctions de 160 MW qui devrait produire à partir de début 2011. Par la suite le consortium envisage de tripler cette capacité de production.

D'autre part Sharp et Enel Green Power ont l'intention de former une JV qui sera en charge d'installer des fermes solaires en Italie tout d'abord puis dans l'ensemble du Bassin Méditerranéen. L'objectif est d'atteindre une puissance installée d'au moins 500 MW à la fin de 2016. Bien sûr les modules utilisés proviendront de l'usine sicilienne.

Dans ce projet, Sharp met en oeuvre sa nouvelle stratégie d'expansion en association avec des acteurs locaux qui, en échange de la technologie japonaise, apportent les capitaux nécessaires et la connaissance du Marché local ou régional. Le choix de la technologie en couches minces, utilisant de larges surfaces de modules (1m X 1,4m) peu onéreuse et adaptée aux pays chauds, s'inscrit tout à fait dans une politique de production européenne hautement automatisée. L'unité italienne serait similaire à l'usine de Katsuragi au Japon. La technologie triple jonction développée par Sharp (LIRE) permet d'atteindre des rendements de conversion de 10% et, en raison de la présence de deux couches de Silicium amorphe qui absorbent dans l'infrarouge, de conserver un bon rendement de conversion à chaud.

LIRE le communiqué de Sharp.

VOIR les caractéristiques des modules

Le 8 Janvier 2010

Voir aussi : solaire


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L'EIA publie les données de flux, de volumes et de prix du photovoltaïque américain en 2008

Par Raymond Bonnaterrele 5 janvier 2010 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Tardive mais intéressante synthèse publiée par l'Energy Information Administration sur les technologies, les flux, les volumes et les prix du photovoltaïque américain en 2008.

PV-US-Shipment-2004-2008
Les livraisons de cellules et de modules avaient été très fortes cette année là, en raison de la demande européenne et de la crainte de voir s'éteindre les aides fédérales qui finalement ont été reconduites. L'ensemble des technologies avaient profité de l'aubaine (FIG.).

LIRE le rapport de l'EIA.

Le 5 Janvier 2010. 

Voir aussi : solaire


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2009 fut l'année du photovoltaïque au silicium chinois ou taïwanais

Par Raymond Bonnaterrele 3 janvier 2010 | Commentaires (10) Commentaires | Permalink

La sortie de la crise économique et des errements tarifaires espagnols dans le photovoltaïque ont causé de profonds ravages dans les industries photovoltaïques européennes. L'effondrement des prix du Silicium chinois et de celui des wafers a porté un rude coup au norvégien REC un des leaders mondiaux dans le domaine. Malgré un rattrapage de window-dressing de fin d'année son cours a chuté de 30% en 2009, il avait déjà plongé de 77% en 2008. Produire du Silicium et ses dérivés en Europe ou aux Etats-Unis est devenu une activité peu lucrative. Comme quoi, on peut être un acteur majeur du greenbusiness et perdre sa culotte. L'autre exemple de plongeon boursier est celui de Q-Cells le leader allemand du photovoltaïque. Lui aussi, malgré le coup de pouce de fin d'année qui a fait opportunément remonter le cours au dessus des 10 euros, finit l'année 2009 avec une dégringolade de 55%, il en avait déjà perdu 75% en 2008. Il ne fallait pas placer ses économies dans l'industrie du photovoltaïque européen en 2009. Par contre les milieux boursiers ont bien compris que l'avenir de cette industrie se trouvait maintenant en Asie. Les cours de certains acteurs chinois cotés à New York ont été multipliés par 5,8 (Trina Solar), par 4,5 (Canadian), par 2,6 (Yingli). Le plus gros des acteurs asiatiques, Suntech, n'a gagné que 42% et son homologue taïwanais Motech a presque doublé de valeur (TAB.).

TAB. : variations des cours en 2009 de quelques industries représentatives du greenbusiness

Bourse-cours-2009-12-fin

Malgré la résistance politique de certains acteurs allemands contre les importations chinoises, au travers de leur instance de lobbying, le BSW, mais sauvés par le gong en 2009 en raison d'une très forte demande locale qui a voulu profiter des derniers tarifs d'achat de l'énergie électrique encore attrayants, il est clair que sous les coups de la concurrence chinoise, l'industrie européenne du photovoltaïque va rencontrer de plus en plus de difficultés à dégager du cash pour investir sinon pour survivre. L'avenir de cette industrie peut passer soit par une évolution vers la conception de systèmes plus complexes à forte valeur ajoutée, soit par un changement radical de technologie en adoptant les techniques en couches minces et en abandonnant pour l'essentiel la technologie silicium cristallin. Mais pour cela il faudra faire les bons choix technologiques et atteindre une maîtrise parfaite de ces technologies pour essayer de concurrencer le Silicium sur les applications haut de gamme les plus lucratives.

Les modules photovoltaïques appelés à devenir des composants banalisés, ne seront produits dans quelques années que par une poignée d'acteurs mondiaux qui auront su valoriser leur maîtrise technique et leurs coûts au watt des modules. Pour l'instant de nombreux acteurs du secteur profitent de relations privilégiées locales avec de très nombreux installateurs de taille artisanale. Mais les circuits de distribution eux aussi seront appelés à évoluer.

Le 3 Janvier 2010

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Toyota va développer un réseau de chargeurs photovoltaïques pour ses Prius rechargeables

Par Raymond Bonnaterrele 26 décembre 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

 Rêver c'est voir les choses, c'est imaginer le futur et oublier un temps le médiocre présent. Rêver c'est la démarche inverse de ceux qui, par extrapolation quadratique du présent, prédisent la pénurie, l'apocalypse certaine, le peak-oil, la fin du Lithium et des haricots. Alors entraînez-vous à rêver d'une voiture électrique silencieuse, non polluante, dialoguant avec son environnement et rechargeable sans nuisance! Vous imaginerez alors un chargeur solaire pour expliquer à ceux qui ne rêvent pas que la ressource électrique sera plus tard d'origine photovoltaïque décentralisée et stockée dans des batteries pour vous permettre de recharger votre véhicule quand bon vous semblera. C'est ce que va faire l'an prochain Toyota au Japon, avec son poste de recharge muni de modules photovoltaïques de 1,9 kW alimentant une batterie de 8,4 kWh en tampon avec le réseau et qui permettra de recharger votre véhicule en deux ou trois heures maximum avec une puissance de 3,2 kW comme expliqué précédemment (LIRE).

Toyota-chargeur

LIRE le limpide communiqué de Toyota
 


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First Solar veut porter sa capacité de production de modules photovolaïques à 1,8 GW en investissant en Malaisie et en Gironde

Par Raymond Bonnaterrele 18 décembre 2009 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Le plus grand producteur de modules photovoltaïques, l'américain First Solar annonce son intention d'accroître en 2010 - 2011 sa capacité de production de 48% en investissant 10 nouvelles lignes de productions de 53 MW chacune. Huit lignes seront implantées en Malaisie et deux en France. Ces dernières ont déjà fait l'objet d'une annonce, au titre de son alliance avec EDF EN. Le planning et le lieu d'implantation de ces deux lignes devraient être dévoilés avant la fin de l'année. Le quotidien Sud-Ouest croit savoir que ce sera à Blanquefort, dans l'agglomération de Bordeaux. Aprés ces investissements la capacité de production de FirstSolar sera portée à 1,8GW ce qui devrait lui permettre de conserver son leadership mondial.

First-Solar-transition

Pour First Solar le marché du photovoltaïque qu'il estime à 7,5 GW en 2010, soit une croissance en volume de 45% par rapport à 2009, va entrer dans une phase de transition avec une baisse des tarifs subventionnés et une marche vers une économie soutenable. La transition sera d'autant plus courte que les prix des modules baisseront et que les prix de l'énergie électrique augmenteront. Tous les acteurs majeurs du photovoltaïque pronostiquent la fin plus ou moins rapide des subventions ou des tarifs préférentiels dans le monde.

LIRE l'article de Sud-Ouest et CONSULTER la présentation de First Solar.

Le 18 Décembre 2009

Voir aussi : actualités | solaire


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Soitec par le rachat de l'allemand Concentrix se lance sur le marché escarpé du solaire photovoltaïque par concentration

Par Raymond Bonnaterrele 11 décembre 2009 | Commentaires (6) Commentaires | Permalink

Les technologies solaires photovoltaïques par concentration (CPV) qui consistent à focaliser un rayon lumineux concentré 500 fois ou plus, sur une petite surface semi-conductrice généralement à triple jonction (FIG.) qui transforme l'énergie lumineuse en énergie électrique avec des rendements de l'ordre de 40%, ont fait l'objet d'une brève présentation (LIRE). Parmi les acteurs mondiaux l'allemand Concentrix, spin-off de l'Institut Fraunhofer, est un acteur de référence de cette technologie qui veut sortir des marchés de l'industrie spatiale pour s'étendre au large marché des fermes photovoltaïques.

CPV-triple-jonction 
Le français Soitec vient d'annoncer qu'il venait de prendre 80% des parts dans Concentrix, valorisé par cette transaction à 55 millions d'euros, et de signer un accord de licence et de coopération à long terme avec le Fraunhofer. Le LETI de Grenoble est associé à cet accord.

Il existe dans cette alliance une opportunité de voir l'Allemagne et la France s'associer dans le développement industriel d'une technologie innovante et dans sa promotion en Europe et dans les pays ensoleillés du monde entier. Outre son rendement de conversion, cette technologie est particulièrement intéressante pour équiper des fermes solaires dans les pays chauds. L'obligation de focaliser le rayonnement solaire sur une toute petite surface oblige le système à être équipé d'un système de suivi du soleil ce qui le disqualifie pour les applications domestiques banales. La production de masse de semi-conducteurs triple jonction à base d'éléments III et V de la table de Mendéleïev (FIG.) et la maîtrise de la confection de lentilles de Fresnel peu onéreuses, assurant la focalisation du rayonnement, sont les points clés de la réussite du système qui devra se battre avec les technologies photovoltaïques classiques peu onéreuses mais aussi avec le solaire thermique par concentration.

Le rendement de conversion qui devrait atteindre les 30% à la sortie de l'onduleur, et la simplicité de mise en oeuvre avantageront la voie CPV. Des fermes solaires plus compactes, amorce de downsizing à la japonaise, sont la voie évidente vers des coûts et donc des investissements en foncier, en implantations, en supports mécaniques, en moteurs et autres accessoires réduits.

LIRE le communiqué de Soitec.

Le 11 Décembre 2009

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Pour être dans le vent, jouez le nouveau syndrome de Copenhague!

Par Raymond Bonnaterrele 5 décembre 2009 | Commentaires (5) Commentaires | Permalink

Les grands écrans plats qui ont remplacé les étranges lucarnes, reçoivent tous les jours leurs cohortes "d'experts" écolo-bobo-intellos qui viennent nous expliquer, avec forces approximations et autres raccourcis, que la culture du chanvre indien va venir remplacer définitivement l'exploitation des énergies fossiles et créer les millions d'emplois qui nous font tant défaut. Que ce n'est qu'une question de volonté et qu'après la vie sera plus belle. Bien sûr devant tant de convictions et d'enthousiasme, sous la menace de l'enfer climatique qui nous guette, même l'âme la plus endurcie ne peut qu'adhérer aux propos uniformes qui égrènent ces émissions oecuméniques. Le prosélytisme écologique béat envahit nos esprits, révélation collective, évidence dévoilée que plus tard les sociologues appelleront probablement le nouveau  Syndrome de Copenhague. Les Peuples vont devoir se préparer à financer la Grande Croisade écolo, sous formes de taxes carbones diverses, de Cap & Trade, de tarifs préférentiels, d'ampoules basses consommation hors de prix et autres subventions à des technologies dont la pérennité et l'efficacité restent à démontrer.

Mais tout n'est pas négatif dans ce tapage, certains vont tirer leur épingle du jeu et accélérer leur développement. D'autres renards vont les suivre et même amplifier le mouvement, je veux parler des acteurs de la spéculation boursière. Avec la crise et la pénurie de liquidités le greenbusiness mondial a connu un formidable coup d'accordéon. Les prix des actions des Sociétés concernées se sont effondrés. En 2008 le chinois Suntech avait perdu 87% de sa valeur, le norvégien REC 77%, l'allemand Q-Cells 76% et le danois Vestas dominait le lot avec une perte limitée à 44%. Des chiffres illustrant l'ampleur du marasme le plus complet. Mais depuis le moral est revenu pour certains, mais pas tous. Le photovoltaïque allemand souffre encore, l'éolien se maintient. Par contre le photovoltaïque asiatique coté à New York est en plein boom (TAB.).

PV-Asie-2009-12

En un an Trina Solar a vu son cours sextupler, celui de Canadian Solar a été multiplié par cinq et celui de Yingli a été multiplié par quatre et celui de Suntech par deux. Le taïwanais Motech a également vu son cours être multiplié par 2,6 en un an.

Bien sûr, si ce mouvement se poursuit, alimenté par les taux zéro de la FED et rejoint par les éternels attardés du second tour, allons-nous assister à la création d'une bulle spéculative sur les cours des actions des Sociétés du photovoltaïque asiatique? Ces entreprises vont profiter des largesses de tous les pays qui voudront à peu de frais s'acheter une bonne conscience verte, en mettant quelques tunes dans le solaire, pour en faire ensuite cadeau à quelque contrée africaine démunie. Tout cela va se faire sans plan, sans hiérachisation, sans politique énergétique cohérente. Normal, les Dirigeants politiques, en quette incessante de popularité, ne peuvent que rejoindre le mouvement et faire semblant de le précéder. Soyez en sûrs, ils seront tous à Copenhague...pour la photo!

Le 5 Décembre 2009


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SunPower pris dans la tempête boursière après la nouvelle de manipulations comptables

Par Raymond Bonnaterrele 22 novembre 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

L'américano-philippin SunPower, Société connue pour sa gamme de modules photovoltaïques monocristallins SunPower 315, les plus puissants du moment et présentant de superbes rendements de conversion de 19%, vient de faire savoir que son centre de production dans les Philippines avait un peu trafiqué les chiffres comptables, faisant ainsi apparaître une erreur avouée, à ce jour, de 15 millions de dollars. Cette info à immédiatement fait chuter le cours en Bourse de la Société qui a perdu près de 19% sur la semaine et 42% depuis le début de l'année (TAB.).

Bourse-cours-2009-11

Cette information, outre le caractère cavalier de l'affaire, conforte les questionnements de certains sur la rentabilité opérationnelle de l'entreprise, dans un Marché où les prix en dollars poursuivent leur repli. Existe-t-il encore un marché viable pour des produits en position haut de gamme, plombés par les coûts du silicium monocristallin et la complexité de son élaboration?

Parmi les autres acteurs du photovoltaïque on notera la poursuite de la descente aux enfers de l'allemande Q-Cells dont le cours à un peu plus de 10 euros vient des sommets à 100 euros en début 2008. Inversement les Groupes chinois comme Suntech et taïwanais comme Motech connaissent une embellie. Le Marché boursier qui anticipe un rééquilibrage des marchés du photovoltaïque vers l'Asie, a définitivement positionné les entreprises florissantes de production de modules photovoltaïques dans cette région du monde.

Le greenbusiness, c'est d'abord et exclusivement du business qui profite aux entreprises les plus performantes du moment. Le concept de génération spontanée d'entreprises "vertes" sur un territoire en jachère industrielle (LIRE) comme l'est notre pays, ne peut germer que dans l'esprit embué de politiciens inlassablement en campagne. Le comble, c'est que certains esprits avisés arrivent à se laisser ainsi charmer.

LIRE l'info concernant les déboires comptables de SunPower

Le 22 Novembre 2009

Voir aussi : solaire


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Le chinois Suntech conforte ses ventes en Europe et profite de la valorisation de l'euro

Par Raymond Bonnaterrele 21 novembre 2009 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Le N° 1 mondial des modules photovoltaïques à base de Silicium, le chinois Suntech, lors de la publication de ses comptes du troisième trimestre vient d'annoncer qu'il revoyait à la hausse ses volumes de ventes pour l'année, en les plaçant dans une fourchette 640MW à 660 MW qui se substitue aux 600MW antérieurs. Cette prévision pleine d'optimisme semble être due au succès de ses ventes en Europe qui ont représenté 76% de son activité lors du trimestre (FIG.). L'activité dans les pays européens autres que l'Allemagne, dont la France en particulier, a été soutenue.

Suntech-2009-Q3

Cette activité en euros est d'autant plus intéressante pour Suntech, qu'il enregistre des gains de change en raison de la valorisation de l'euro par rapport au dollar.

Suntech prévoit donc de poursuivre ses accroissements de capacités de production pour les porter à 1400 MW à la mi-2010, dont 450MW seront destinés à produire la version haut de gamme Pluto, fierté du management de Suntech. Les volumes de ventes devraient augmenter d'au moins 75% l'an prochain pronostique Suntech. Il est évident que la part de l'Asie, en raison des récentes mesures d'encouragement chinoises, devrait prendre une place plus importante dans la pondération des ventes et prendre ainsi le relai d'un marché allemand peut-être moins allant.

LIRE les résultats de Suntech.
 

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La technologie CIGS pourrait prendre une large part de marché du photovoltaïque dans les années qui viennent

Par Raymond Bonnaterrele 18 novembre 2009 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Parmi les technologies d'élaboration de modules photovoltaïques, celle qui dans le futur prendra le dessus, devra concilier deux impératifs: l'un qui est d'assurer une production automatisée des modules sur de grandes surfaces, en utilisant peu de matières, comme c'est le cas des technologies en couches minces, l'autre est de présenter des rendements de conversion tendant vers la barre des 20 % franchie aujourd'hui avec les meilleures technologies utilisant du silicium cristallin comme base (Ex: la technologie HIT de Sanyo). Or la technologie qui est susceptible dans un avenir proche de réaliser sur le papier cette synthèse, c'est la technologie CIGS qui utilise comme couche photosensible de 2 à 3 microns d'épaisseur, un complexe semi-conducteur à base de Cuivre, Indium, Gallium, Sélénium et Soufre. Cette technologie qui résiste très bien au rayonnement ultraviolet, présente la qualité d'absorber la lumière sur un très large spectre (FIG.) ce qui lui permet de pouvoir revendiquer des rendements de conversion qui peuvent se rapprocher des 20% sur de petits échantillons de laboratoire.

CIS-spectral-sensitivity

Showa Shell le leader japonais dans la technologie a revendiqué au printemps dernier savoir produire des échantillons de 30 cm de côtés présentant des rendements de 15,7%. Pour l'instant les produits catalogués présentent des rendements de 11% avec des modules de 80W de puissance max pour des surfaces de 1200mm X 600mm. Showa Shell dispose d'une capacité de production de 80MW et son ambition est d'atteindre une capacité proche de 1000 MW grâce à la construction annoncée d'une nouvelle usine de 900MW. Mais pour réussir Showa Shell a besoin d'atteindre des coûts au watt proches de ceux de FistSolar qui par sa technologie en couche mince au tellurure et sulfure de cadmium produit les modules les moins chers du moment, mais potentiellement handicapés par l'utilisation du Cadmium écologiquement black-listé.

D'autres industriels dans le monde jouent la carte du CIGS tel Solyndra aux Etats-Unis, fortement sponsorisé par les garanties du DOE sur un emprunt de 535 M$ et qui propose des modules réalisés à partir de cellules cylindriques réalisées sur des tubes de verre. Citons également Avancis de Saint-Gobain, Solibro filiale de Q-Cells,Würth Solar, Sunload, Honda Soltec, Ascent Solar, Nano Solar, Global Solar et de nouveaux venus tel que Miasolé qui eux aussi jouent la difficile carte industrielle de la technologie CIGS. Une des options est de produire des modules en continu par dépôt au rouleau, sur des supports flexibles dont certains pourraient être directement incorporés dans des modules-matériaux de construction.

D'après la banque coréenne Displaybank, la capacité mondiale de production de ces produits qui est d'un peu plus de 300 MW pourrait dépasser les 3000 MW d'ici à 2013, représentant ainsi dans les 20% de part de marché. Mais pour Showa Shell l'objectif dans l'immédiat est d'atteindre un prix de vente de moins de 100 yens/Watt ce qui suppose une maîtrise parfaite d'un outil de production complexe, permettant d'offrir des rendements de conversion supérieurs à 15%, pour des produits industriels de grandes surfaces. A suivre donc.

Le 18 Novembre 2009

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