La révolution des cellules photovoltaïques en couches minces est en marche
Par Raymond Bonnaterrele 11 juillet 2008 |
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Les cellules photovoltaïques en couches minces sont initialement sorties des laboratoires ces dernières années, pour des applications à bas prix et peu exigeantes en performances, en raison de la pénurie de Silicium. Mais les progrès techniques accomplis dans leur définition et les formidables réductions de coûts qu'apportent les techniques d'impression en continu, font de cette gamme de produits le futur leader du marché de l'énergie photovoltaïque. NanoMarkets prévoit que le marché des cellules photovoltaïques en couche minces passera de 0,4 GW en 2007 à 26 GW en 2015 et devrait générer plus de 20 milliards de dollars de chiffre d'affaire (note: cela fait un prix de vente à moins d'un dollar le Watt). Ces productions devraient représenter plus de 50% du marché du photovoltaïque.
Ces prévisions sont à rapprocher de celles de celles de SHARP (LIRE) qui prévoit un marché global de 15GW en 2012 avec une répartition 50/50 des technologies monocristallines et couches minces. Ces prévisions se concrétisent par de nombreux projets de nouvelles unités de production dans le monde utilisant les technologies en couches minces (Sharp, Shell Japon, etc.).
Poussé par des prix croissants des autres formes d'énergie, le marché des cellules photovoltaïques devrait passer de 3 GW en 2007 à 15 GW en 2012 et à 45 GW en 2015, avec des prix passant de 3$ le watt à nettement moins d'un dollar en 2015. Nathalie Kociusko-Morizet vient de déclarer que la France qui était en avance sur le photovoltaïque dans les années 70 a "jeté le bébé avec l'eau du bain" (sic). Il semble bien tard pour pouvoir le récupérer.
Le 11 Juillet 2008.
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Les professionnels de l'énergie photovoltaïque voudraient obtenir plus d'aides gouvernementales
Par Raymond Bonnaterrele 3 juillet 2008 |
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Au cours du Symposium organisé par l'European Photovoltaic European Association à Aix-les-Bains les professionnels de l'énergie photovoltaïque français ont demandé au gouvernement de réviser à la hausse la Programmation Prévisionnelle des Investissements en la portant à 1100 MW en 2012 et 7000 MW en 2020. Ils ont également demandé d'accroître les cas d'aides tarifaires aux équipements non intégrés au bâti et à ceux posés au sol. Ils ont souhaité aussi une simplification des procédures administratives pour traiter les demandes d'agrément des installations. Au cours du premier trimestre de cette année, seuls 2MW de panneaux solaires ont reçu une autorisation administrative. (LIRE les détails de cette requête)
Le problème, en ces moments d'inflation et de surveillance des politiques tarifaires des fournitures d'énergies, ce sont les tarifs de l'électricité photovoltaïque fournie au réseau (570 euros/MWh) qui constituent un frein majeur à son développement. Si l'on considère que les deux sources d'énergie électrique d'avenir sont l'électronucléaire et le photovoltaïque, la France a définitivement opté pour l'électronucléaire. Il est cependant un domaine sur lequel la France pourrait consacrer un effort de recherche et développement majeur: c'est le stockage de l'énergie qui sera le talon d'Achille de toutes les énergies renouvelables et pour lequel il n'existe pas de solution satisfaisante, mis à part le pompage vers l'amont des centrales hydrauliques en heures creuses. L'industriel qui arrivera avec une solution élégante de compression adiabatique, de volant à inertie, de batterie à inventer ou de toute autre solution permettant d'alimenter un immeuble pendant la nuit ou de recharger sa voiture électrique rencontrera un succès commercial certain dans peu de temps.
Le 3 Juillet 2008
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Showa Shell Sekiyu : un futur grand japonais du photovoltaïque
Par Raymond Bonnaterrele 2 juillet 2008 |
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Le japonais Showa Shell Sekiyu est une filiale de Shell, qui distribue des produits pétroliers au Japon et à l'exportation. Il a démarré une activité photovoltaïque, très populaire au Japon, au mois de Juillet l'an dernier dans son usine dans la région de Miyazaki au Sud de l'archipel. Il y produit de façon totalement intégrée 20 MW de panneaux solaires sous la marque "Solacis" en utilisant une technologie en couche mince à base de séléniure de Cuivre et d'Indium (CIS). Showa Shell Solar démarrera dans la même région, une deuxième usine de 60MW de capacité de production l'an prochain. Mais ses ambitions ne s'arrêtent pas là. En association avec un autre japonais travaillant dans les écrans plats, ULVAC, ils vont lancer les études pour construire une usine de 1000 MW. Leur plan est de construire cette nouvelle unité gigantesque en 2011, avec pour objectif de pouvoir réduire les prix de ventes par deux,.. mais toujours avec l'aide financière de l'Administration japonaise.
Si la maison mère a décidé de lancer une activité photovoltaïque de grande envergure au Japon, c'est clairement un axe stratégique majeur de diversification pour Shell. La filière photovoltaïque, à partir du moment où l'on parle de gigawatts de capacité de production, commence à devenir énergétiquement intéressante. A suivre...
Le 2 Juillet 2008.
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Kansai Electric et Sharp veulent produire 29 GWh par an d'électricité photovoltaïque dans la ville de Sakai
Par Raymond Bonnaterrele 23 juin 2008 |
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Kansai Electric et Sharp ont pour projet d'installer, sur le front de mer de la ville de Sakai, à côté d'Osaka, deux unités photovoltaïques de grandes tailles. L'une de 10MWc située sur une décharge publique, l'autre de 18 MWc qui serait sur les toits des usines Sharp et d'autres industries voisines. Les panneaux solaires Sharp seraient de type Silicium en couche mince, technologie dans laquelle Sharp veut devenir le leader mondial (LIRE). Ces projets devraient voir le jour en 2011 et générer annuellement 29 GWh d'énergie électrique. Cette énergie correspond en moyenne, à une production quotidienne de 3 heures à pleine puissance par les panneaux solaires.
- Remarque: parler de puissance installée dans les diverses formes d'énergies nécessite d'introduire la notion de "facteur de charge" ou durée annuelle moyenne de production à pleine puissance. Les MW solaires ou éoliens ne se valent pas et n'ont rien à voir avec des MW électronucléaires ou hydrauliques. C'est pour cela qu'il est plus honnête de parler d'énergie produite annuellement, ce que bien des annonces oublient de faire, en particulier dans le domaine des énergies renouvelables.
Le 23 Juin 2008.
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Serait-ce la fin de l'âge d'or pour les producteurs de Silicium polycristallin?
Par Raymond Bonnaterrele 16 juin 2008 |
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L'année 2007 a été un bon cru pour les fabricants de Silicium polycristallin et de wafers. Le chiffre d'affaire mondial de la profession aurait au moins atteint 12,5 milliards de dollars, en croissance de 23% par rapport à l'année précédente. Il a été produit dans les 37500 tonnes de Silicium dans l'année, ce qui fait donc un chiffre d'affaires moyen de 330 dollars par kilogramme de Silicium. Les prix ont donc été attractifs. Le marché est dominé par trois gros fabricants qui font plus des deux tiers du chiffre d'affaire mondial. Le japonais Shin-Etsu, en croissance de 19%, un autre japonais, issu d'une fusion des activités de Sumitomo et Mitsubishi, Sumco en progrès de 49% entre 2007 et 2006, et l'allemand Siltronic qui a obtenu une croissance de 15% de son chiffre d'affaire en 2007 et qui s'est associé au Coréen Samsung pour démarrer en 2008 une nouvelle usine à Singapour.
On peut estimer entre 8 et 10 millions par mois le nombre de wafers produits en 2007 ce qui représente un chiffre d'affaire moyen par wafer de 300 mm de 100 dollars environ, ce qui est très lucratif. La production et les investissements sont tirés par une forte demande provenant essentiellement des applications photovoltaïques. Shin-Etsu a atteint en 2007 une capacité de production d'un million de wafers de 300 mm par mois, Sumco a lancé un plan d'investissement de 500 M$ pour porter sa capacité de production à 1,66 millions de wafers en 2010; il prévoit de démarrer une nouvelle usine à Imari (Japon) au mois de Mars 2009. Siltronic est en train de démarrer sa nouvelle usine de Singapour qui pourra produire 300 mille wafers par mois en 2010.
Les prévisions à l'horizon 2013 de QY Research prévoit une croissance des productions de Silicium (FIG.) qui multiplierait par 5 les volumes de 2007.
Malgré tous ces chiffres très encourageants de sérieuses perturbations menacent ce marché.
La première est la baisse des prix et donc des rentabilités. Les chiffres du premier trimestre 2008, avec une baisse de la demande des applications électroniques, sont les premiers indices de ce retournement. Le chiffre d'affaire de Sumco, comparé à celui du même trimestre 2007, n'a crû que de 2% et le résultat net a baissé de 33%. Le chiffre d'affaire de Siltronic du premier trimestre a baissé de 8% et le résultat de 16%.
D'autres indices montrent les incertitudes sur la pérennité de la rentabilité de ce métier, Shin-Etsu a réduit la période d'amortissement de ses investissements industriels dans ce domaine de 5 ans à 3 ans, ce qui pour un industriel japonais est vraiment très court; Sumco va filialiser ses usines de productions japonaises, signe de défiance sur la pérennité de l'activité, tout au moins au Japon.
De plus, il y a la formidable poussée des producteurs chinois dont le prix de revient du kilogramme de Silicium est estimé à 40 dollars ce qui avec des prix de vente de 300$ ouvre une avenue pour justifier l'arrivée de très nombreux candidats sur ce marché. QY Research estime la production chinoise à 28 mille tonnes en 2013.
Enfin il y a l'évolution des technologies vers les cellules photovoltaïques en couches minces qui s'affranchissent totalement des wafers de Silicium et dont la part de marché est appelée à croître en raison de prix beaucoup plus compétitifs que ceux de la technologie silicium classique.
En conclusion: il est possible de pronostiquer que la demande de wafers de Silicium va se poursuivre, tirée par les applications photovoltaïques subventionnées, mais que les prix vont amorcer leur décroissance en raison d'une moindre demande chinoise qui deviendra rapidement autosuffisante, en raison de la concurrence des technologies en couches minces et de la baisse de certaines subventions de l'électricité d'origine photovoltaïque, comme par exemple en Allemagne. Les prévisions de QY Research, illustrées par la FIGURE, pourraient ne pas se réaliser.
Lire également: Un nouveau procédé de production du Silicium
Le Bundestag veut réduire les subventions à l'électricité photovoltaïque
Le 16 Juin 2008.
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Voir aussi : solaire
Les cellules photovoltaïques organiques en couche mince étudiées au Japon et dans le monde
Par Raymond Bonnaterrele 11 juin 2008 |
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Par dépot sur un substrat en feuille d'Aluminium de plusieurs couches assurant l'adhérence, la formation de charge électrique positive et négative, la collecte de courant, puis d'un fim transparent imperméable à l'eau et à l'oxygène de l'air, il est possible de produire des cellules photovoltaïques organiques de faible coûts en très grande quantité. De nombreux travaux portant sur la nature des composés chimiques (fullerènes, phtalocyanines,...) mis en jeu font l'objet d'une âpre compétition, les propriétés dans le temps du fim transparent soumis au rayonnement solaire et aux intempéries est également un point important. L'avancement des développements permet d'envisager avec ces produits des applications pour l'instant peu exigeantes, de type jouets ou gadgets électroniques. Par exemple, à titre pédagogique, il est possible de construire une plante en pot, bonzaï produisant de l'électricité (FIG.) qui illustre les possibilités d'application de ces produits.
Le 11 Juin 2008.
Voir aussi : solaire
Kyocera réduit l'épaisseur ce ses cellules photovoltaïques à 180 microns de silicium polycristallin
Par Raymond Bonnaterrele 4 juin 2008 |
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La production des wafers par sciage de lingots de Silicium est un procédé sale, assez moyenâgeux qui consomme beaucoup de matière première mais sur lequel, cependant, de nombreux technologues travaillent dur pour réduire l'épaisseur du trait de scie et l'épaisseur des wafers ainsi produits. C'est le moyen de premier choix pour accroître la capacité de production avec la même quantité de silicium. Kyocera annonce qu'il va produire industriellement des wafers de 180 microns d'épaisseur alors que les technologies du moment manipulent des épaisseurs entre 200 et 260 microns.
Le patron de Kyocera Solar annonce d'autre part qu'il commercialisera des panneaux avec des rendements de conversion très élevés (18,5% en laboratoire) à partir du mois de Mars 2010.
Lire également : Le Japon puissance photovoltaïque.
Le 4 Juin 2008.
Voir aussi : solaire
Sharp poursuit sa politique de panneaux solaires haut de gamme
Par Raymond Bonnaterrele 4 juin 2008 |
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Sharp est sûrement le constructeur de cellules photovoltaïques et de panneaux solaires le plus agressif, sinon le plus créatif, du moment. Il mène de front deux stratégies, l'une de réduction de coûts par l'adoption de technologies en couches minces dont la production va être fortement accrue, dans une usine de production japonaise de très grande taille, en cours de construction; l'autre qui consiste à améliorer la technologie classique au Silicium polycristallin. Dans ce cadre Sharp annonce pour le 18 Juin, la sortie d'une nouvelle gamme de panneaux solaires, Sunvista, composée de 5 produits. Ils présenteront un rendement de conversion de 14,4% qui sera, d'après Sharp, sera le meilleur du moment pour un produit industriel.
Sharp a été classé N°1 japonais pour la solidité et la pertinence de ses brevets dans le domaine par l'Intellectual Property Bank. Il devance ainsi Canon (qui s'est retiré du métier), Sanyo, Kaneka, Kyocera, Matsushita Electric et Mitsubishi Electric.
Les industriels japonais savent par leur grande expérience dans l'industrie des composants électroniques, que sur un marché en forte croissance qui arrivera rapidement à équilibrer offre et demande en raison de la multiplicité des acteurs, seuls survivront ceux qui auront la taille suffisante et les produits les plus élaborés pour servir d'une part le marché de masse (ici les panneaux solaires domestiques) et d'autre part d'autres applications plus sophistiquées (tels que les panneaux décoratifs pour ce qui concerne les produits Sharp).
Lire également:
Sharp prend le contrôle d'Eliiy...
Sharp veut accroître sa capacité de production...
Le 4 Juin 2008
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Voir aussi : solaire
Un procédé alternatif rénové de production du Silicium polycristallin pour cellules photovoltaïques
Par Raymond Bonnaterrele 1 juin 2008 |
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Le Silicium est généralement produit dans le monde par le procédé Siemens qui consiste à décomposer sous atmosphère réductrice le trichlorosilane (HSiCl3). Une groupe de japonais Chisso (50%), Nippon Mining (30%) et Toho Titanium (20%) viennent de créer un joint venture pour industrialiser un ancien procédé industriel rénové de production de Silicium polycristallin qui repose sur la réduction du tetrachlorosilane par le Zinc en phase vapeur. Ce procédé initialement développé par DuPont avait été abandonné en raison des problèmes posés par le chlorure de Zinc, produit par la réaction. Ces problèmes seraient apparemment résolus ce qui conduirait à un procédé plus simple et moins onéreux que le précédent et produisantant un Silicium de qualité acceptable par l'industrie des cellules solaires. Une usine japonaise dont la construction sera démarrée au mois de Juillet devrait commencer à produire à l'automne 2010. Sa capacité de production initiale sera de 400 tonnes par an, puis elle sera portée à 3000 tonnes de Silicium par an.
L'innovation peut provenir de vieux procédés revus et améliorés par un travail de mise au point et de perfectionnements.
Le 1er Juin 2008.
Voir aussi : solaire
SHARP voit un marché mondial du solaire photovoltaïque mondial à 15 GWc en 2012
Par Raymond Bonnaterrele 28 mars 2008 |
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Le marché des cellules solaires photovoltaïques était en 2007, très divisé dans le monde, avec trois leaders: l'européen Q-Cells (389MWc), le japonais Sharp (363 MWc) et l'américain Suntech Power. La production mondiale était de 2200 MWc en 2006 en croissance de 33% par rapport à 2005. Elle est estimée par Solarbuzz pour 2007, aux environs de 3436 MWc, dont 2820 MWc en installations solaires (+62%). Ce marché se caractérise aujourd'hui par les points suivants:
- multiplicité des opérateurs dans le monde, avec la montée en puissance des Chinois;
- forte demande du marché, limitée par les capacités de production et la pénurie en wafers de Silicium;
- évolution rapide des technologies vers l'utilisation de peu ou pas de Silicium, vers les réductions de coûts, vers l'accroissement des rendements photovoltaïques;
- formidable effort de Recherche et Développement;
- investissements industriels massifs (Sharp investit 460 M euros dans une usine au Japon);
- délocalisation de l'assemblage des panneaux solaires vers les zones à faible coût de main d'oeuvre.
C'est donc typiquement une industrie en pleine mutation technologique, tirée par la demande tous azimuts. SHARP estime que le marché va être multiplié par plus de 4 en 5 ans (+34% de croissance par an) pour atteindre 15 GWc en 2012 avec une répartiton 50/50 des technologies entre Silicium wafer et couche mince.
Quelle peut-être, dans ces conditions, l'évolution de cette industrie?
- Il est à prévoir, par analogie avec d'autres industries plus matures, que quelques technologies vont s'imposer en fonction de la segmentation du marché. Cellules au Silicium à fort rendement pour les applications électroniques exigeantes, cellules à bas coûts en couches minces pour les applications de masse de production d'énergie, produits spéciaux pour des applications où le design urbain sera un point clé (ex. les panneaux transparents), etc.
- L'industrie va rapidement se concentrer, dès que l'offre sera suffisante et que la guerre des prix et des performances sera déclarée. Les petits acteurs régionaux disparaîtront, dont les français probablement.
- L'arrivée d'une innovation technologique révolutionnaire est toujours possible mais le plus probable sera une évolution lente d'amélioration des performances des produits et des caractéristiques des procédés, que seuls les plus gros acteurs pourront financer.
Il est peu probable que nous ayons en France une industrie capable de relever un tel défi, l'Allemagne a la chance d'héberger Q-Cells le N°1 mondial et la Belgique Photovoltech (80MWc) qui pourrait par sa technologie, se spécialiser dans certains produits haut de gamme, à forte valeur ajoutée. L'objectif avoué de Sharp est de porter sa capacité de production à 6 GWc avec des unités de production réparties dans le monde dont une en Europe qui pourrait être programmée après 2010.
le 28 Mars 2008
Voir aussi : solaire
Solaire thermique par concentration: avantages et inconvénients du système Stirling
Par Raymond Bonnaterrele 22 mars 2008 |
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Bruce Osborn, Président Directeur Général de Stirling Energy System, dit avoir signé deux accords avec des électriciens californiens (Southern California Edison et San Diego Gas & Electric) qui concerneraient l'installation au total d'une puissance solaire de 1750 MW produits par 70 000 systèmes Stirling à disques solaires. Chaque unité d'une puissance pouvant atteindre plus de 26 kW, avec un rendement de 31%, est contituée d'un disque réfléchissant de plusieurs dizaines de m2 de surface constitué de 82 miroirs. Au point focal est positionné un capteur thermique qui transmet l'énergie à un moteur Stirling. Le moteur est un système étanche rempli d'Hydrogène. La dilatation de l'Hydrogène dans la partie chaude et sa contraction dans une partie froide assurent la rotation du moteur qui est couplé avec un générateur d'électricité.
On le voit cette solution parait élégante et relativement simple. Comme avantages majeurs on peut noter:
- la modularité et sûrement la fiabilité,
- l'absence de fluide caloporteur et d'échangeurs de chaleur complexes,
- un bon rendement par rapport à la surface des miroirs.
Comme inconvénients on peut retenir les points suivants:
- une emprise au sol importante qui entraîne une puissance de moins de 100W au m2,
- une inertie thermique quasi nulle, le moindre nuage fait instantanément baisser la puissance,
- une multiplicité de dispositifs mécaniques et électriques d'orientation de chacun des disques (Fig.).
La rentabilité compte tenu des cours actuels de l'électricité n'est pas évidente, même en plein désert californien. Un calcul à 120$ le MWh, soit 80 euros, conduit pour 10 heures d'éclairement et une puissance nominale de 25 kW, à un Chiffre d'Affaire journalier par disque de 30$ soit 20 euros. Avec une efficacité annuelle de 90% (en plein désert) on arrive à un chiffre d'affaire annuel de $10,000 ou 6500 euros par disque. L'investissement en petite série est de $150,000 par disque, en grande série on pourra le faire descendre à $70,000. Il faudra donc 7 ans de chiffre d'affaire pour rembourser l'investissement.
Quand l'électricité sera deux fois plus chère de tels investissements seront rentables.
Voir aussi : solaire
Mitsubishi Electric : des cellules photovoltaïques en nid d'abeille
Par Raymond Bonnaterrele 21 mars 2008 |
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Mitsubishi annonce avoir battu le record détenu par Kyocera pour ce qui est du rendement de conversion d'une cellule photovoltaïque en Silicium multicristallin. Kyocera détenait le record de 18,5% avec une technologie dite de "back-contact". Mitsubishi a battu ce record avec un rendement officiel de 18,6% obtenu à partir d'une cellule à texture en nid d'abeille (Photo).
Pour arriver à ce résultat
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il faut, à l'aide d'un rayon laser, former des millions de trous sur une cellule de 150mmX150mm. Cette opération permet avec 4W de puissance crête par cellule de 2,25 dm2, de gagner 2 points environ de rendement soit 0,4 watts. On pourrait donc approcher des 1,7 Watts/dm2 de panneau solaire. Le problème majeur repose sur l'industrialisation de cette solution qui suppose une mise au point complexe de l'élaboration de la texture du Silicium par décharge laser. Mitsubishi annonce une industrialisation vers 2011.
Voir aussi : solaire
Des matériaux fluorescents pour accroître le rendement des cellules photovoltaïques
Par Raymond Bonnaterrele 3 mars 2008 |
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Le National Institute of Advanced Industrial Science du Japon (AIST) a mis au point et breveté un mélange en feuilles, à base d'EVA (Ethylène vinylacétate) et d'un composé organométallique de l'Europium, qui sert à sceller les cellules solaires . Ce composé possède la propriété de transformer les rayons UV du spectre solaire (250 à 500 nm) peu efficaces dans l'effet photoélectrique, en rayons fluorescents dans la partie visible autour de 750 nm, longueur d'onde très efficace pour la génération de courant photovoltaïque. Cet Institut s'est associé avec Sanvic Inc., un fabricant japonais de matériaux de scellement de cellules solaires, pour fabriquer des panneaux solaires et tester leur efficacité et leur durée de vie. Les premiers résultats mettent en évidence un gain en rendement de conversion de 1,75 points. Sanvic recherche un chimiste pour synthétiser de larges quantités de ce composé de l'Europium.
Voir aussi : solaire
Solaire Photovoltaïque et thermique en 2007.
Par Patrick Reymondle 27 février 2008 |
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Le solaire photovoltaïque s'adjuge un + 200 % en 2007, soit 45 MW, surtout concentré dans les Dom (40 %), plutôt qu'en métropole (60 %).
Il faut bien préciser qu' EDF, n'a pas eu la même politique dans les Dom, car, ne disposant pas, là-bas, de centrales nucléaires, EDF y vendait son courant à perte.
Il y a beau temps que les politiques sont plus axées sur les économies d'énergie.
Côté solaire thermique, 323 000 m2 de capteurs installés. C'est une progression de 15 %, mais le marché du thermique est beaucoup plus mûr techniquement parlant, et possède une rentabilité économique à long terme, même sans subventions, ce qui est loin d'être le cas pour le photovoltaïque.
Cette rentabilité serait atteinte beaucoup plus vite si les prix n'étaient pas délirants, alléchés par les crédits d'impôts, et guidés par l'appât du gain sur les nouveautés, fabricants, installateurs, vivent une grande rente de situation.
La solution la plus utilisée pour le thermique est celle du chauffe-eau. Le système solaire combiné eau sanitaire et chauffage est trop onéreux pour percer encore.
Développement donc, et l'on pourrait espérer voir contrarier le déclin de l'activité dans le bâtiment par une politique accrue d'économie d'énergie.
Voir aussi : solaire
262 000
Par Patrick Reymondle 27 février 2008 |
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Nouveau record solaire, au Portugal cette fois, le village d' Amareleja a vu s'installer 262 000 panneaux sur 250 hectares de terrain.
Ce village est considéré comme le plus chaud du Portugal.
La capacité passera de 2.5 MW à 46.41 MW, produira 93 GWh d'électricité, la consommation de 30 000 foyers.
Ce sont des "panneaux tournesol " : 2520 modules de 104 panneaux suivront la trajectoire du soleil.
L'investissement total atteint près de 240 millions d'euros, et, il faut le répéter, la seule bonne solution est dans un investissement massif.
Que ce soit pour ce projet, ou pour les 20 % d'énergies renouvelables prévues au Danemark, il n'y a pas de secret, c'est l'investissement à long terme, sur deux générations.
A l'heure où l'industrie est présentée comme dévaluée, elle reprend ici ses lettres de noblesses.
Cela sera vrai pour le solaire, comme pour l'éolien.
Le nucléaire, lui-même n'aurait jamais décollé sans investissements massifs, et publics, il n'était tout simplement pas rentable, pas amortissable, et avec trop d'inconnus.
Voir aussi : solaire
Une start-up dans les batteries japonaises Eliiy Power
Par Raymond Bonnaterrele 26 février 2008 |
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Les énergies alternatives éoliennes ou solaires présentent un grave défaut: elles sont intermittentes et bien souvent imprévisibles. Il existe donc tout un pan d'activités de R&D qui se penche sur le stockage d'une partie de l'énergie générée, afin de pouvoir la mobiliser lorsque la source primaire fait défaut. C'est le cas en l'absence de vent ou lors d'une tempête pour l'éolien, les soirs, les matins, la nuit ou par temps nuageux pour le solaire. Ces moyens de mise en réserve vont du stockage adiabatique d'air comprimé et chaud dans les poches souterraines, à l'utilisation d'immenses réserves de sels fondus. Pour les micro stockages concernant un foyer disposant de panneaux solaires par exemple, une possibilité est d'utiliser des batteries en tampon qui vont se charger durant la journée et vont se décharger dès qu'il n'y a plus d'ensoleillement suffisant pour alimenter le foyer.
Une start-up japonaise veut se lancer dans ce créneau.
Sharp, fabricant mondial de panneaux solaires, Dai Nippon Printing qui possède les procédés de productions d'électrodes au Japon et Daiwa House Industry qui est dans la construction immobilière ont pris des parts dans une start-up japonaise Eliiy Power qui dit avoir développé une batterie de type Lithium-Ion, de 18 kWh, énergie suffisante pour alimenter un foyer équipé de panneaux solaires. En effet les panneaux fournissent environ les 3/4 des 12 kWh nécessaires au bon fonctionnement d'un foyer Japonais. Cette batterie serait équipée de tous les dispositifs de sécurité ad hoc et son coût serait insensible aux cours des matériaux onéreux à base d'oxydes de Cobalt, de Nickel ou de Manganèse classiquement utilisés dans les batteries Lithium-Ion; mais la composition des électrodes n'est pas précisée. La batterie pourrait être vendue pour moins de 500 mille yens (3000 euros). Eliiy Power aurait l'intention, d'après le Nikkei Business daily, de construire une usine de production à Kawasaki pour pouvoir fournir les premières batteries en 2009/2010.
Le principal challenge est de pouvoir fabriquer ce produit sophistiqué à moins d'un euro les 6 Wh. Cela suppose une production de masse standardisée, n'utilisant que des composants économiques.
En France, le projet Solion, coordonné par la SAFT, dans le cadre du pôle de compétitivité Tenerdis travaille sur un sujet analogue.
Voir aussi : solaire
Suntech Power déçoit la Bourse, son cours plonge de 21% à New York
Par Raymond Bonnaterrele 20 février 2008 |
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Mauvais temps dans les énergies alternatives, après Sharp Solar qui annonce des résultats trimestriels décevants, Iberdrola Renovables dont les profits sont en baisse, voila Suntech Power un des trois grands du solaire mondial qui déçoit les analystes. Pourtant les résultats sont en hausse à 51 millions de dollars contre 31 M$ l'année précédente, mais les analystes attendaient mieux. Ce sont les prévisions pour le premier trimestre 2008 qui déçoivent. Suntech prévoit un C.A. de 370 à 380 M$ alors que les analystes attendaient plus de 450 m$. Comme Q-Cells il annonce des montées en cadence, mais pour la deuxième partie de 2008. Il devrait donc produire 530 MWc, dont 60% durant la deuxième partie de 2008.
Alors le Marché, ce 20/02/2008, corrige le cours à la baisse de 21% à 36$ par action, lui qui venait de plus de 80$ en fin 2007 (Fig.).
En fait, ces industries photovoltaïques complexes, qui demandent beaucoup de recherches et de prouesses technologiques en amont pour produire les cellules les meilleures et les moins chères et beaucoup de main d'oeuvre en aval pour assembler des panneaux à moindre coût et avec de faibles déchets, sont débordées par une demande croissante sur un outil de production en perpétuelle évolution. Seules survivront les rares Sociétés qui agiront méthodiquement et feront comprendre à leurs actionnaires que l'industrie demande beaucoup de travail, d'abnégation et de patience.
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Voir aussi : solaire
Le plus grand fabricant mondial de cellules solaires Q-Cell est Allemand
Par Raymond Bonnaterrele 19 février 2008 |
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La production de cellules photovotaïques de l'allemand Q-Cells en 2007 a atteint 389MWc en croissance de 54%, avec un chiffre d'affaires de 859 millions d'euros en croissance de 59%. Cette formidable avancée l'a propulsé au premier rang mondial devant le japonais Sharp et l'américain Suntech. L'objectif de Q-Cells pour 2008 est de produire de 565 à 590 MWc de cellules solaires et d'amener son chiffre d'affaire à 1,2 milliards d'euros. Pour assurer ce régime de croissance de 50% par an la Société va construire une nouvelle usine de production en Malaisie qui devrait, par plateaux, atteindre une capacité de production de 300MWc. En parallèle, une sixième ligne de production démarrera au quatrième trimestre en Allemagne. Les productions 2008, avec un outil de production saturé, se feront à 60% durant le second semestre.
Le cadancement des capacités de production est le suivant:
- fin 2007: 516 MWc
- mi-2008: 630 MWc
- fin 2008: 760 MWc
- fin du T1 2009: 920 MWc dont 160 MWc en Malaisie
Q-Cells est en retard par rapport à ses concurrents sur les techniques en couches minces, beaucoup plus économiques, puisqu'il est en cours de construction d'une unité de 25MWc en film mince de type Cd-Te et qu'il prévoit d'en construire une autre de 60MWc en 2009.
Ses concurrents Sharp et Suntech se débattent eux aussi avec des accroissements importants de capacités de production mais aussi avec des évolutions de technologies indispensables pour réduire les coûts.
A ce jour, cette industrie complexe de l'énergie photovoltaïque, en pleine évolutions technologiques mais tirée par une formidable demande, fait apparaître une dixaine d'acteurs mondiaux, localisés au Japon, en Chine, aux USA et en Europe. Les petits acteurs nationaux ne pourront pas suivre les évolutions technologiques et disparaitront.
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Israël va se lancer dans l'énergie solaire
Par Raymond Bonnaterrele 12 février 2008 |
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Le Ministre des Infrastructures Nationales d'Israël informe qu'il fera à la fin du mois de Février, un appel d'offre pour deux unités d'énergie solaire à installer dans le désert du Néguev qui représente 60% de la surface du pays. Les deux unités doivent fournir 250MW de puissance électrique. L'objectif du gouvernement israélien est d'avoir installé 600MW d'énergie renouvelable en 2010-2011, la moitié en éolien, l'autre en solaire.
Il n'est pas dit quelles seront les technologies retenues: photovoltaïques ou solaire thermique par concentration. On sait cependant que BrightSource Energy, retenu pour un projet californien, possède une filiale active en Israël qui travaille sur un pilote solaire par concentration.
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SunPower dans la brume?
Par Raymond Bonnaterrele 25 janvier 2008 |
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La deuxième capitalisation boursière américaine dans les énergies alternatives à fin 2007, à près de 11 milliards de dollars, SunPower, société californienne spécialisée dans les systèmes de génération d'électricité photovoltaïque, vient de publier ses résultats du quatrième trimestre 2007. Les résultats du trimestre à 224 millions de dollars sont en baisse par rapport à ceux du troisième trimestre, qui s'élevaient à 234 millions de dollars. De plus il annonce des estimations pour le premier trimestre 2008 entre 240 et 250 M$, inférieures aux anticipations du Marché.
L'action SunPower a perdu 6.8% à 69$, venant d'un plus haut à 140$ en Décembre dernier. Attention aux coups de soleil.
Sa concurrente First Solar présente également un cours à 170$ en fort retrait par rapport à un plus haut de 280$ en Décembre dernier.
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Le marché solaire thermique en fort repli en Allemagne en 2007
Par Raymond Bonnaterrele 19 janvier 2008 |
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D'après l'ESTIF (European Solar Thermal Industry), le marché allemand du solaire thermique avait été une "success story" en 2006 avec une croissance de 58%. Mais voila, 2007 n'aura pas poursuivi la tendance puisque le marché a décru de 33%. On se croirait à la Bourse et non dans une industrie pérenne. Malgré une croissance en France, en Italie et en Espagne le bilan global européen se traduira par une baisse d'activité de 10% environ. Gehrard Rabensteiner, le Président de l'Estif, lors de l'annonce de ces chiffres a déclaré: " Le solaire thermique doit se présenter aux consommateurs avec des avantages plus clairs. Il est urgent que les hommes politiques arrêtent leur politique de "stop and go" dans leur mode de soutient de cette activité. Notre industrie du solaire thermique a besoin d'un dispositif d'aide (gouvernementale) stable."
En termes plus explicites: le solaire thermique n'est pas rentable pour l'utilisateur sans une aide constante des Etats européens. Mais le Président de l'ESTIF ne nous explique pas pourquoi le fait de capter de la chaleur sur un toit, ne peut pas être intrinsèquement rentable. Peut-être n'y a-t-il pas assez de soleil en allemagne? Ou bien les industries impliquées dans ce secteur protégé, n'ont pas acquis la taille critique nécessaire?
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Solaire thermique : évolution contrastée en Europe
Par Patrick Reymondle 9 janvier 2008 |
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Globalement, les ventes de solaire thermique régressent de 10 % en Europe.
L' Allemagne connait une baisse de 33 % de son marché, il devient en effet, mature, par contre, Italie, France et Espagne, eux, progresse fortement, avec un volume en hausse à deux chiffres.
La situation est contrastée en Grêce.
On s'attend, avec les nouvelles orientations européennes à un rebond très net.
Aussi à cause d'une fiabilité technique importante.
Néanmoins, les entreprises demandent un peu plus de visibilité et de pérennité dans les aides.
Pourtant elles devraient être contente : on leur applique la flexibilité et la précarité... Non ? ah bon ...
L'évolution, quand à elle, devrait maintenant se servir d'un cadre règlementaire et juridique, qui simplifierait bien les choses, et permettait une évolution rapide.
D'un autre côté, l'intervention des pouvoirs publics devrait être aussi plus résolue : plutôt que de laisser faire le fisc et interpréter la manière dont il applique les crédits d'impôts, un retour à l'économie dirigée est nécessaire.
En effet, le prix de vente du matériel pour le solaire thermique n'a qu'un rapport très lointain avec son cout de production.
En effet, celui-ci est une rente, non pas pour celui qui fait installer, mais pour le constructeur et l'installateur.
Le client, lui doit se contenter d'une économie d'énergie qui peut être conséquente, mais longue à amortir.
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SolarReserve, un nouvel acteur dans le solaire américain
Par Raymond Bonnaterrele 3 janvier 2008 |
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L'Espagne est le leader mondial dans les technologies solaires par concentration (CSP ou Concentrated Solar Power), Abu Dhabi veut développer une nouvelle technologie dite "beam-down" imaginée par les japonais, et bien, voilà le troisième larron en la présence des américains qui reviennent dans le solaire thermique avec une filiale de United Technologies, appelée Hamilton Sundstrand. Associée à une Société financière investissant dans les nouvelles technologies, cette filiale va créer une Société appelée SolarReserve pour "commercialiser une technologie de tour solaire associée à une technique de stockage d'énergie par sel fondu développée par Rocketdyne". L'objectif est de pouvoir commercialiser une installation pouvant aller jusqu'à 500MW de puissance, annonce Hamilton Sudstrand. L'objectif est ambitieux, sinon irréaliste dans cette technologie, quand on sait que les espagnols sur 7,5 hectares de miroirs génèrent 11MW. Rocketdyne, rachetée par United Technologies, est le leader américain du stockage thermique d'énergie. Il a déjà travaillé avec le Department of Energy sur un projet de tour solaire et de stockage associé à Barstow, Californie. Aucun planning de développement industriel n'est pour l'instant dévoilé.
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FIRST SOLAR: spéculation sur le solaire et sous le soleil
Par Raymond Bonnaterrele 3 janvier 2008 |
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S'il est une start-up dont on parle dans de nombreuses analyses boursières américaines c'est FIRST SOLAR (FSLR). C'est une Société spécialisée dans la production de panneaux solaires en couches minces à base de Tellurure de Cadmium ( Thin Film CdTe) une des technologies qui révolutionnent l'industrie des panneaux solaires économiques par la non utilisation de lingots de Silicium au cours du procédé de production. Le cours de cette Société est, on le voit sur le graphique, poussé par une très forte spéculation. Son PER (price earning ratio ou rapport cours/bénéfice par action) est aux environs de 200. Mais il existe cependant de plus en plus d'observateurs qui préconisent la prudence sur cette action pour plusieurs raisons.
- l'arrivée de concurrents dans la technologie CdTe, comme PrimeStar Solar sponsorisé par General Electric,
- l'envolée probable des cours du Tellure qui est un élément rare sur terre et la production de 60MWc de panneaux aurait consommé 4% du Tellure mondial (info pas évidente à vérifier). Une extrapollation à une production 2008 à 250MWc de production conduit donc à une consommation de 16% du Tellure mondial, ce qui ne serait pas insensible sur les cours,
- l'existence de technologies photovoltaïques concurrentes sans Tellure, pourraient alors porter un coup fatal à cette belle et fulgurante étoile.
Nous souhaitons tout de même bon vent à l'industrie solaire américaine pour 2008. Une info parue dans le Wall Street Journal annonce que le puissant United Technologies Corp. se lancerait dans la technologie solaire thermique avec accumulation de l'énergie par sels fondus en association avec des spécialistes des énergies renouvelables. Nous en saurons plus dans les heures à venir, inutile de spéculer.
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Après le "tout éolien" voilà le "tout solaire"
Par Raymond Bonnaterrele 31 décembre 2007 |
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La gestion des énergies dans les cervaux et les ordinateurs de certains individus écolosensibles ne manque pas de piquant. Après les projets mirifiques du tout éolien des côtes de Californie au Cercle Pôlaire voilà le tout solaire, proposé par Zweibel & col., qui recouvrirait les déserts de l'Arizona de panneaux solaires ou de miroirs à concentration d'énergie thermique. A l'aide d'un réseau de distribution en courant continu haute tension UHVDC couvrant les USA et de stockages d'air comprimé judicieusement placés sur le territoire, ce dispositif pourrait fournir 69% de l'électricité US soit 35% des besoins en énergie. Les auteurs du projet justifient leur solution en argumentant qu'il y a des déserts aux USA qui ne servent pas à grand chose, que les technologies économiques de panneaux solaires progressent à grand pas et que 78000 km2 (30000 miles2, le sixième de la France) suffiraient à produire en 2050, trois Térawatts (3 millions de MW) d'électricité. Bien sûr ils tablent sur un rendement des panneaux solaires de 14% en Tellurure de Cadmium ou équivalent et sur la résolution à grande échelle du stockage d'énergie "cavernicole" par compression d'air. Leur plan est séquencé en trois étapes chronologiques: d'ici à 2020, de 2020 à 2050, après 2050.
Bien entendu dans un tel scenario idéal la consommation américaine en énergie continue de croître de 1% par an, pourquoi se priver? Le financement du projet serait assuré par une taxe Carbone "raisonnable" de 0.5 cents par kWh au travers d'un Grand Plan Solaire. C'est la Russie! (Traduisez en vieux français du vingtième siècle par "c'est l'Amérique!")
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L'énergie solaire thermique manque-t-elle de calories?
Par Raymond Bonnaterrele 22 décembre 2007 |
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Il existe deux grandes technologies d'utilisation directe de l'énergie solaire l'ensemble des techniques thermiques et la voie photovoltaïque. On sait que l'approche photovoltaïque est en pleine expansion, tirée par les technologies économiques en couches minces au Japon, en Allemagne et aux Etats-Unis. Par contre, la vieille approche thermique, illustrée et démocratisée par les capteurs solaires domestiques assurant un préchauffage de l'eau chaude du foyer, connaît quelques difficultés à progresser techniquement, malgré les aides militantes de pays comme l'Espagne. Ces technologies "nouvelles" dites CSP (Concentrated Solar Power) sont basées sur la focalisation de centaines ou de milliers de faisceaux lumineux sur un capteur thermique qui va alimenter une boucle de génération d'électricité.
L'application la plus remarquable est encore en Californie, dans le désert de Mojave, où de 1985 à 1991, 2,5 millions de miroirs paraboliques ont été installés pour capter la chaleur des rayons solaires réfléchis et produire une puissance électrique de 254 MW en plein jour.
Cette technologie de l'allemand FLAGSOL repose sur la capture de l'énergie solaire par un fluide caloporteur circulant dans un tube revêtu de quartz, situé dans la focale de centaines de miroirs paraboliques.
Ces miroirs sont articulés sur un axe qui permet de suivre avec précision, le mouvement relatif du soleil d'Est en Ouest dans la journée. Cette technologie modulaire et standardisée permet de construire clé en main, des unités de génération d'électricité de 30MW à 80 MW. SENER en Espagne va construire trois tranches de 50MW près de Grenade selon cette technologie: ANDASOL 1, 2 et 3. L'originalité de cette construction réside dans le fait qu'elle va installer un volant thermique de 7 heures, à l'aide de plusieurs milliers de tonnes de sels fondus, qui permettra d'assurer une génération nocturne et donc quasi continue d'électricité. La première tranche sera opérationnelle en Juin 2008, les autres suivront en 2009 et 2010.
Les points faibles de cette technologie sont un rendement de conversion énergétique solaire thermique très moyen (60%) le tube dans lequel circule le fluide caloporteur est en plein air et émet de l'énergie. D'autre part la température de ce fluide n'atteint que 400°C, ce qui entraîne un rendement de conversion électrique faible également. Le bilan global est de l'ordre de 12%.
Une autre méthode CSP
, développée par SOLUCAR, une filiale de l'espagnol ABENGOA, consiste à focaliser des centaines de faisceaux lumineux issus de réflecteurs de 120m2 de surface sur un capteur thermique situé à 100 mètres du sol au sommet d'une tour. La première tranche, dite PS10, composée de 624 miroirs sur 7.5 hectares, génère une puissance électrique de 11MW. Le système génère directement de la vapeur d'eau à 257°C sous 40 bars de pression. Le rendement global de conversion d'énergie solaire/électrique est de 14%.
Une autre tranche, dite PS20, de puissance double de la précédente est en cours de construction. Elle comprendra 1255 miroirs et une tour de 160 mètres de hauteur.
SENER a un projet, appelé SOLAR TRES, reposant sur la même technologie et qui génèrera une puissance de 17MW. Il présentera des particularités intéressantes avec une eau sous pression à 565°C et un stockage thermique de 15 heures qui assurera la continuité de la génération de courant.
Une autre technologie dite "Solar Beam-Down" imaginée par des membres de l'Institut de Technologie de Tokyo propose de poser le capteur d'énergie au sol et donc de positionner en hauteur un grand miroir réfléchissant qui oriente les rayons vers le sol.
Ce principe rapproche la source chaude de l'ensemble générant le courant et devrait permettre d'atteindre des températures et des puissances plus élevées. Un projet sponsorisé par l'organisme d'Abu Dhabi en charge du développement des énergies nouvelles, Masdar et par le pétrolier japonais Cosmo Oil va être lancé. L'accord entre les deux groupes et le Tokyo Institute of Technology vient d'être signé. Le premier objectif est de lancer la construction d'un pilote de 100kW vers la fin de 2008 à Abu-Dhabi.
On le voit, beaucoup de technologies sont nécessaires sous le soleil pour faire monter la source chaude en température et donc accroître le rendement global. Il reste également à grimper en puissances nominales tout en conservant une emprise au sol "raisonnable" de quelques dizaines d'hectares par tranche. C'est sûrement l'une des contraintes majeures de l'énergie solaire: elle est abondante, 2000 kWh/an/m2 en Espagne par exemple, mais nécessite d'être captée sur d'immenses surfaces. La comparaison avec la forme photovoltaïque qui délivre typiquement une puissance électrique d'un Watt par décimètre carré de panneau est cependant à l'avantage de la voie thermique qui assure 1,46 Watts par dm2 de miroir de PS10.
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BP Solar sponsorise les travaux de l'Université de Lisbonne sur le Silicium
Par Raymond Bonnaterrele 18 décembre 2007 |
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Le Professeur Antonio Vallera et son équipe, de la Faculté des Sciences de Lisbonne, ont breveté un procédé pour produire directement des wafers de Silicium, sans passer par l'étape de découpe par sciage, chère et salissante, de ces fines tranches de quelques centaines de microns d'épaisseur. BP Solar a décidé de supporter ces travaux qui devraient déboucher sur des réductions de coûts des panneaux solaires en Silicium. La pénurie en wafers et leurs prix sont des handicaps au développement de l'énergie photovoltaïque dans le monde. D'autres procédés en couches minces utilisant cent fois moins de Silicium ou pas de Silicium du tout, sont en train de supplanter le procédé traditionnel dans les applications de génération de puissance électrique.
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Sanyo investit dans la recherche et l'industrie photovoltaïques
Par Raymond Bonnaterrele 17 décembre 2007 |
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Après son désengagement des piles à combustibles domestiques, Sanyo vient de décider d'investir dans la filière photovoltaïque. Tout d'abord par un investissement de 80 milliards de yen pour un accroissement de ses capacités de production de la gamme de produit haut de gamme existante (HIT) qui sera portée en 2010 à 650MWc soit 2,5 fois la capacité de production actuelle. Ensuite par la création d'un nouveau centre de développement des technologies avancées photovoltaïques pour aller vers les technologies moins onéreuses en couches minces au Silicium de nouvelle génération. L'approche marketing de Sanyo est de pouvoir proposer les deux technologies: Le Silicium haut de gamme (HIT) pour les applications à la recherche de hauts rendements et le Silicium en couche mince, très économique, pour les applications moins exigeantes en performances. Pour l'instant Sanyo est en retard sur le produit en couche mince par rapport à ses concurrents qui sont déjà en production. Elle risque de se retrouver en concurrence avec des produits moins onéreux sur les marchés export (Europe, USA) qui est le coeur de cible des fabricants japonais.
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