L'électricien allemand E-On poursuit son extension dans le photovoltaïque en France
Par Raymond Bonnaterrele 8 juillet 2009 |
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Est-ce l'ensoleillement du Sud-Est de la France qui séduit l'allemand E-On ou bien les aides tarifaires du Gouvernement français? Difficile à savoir, sûrement les deux, mais quelles que soient ses motivations profondes, l'électricien conduit une politique active d'extension dans le photovoltaïque en France. Après la ferme solaire d'un MW du Lauzet (LIRE), installée sur 20 hectares et qu'il désirerait porter à 5 MW sous réserve d'un raccordement de bonne puissance au réseau, E-On annonce l'acquisition de Conilhac Energies S.A.S. développeur de fermes solaires dans le Sud de la France et qui dispose d'un éventail de projets à divers stades de développement. E-On affirme vouloir y apporter du professionnalisme.
E-On affirme que, en raison des gains de productivité dans les équipements, les installations photovoltaïques vont connaître une forte expansion dans la prochaine décennie. Une condition cependant que ne précise pas de façon explicite l'énergéticien: il faudrait pour cela que les aides tarifaires soient réduites pour éviter de mettre sur la paille les consommateurs d'énergie électrique trop largement subventionnée ou pour éviter les contingentements rigoureux d'installations, comme vient de le faire le Gouvernement espagnol.
LIRE le communiqué d'E-On
Le 8 Juillet 2009
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Grandeur et décadence du leader du photovoltaïque allemand
Par Raymond Bonnaterrele 4 juillet 2009 |
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Q-Cells leader mondial de l'industrie des cellules et des modules photovoltaïques a profité pendant longtemps d'une politique énergétique allemande favorable aux ressources alternatives comme le solaire. Ce support financier abondant et constant du Gouvernement allemand, payé par le consommateur, a permis à Q-Cells de devenir le leader mondial, doublant même le japonais Sharp, handicapé par un arrêt momentané des aides financières du gouvernement nippon. Ses productions de modules sont essentiellement à base de Silicium cristallin, malgré une diversification amorcée dans les modules en couches minces au travers de filiales. Mais si les trop copieuses aides d'Etat ont d'excellentes vertus pour lancer une industrie nouvelle, elles ont un large défaut: elles créent une industrie de rente peu motivée à faire des gains de productivité et surtout elles attirent la concurrence des pays à faible coûts comme la Chine ou Taïwan. Le marché voit se dérouler en ce moment un formidable renversement, accéléré par la crise financière et économique: cette industrie de composants va peu à peu quitter l'Europe, pour se localiser en Asie où le Silicium et la main d'oeuvre pour assembler les modules sont à des tarifs défiant toute concurrence. En parallèle les prix de marché du Silicium, des wafers et des modules, devant une offre chinoise pléthorique, amorcent une chute non anticipée. Le Marché boursier a bien pris en compte cette nouvelle donne, il suffit d'examiner la courbe des cours de Q-Cells pour comprendre que les données fondamentales ont été bouleversées en trois ans (FIG.).
Un exemple parmi d'autres qui montre que le greenbusiness, comme le business tout court, peut être capté par les pays en développement et devenir un handicap pour les pays développés. L'Allemagne sous les coups de la concurrence et des délocalisations, va devoir gérer le retrait de son industrie des composants de la filière photovoltaïque. Ceci n'est pas en contradiction avec le développement annoncé de la ressource solaire qui fera appel de plus en plus à des systèmes complexes centralisés ou décentralisés, mettant en musique la production d'électricité, le besoin en énergie des foyers et la gestion optimale des réseaux. C'est de façon évidente dans ce domaine qui fait appel à beaucoup d'intelligence que doivent être focalisés les efforts.
Le 4 Juillet 2009
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Etats-Unis: l'Administration fédérale dédie 2680 km2 de déserts à des projets solaires
Par Raymond Bonnaterrele 1 juillet 2009 |
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C'est le Secrétaire d'Etat américain, Ken Salazar, qui l'a annoncé à Las Vegas: 2680 km2 de terrains (670 mille acres) appartenant au Bureau of Land Management (BLM) allaient être mis, après les enquêtes de rigueur, à la disposition des projets solaires. Ces terres, divisées en 24 zones, sont situées dans les zones arides du Sud-ouest des Etats-Unis, en Californie, Arizona, Colorado, Nouveau Mexique et Utah. Ces zones seront ouvertes à des projets solaires de 10 MW ou plus. A terme, affirme Salazar, la puissance installée pourrait atteindre les 100 GW.
Sur la base de 2200 heures de plein ensoleillement par an dans ces régions désertiques, ce sont 220 TWh d'énergie renouvelable qui pourraient être produits. Ceci est à comparer aux 4000 TWh d'énergie électrique générés annuellement aux Etats-Unis. Sur la base d'un taux de conversion de l'énergie solaire de 10% ce sont 1000 km2 environ de modules photovoltaïques ou de miroirs pour la solution thermique qui recouvriraient ces terres, soit un taux d'occupation des sols de 37%. Il est probable qu'avec les progrès attendus dans les rendements de conversion photovoltaïques et une meilleure occupation des sols arides, la puissance de 100 GW sera à terme dépassée.
Le 1er Juillet 2009
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Forte exposition de modules en couches minces en technologie tandem au PV Japan 2009
Par Raymond Bonnaterrele 26 juin 2009 |
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La Foire de Makuhari au Japon est l'occasion, lors du PV Japan 2009, de présenter les dernières nouveautés dans les technologies photovoltaïques. Cette année le niveau était très relevé dans la technologie Silicium en couche mince en technologie tandem associant Si cristallin et Si amorphe. Applied Materials a présenté le dernier produit proposé à ses clients qu'il équipe de lignes de production élaborant ces modules de 5,7 m2 de surface (FIG.). AM qui est en attente de la certification CEI (International Electrotechnical Commission) voudrait porter le taux de conversion de ses modules de 8% à 10% dans les mois à venir pour atteindre en 2010, un prix de revient objectif indispensable par les temps qui courent d'un dollar par watt, ce qui ferait un prix de revient du module autour des 570 dollars.
Ulvac a présenté son module de 1,4m X 1,1m avec un rendement de conversion de 9%, le suisse Oerlikon a exposé le plus petit des modules 1,3m X 1,1m avec, à partir de 2010, un taux de conversion supérieur à 9%. Sharp et Sanyo Eneos (filiale de Sanyo et de Nippon Oil) présentaient également leurs nouveaux produits, Sanyo annonçant un facteur de conversion de 10% pour 2010.
La technologie couche mince conduit à des modules hautement intégrés d'un prix de revient des plus attractifs. Gagnera le gros lot celui qui saura atteindre des taux de conversion du Silicium cristallin, supérieurs à 15%, cette course au rendement est le meilleur moyen de réduire le coût au Watt.
Le 26 Juin 2009
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Photovoltaïque européen: les tarifs imposés subventionnés sont incompatibles avec des ambitions de fortes croissances en volume
Par Raymond Bonnaterrele 25 juin 2009 |
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Les industriels et financiers qui évoluent dans le champ des énergies renouvelables dans le monde doivent se persuader d'une règle économique évidente : de copieuses subventions unitaires sont compatibles avec de faibles volumes de production, mais elles devront rapidement décroître puis devenir nulles si les acteurs veulent accéder à de grands volumes de production. L'année 2008 en Espagne, avec un brusque arrêt des autorisations d'implantations des modules solaires, a clairement démontré qu'un Gouvernement, aussi écolo soit-il, ne pouvait pas subventionner à fonds perdus toutes les ambitions photovoltaïques qui se présentaient. L'EPIA (European Photovoltaic Industry Association) vient de publier une étude assez délirante qui envisage qu'en 2020 le photovoltaïque en Europe assurerait plus de la moitié de la ressource électrique globale (FIG.).
On ne comprend pas très bien l'intérêt d'une telle étude si en vis à vis ne figurent pas des hypothèses de réductions de prix des installations qui conditionnent les prix de vente des MWh produits, si les énormes moyens industriels et financiers à mettre en place ne sont pas étudiés. Je ne vois pas très bien comment implanter 40 GW par an de modules d''ici à 2012 en Europe avec une capacité mondiale de production de modules prévue en 2010 de 13 GW. De telles études au caractère publicitaire débridé, ne peuvent que discréditer les auteurs qui les réalisent.
LIRE un résumé de cette étude publiée par l'EPIA.
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Photovoltaïque japonais: SANYO investit et Showa Shell propose ses services à l'Aramco
Par Raymond Bonnaterrele 24 juin 2009 |
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Il faut activement préparer le "Green New Deal" affirme SANYO qui annonce un nouvel investissement dans sa filiale de production japonaise Shimane SANYO. Sa capacité de production de modules photovoltaïques de 130MW aujourd'hui sera portée à 220MW à partir du mois d'Avril 2010, grâce à l'installation d'une deuxième ligne de production, en technologie Silicium HIT qui est la technologie la plus performante du moment (LIRE). Nul doute que Sanyo introduira ses derniers perfectionnements techniques et industriels dans ce nouvel outil de production.
Quand à la filiale de Shell au Japon, Showa Shell, fer de lance de l'ambitieuse politique photovoltaïque du pétrolier, elle vient de signer un accord avec le Groupe d'Etat saoudien Aramco pour explorer les possibilités de développement d'une ressource électrique photovoltaïque en Arabie Saoudite. Les premiers tests vérifieront le raccordement de l'unité solaire au micro réseau électrique local, puis une unité beaucoup plus puissante sera installée. Le Royaume d'Arabie veut faire de la technologie solaire une des futures bases de ses ressources énergétiques et a confié la mission à l'Aramco. Showa Shell propose sa technologie CIS (Séléniure de Cuivre et d'Indium) en couche mince comme mode de génération de courant.
Enfin citons Mitsubishi Corp. qui travaille activement sur les futures générations de cellules photovoltaïques organiques à hétérojonction de masse, à base de fullerène (accepteur) et de phtalocyanines (donneur). Il revendique une avancée technologique importante qui consiste après empâtage par rouleau transfert des diverses couches organiques sur toute la surface du substrat de venir délimiter chaque cellule unitaire à l'aide d'un rayonnement laser (FIG.). Formidable gain de surface!
Le 24 Juin 2009
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Photovoltaïque mondial: les capacités de production seront sous utlilisées durant plusieurs années
Par Raymond Bonnaterrele 18 juin 2009 |
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C'est IC Insights qui publie une étude montrant qu'en 2009, malgré une baisse des commandes dans l'industrie photovoltaïque, estimée à 22%, les capacités de production à fin 2009, en raison de l'inertie des décisions d'investissements, se seront accrues par rapport à fin 2008 de 32%. Elles seront alors de 11,5 GW. Les taux d'utilisation des capacités de productions qui ont fait un formidable plongeon en 2009 (IC Insights les estime à 54%) resteront à ces mêmes niveaux en 2010. D'après l'étude il faudra attendre 2012 ou même 2013 pour retrouver des taux d'utilisation de ces capacités de productions convenables (FIG.). L'étude optimiste, en conclut que cette montée en puissance s'accompagnera de réductions de coûts. En fait, elle devrait permettre aux meilleurs de retrouver certaines marges laminées durant la longue période de sous utilisation des moyens de production. Entre temps, les plus faibles auront disparu.
Le 18 Juin 2009
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Industrie photovoltaïque: les entreprises européennes, parfois en difficultés, doivent raisonner systèmes
Par Raymond Bonnaterrele 10 juin 2009 |
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Pour satisfaire une marché de haute technologie en forte croissance, il est possible d'adopter deux types de démarches: soit se focaliser sur la production d'un composant clé (le microprocesseur pour Intel, le module photovoltaïque pour Suntech, Q-Cells ou Sharp, la batterie pour Panasonic ou Sanyo) ou bien se rapprocher d'avantage du marché en proposant des systèmes complexes qui vont intégrer la mise en service de tous ces composants, avec de l'intelligence en plus. Dans l'industrie du photovoltaïque il est clair que pour les entreprises européennes qui se réveillent, le train des composants est passé. On a même vu de naïfs financiers vouloir, en amont, produire du Silicium en Provence (LIRE) et de gros industriels Franco-belges vouloir produire des wafers en Moselle (LIRE), comme si l'intégration verticale était une solution face à la formidable baisse des prix des modules, à moins de deux dollars le Watt crête (LIRE), sous les coups de boutoirs d'une industrie chinoise qui a investi à tout-va (FIG.). Même les très gros du secteur comme Sharp remettent en cause leur modèle de producteur de composant pour évoluer vers un business de vente de technologie et d'équipements, en partenariat avec des associés (Enel en Italie par exemple) qui apporteront le cash et l'accès au marché local (LIRE). Il est possible aujourd'hui d'acheter une ligne de production de modules en couche mince clé et produit en main. Mais il faut savoir que des dizaines d'industriels chinois et taïwanais l'ont déjà fait et cassent les prix d'un produit banalisé présentant des rendements de conversion de 8 à 11%.
Seul pourrait sérieusement démarrer un développement industriel en Europe, celui qui présenterait un produit avec un rendement de conversion d'au moins 20%, qui serait réalisé en modules de grande surfaces (3 à 5 m2) sur des lignes totalement automatisées de types couches minces. Assembler des wafers un à un ou produire des produits banalisés en couches minces ne présente plus aucun avenir dans un pays comme le nôtre.
L'autre voie possible est de se rapprocher du marché et d'imaginer ce que va être la demande dans les décennies à venir (VOIR par exemple, le projet SAFT, Conergy, Tenesol). Il est clair que le couplage de modules photovoltaïques à un stockage d'énergie, le tout connecté de façon intelligente au réseau est une voie d'avenir. C'est alors un système complexe où la valeur ajoutée provient du bon choix des composants, de l'intelligence introduite, des fonctionnalités proposées et de l'adéquation fine du produit aux besoins du consommateur final. Ce consommateur peut être un gros investisseur qui installera des fermes solaires, ce peut être aussi une municipalité, une entreprise ou un Supermarché qui voudra installer des bornes de charge de véhicules électriques, ce sera aussi vous qui voudrez moins consommer d'énergie électrique du réseau, en investissant dans un système "smart" de génération locale et de stockage de puissance électrique.
Donner la possibilité à une ferme solaire de proposer de l'énergie un heure de pointe, offrir l'opportunité à un foyer d'effacer sa consommation, offrir à un automobiliste la possibilité de recharger son véhicule avec de l'énergie solaire produite sur place, voila quelques objectifs qui méritent attention. Pour réaliser tout cela il faudra beaucoup d'intelligence, savoir produire de l'électricité, savoir la stocker, la transformer dans un onduleur, la compter et la valoriser, la coupler à un "smart" réseau national ou local pour des bornes de recharge. Formidables projets!
Il est malheureusement probable que notre Administration, par définition omni-compétente va vouloir dans un élan National de reconquête de Marché vouloir réinventer l'eau tiède et tenter de sponsoriser une industrie de composants, soi-disant créatrice d'emplois. Pauvre France!
Le 10 Juin 2009
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Fort recul des prix des modules photovoltaïques sur fond de surproduction mondiale
Par Raymond Bonnaterrele 6 juin 2009 |
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Au cours de la plus grande manifestation mondiale photovoltaïque, la conférence Intersolar, qui s'est tenue à Munich, le climat était morose parmi les professionnels. Les prix de marché des modules photovoltaïques étaient officiellement réputés se situer entre 1,6 et 1,7 euro le Watt. Mais d'après Gordon Johnson, analyste chez Hypoalim Securities, les prix pratiqués par les chinois seraient en réalité beaucoup plus bas encore. D'après lui des Sociétés comme Yingli, Suntech ou Trina Solar pratiquent des prix de dumping de l'ordre de 1,6 à 1,7 dollar par Watt soit 1,21 à 1,28 euro/Watt ce qui le rend très pessimiste sur les résultats à venir des entreprises, même les plus performantes comme First Solar.
Ces nouvelles ne sont pas du genre à soutenir les cours en Bourse des Sociétés du photovoltaïque dont certains affichent des baisses importantes, comme le Norvégien du silicium REC qui affiche un recul de cours de 10% sur la semaine (TAB.).
Le 6 Juin 2009
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Comparons la puissance spécifique de la ferme photovoltaïque du Lauzet à d'autres options vertes
Par Raymond Bonnaterrele 4 juin 2009 |
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E-On annonce qu'il vient d'inaugurer sa première ferme solaire qui est située dans les Alpes de Haute-Provence, dans la commune Le Lauzet (l'éclair en langue d'oc, non prédestiné). Cette ferme qui devrait atteindre 5 MW de puissance crête, est située sur une surface de 20 hectares et devrait jouir d'un ensoleillement de 1400 heures par an (16% du temps) nous informe E-On.
Si l'on en croit ces informations ce sont donc 5 x 1400 = 7000 MWh d'énergie électrique que devrait environ générer cette ferme solaire, ce qui correspond à une puissance moyenne de 0,8 MW pour les 8760 heures que compte une année de 365 jours. Compte tenu de la surface mise en jeu cette ferme photovoltaïque va produire une puissance électrique moyenne de 4 W/m2.
Il faut comparer ces 4 W/m2 aux puissances spécifiques moyennes des biocarburants pour se convaincre que cette puissance est 4 fois supérieure à celle issue des cultures de palme malaises les plus modernes. Ce n'est pas si mal! Il reste cependant des progrès à faire pour atteindre les 28W/m2 des meilleurs modules du moment, occupant 75% de la surface au sol, sous des climats où l'ensoleillement atteint ou dépasse 1800 heures par an.
Cette puissance par unité de surface est importante, même en plein désert. C'est en effet elle qui va déterminer une partie des coûts d'installation des modules et les longueurs de câbles qui feront un jour l'essentiel du prix de revient d'une ferme solaire. Les coûts par MW baisseront avec les surfaces nécessaires.
LIRE le communiqué d'E-On.
Le 4 Juin 2009
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