Etes vous Néo Conducteur?
A quelques jours du Mondial de l’automobile qui se tiendra du 4 au 19 octobre, retour sur une opération lancée par Fiat, en partenariat avec l’agence de publicité Leo Burnett.Le concept ? Le neo conducteur
Lire la suite >>
Sharp avec Enel et un autre groupe européen va lancer sa campagne d'Italie
Par Raymond Bonnaterrele 1 décembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
On savait que Sharp, le N°1 du photovoltaïque japonais et probable futur N°1 mondial, avait choisi l'Italie comme base de débarquement en Europe à partir de 2010. Les informations sur les modalités de ce processus commencent à être divulguées. Tout d'abord elles vont passer par la création avec l'électricien italien Enel Spa d'une joint venture au printemps 2009 qui opèrera comme un producteur indépendant d'énergie électrique d'origine photovoltaïque. Cette filiale qui va investir dans les deux milliards d'euros en trois ans, disposera d'une capacité de production de 189 MW en fin 2012. Les fermes solaires qui feront appel à la technologie en couche mince, moins onéreuse et offrant de bons rendements dans les régions chaudes, seront essentiellement implantées dans le Sud de l'Italie. La filiale ne s'interdira pas par la suite de s'implanter dans d'autres parties de l'Europe.
La deuxième phase du processus va consister à construire une usine en Italie, en technologie couche mince, avec la possibilité de porter par étapes sa capacité de production à 1 GW. Ce sera la réplique de l'usine soeur japonaise en cours de construction. La première phase qui devrait démarrer ses productions vers mi-2010 présentera une capacité de 480 MW. Pour mener à bien ce projet, Sharp sera associé avec Enel et un troisième Groupe industriel européen. L'accord sous forme d'un MOU (memorandum of understanding) devrait être officialisé au mois de Décembre.
L'Italie, de façon fort intelligente, prend une option pour devenir rapidement une nation leader européenne dans le photovoltaïque de demain. Il est dommage qu'un tel projet n'ait pas été concocté avec la France qui se fait systématiquement larguer de toutes les filières technologiques à forte valeur ajoutée. Mais, me direz-vous, l'Italie avait l'avantage du soleil!
Le 1er Décembre 2008.
-
Voir aussi : solaire
Les acteurs du photovoltaïque japonais se battent sur la performance de leurs produits
Par Raymond Bonnaterrele 28 novembre 2008 |
(2) Commentaires | Permalink
Avec la reprise des aides financières de l'Etat japonais à la filière photovoltaïque, chacun des acteurs prépare ses investissements sur les produits les plus performants. Kyocera a déjà annoncé une gamme "back contact" pour 2009 avec des rendements de conversion de 18,5%, Mitsubishi Electric a annoncé une gamme en structure nid d'abeille pour 2010 avec des rendements de conversion de 18,6%, Sanyo avec sa technologie HIT revendique des rendements supérieurs à 20%. La toute dernière annonce provient du N°1 du photovoltaïque japonais, SHARP, qui ne veut pas rester en compte dans cette course à la technologie et laisser passer les applications résidentielles. Il rend public une nouvelle génération de cellules pour démarrage industriel en 2009 et production de masse en 2010. Ces nouveaux produits à base de Silicium polycristallin présenteront des rendements de conversion de 20%, le silicium proviendra de productions américaines.
Ces produits haut de gamme sont destinés aux installations où la place est chère. Les surfaces des toits des immeubles ou des maisons au Japon font partie de cette catégorie, où il est nécessaire de produire le maximum de courant sur un minimum de surface. En quelques années les modules solaires seront passés de 1W/dm2 à 2W/dm2 de puissance électrique crête.
Le 28 Novembre 2008.
Voir aussi : solaire
Pendant la crise, les investissements chinois dans le photovoltaïque se poursuivent
Par Raymond Bonnaterrele 26 novembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
La Société allemande Linde, fournisseur de gaz industriels aux industries du photovoltaïque, déclare posséder plus de 60% des marchés des gaz des projets industriels en couche mince dans le monde. Elle connaît particulièrement bien tous les développements chinois. Dans un communiqué, elle nous apprend l'existence de trois projets concernant le photovoltaïque en couche mince, dans lesquels Linde va être fournisseur de Silane (SiH4) et d'hydrogène, gaz qui servent à déposer de minces couches de Silicium de quelques microns, sur de grands panneaux de verre. Ces trois nouvelles Sociétés chinoises : ENN Solar, Tianwei Solarfilms et Amplesun Solar veulent démarrer leurs productions l'an prochain. L'ordre de grandeur des capacités de production des premières unités sera de 50 à 60 MW, avec des possibilités d'extension par la suite.
Les Groupes chinois, malgré la crise, vont de l'avant dans le photovoltaïque, certains qu'un jour ce sont eux qui détiendront les plus grandes parts de marché dans le monde. D'après Linde les investissements chinois en 2008 leur auront permis d'accroître leurs capacités de production de plus de 50%, dans un marché globalement en croissance de 30 à 40%.
Le 26 Novembre 2008.
Voir aussi : solaire
BP Solar et le chinois JA Solar discutent d'accords commerciaux ... et plus si affinités
Par Raymond Bonnaterrele 24 novembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Ce qu'il y a de bien avec les Anglais, c'est qu'ils comprennent les évènements avant les autres. C'est ainsi que le petit monde du photovoltaïque apprend que BP Solar ou plus exactement BP Alternative Energy Holdings, est en train de discuter d'accords commerciaux au long cours (5 ans) avec le N°2 chinois du photovoltaïque JA Solar. Les deux groupes figurent dans le TOP 10 du photovoltaïque mondial, réunis ils entreraient dans le TOP 5. Leur objectif est simple: "Nos deux Compagnies possèdent une forte position qui les rend capables, de façon accélérée, d'atteindre l'objectif de la parité des prix avec ceux du réseau (grid parity : parité avec les prix de vente du MW électrique) et de démocratiser mondialement l'accès à la solution photovoltaïque". Pour cela, les deux Groupes ont décidé de développer et de commercialiser en commun les futurs produits qui doivent permettre d'atteindre ces objectifs.
Il est cristal clair que les coûts de production chinois, JA Solar introduit un coût de 23 cents/watt pour passer du Wafer à la cellule photovoltaïque, et l'image commerciale de BP Solar doivent conduire à une alliance très puissante sur le marché. Rappelons que pour amortir une installation en 10 mille heures d'ensoleillement (5 ans dans le désert, 12 ans à Berlin), pour un prix de vente moyen du MW de 100 euros, il faudra produire et installer des modules raccordés au réseau, pour 1 euro le Watt.
Le 24 Novembre 2008.
Voir aussi : solaire
Kyocera annonce qu'il va construire une nouvelle usine de modules photovoltaïques pour doubler ses productions dès 2010
Par Raymond Bonnaterrele 17 novembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Kyocera, en termes de capacités de production, avec 300 MW, est le deuxième producteur de modules photovoltaïques nippon derrière Sharp et à quelques coudées d'avance sur Sanyo-Panasonic. Ce trio de base du photovoltaïque japonais peut investir et innover sans crainte en raison des mesures de relance de la filière décidées par le gouvernement japonais (LIRE). Kyocera dispose d'une technologie avancée dite back-contact qui reporte à l'arrière de la cellule photovoltaïque les deux polarités à connecter et accroît ainsi la surface de module irradiée. Cette Société revendique un rendement de conversion de ses cellules de 18,5%. Elle vient de faire connaître sa décision de lancer dès le début 2009 la construction d'une nouvelle usine à Yasu dans la Préfecture de Shiga, qui lui permettra au printemps 2010 de pouvoir doubler sa capacité de production et atteindre les 650 MW en 2012. A partir d'achat de Silicium, Kyocera dispose d'une production totalement intégrée, jusqu'au module prêt à être installé dans la nature. C'est le moyen de maîtriser la qualité et la faible dispersion des caractéristiques techniques de ses produits.
Le 17 Novembre 2008.
Voir aussi : solaire
Du Silicium polycristallin à moins de 100$ du kilo, c'est pour 2010 disent les études
Par Raymond Bonnaterrele 17 novembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
En 2007, 90% du Silicium polycristallin pour cellules photovoltaïques provenait de 6 fournisseurs dans le monde: REC, Wacker, Hemlock, Tokuyama, MEMC et Sumitomo-Mitsubishi regroupés dans Sumco. Entre 2007 et 2008 le prix du Silicium est passé de 200$/kg à 500$/kg sur le marché spot, pour le plus grand bonheur de la profession. Depuis l'arrivée de la crise les prix se sont détendus. Pour 2009, alléchés par un business des plus lucratifs, 60 nouveaux venus ont annoncé qu'ils allaient produire du Silicium polycristallin. En d'autres termes les volumes proposés à la vente vont doubler pour une demande prévue en croissance de 34% l'an prochain. Le marché qui était "vendeur" depuis 2005, va passer "acheteur" dans les mois qui viennent. Les Etudes prévoient un cours de 200$/kg en 2009 et de 100$/kg en 2010. Mais il est possible que la dégringolade aille plus vite encore, surtout si la demande mollit légèrement par rapport à la prévision. Le prix de revient du polysilicium en Chine serait de l'ordre de 40$/kg, il y aurait donc de la place pour voir chuter les cours.
Une question se pose: que vont devenir les contrats pluriannuels de fournitures de Silicium, âprement négociés par temps de pénurie par les fabricants de wafers ou de cellules? Dans de nombreux cas, une renégociation des conditions financières devra être engagée. L'existence même de cette cascade de métiers qui vont de la production de Silicium, à l'élaboration des wafers, puis à la réalisation de cellules photovoltaïques, pour terminer par le module, pourra dans certains cas, être remise en cause, dans un marché où les marges seront écrasées.
Le 17 Novembre 2008.
Voir aussi : solaire
Un nouveau plan d'action pour promouvoir l'énergie photovoltaïque au Japon
Par Raymond Bonnaterrele 13 novembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Un nouveau plan de relance des énergies photovoltaïques au Japon était attendu, il vient d'être annoncé. Le Japon quasiment inactif dans les énergies éoliennes, jugées trop archaïques, joue le futur des énergies renouvelables sur le photovoltaïque qui présente d'immenses possibilités de progrès techniques et industriels. Le 11 Novembre une poignée de ministres ont présenté le nouveau "Action Plan to Increase Introduction of Solar Power Generation". L'objectif 2020 est de multiplier par dix par rapport à 2005 les installations annuelles d'énergie photovoltaïque, et pour 2030 l'objectif est de multiplier par 40 les quantités par rapport à cette même référence. De plus les prix des installations doivent être divisés par deux en trois à cinq ans.
Nul doute que ce plan, accompagné d'aides financières qui apparaîtront dans le budget 2009, va relancer l'industrie du photovoltaïque japonais. Les Sharp, Sanyo-Panasonic, Kyocera, Mitsubishi Electric et autres Showa Shell vont pouvoir investir et innover pour accompagner ce plan. Un accent tout particulier est mis sur les techniques de stockage de l'énergie électrique. On retrouve ici un point de convergence pour la recherche sur les batteries avancées avec l'industrie automobile.
Le 13 Novembre 2008.
Voir aussi : solaire
Un fabricant de cellules photovoltaïques allemand de plus va disparaître
Par Raymond Bonnaterrele 10 novembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Après le rachat des unités de production de Conergy par le Coréen LG, voila un nouvel acteur allemand du photovoltaïque, Algatec Solar qui va disparaître, absorbé par la Société américaine Solar Thin Films spécialisée dans la construction clés en mai de lignes de production de cellules photovoltaïques en couche mince à base de Silicium amorphe. Le rachat va se faire par échange d'actions. Algatec dispose d'un carnet de commande pour 2009 de 92 MW dont 80MW sont destinés à Q-Cells le N°1 allemand du photovoltaïque. Les accords de fourniture OEM à Q-Cells expireront à fin 2009 et devront être renégociés. Algatec a réalisé sur les neuf premiers mois de 2008 un Chiffre d'Affaire de 8,6 millions d'euros et elle avait l'intention d'investir dans 5 nouvelles lignes de production dans son usine de Prosen en Allemagne, pour environ 35 millions d'euros.
La rentabilité d'une telle unité de production allemande, travaillant essentiellement en sous-traitance pour Q-Cells, et nécessitant des investissements importants pour suivre la demande doit être des plus limites par les temps de crise qui courent. De plus, l'adossement de cette activité à un producteur d'équipements ne semble pas être, à prime abord, une solution d'une limpide pertinence.
Le 10 Novembre 2008.
Voir aussi : solaire
Mitsui Chemical crée une Division: "Composants pour Cellules Solaires et Batteries".
Par Raymond Bonnaterrele 30 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Il est deux domaines appelés à des développements majeurs durant le XXI ème siècle. Les batteries électriques et les cellules photovoltaïques. Ce sont les domaines où les applications nécessiteront de formidables progrès, pouvant être accomplis au travers de technologies complexes, faisant appel à des composants de plus en plus sophistiqués. Les matériaux et produits chimiques qui participeront à cette aventure seront déterminants dans le succès de tel ou tel produit fini. Citons au hasard les matériaux pour électrodes, les sels de Lithium, les solvants organiques, les produits d'encapsulation, les colles, le silane, les divers semi-conducteurs à effet photovoltaïque, les films plastiques imperméables ou microporeux, etc. Mitsui Chemical qui baigne dans ce milieu, a décidé de créer une Division spéciale pour développer et promouvoir ces produits stratégiques. Les productions comporteront du Silane, des EVA pour encapsuler les panneaux solaires, des colles de contact arrière, des élastomères et d'autres produits pour batteries, hautement confidentiels, développés sur mesure, pour chacun de ses clients.
Formidable marché de composants d'où sont pratiquement absentes toutes nos entreprises nationales, à l'exception du silane et autres gaz (Air Liquide) et de quelques polymères (Arkema), au travers de leurs filiales asiatiques ou américaines. Illustration d'un profond retard technologique français, quasiment irréversible. Une seule possibilité: que l'Europe demande à ce que certains composants stratégiques soient produits localement. Les Etats-Unis avec le DOE ont déjà entamé la démarche pour les batteries.
Le 30 Octobre 2008.
Voir aussi : solaire
Des hauts et des bas dans les Sociétés d'énergies renouvelables américaines
Par Raymond Bonnaterrele 30 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Alors que First Solar annonce un doublement de ses profits au troisième trimestre, VeraSun est soupçonné d'être très proche de la cessation de paiement et du Chapter Eleven. Il faut dire que les noms sont trompeurs et que si le premier est bien dans le solaire photovoltaïque avec une technologie économique en couche mince, le second est un bouilleur de cru américain qui produit du fuel éthanol à partir de grains de maïs broyés. VeraSun aurait fait de mauvaises affaires dans l'achat à terme de maïs et il affiche une perte de 103 millions de dollars au troisième trimestre. Il voulait faire appel au marché pour retrouver quelques dizaines de millions de dollars de cash, mais la crise financière l'en a empêché. Proche de la cessation de paiement, VeraSun risque de se faire absorber par un de ses nombreux concurrents. L'action VeraSun cotait 0,49$ hier en clôture, en chute de 97% par rapport au début de l'année. Quand à First Solar les affaires ont été superbes jusque là. Il profite de sa technologie en couche mince peu onéreuse, pour se placer sur le Marché résidentiel, avec des contrats de longue durée qui devraient le protéger des fluctuations du marché. Il a profité des prix élevés des panneaux solaires, il n'est pas sûr que l'histoire se prolonge ainsi au quatrième trimestre et en 2009.
Le 30 Octobre 2008.
Voir aussi : solaire
Honda Soltec un nouvel acteur du photovoltaïque en couche mince au Japon
Par Raymond Bonnaterrele 24 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Une filiale du Groupe Honda, Honda Soltec, vient d'annoncer qu'elle allait commercialiser de nouvelles cellules photovoltaïques au Japon. Honda Soltec a adopté une technologie couche mince dite CIGS (Séléniure de Cuivre Indium Gallium ) qui présente l'intérêt d'obtenir de bons rendements de conversion, proches de ceux des meilleurs Silicium cristallins. Honda veut servir à la fois le marché industriel et grand public avec son nouveau produit. Il disposerait pour l'instant d'une capacité de production limitée à 27,5MW.
Le Japon comporte un grand nombre d'acteurs dans le photovoltaïque. Citons parmi les plus importants Sharp, Sanyo, Kyocera, Mitsubishi Electric, Showa Shell Sekiyu, Kaneka. La reprise des aides d'Etat japonaises au photovoltaïque en 2009 va leur permettre de renforcer leur base industrielle. Il est cependant peu probable que toutes puissent survivre dans les années à venir.
Le 24 Octobre 2008.
Voir aussi : solaire
LG Electronics a décidé de produire des panneaux photovoltaïques en Corée du Sud
Par Raymond Bonnaterrele 21 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Les intentions de LG Electronics de se lancer dans le business du photovoltaïque étaient bien connues et avaient été confirmées par l'annonce récente du rachat de la production de l'allemand Conergy (LIRE) qui s'était retrouvé dans des difficultés de trésorerie. LG Electronics vient enfin d'annoncer son intention de produire en Corée. Pour cela il va convertir une de ses usines de Gumi, en Corée du Sud, à ces productions. Les installations pourront produire annuellement 120 MW de modules dès le début 2010. L'investissement dans une ligne supplémentaire de production permettra de doubler la capacité en 2011.
C'est un peu tard pour entrer sur le Marché du photovoltaïque, mais la Corée ne pouvait pas rester plus longtemps à l'écart de cette technologie d'avenir. C'est donc, un nouvel acteur qui participera à l'apport de capacités de productions supplémentaires sur le Marché mondial et qui ainsi, assurera une pression accrûe sur les prix.
Le 21 Octobre 2008.
Voir aussi : solaire
L'allemand SolarWorld démarre une nouvelle usine de production américaine
Par Raymond Bonnaterrele 17 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
L'allemand SolarWorld annonce qu'il vient de démarrer ses productions de cellules solaires dans sa grande usine de Hillsboro dans l'Oregon. Son objectif est de porter la capacité de production de cette unité qui part du Silicium pour produire des wafers et des cellules solaires, à 500MW en 2011. Ce sera alors la plus grande usine du Groupe. Une partie de ces productions sera assemblée en modules dans son l'usine américaine de Camarillo (Fig.) pour alimenter le marché américain. L'autre partie sera vendue soit à d'autres usines du Groupe soit au marché OEM (concurrents).
SolarWorld, deuxième industriel allemand dans le photovoltaïque derrière Q-Cells, est en train de déplacer son centre de gravité industriel vers les Etats-Unis, en raison de la taille et du dynamisme du marché américain. Il dispose également pour se développer d'une usine en Corée qui pour l'instant ne fait que de l'assemblage de modules.
Le 17 Octobre 2008.
Voir aussi : solaire
Sanyo veut accentuer sa présence sur le marché photovoltaïque américain
Par Raymond Bonnaterrele 16 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
En réaction à la nouvelle législation américaine, favorable au développement des énergies solaires, Sanyo Electric a annoncé son plan d'accroissement des capacités de production de modules solaires de son usine de Monterrey au Mexique. Sa production devrait passer de 20MW aujourd'hui à 50 MW en 2009. Les produits qui utilisent des wafers de 4 inches (104 mm) devraient également être convertis en wafers de 5 inches (125mm) ce qui apporte une réduction des coûts d'assemblage des modules. Sanyo aborde le marché américain avec son produit de très haut de gamme de technologie hybride HIT qui met en oeuvre du Silicium monocristallin couplé avec un revêtement de quelques microns de Silicium amorphe. Avec des rendements de conversion de 22% ces produits génèrent le double de puissance au m2 que les produits standards polycristallins ou en couches minces. Ces produits sont donc destinés à des applications où, par manque de surface disponible, la densité de courant est le paramètre clé (immeubles dans les centres urbains, maisons individuelles, surfaces commerciales).
Sanyo avec des capacités de production de 260MW aujourd'hui, qu'il devrait porter à 600 MW en 2011, se focalise sur ce créneau haut de gamme du photovoltaïque. Sanyo pourrait, d'autre part, engager un développement de masse de cellules photovoltaïques en couches minces, mais ce serait en association avec Nippon Oil avec lequel il est en discussions.
Le 16 Octobre 2008.
Voir aussi : solaire
Sharp veut attaquer le marché de masse américain du photovoltaïque
Par Raymond Bonnaterrele 14 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Le patron de Sharp Solar aux Etats-Unis, Ron Kennedi, est très clair sur sa stratégie: il veut s'attaquer frontalement au marché des unités solaires de plusieurs mégawatts destinées à équiper les grands Groupes fournisseurs d'électricité des Etats américains qui imposent des quotas d'énergie renouvelable dans leur mix énergétique. Son arme nouvelle : la technologie en couche mince qui va lui permettre de se battre sur les prix. Sharp dispose maintenant d'une capacité de production en technologie couche mince de Silicium de 160MW, elle sera portée à 640 MW en 2010 avec la mise en production d'une nouvelle usine au Japon. La stratégie de Sharp est donc de s'attaquer aux marchés de volumes des Etats-Unis en s'affrontant à First Solar qui domine ces marchés avec sa technologie économique en couche mince à base de Cd-Te.
La stratégie de Sharp qui compte atteindre des volumes de productions répartis à parts égales entre Silicium cristallin et technologie en couche mince de 1000 MW chacun à l'horizon 2011 est donc assez simple. D'une part, satisfaire le marché des maisons individuelles ou des petites installations commerciales ou industrielles avec des produits à base de Silicium cristallin, à forte valeur ajoutée (design, fort rendement de conversion, stockage d'énergie en tampon dans des batteries, etc.). D'autre part attaquer les marchés de masse américains et européens avec un produit économique et donc en se battant sur les prix, en face de clients industriels voulant produire de l'électricité à moindre coût. Pour cela il propose un module en technologie tandem-junction, de large surface 1400mm X 1000mm et de 128 W de puissance, soit un coefficient de conversion de 9%.
C'est la segmentation du marché actuelle qui tient compte de l'espace disponible pour implanter les capteurs: faibles surfaces en agglomérations, contraintes d'esthétique, nécessité de très forts rendements de conversion. Ces contraintes disparaissent en plein désert et c'est alors la rentabilité des capitaux investis et la fiabilité des systèmes qui deviennent prépondérantes. C'est donc dans ce segment de marché où la guerre des prix va se déclarer en premier.
First Solar propose une solution technique originale à base de tellurure de cadmium. Un des points faibles potentiels de cette technologie est la rareté du Tellure dans le monde. C'est un sous-produit, avec le Sélénium, retrouvé dans les boues des anodes lors de la purification du Cuivre par électrolyse. Certains, comme IMEC en Belgique, pensent que les ressources de Tellure seront à terme insuffisantes pour assurer plusieurs gigawatts de production. Mais nous n'en sommes pas encore là et la guerre des prix sera féroce.
Le 14 Octobre 2008.
-
Voir aussi : solaire
Le Department of Energy américain subventionne le stockage thermique couplé aux énergies solaires par concentration
Par Raymond Bonnaterrele 4 octobre 2008 |
(1) Commentaires | Permalink
Les systèmes solaires par concentration, qu'ils se présentent sous forme de tour en haut de laquelle sont focalisés des centaines de rayons lumineux provenant de miroirs orientés au sol, ou sous formes de miroirs paraboliques faisant converger les rayons sur un tube de quartz situé dans la focale, présentent tous les deux un point commun: la fête s'arrête dès que le soleil se cache. D'où la recherche par les concepteurs d'un mode de stockage de l'énergie thermique solaire disponible quand il fait beau, pour pouvoir en disposer le soir venu par exemple et vendre ainsi son énergie électrique à un bon tarif, en heure de pointe. Cette extension de la plage horaire de production d'électricité de trois ou quatre heures environ dans un premier temps, fait l'objet de recherches et de développements intenses. Le Department of Energy américain vient de débloquer 67 millions de dollars pour aider au financement d'une quinzaine de projets.
Le stockage thermique fait généralement appel l'une des trois familles suivantes:
- le stockage de chaleur dans un solide (énormes blocs de ciment ou de céramiques parcourus par des tubes échangeurs dans lesquels circule le fluide caloporteur)
- le stockage de chaleur dans un liquide (sel fondu)
- le stockage utilisant la chaleur latente de transformation entre deux phases.
Ces systèmes, en tampon avec le circuit principal, doivent être financièrement acceptables et c'est peut-être là le plus difficile, mais ils doivent être aussi compatibles avec les températures hypercritiques (600°C puis plus tard 700°C) de vapeur d'eau pour activer les nouvelles centrales à vapeur à très bons rendements. Ces deux contraintes et bien d'autres, suffisent à rendre le problème très complexe.
Parmi les projets primés les plus intéressants par le DOE citons:
- le projet très avancé d'Abengoa qui veut étudier, pour une tour, un système constitué d'un fluide hypercritique et d'un stockage thermocline en céramique. Dans le stockage thermocline la source chaude est située au dessus de la source froide dans la même cuve.
- le projet de l'Université de New York qui va étudier le CO2 comme fluide caloporteur et qui échangera avec des céramiques à très hautes températures
- le projet de l'Université de l'Arkansas qui veut étudier des bétons supportant des températures de 600°C
Mais il y a aussi des sujets très opérationnels comme celui d'Acciona (22 M$) qui veut installer un stockage thermique de 4 heures et 800MWt pour l'intégrer dans son usine de 64 MWe de Boulder et qui demande un financement d'un prototype (à 22 M$ le prototype va ressembler étrangement à l'unité industrielle!).
Le stockage thermique de l'énergie, spécifique du solaire par concentration, présente un intérêt évident d'accroissement de la plage d'utilisation de la centrale, mais il majore de plusieurs millions de dollars ou d'euros l'enveloppe d'investissement nécessaire. Par exemple, un projet de stockage à base de blocs de béton serait évalué aujourd'hui aux environs de 10 à 12 millions d'euros pour assurer 50 MW d'autonomie pendant trois heures. Il est donc important de réaliser toutes les études d'optimisation avant de se lancer industriellement.
Le 4 Octobre 2008.
-
Voir aussi : solaire
L'avenir des industries japonaises du photovoltaïque repose sur la maîtrise de technologies industrielles innovantes.
Par Raymond Bonnaterrele 2 octobre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Sharp vient d'annoncer que sa nouvelle usine de cellules photovoltaïques en couches minces Silicium amorphe de Katsuragi, Nara préfecture, venait de démarrer. Sa capacité de production va atteindre 160 MW, pour un investissement de 200 millions de dollars. Les produits qui vont sortir de cette usine seront destinés aux larges projets solaires européens. De plus Sharp confirme son intention de lancer la réalisation d'une usine de même type en Europe (Italie) avant le printemps 2011. Son objectif global est toujours d'atteindre une capacité de production, toutes technologies confondues, de 1000 MW en 2010 puis d'atteindre 6 GW dans le courant de la décennie suivante.
Avec l'aide du gouvernement japonais qui va reprendre ses aides fiscales au photovoltaïque domestique pour l'exercice 2009, Sharp a bien l'intention de retrouver sa place de N° 1 mondial. C'est pour cela qu'il faut s'attendre à une future lutte fratricide sur les prix, dans une course aux parts de marché mondial, entre les grands industriels japonais, chinois, américains et allemands. La clé du succès sera la maîtrise des technologies comportant de larges réserves de gain de productivité. Il se pourrait que les technologies en couches minces, faisant appel à des procédés de production en continu mieux adaptés aux productions de masse, sortent victorieuses de cette confrontation. La démarche industrielle de Sharp va dans ce sens.
De plus, on vient également d'apprendre que Sanyo Electric, un des bons acteurs du photovoltaïque japonais, était entré en discussions avec Nippon Oil Corp. pour constituer un Joint Venture dans les technologies photovoltaïques en couches minces.
L'industrie japonaise du photovoltaïque se prépare à affronter le rouleau compresseur chinois, la maîtrise de procédés industriels innovants sera la clé de la réussite.
Le 2 Octobre 2008.
Voir aussi : solaire
Sanyo va créer une usine de production 70 MW de wafers dans l'Oregon
Par Raymond Bonnaterrele 28 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Dans le cadre de son plan d'extension de capacité de production de cellules photovoltaïques, le japonais Sanyo vient de décider d'investir dans une nouvelle usine à Salem, dans l'Oregon. Cette unité qui devrait commencer à produire en 2009 et être totalement opérationnelle en 2010, pourra produire annuellement 70 MW de lingots et de wafers de silicium. Sanyo qui avait une capacité de production mondiale de 260 MW au mois d'Avril dernier, aura porté ce potentiel à 340 MW en Avril 2009. Il devrait atteindre au moins 600 MW en 2010. Cette montée en capacité de production très rapide de Sanyo est indispensable pour qu'il reste dans le TOP 10 mondial des producteurs de cellules photovoltaïques à l'horizon 2010. En effet pour pouvoir résister à la concurrence cette montée en puissance sera indispensable, tout en conservant un haut niveau de qualité des produits et des prestations.
Le 28 Septembre 2008.
Voir aussi : solaire
Les dissensions entre le Sénat et la Chambre américaine font plonger les cours des Sociétés concernées
Par Raymond Bonnaterrele 28 septembre 2008 |
(2) Commentaires | Permalink
A la clôture Vendredi à New York les cours des Sociétés de l'industrie photovoltaïque étaient en fort retrait par rapport à la veille, effaçant ainsi les gains des jours précédents. First Solar perdait 8,6%; SunPower 7,1%; Suntech 10,6%. Dans le mouvement, en Allemagne, Q-Cells perdait 7,3% et Solarworld 5,4%. Ces variations de cours sont à imputer aux chamailleries entre Sénateurs et Représentants dans le processus de navette entre les deux Chambres. Les Représentants ayant apporté des modifications à la Loi, votée par le Sénat, qui définit les aides financières à l'investissement de l'industrie solaire américaine pour les 8 ans à venir. Or ces modifications ne seraient pas acceptables pour l'Administration. Il existe donc un risque de Veto du Président. Il est probable qu'un compromis sera trouvé avant la fin de la cession parlementaire prolongée par les affaires de "bailout" bancaires, mais décidément ces élus américains ont le sens du psychodrame, surtout en période pré-électorale!
Ces variations n'ont pas amélioré le score du secteur des énergies renouvelables (TAB.)
Voir aussi : solaire
La baisse des prix du Silicium de qualité photovoltaïque devrait s'amorcer en 2009
Par Raymond Bonnaterrele 26 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
L'activité solaire photovoltaïque connaît dans le monde des croissances annuelles en volumes de 40%. Cette tendance, malgré d'importants investissements réalisés dans le monde pour assurer les fournitures en silicium de qualité photovoltaïque polycristallin (polysilicon), entraîne les prix moyens du silicium et des wafers à la hausse, pour le plus grand bonheur des industriels norvégiens, allemands, américains, japonais, chinois ou taiwanais produisant ces composants.
Au cours du premier semestre 2008 c'est l'Espagne qui a tiré le marché, stimulé par une demande artificiellement forte en raison des craintes d'arrêt des subventions espagnoles à la génération d'électricité d'origine photovoltaïque. Les cours du Silicium qui étaient de quelques dizaines de dollars le kg en 2002 ont atteint des centaines de dollars en 2008. Mais la Chine s'apprêterait à déverser des milliers de tonnes de Silicium sur le marché, certains parlent d'un flux annuel de 88 mille tonnes dont 44 mille seraient en cours de construction. Les analystes et bureaux d'études penchés sur ces problèmes prévoient donc un retour des prix du Silicium polycristallin vers les 100$/kg pour l'an prochain.
De telles hypothèses sont confirmées par les décisions récentes d'un très grand du silicium: le norvégien Renewable Energy Corp (REC) qui alimente le marché en silane, en silicium et en wafers de silicium. REC vient de revoir son plan de développement de son usine du Montana. Elle devait initialement produire annuellement 9000 tonnes de silane et 6000 tonnes de silicium. REC vient de décider d'accroître la production de silane de 2300 tonnes de plus, mais aussi de ramener celle de silicium à 4000 tonnes.
De la même façon, Shin Etsu qui sait produire un million de wafers par an dans ses usines au Japon et aux USA, a décidé d'amortir tous ses investissements sur trois ans.
Le sentiment que l'âge d'or va disparaître est général. Une baisse des prix stimulerait la demande et serait une excellente nouvelle pour l'ensemble de la filière photovoltaïque qui dépend d'aides tarifaires en Allemagne ou en Espagne qui intègrent déjà ces baisses de prix.
Le 26 Septembre 2008.
-
Voir aussi : solaire
Petit coup de soleil sur les Sociétés de l'industrie photovoltaïque
Par Raymond Bonnaterrele 25 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Comme on pouvait s'y attendre, les quasi décisions américaines de poursuivre les subventions aux énergies renouvelables et en particulier à la filière photovoltaïque (LIRE) ainsi que l'annonce par l'Espagne de la poursuite des aides tarifaires sur des volumes réduits, mais encore importants (500MW), ont dopé les cours de Bourse des Sociétés impliquées dans ces technologies, dans un contexte financier général assez morose. On relèvera donc avec plaisir les variations de cours quotidiennes suivantes:
- Q-Cells en Allemagne, N° 1 mondial qui progresse de 7,1% ,
- Suntech, N°2, coté à New-York qui avance de 4,4%
- First Solar qui prend 5,2% confirmant ainsi son dynamisme, avec son approche économique de cellules en couches minces sans Silicium (Cd-Te)
- SunPower qui progresse de 6,6% et
- Iberdrola Renovables qui se redresse légèrement de 4,4% dans la chute languissante de son cours, à la Bourse de Madrid.
Peut-être par réaction, un des leaders de l'industrie éolienne, Vestas, perd pour sa part 3% à la Bourse de Copenhague. Après le vent et la tempête, le soleil refait toujours son apparition, c'est bien connu!
Le 25 Septembre 2008.
Voir aussi : solaire
De bonnes nouvelles pour les énergies renouvelables aux USA et en Espagne
Par Raymond Bonnaterrele 24 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Le Sénat américain vient de voter une enveloppe budgétaire de 18 milliards de dollars de crédits d"impôts pour favoriser les énergies renouvelables et pour réduire les consommations d'énergie. Certaines des décisions adoptées reprennent les textes déjà votés par la Chambre des Représentants (LIRE) comme la prolongation pour huit ans des Investissment Tax Credit (ITC) portant sur le solaire. Mais il semble qu'elles aillent parfois plus loin que le texte voté par les Représentants, comme un crédit d'impôt de 30% sur tous les équipements solaires dans les foyers ou bien les crédits de 2500 à 7500 dollars pour l'achat d'un véhicule hybride rechargeable (Plug-in). Il semblerait donc qu'un texte de synthèse puisse être rapidement trouvé, adopté par les Chambres et signé par le Président Bush avant la fin de la semaine.
Par ailleurs, en Espagne, le Secrétaire à l'Energie, Pedro Marin, a annoncé qu'il proposerait au gouvernement une enveloppe de subventions tarifaires à l'énergie solaire de 500 MW revu à la hausse de 200MW par rapport aux hypothèses initiales. La répartition de ces quotas se ferait à hauteur de 300MW pour les unités au sol de génération d'énergie et 200MW pour les petites installations sur les toits des foyers. Cette allocation revient à diviser par deux les autorisations de 2008, mais les professionnels semblent s'en satisfaire et tournent leurs regards vers l'Italie et la France en Europe.
Ces nouvelles sont plutôt rassurantes pour l'avenir de la filière photovoltaïque mondiale. Tout le monde attend donc une revalorisation des cours des actions des industries concernées qui, c'est vrai, ont jusque là beaucoup souffert (LIRE).
Le 24 Septembre 2008.
-
Voir aussi : solaire
La Chine et Taiwan tirent vers le haut la croissance de l'industrie du photovoltaïque
Par Raymond Bonnaterrele 20 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Dans un marché global historiquement en croissance de 40% par an, le premier chinois et deuxième mondial du photovoltaïque, Suntech présente un Chiffre d'Affaires au deuxième trimestre en hausse de 51% après un premier trimestre lui même en hausse de 76%. Suntech qui affirme avoir une capacité de production de 660 MW à mi-2008, a revu ses prévisions de ventes de 530 à 550MW en 2008. Suntech confirme d'autre part sa projection de capacité de production annuelle de 1000 MW à partir de la fin 2008. Du côté de Taiwan les six grands producteurs de photovoltaïque que sont Motech, Gintech, E-Ton Solar, Sino-American Silicon Products, Sinonar et Green Energy, dont les trois premiers font partie du TOP-15 mondial, annoncent des Chiffres d'Affaires au premier semestre 2008 en hausse moyenne de 70%. Cette remarquable performance est due à la forte demande de l'Allemagne et de l'Espagne qui ont fait croître à la fois les volumes vendus et les prix de ventes moyens unitaires.
.
.
.
.
.
.
.
Le marché 2008 du photovoltaïque devrait donc afficher des performances de très bonnes qualités et tendre vers les 4,5 GW de puissance électrique vendue, soit une croissance de 60% par rapport à 2007 (2,8 GW). Le vote attendu par les Sénateurs américains de la reconduction des subventions à l'investissement, les contraintes légales imposant une part d'électricité d'origine renouvelable dans certains Etats américains, la reprise en 2009 des aides japonaises au photovoltaïque, devraient permettre d'assurer la croissance du Marché en 2009, malgré le désengagement partiel de l'Espagne. La baisse des prix annoncée ne semble toujours pas au rendez-vous, mais les énormes investissements industriels réalisés pour accroître les capacités de production, devraient amener les prix de marché à être enfin définis par la demande et non par l'offre.
Le 20 Septembre 2008.
-
Voir aussi : solaire
Photovoltaïque: le coréen LG Electronics rentrerait dans le capital de l'allemand Conergy
Par Raymond Bonnaterrele 11 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
D'après la porte parole de LG Electronics en Corée, son Groupe aurait l'intention de rentrer dans le capital de l'allemande Conergy, Société impliquée dans les énergies renouvelables principalement en Europe. D'après Die Welt Conergy voudrait se désengager de ses activités de production de panneaux solaires pour se focaliser sur la partie commerciale de l'activité. Cette information est cohérente avec le désir de Conergy, annoncé lors de la présentation des résultats du premier semestre 2008, de former pour ses unités de production de Frankfort un joint venture "avec un partenaire expérimenté et financièrement puissant". Conergy affiche des résultats semestriels en pertes de 67 Meuros, pour un chiffre d'affaire de 582 Meuros.
Il y a là sûrement, une opportunité pour le coréen LG de rentrer de plein pied dans l'activité photovoltaïque en Europe et d'accéder à des technologies éprouvées, mais non rentables en Allemagne.
Voir aussi : solaire
Les prix du photovoltaïque allemand ne décroissent pas assez vite pour un pays à faible ensoleillement
Par Raymond Bonnaterrele 10 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
La politique allemande de tarifs d'achat garantis de l'électricité d'origine photovoltaïque a été profondément revue cette année par le Bundestag avec des baisses programmées de 8 à 10% par an jusqu'en 2011 (LIRE). Mais malgré ces mesures le montant des subventions à cette forme d'énergie vont complètement déraper dans les années à venir. Pour une production d'électricité prévue en 2008 de 4,13 TWh, soit 10% de la production éolienne ou 0,83% de l'électricité allemande, le montant des aides tarifaires devrait s'élever à un milliard d'euros. Il est prévu que dans les années futures, compte tenu des engagements pris de politique de rachat des productions, ces aides pourraient atteindre plusieurs milliards d'euros, pour des fournitures qui représenteraient 2% à 3% de l'électricité allemande. Il est donc limpide que ces aides tarifaires élevées, nécessaires pour soutenir des productions de panneaux solaires chères (2900 euros par kW qui pourraient descendre à 2100 euros/kW en 2010) dans un pays à faible ensoleillement (900 heures par an à Berlin contre 2000 heures dans le Sud de l'Espagne), ne seront pas supportables indéfiniment par le consommateur allemand.
Il est donc impératif que les constructeurs allemands de panneaux photovoltaïques réduisent les prix de façon beaucoup plus importantes que prévu ou bien qu'ils envisagent d'implanter leurs panneaux dans des contrées plus ensoleillées.
Le 10 Septembre 2008.
Voir aussi : solaire
Les industriels coréens veulent monter dans le train du photovoltaïque
Par Raymond Bonnaterrele 10 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
La Corée est très en retard par rapport au Japon dans le domaine des industries photovoltaïques. Cette situation, dans un Marché appelé à un formidable essor, est considérée comme inacceptable par les instances au sommet gouvernementales et industrielles coréennes. La décision a donc été prise que le moment venu, des aides financières viendraient appuyer les efforts de Samsung, LG Electronics et autre Hyundai dans ce domaine. D'après un observateur des marchés coréens, la DisplayBank, les sommes investies pourraient se monter à 8 milliards de dollars pour atteindre une capacité de production coréenne de 2,6 GW en 2013. Les choix de technologies ne sont pas encore arrêtés par les deux grands de l'électronique coréenne, il semblerait cependant que les technologies en couches minces, pour des questions de coûts, aient leur préférence.
Il sera donc intéressant de suivre ce processus de rattrapage, exercice de "fine follower" dans lequel les industries coréennes excellent.
Le 10 Septembre 2008.
Voir aussi : solaire
Les prix de l'électricité d'origine photovoltaïque seront compétitifs dès 2010 en Italie et partout en Europe en 2020.
Par Raymond Bonnaterrele 6 septembre 2008 |
(4) Commentaires | Permalink
Une cinquantaine de managers des industries photovoltaïques du monde entier, s'est réunie à Valence (Espagne) à l'occasion de la 23ème Conférence Européenne sur le sujet, sous l'égide de l'European Photovoltaic Industry Association (EPIA). Elle a affirmé que les prix de l'électricité d'origine photovoltaïque arriveraient à parité (grid parity) avec les prix de détail de l'électricité des divers pays européens entre 2010 et 2020. Le plus précoce, en 2010, serait l'Italie où les prix de l'électricité sont deux fois plus élevés que les prix français. Puis viendrait l'Espagne (2012), l'Allemagne (2015) et donc la France vers 2020. Ces chiffres doivent être pris avec prudence, mais ils sont indicatifs des formidables réductions de coûts attendues pour les dix ans à venir dans ce secteur: elles vont être considérables! Les principaux ingrédients qui expliquent cette évolution prévisible sont les suivants:
- une concurrence acharnée des nombreux acteurs industriels asiatiques, américains et européens sur un marché mondialisé, où la spécialisation de sous-traitants sur une étape du processus permettra de tirer les prix vers le bas du composant intermédiaire (wafer, film transparent, verre conducteur, cellule, etc.)
- une formidable évolution des technologies que ce soit en Silicium cristallisé ou en couches minces (Si amorphe, CuIn(Ga)Se, CdTe, etc.)
- des procédés industriels en continu, adaptés aux productions de masse,
- l'absence de nuisances du processus de production d'électricité photovoltaïque (rejets, bruits) et de servitudes, sinon quelques lignes électriques, qui en font une technologie aisément acceptable et implantable un peu partout sous le soleil.
L'EPIA et ses invités en ont déduit que 12% de l'électricité européenne pourraient être d'origine photovoltaïque en 2020. Ceci correspondrait à 400 TWh d'électricité produite, soit une puissance installée de 200 GW pour un ensoleillement de 2000 heures par an. Ce score ne sera peut-être atteint que postérieurement à 2020, mais il est indéniable qu'une énergie alternative ne nécessitant ni subventions ni aides tarifaires présentera des arguments très forts pour s'imposer.
LIRE le très intelligent communiqué de l'EPIA.
Le 6 Septembre 2008
Voir aussi : solaire
Des nuages passagers sur le business du photovoltaïque européen ne retarderont pas la progression mondiale de la filière
Par Raymond Bonnaterrele 5 septembre 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
On le sait, les énergies renouvelables solaires et éoliennes sont des activités qui ne doivent leur survie qu'à des aides fiscales ou tarifaires permettant d'amortir des investissements trop lourds pour les MWh générés durant une période raisonnable d'amortissement. Cet état de fait sera financièrement de moins en moins lourd, au fur et à mesure des gains de productivités réalisés dans chacune des filières qui permettront de réduire les montants de ces investissements. Il y a peu à attendre du côté de l'éolien terrestre sinon par la future et lointaine mise en concurrence des constructeurs d'éoliennes. Il est illusoire de penser que l'éolien offshore résoudra ce problème, au contraire, il va l'aggraver en raison des investissements massifs nécessaires, disproportionnés par rapport aux gains de rendements énergétiques attendus. Seul le solaire photovoltaïque peut espérer de formidables réductions de coûts qui devraient amener un jour, le coût du MWh photovoltaïque à parité avec le MWh "charbon", chargé à 100% de ses droits d'émissions de CO2. La pérennité des aides fiscales ou tarifaires qui dépend du bon vouloir des politiques, est donc aujourd'hui vitale pour ces activités. Examinons les problèmes du moment sur les grandes zones économiques.
En Asie l'équation semble assez simple. Deux nations sont déterminantes: la Chine et le Japon. Elles disposent toutes les deux d'industries du photovoltaïque puissantes et ambitieuses, elles vont donc soutenir localement leurs industries respectives, par les aides financières nécessaires. En Chine les autorités communiquent sur leurs efforts dans les énergies renouvelables, c'est une arme de propagande politique qui tente de dissimuler la formidable pollution de ce pays. Au Japon les aides qui avaient été interrompues en Avril 2006, entraînant le déclin relatif de la filière photovoltaïque japonaise, symbolisé par le déclassement de SHARP derrière l'allemand Q-Cells en 2007, vont reprendre. Elles sont budgétées (31 milliards de Yens) par le METI en 2009 pour accompagner les lourds investissements de la filière.
Aux Etats-Unis les aides tarifaires fédérales à l'éolien et au solaire sont votées jusqu'à la fin de cette année. Compte tenu de l'importance accordée par l'opinion publique à la nécessaire progression des énergies renouvelables, ces crédits seront à coup sûr prolongés et probablement accrûs. De plus, de nombreux Etats veulent élaborer leur propre politique d'aide vis à vis des énergies renouvelables. Plusieurs envisagent d'instaurer des aides tarifaires à la mode européenne (Feed-in-tariff). De toute façon ils disposent d'une arme imparable, c'est celle de pouvoir fixer le pourcentage d'électricité renouvelable dans le mix délivré par les Sociétés de distribution. En Californie par exemple, le Renewable Portfolio Standard (RPS) fixe cet objectif à 20% en 2010 et un vote populaire va devoir se prononcer sur la "Proposition 7" qui veut pousser au delà ces limites, avec 40% d'électricité d'origine renouvelable en 2020 et 50% en 2025. Les Etats vont donc être poussés par l'opinion à exiger un accroissement de la part des énergies renouvelables dans le "mix" énergétique. Cela explique la forte demande des industries électriques de distribution pour financer de grandes installations solaires en Californie ou au Nevada par exemple.
En Europe, comme toujours, la situation est plus complexe. L'Espagne, numéro 2 et locomotive du solaire en Europe en 2007 et 2008, va décider de réduire ses aides à la filière photovoltaïque en 2009. Pour cela elle dispose de quotas d'autorisations administratives. Pour 2008 ils sont de 1000 MW mais ils pourraient être ramenés à 300 MW en 2009, au grand dam des industries américaines et chinoises qui sont fortement implantées en Espagne. L'Allemagne autour d'un flux de 1350 MW ne fera pas mieux en 2009. Alors les industriels comptent sur l'Italie et sur la France pour soutenir cette filière. Certains parlent de 1200 MW en Italie à l'horizon 2012. Rappelons que SHARP a choisi l'Italie, où les prix de l'électricité sont les plus élevés d'Europe, pour installer après 2010, sa future grande usine de production européenne. Enfin beaucoup comptent sur la France qui, encouragée par la baisse des prix des panneaux solaires, pourrait atteindre 500 MW en 2010. La décision d'EDF Energies Nouvelles de se diversifier dans le solaire va dans le sens d'une croissance du marché français.
Malgré les incertitudes européennes, la croissance de l'industrie photovoltaïque dans le monde qui a été jusqu'à présent de 40% par an, devrait se poursuivre au moins sur ce rythme dans les années qui viennent, tirée par les commandes de l'Asie et des Etats-Unis et encouragée par de formidables réductions de coûts, liées aux évolutions technologiques et à une concurrence internationale féroce. La course au volume et aux parts de marché des dix premiers acteurs mondiaux laminera les marges de manoeuvre des opérateurs de second rang qui devront se réfugier dans des niches à forte valeur ajoutée pour survivre (militaire, spatial, produits complexes).
Le 5 Septembre 2008.
-
Voir aussi : solaire