Dépôts de Brevets 2007: Matshushita Electric devance Philips
Par Raymond Bonnaterrele 27 février 2008 |
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La World International Property Organization (WIPO) a publié les lauréats 2007 en termes de dépôts de brevets.
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Bien que le nombre de Brevets déposés par Matsushita Electric soit en décroissance par rapport à 2006 c'est lui qui enlève la palme à Philips dont la baisse des dépôts annuels a été plus forte encore. Sur la troisième marche se trouve un allemand, Siemens, quoi de plus naturel?
Mais en quatrième position apparaît un Chinois, Huawei Technologies impliqué dans les équipements Telecom et dont les dépôts de brevets ont plus que doublé en 2007.
Les grands Groupes Japonais sont encore leaders dans le palmarès des Sociétés.
Par Nations c'est le trio USA, Japon et Allemagne qui mène devant la course. Loin derrière on remarque la Corée (passée devant la France) et la Chine dont les pentes des courbes sont en nette croissance. Les Pays-Bas fortement dépendants de Philips sont en baisse.
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Chaud, froid et électricité à tous les étages.
Par Patrick Reymondle 19 septembre 2007 |
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Solar turbine group, une Ong a mis au point un système peu coûteux (12 000 $) qui permet de fournir du froid, du chaud, ou de l'électricité.
la matière première est abondante, ce sont des pièces détachées automobiles.
L'efficacité du collecteur (un miroir parabolique) est évalué à 80/90 %, il permet un maximum de 800 W/m2 et 150°celsius.
Une petite découverte, à la portée de bien des endroits isolés, surtout dans le 1/3 monde, mais à terme sans doute dans beaucoup plus d'endroits, car les grands systèmes sont évidements, très dépendants des énergies fossiles, mais surtout la frugalité de ces systèmes, en font des éléments quasi éternels.
Une fois une main d'oeuvre d'entretien formée sur place, il n'y a pas de limite à l'auto-perpétuation...
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Chine : 30 % de renouvelable d'ici 2050
Par Patrick Reymondle 19 septembre 2007 |
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D'ici 2050 les énergies renouvelables pourraient représenter 30 % de la consommation d'énergie en Chine.
Cette ambition s'appuierait sur du petit hydraulique, du solaire et de l'éolien.
500 millions de KW seraient possible, d'autant plus possible que la Chine possède désormais un complexe "énergie renouvelable", que seul l' Allemagne peut distancer.
Pour le moment, le secteur est presqu' entièrement extroverti (près de 80 % des ventes se font à l'extérieur), mais comme l'on sait, le changement peut être très rapide.
On voit là aussi une vraie politique industrielle qui donne des résultats, et à terme un outil et un débouché phénoménal.
L'ouverture, c'est bien, mais à condition que ce soit les autres...
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Stockage de l'électricité.
Par Patrick Reymondle 10 septembre 2007 |
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La pierre d'achoppement pour la production d'électricité, c'est le stockage. On essaie de le faire sous d'autres formes : eau le plus souvent.
En Australie, on essaie une pile au vanadium.
Cette pile est désormais essayée depuis 4 ans.
Elle se recharge quasi instantanément et permet de réguler l'éolien et le solaire.
Deux réservoirs distincts contiennent une solution électrolytique, les deux liquides, une fois réunie fabrique de l'électricité, et se séparent dés qu'ils sont alimentés en électricité. La capacité est directement liée à la grosseur des réservoirs.
Le vanadium est un métal, qui s'utilise principalement pour les aciers spéciaux (acier au chrome vanadium).
On imagine sans peine la vision des compagnies électriques. Ils leur faut détruire au plus vite cette machine. Non mais sans blague... Faut vite faire passer ces fantaisies...
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Le projet hydrohélix.
Par Patrick Reymondle 9 septembre 2007 |
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Il existe en France un projet qui a quelques temps déjà. C'est le projet Hydrohélix, qui vise à produire de l'électricité grâce aux courants marins.
Dans ce projet, les "hydroliennes" sont fixées sur le sol sous marin, et totalement immergés.
Elles transforme l'énergie des vagues en électricité.
Cette technique est invisible, n'empêche pas la navigation, et est sans incidence sur les écosystème, à part sans doute pour éloigner les pécheurs.
On pense, avec 3 centrales exposées à des courants violents, produire 25 000 gigawattheures, soit 5 % de la consommation française.
On se souvient d'un autre prototype, très rentable, l'usine marémotrice de la Rance.
Elle continue sa vie honnêtement, sans avoir enfanté d'autre usine.
Le potentiel "hyrdolienne" des côtes françaises est estimé à 50 GW.
Assez pour être intéressant dans un panier énergétique. L'amortissement serait court. Et, on l'a vu pour la Rance, l'investissement est fait pour longtemps.
Canada et USA s'intéressent aussi à ce concept, voir on déjà leur propres produits.
Là aussi, affaire à suivre.
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Concurrence homme/ bétail.
Par Patrick Reymondle 22 juillet 2007 |
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L'américanisation des modes de vie est aussi synonyme de consommation de viande plus important. Viande de boeuf surtout. Si nos ancêtres consommaient peu de viande, celle-ci était de plus celle d'un animal recyclage : le porc. En effet si dans le porc tout est bon, le meilleur est qu'il se nourrissait des déchets variés.
Des chercheurs du National Institute of Livestock and Grassland Science (NILGS)
à Tsukuba, ont étudié le cycle de vie d'un animal de boucherie.
le rapport est sans appel, bien qu'on s'en doutait déjà un peu. Le ruminant type produit 4.5 tonnes de méthane pendant son existence, 2/3 des besoins en énergie concerne l'élevage, 80 % de certaines céréales servent à alimenter le bétail.
Les consommations d'eau, sont phénoménales, et les conditions de vie des animaux évoquent plus des camps de concentration qu'autre chose.
Les méthodes de l'agriculture biologique permettent de réduire notablement les déchets et rejets. Les transports intercontinentaux, sont d'un point de vue énergétique, aberrants.
Donc, ce rapport, déjà ancien est dénoncé. La concurrence animal / homme était déjà forte, et se rajoute désormais un jeu à trois : concurrence animal / homme /carburant.
Imaginez la conversation : "vous prenez un steack ? Non donnez moi plutôt dix litres d'éthanol "
Ne pas oublier aussi la responsabilité de certaines cultures dans des phénomènes de désertification : les troupeaux, éléments de prestige doivent être le plus grand possible. Quitte à tout détruire. Phénomène très accompli en Afrique et qu'on redoute en Amérique du sud.
Voir aussi : recherche | Réchauffement Climatique
Tata ne manque pas d'air...
Par Patrick Reymondle 18 juillet 2007 |
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Du nouveau coté indien, le groupe Tata va mettre -horreur- en vente une voiture :
- pas cher,
- consommant peu. Effroyable. De quoi couler n'importe quel groupe automobile essayant de faire de la marge sur ses gros véhicules plus assoiffés que gargantua et grandgousier réunit.
Il y a peu de temps, Tata reprenait les travaux de Guy Negre et de sa société MDI portant sur un moteur à air comprimé et un moteur mixte.
Le résultat semble donc être arrivé. Voitures légères (350 à 550 kilos), une consommation de 2 litres au cent et 35 g de Co2/km pour le modèle à essence (ou à huile). Le modèle à air comprimé lui, n'aurait donc qu'une autonomie de 80 km pour un temps de recharge de 5 heures 30.
La société Mdi, a longtemps patiné, faute de moyen. L'arrivée du partenaire Tata, lui a donné le bol d'air financier, quasi illimité, et le bouleversement de l'industrie automobile qui en résulterait serait phénoménal.
Il est à peu près certain que c'est le modèle mixte qui aura l'avantage. 80 kilomètres est vraiment très peu.
Rendez vous donc fin 2008. Cette voiture serait vendue au poids, fabriqué localement dans les locaux des concessionnaires. On voit donc que les paramètres de l'industrie automobile changent fondamentalement.
On voit aussi une perte totale de vision d'avenir de la part des industriels occidentaux, qui ont plus cherchés à écraser MDI qu'à savoir si la firme était dans le vrai...
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Allemagne : santé éclatante du renouvelable
Par Patrick Reymondle 17 juillet 2007 |
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Le complexe de l'énergie renouvelable sort de l'enfance en Allemagne. Atteignant déjà 13.3 % du total, pour 12.5 prévues en 2010, on voit que les prévisions sont dépassées et enfoncées, signe de l'éclatante santé industrielle du complexe.
Le phénomène devrait encore s'accentuer.
27 % en 2020, et 34 % en 2030.
Mais ce qui reste impressionnant est la vitesse de progression : plus 34 % l'an dernier. KOLLOSAL...
Ces nouvelles sont à mettre en parallèle avec les pleurs, les gémissements des industriels, particulièrement de ceux liés à l'énergie.
Mais le succès pourrait aussi être plus KOLLOSSAL encore. En effet, cette production, couplée à un effort intense d'économie d'énergie pourrait amener les énergies renouvelables, bien au delà des 50 %, et à l'autonomie (sauf transport) bien plus tôt que prévu.
Mais cela irait à l'encontre d'une tendance vieille de deux siècles : sources d'énergies bon marchés, intenses, et centralisées. Là, le modèle serait la proximité, la décentralisation, et finalement l'énergie bon marché car elle deviendrait une dépense d'investissement (qu'on aurait donc tendance à réduire) et non plus une dépense renouvelable, à l'infini...
70 % de la production d'éoliennes est de plus, exportée. sachant qu'en Allemagne, certains secteurs (éoliennes offshore) ne sont pas développés, faute de moyens, en main d'oeuvre TRES qualifiée, et tout bonnement, parce que l'on arrive peu à satisfaire la demande existante, sur les technologies existantes.
Simple affaire de volonté et d'investissements.
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Le Tartuffe : l'énergie verte...
Par Patrick Reymondle 5 juillet 2007 |
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L'ouverture des marchés entraine une nouveauté : on peut s'encquérir de l'origine verte, ou non de l'électricité consommée, en s'abonnant à un fournisseur ad hoc.
La tartufferie n'a d'égale que la suffisance d'Al Gore, qui lui même se gave de 220 000 kwh/an.
En effet, avant de parler "d'électricité verte", il est beaucoup plus important, facile et rapide de parler de négawatt.
Le potentiel d'économie d'énergie est phénoménal, et c'est en faisant appel à se potentiel qu'on a brisé la tendance à la hausse pendant la décennie 1975-1985, en se hâtant de l'abandonner aprés, sous pression des lobbys énergétiques.
C'est dans ce sens que va le CLER :
"les énergies renouvelables n’ont pas de sens si c’est pour gaspiller
l’énergie."
En attendant, CLER et le WWF vont mettre en place le label EVE, chargé de labelliser les offres réellement vertes.
Il faut bien le reconnaitre, celle-ci n'existent pas à l'heure actuelle en France.
Toujours est il que faire appel à ces offres est sortir du marché réglementé, et que des hausses violentes de tarifs sont à craindre...
De plus, la ligne ne fait pas le tri entre le courant non électronucléaire et le nucléaire...
Bonne tartufferie, donc. La solution ? Réduire les consommations, passer à la maison passive, bioclimatique ou de n'importe quel nom qu'on l'appelle... C'est la seule solution vraisemblable, mais infiniment douloureuse aux lobbys, qui rigole bien quand on parle "d'électricité verte" (elle leur va tout à fait, le bal continue).
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Jaurès Alferov : l'avenir est solaire.
Par Patrick Reymondle 2 juin 2007 |
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Le prix Nobel de physique, Jaurès Alferov, en visite à New Delhi, est on ne peut plus clair : pour l'humanité, le futur sera solaire, à savoir "la transformation de l'énergie du soleil à partir de batteries solaires et d'hétérostructures siliciques et semiconductrices". Pour lui, cette énergie évincera à terme l'électronucléaire, qu'il voit comme une énergie transitoire.
Pour lui aussi, il est clair que l'effort et les fruits de la recherche se trouveront en Asie, par l'importance des budgets, et le nombre de chercheurs, ainsi que par leur compétence. Mais, on peut noter quand même des différences d'approches significatives : les recherches chinoises sont menées à grande échelle, pour l'Inde, le pays a le vent en poupe dans les domaines des technologies semiconductrices, de physique des semiconducteurs, la microélectronique et l'optoélectronique.
Si l'on voit les panneaux solaires, atteindre en cette fin de décennie, une viabilité économique, le processus n'en est visiblement qu'à ses débuts. On voit aussi des différences fondamentales dans l'organisation des enseignements. L'université technique de Madras est constitué de 270 campus et de 500 000 étudiants. On voit qu'en matière scientifique, l'occident a du souci à se faire.
Source : Ria Novosti.
Voir aussi : actualités | histoire des inventions | recherche | solaire
L'Alberta : déplétion et remise en question
Par Patrick Reymondle 23 mai 2007 |
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L'Alberta a été longtemps "le" pôle du libéralisme au Canada. Celui est gavé de ressources par la nature est peu enclin à partager. Cela s'est vu avec la Grande-Bretagne Tatchérienne, avec les provinces sécessionistes boliviennes, avec le secteur pétrolier Vénézuelien... Et puis la roue tourne. Soit le retour de bâton est politique, soit il est géologique. Si l'Alberta est bien pourvu en pétrole non conventionnel, l'exploitation est délicate. Délicate parce que si les réserves sont immenses, elles ne sont pas aisément exploitable.
En effet, pour 10 tonnes de sable, il y a une tonne de pétrole. Jusqu'à maintenant, on injecte de l'eau chaude dans le sable pour liquéfier le pétrole. Le Gaz canadien y passe en grandes quantités (et s'y épuise).
Directement on consomme 1 baril de Tep pour en produire 3, et avec les consommations connexes, on arrive à 2 pour 3. Les mines, sont, à l'heure actuelle, trés gourmandes en énergies fossiles... Main d'oeuvre qui se déplace, engins de chantiers, etc... On est loin du rapport initial de récupération du pétrole : 1 baril de tep dépensé pour 100 produites. Aujourd'hui, avec l'Alberta, on est dans un autre ordre de grandeur, discutable, il est vrai, mais en tout état de cause, trés défavorable 2 pour 3, dans le pire des cas. 1 pour 3 dans le meilleur... Pour les pétroles de l'Alberta, le grand voisin du sud aimerait bien voir une substitution des champs de l'Alberta, aux champs saoudiens. Mais les mentalités changent à une vitesse phénoménale, aucun pays producteur n'a envie de suivre le contre-exemple britannique, le divorce Canada/Usa dans l'appréciation de l'exploitation est désormais visible à l'oeil nu.
Voila pour les données du problèmes.
source : reuters
Voir aussi : actualités | recherche | énergie fossile
La queue du requin
Par Patrick Reymondle 16 mai 2007 |
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La queue du requin est le fruit de plusieurs millions d'années d'expérimentation, et donc, s'avére trés efficace. Sinon le requin ne serait plus.
Aujourd'hui, on veut utiliser une queue de requin bionique pour produire de l'électricité en mer.
Une firme australienne (biopower) a étudié la question et se propose de la construire.
Articulé sur un axe rotatif, la queue suit le mouvement de la mer, et absorbe l'énergie de flux er reflux, il n'y a pas de structures rigides, et en cas de courants trop violent, s'allonge sur le sol.
Peu de résistance à la force du courant, une emprise réduite au fond des mers, premiers prototypes en 2008, commercialisation possible 2009.
Les points d'ancrage seront réduits (le socle ne nécessite qu'un série de boulons), réduisants d'autant les frais de génie civil. La production peut théoriquement atteindre de 200 à 500 KW, contre 300 à la plus grande centrale (Hammerfest) existante.
Il n'y a pas de problème d'énergie, seulement des hommes politiques trop influencés par des lobbys.
En ce qui concerne les usines marémotrices, celle de la Rance est en France l'usine électrique la plus rentable, et elle est dix fois mois puissante qu'Hammerfest...
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Allemagne : excédent toujours
Par Patrick Reymondle 11 mai 2007 |
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Alors que le capitalisme anglo-saxon s'enfonce dans les déficits extérieurs, dans l'effondrement de l'investissement productif, qui atteint, là aussi des niveaux de ridicule jamais encore vus, même à la période pré-révolution industrielle, l'Allemagne et le capitalisme rhénan affichent des records, pratiquement chaques mois.
Il est curieux d'abord que nos Jt préférés nous présentent d'ailleurs les pays ultra-excédentaires comme "attardés"et ceux ultra-déficitaires comme "dynamiques".
Le dynamisme de production est allemand. Sa spécialisation ancienne (la machine outil et l'équipement industriel) fait que ses productions sont sans égales dans le monde, donc, indépendantes du prix, mais sa spécialisation nouvelle (les énergies renouvelables) marche aussi trés fort. A tel point que les firmes germaniques n'essaient pas de développer des nouveaux produits, car elles n'arrivent pas à faire face aux commandes de leurs produits précédemments développés. C'est le cas d'Enercon, fabricant d'éoliennes, qui a décidé de mettre "sous le coude", la recherche et la fabrication d'éoliennes off-shore. Le manque de main d'oeuvre, à tous niveaux, dans la construction, et à la production, explique cette carence. (Qui a dit qu'il fallait flexibilité et précarité ?)
Les exports se chiffrent à 84 milliards d'euros, les imports à 65.5, l'excédent est de 18.5 milliards.
Autre différence KOLOZZALE : l'investissement industriel. Alors qu'il s'effondre dans les pays anglosaxon, il flambe au Japon et en Allemagne.
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Forêt : améliorer la valorisation
Par Patrick Reymondle 25 avril 2007 |
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Que ce soit l'IVALSA (institut de la valorisation du bois) en Italie, ou des études, des essais parues en France, toutes disent la même chose. La biomasse de la forêt, en pleine reconstitution et expansion est mal exploitée en Europe. En effet, la plupart de la biomasse est abandonnée sur place ( branches, feuilles, écorces) et pourraient donner lieu à valorisation soit en carburant, soit en combustible.
Ceci, sans que cette exploitation remette en cause la forêt. En effet, l'usure des sols est peu à craindre, si on ne fait pas
de coupes à blanc, et il est à noter, que ce genres de forêts, s'est justement reconstituées sur des terres ruinées, ravinées, à partir du début du 20°siécle.
Mais les études les plus pensées et les plus poussées, incitent à dire que la finalité de la forêt doit être le carburant et non le chauffage. En effet, le chauffage peut être réduit à la portion congrue, tandis qu'il n'existe que peu ou pas d'alternative au carburant pour le transport (du moins à l'heure actuelle). La rentabilité de ce secteur, doit désormais se penser dans une économie locale. Seront rentables les entreprises locales, dés qu'il y a éloignement, celle-ci devient vite inexistante. Mais c'est un problème que l'on connait bien en économie agricole.
Les carburants seront donc locaux...ou point...
Voir aussi : actualités | bio-carburants | recherche
Coercition automobile
Par Patrick Reymondle 22 avril 2007 |
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Les émissions de Co2 des voitures neuves devaient passer en 2012 à moins de 120 g au kilométre, selon l'accord volontaire passé avec les constructeurs, d'abord européens, ensuite asiatiques japonais et coréens). Comme cet accord n'a strictement aucune chance d'être respecté, on va donc légiférer.
Ces objectifs correspondait à des véhicules diesels consommant 4.5 litres au cent, et des véhicules essence en consommant 5.
Le problème est que les voitures les plus puissantes, sont les plus gourmandes, et les plus émettrices de co2. Pour ne pas les citer : Mercedes, Audi, Porsche, BMW, Jaguar et Land Rover. Seuls Fiat, Renault et Peugeot-Citroën sont en mesure de respecter ces normes, avec une moyenne de 140 en 2008, contre 172.5 en 2006, pour les autres constructeurs, et les progrés sont infinitésimales (-0.5 %).
Donc, on fera un étiquetage, des incitations fiscales, des efforts de recherche (publiques ou subventionnés) destiné à ramener ce chiffre à 95 en 2020.
Là, le clivage est net entre constructeurs : "Une source italienne a confié : "Nous ne voulons pas financer les voitures
allemandes, voraces en carburant"."
quand au président de Toyota, : ""Des questions globales telles que la réduction des émissions de CO2 et la
préservation de l'énergie exige davantage qu'une technologie améliorée".", il est plus explicite encore.
Sont incriminés ces salauds de consommateurs, accusés de vouloir des véhicules de plus en plus puissants et dotés de plus en plus de tout, mais l'objection essentielle, est que l'on se garde bien de lui proposer un "minimum automobile", à l'instar de citroën et de sa deux chevaux, et ce, sous le prétexte "qu'il n'en veut pas". Et quand on le fait, comme c'est le cas pour la Logan Renault, c'est à son corps défendant...
Là aussi, est utilisé le sempiternel argument, il ne sert à rien que les européens fassent des efforts, alors que les autres... Moralité : on en vient à espérer que le pic oil soit bientôt là, ou déjà passé pour mettre tout le monde d'accord, et accélérer le changement technologique.
Ce qui est remis en cause, c'est la démocratisation de l'automobile, par la montée des gammes.
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Sénat Français : on gamberge aussi
Par Patrick Reymondle 21 avril 2007 |
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Si les problèmes énergétiques ont été quasiment absent, ou traité cavaliérement durant la campagne présidentielle, la veille de ce premier tour, un rapport du sénat prouve que l'ampleur de la crise à venir est clairement mais encore partiellement perçue.
- tout d'abord le pic-oil, à l'image du sénat américain, le sénat français en accepte l'idée... pour 2030, ce qui avec 143 milliards de tonnes à extraire (2003), pour 130 déjà extraites, donne un espoir forcené dans les nouvelles découvertes, estimées à 140 milliards... Ce qui est totalement éloigné des découvertes effectuées depuis 1980, fort modestes. La simple lecture de ces chiffres donne 2005, plus peut-être 2 ou 3 ans.
là aussi, l'évidence à du mal à se faire jour. Une assemblée aussi vieille espére forcément que le changement ne la concernera pas...
- Ensuite, pour une génération qui avait totalement sous estimé les énergies nouvelles, elles sont acceptées comme une évidence. Même plus d'objections techniques, la seule inconnue est la date de maturité des énergies renouvelables, variable selon les secteurs.
- les seuls freins sont des freins de mentalités, l'éolien particulièrement, qui choque les gens sa la présence, mais aussi de main d'oeuvre, mais aucune n'est à négliger. Le point est seulement mis sur leur faible poids actuel. Est négligé complétement que c'est ce faible développement qui rend certaines énergies irréguliéres, ce qui permet d'instrumentaliser cette irrégularité. L'éolien est irrégulier à l'échelle d'un petit pays, mais stable sur un grand, où l'éolien serait correctement developpé, ce qui n'est pas le cas, même de l'Allemagne actuelle. Par contre, une bonne appréciation des potentiels est fait. 50 % de rendement espéré pour le photovoltaïque, par exemple.
La mise en place est désormais une simple affaire de volonté politique.
"Quel que soit l'intérêt pour l'économie
mondiale de la croissance du commerce international, il n'est plus possible
d'en asseoir les règles de fonctionnement sur le seul système de
diminution des barrières tarifaires et contingentaires." Voila pour l'OMC...
Voir aussi : actualités | recherche | énergie fossile
Rapport du Sénat II
Par Patrick Reymondle 19 avril 2007 |
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Le rapport du sénat, prévoie aussi de sécuriser les approvisionnements : politique du gros bâton, par le contrôle du détroit d'Ormuz. Là, on se demande si nos sénateurs voient clairs : la présence massive occidentale en générale et américaine en particulier dans le golfe, nuie autant, qu'elle assure l'approvisionnement...Assister aussi la Russie dans la modernisation de ses raffineries.
le point suivant seul apporte un peu de fraicheur :
ACTION SUR LA DEMANDE... Enfin...
Et notamment RELANCE des économies d'énergies, façon
polie de dire qu'on les avait complétement abandonné depuis 20 ans... Données révolutionnaires :
- modernisation de l'industrie,
- économies d'énergies du bâtiment (construction et réhabilitation),
- optimisation des normes et de l'utilisation des appareils électroménagers,
- réduction des consommations des véhicules à 3 L/100 km pour une puissance réduite...(Exit le 4X4 urbain).
On note aussi :
- diversification des sources d'énergies fossiles,
- subventions et recherches,
comme on le voit une approche trés classique... Et trés peu dévoilée... peut-être parce qu'elle marque la fin du libéralisme économique ?
Voir aussi : actualités | bio-carburants | recherche | énergie fossile
Rapport du Sénat
Par Patrick Reymondle 19 avril 2007 |
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Rapport d'information n°105, déposé le 24 novembre 2005 : "La hausse des prix du pétrole : une fatalité ou le retour du politique".
Ce rapport est éloquent, public, il est une mise au point qui met à plat tous les risques. Pourtant, il n'a guère été relayé par les médias.
Liste, non exhaustive, des risques :
- risques de conflits,
- risques pour la croissance mondiale, les tensions ne peuvent être réduites qu'en limitant la consommation.
Il est noté que la consommation du pétrole contribue au réchauffement climatique (on peut voir, dans cette allégation aussi, la volonté d'instrumentaliser ce changement climatique, ce qui est reproché à Al Gore).
- L'offre de pétrole ne pourra satisfaire une demande (2030) comprise entre 115 Mbj et 138 Mbj. De plus, tous les producteurs n'ont strictement aucun intérêt à augmenter significativement leur offre. (Pourquoi vendre bon marché, ce que l'on peut vendre cher ?).
- Concurrence (forcément déloyale) des nouveaux pays consommateurs.
- Selon le sénat, le marché pétrolier est incapable de s'autoréguler.
En conséquence, l'intervention de la puissance publique est nécessaire et vitale. Elle consiste :
A) améliorer l'information des marchés (là, je me demande à quoi cela va servir ? et de plus, il apparait difficile d'avoir une vraie information : tout le monde ment),
B) renforcer la transparence des marchés papier (là, on est dans l'idéologie pure, les marchés étant internationaux, on s'aligne sur le plus opaque et le plus menteur),
C) meilleure utilisation des stocks stratégiques : c'est bien, mais ils ne sont pas éternels, non plus,
D) aprés le verbiage des points A, B, et C, on atteint le point crucial : investir pour augmenter l'offre. Seulement, comme les pays producteurs ne semblent pas vouloir réellement l'augmenter et que les compagnies pétroliéres ont des bénéfices dont ils ne savent que faire, ce point atteindra vite ses limites. Mais le rapport du sénat ne s'arrête pas là...
Voir aussi : actualités | bio-carburants | recherche | Réchauffement Climatique | énergie fossile
Macadam
Par Patrick Reymondle 17 avril 2007 |
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L'invention de Lord Macadam changea les vies. Aujourd'hui, on n'imagine pas les temps de transports, ni les conditions de vie de nos ancêtres pas si lointain. Pas de routes, pas d'échanges, pas de surplus à expédier, et en cas de mauvaises récoltes pas de secours à attendre. Il était plus facile de faire 1000 kilométres en navire que 10 par les mauvaises routes. Les rares auteurs populaires du 18°siécle en parlent comme d'un problème lancinant. La moindre voie d'eau utilisable était dotée d'un port. Paris et Orléans étaient des ports importants. La découverte de Macadam permit de doter le pays de routes en bon état, toujours
praticables. Aujourd'hui, néanmoins se pose la question, avec l'enchérissement du coût de l'asphalte, du simple maintien du réseau actuel. Beaucoup de voies rurales ont été laissé à l'abandon, et on assiste au recul, plus ou moins marqué, des voies. Je me rappelle avoir mesuré la rétractation d'une route : un mêtre de chaque coté, en une vingtaine d'années. Un maire m'avait, à l'occasion parlé d'un nouveau procédé, plus économique (de moitié) et surtout, sans dérivé de pétrole. Prudent, il attendait que les autres tentent l'aventure pour tester la fiabilité, mais en attendait beaucoup (les routes sont en communes rurales une charge trés lourde). Ce nouveau bitume (Végécol), semble tenir ses promesses. Bonnes performances mécaniques dans de nombreuses applications (routes, parking, pistes cyclables), en utilisant les granulats locaux (limitant donc les frais de transport), et ne nécessitant une température d'application de 110°, au lieu de 150. Transparent, la pollution visuelle est nulle, comme la pollution d'ailleurs (pas d'utilisation de procédé pétrochimique). Une invention qui si elle tient ses promesses, aura de grandes répercussions.
Voir aussi : actualités | histoire des inventions | recherche
Toits en collecteurs solaires
Par Patrick Reymondle 16 avril 2007 |
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La firme CORUS, veut transformer les toits d'acier en capteurs solaires. Elle en étudie la possibilité avec les universités de Bath, Bangro et Swansea. En effet deux options existent pour le solaire, produire beaucoup avec des petites surfaces (voie qui permet avec des prototypes d'avoir des taux de récupération de 40%), soit se contenter de rendement bien moindre (de l'ordre de 5 %)et de compenser ces rendements par un coût au M2 bon marché, en utilisant de vastes zones de récupération, comme les toits d'usines. En effet, depuis la fin de l'amiante ciment, au moins dans les pays de l'Ocde, le matériel privilégié dans la construction industrielle, c'est l'acier. Le fibro-ciment, tel qu'il a été essayé (sans amiante) se révèle de
basse qualité (il devient trés vite poreux), et capter l'énergie avec des toits d'acier permettrait une utilisation rationnelle de ces espaces. Seraient utilisées les DSSC (dye-sensitised semi-conductor), sous forme de revétement sérigraphié, ou en spray.
Production espérée : dans 5 ans.
Voir aussi : actualités | recherche | solaire
Energies renouvelables : l'heure de la maturité II
Par Patrick Reymondle 20 mars 2007 |
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La production d'électricité d'origine renouvelable s'est, dans la dizaine d'années écoulée (1995-2005) considérablement développée en europe. La Production électrique est passé de 2630 TWh à 3201 TWh, soit une augmentation de 2 % l'an pour un montant global de 21 %.
Il faut le rappeler, une grande partie de cette période n'a pas été propice aux énergies renouvelables : jusqu'en 2001, le prix de l'énergie fossile était bas, voire même trés bas, ces industries, à peine balbutiantes. pour étudier par sources d'énergies, on voit des différences importantes.
- le fossile, produit 1733 TWh en 2005 contre 1400 en 1995 (2.2 % par an et presque 24 en tout) et mais il y a une évolution, plus souvent gaz, que pétrole, et un charbon moins utilisé. En 1995, le "nec plus ultra" était le gaz.
- le nucléaire lui est passé de 863 TWh à 963, mais, sa production est en baisse depuis l'année dernière, cela représente une hausse de 1.2 % l'an et au total 11.5 %, le déclin, au moins relatif du nucléaire est enclenché.
- l'hydraulique, victime de l'air du temps (il demande des investissements au long cours) a vu sa part décroitre : 317 TWh contre 328 en 1995. Dans cette statistique, la politique anti hydraulique se dévoile de façon criante.
- l'éolien se développe fortement de 3.9 à 69.1, soit 1770 % d'augmentation, on voit donc une filiére qui a fini sa gestation, son développementse réduit en % mais augmente en valeur absolue.
- la biomasse passe de 21.6 à 69.9, ce qui dénote une meilleure exploitation et une meilleure mise en valeur, elle ne devrait pas se développer outre mesure, étant donné qu'elle est concurrente, vis à vis d'autres utilisations.
- le solaire devient perceptible (de 0.052 à 1.291), il a entamé, lui, sa gestation et devrait arriver à maturité bientôt, encore plus vite que l'éolien.
- la géothermie a plus de mal à percer, ses progrés se manifestent aprés 2000 seulement.
- les dechets (non renouvelables) passent eux de 8.6 à 30.6 TWh.
On s'aperçoit que dans ces consommations, le fossile et le non renouvelable a progressé de 465 TWh, passant de 2271 à 2736, le renouvelable, lui passe de 358 à 464. la progression en % est désormais plus élevé pour le renouvelable que pour le non renouvelable, bien que l'hydroélectricité ait été idéologiquement, délaissée. (30 % contre 20.5%) dans un contexte qui fut largement défavorable, pendant longtemps.
Source edf, observ'er
Voir aussi : actualités | géothermie | recherche | solaire | énergie fossile
Pause détente...
Par Patrick Reymondle 16 mars 2007 |
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Je dois dire que mon article précédent m'a beaucoup esbaudi.
Elle me rappelle une blague soviétique de la grande époque.
Un jour un diplomate est invité à l'académie des sciences à une remise de médailles.
Les invités officiels arrivent, puis les dignitaires vedettes, bardés de médailles.
Le diplomate demande à son voisin :
- qui est-ce ?
- c'est Wladimir Telephonoff, l'inventeur du téléphone,
puis
- qui est-ce ?
- Automobilski, l'inventeur de l'automobile,
ainsi de suite, jusqu'à ce que paraisse l'invité vedette, celui là couvert de médailles en tout genre et des deux cotés, accueilli dans un respect scrupuleux,
- et celui là ?
- Inventeurskaïa, il a inventé les inventeurs...
Mais je suis content, je vois qu'un inventeurskaïa vient de refaire sa découverte. Un effort de recherche au niveau nucléaire va être fait... A l'heure où on se gargarise de la "mondialisation", surtout pour imposer des politiques de regression aux salariés, visiblement les importants avaient oublié que la dite mondialisation impose aussi un effort de recherche et d'investissement important (et investissement s'entend en termes physiques, par des mouvements de papiers)...
Superphenix, une vache sacrée, fermée aprés bien des débats, certitudes dogmatiques, propos politiques peremptoires, qui cachaient une perte de compétivité par l'aggressivité, une perte de connaissance par la devanture des experts.
Ce ne sont pas les experts et les productifs (ingénieurs, techniciens, ouvriers) mais les manipulateurs de symbole (sportifs, comédiens, pdg par exemple) qui dominent à l'heure actuelle, d'autant mieux payé que totalement inutiles à la société...
Voir aussi : recherche
Photosynthèse artificielle
Par Vincent Phlippoteaule 5 mars 2007 |
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Une équipe de chercheurs de l'université de Kyoto
a développé un matériau qui pourrait être utilisé pour reproduire à bas
coût la photosynthèse.
A grande échelle, il y a donc possibilité de recréer ce que fait la nature (les plantes): transformer le CO2 de l'Air en sucres, à l'aide de la lumière. Ce la permettrait donc par exemple:
1. absorber le CO2. Il faudra donc placer ce système proche des sources importantes de CO2 (qui est un gaz à effet de serre). Les lieux privilégiés sont donc les usines, etc ... où la concentration de CO2 peut être importante. L'utilisation "embarquée" dans les transports est aussi envisageable.
2. produire des sucres, transformables facilement en éthanol par exemple, et donc en carburant.
Pour arriver à ce résultat, cette équipe utilise du dioxyde de manganèse très pur, dispersé en particules de taille de plusieurs nanomètres, permettant de rendre ce matériaux très réactifs pour la photosynthèse (jusqu'à 300 fois plus que la photosnthèse naturelle selon les auteurs).
L'utilisation de Manganèse a le gros avantage de donner un produit bon marché, au vu du faible coût de la matière première (quelques EUROS par kg).
Il reste donc à certifier le procédé et à le rendre opérationnel au point de vue industriel.
La découverte est en tous cas très prometteuse !!
Au point de vue de la toxicité du Manganèse:
Ben, oui, il faut bien se poser la question !
Le Manganèse est un oligo-élément nécessaire à l'homme, mais qui peut devenir toxique en trop grande quantité.
"Les besoins journaliers pour un adulte sont de 2 à 3 mg. La limite de sécurité définie par l’Afssa (Agence française de sécurité sanitaire) est de 4,2 à 10 mg par jour. Un excès de manganèse se traduit par des troubles du système nerveux." (source: wikipedia)
Il n'y a donc pas a priori de toxicité, ce qui est un atout très intéressant !
Sources:
ADIT
page du Dr. Koyanaka (en Japonais)
Wikipedia
illustration: Free Public Domain Photo Database, PD Photo.org
Voir aussi : actualités | recherche | Science | solaire
Centrale electrique d'un nouveau genre
Par Patrick Reymondle 25 février 2007 |
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Une nouvelle sorte de centrale electrique s'annonce. Il s'agit de centrales de stockages, sous forme d'air comprimé.
Explication du fonctionnement. Aux heures creuses, la centrale stocke l'énergie sous forme d'air comprimé, puis à l'aide de ce stock, on fait tourner des turbines en heures pleines. Jusque là, on butait sur le rendement : 60 %, pour 1 Kwh acheté, on en produisait au maximum 0.6 Kwh.
Cette solution était idéal pour rentabiliser par exemple des centrales nucleaires, qui ne sont profitables qu'en base.
De plus, on a découvert qu'en chauffant l'air détendu, grâce à une chaudière à biomasse, le rendement passait à 0.96 % soit 0.96 Kwh pour 1 Kwh d'électricité consommé en heure creuse.
Donc, cette technologie (association avec des chaudiéres à biomasse de 12MW) pourrait voir une application industrielle dès 2009.
Deux conséquences en découlerait alors :
- une bonne part du parc de centrales, serait, à terme inutile, on utiliserait mieux un outil plus restreint,
- les travaux de Guy Négre sur le moteur à air comprimé, butait aussi sur ce maigre rapport, il travaillait depuis quelques temps déjà, non plus sur un moteur à air comprimé seul, mais sur un moteur mixte thermique/air comprimé. On voit donc que le même principe, appliqué sur deux finalités entièrement différentes peut donner de bons résultats (au moins dans un cas).
Voir aussi : actualités | histoire des inventions | recherche
Barrages : défaut d'investissement
Par Patrick Reymondle 22 février 2007 |
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Je reviendrai ici sur deux articles :
- le bénéfice "historique" d'Edf,
- les signes de vétustés sur ... 200 barrages en France sur un total de 450 dépendant d'EDF. Depuis les années 1960, les taux globaux d'investissements décroissent, pour ne pas dire s'effondrent dans les pays anglo-saxons auquel se joint la France.
Les barrages aux USA, notamment les aménagements de la haute vallée du Tennessee sont à l'abandon depuis les années 1960 : il fallait "faire des économies", pour payer la guerre du viet-nam.
On s'aperçoit que pour dégager un bénéfice bidon, Edf s'est contenté de ne rien investir. Que représentent 5.6 milliards d'euros par rapport à 200 barrages en souffrance ? Rien, absolument rien. On voit bien ici, que le taux de rentabilité sur longue période est donc insignifiant...
De plus, Edf n'est pas le seul propriétaire de barrages, il en est de nombreux qui sont propriétés soient de compagnies des Eaux, d'autres sociétés... Or, quand est il de manière générale ? Simple, une sous évaluation des risques, une surestimation totale de leur bon état, et on s'aperçoit une défaillance totale de la gestion financière de ces sociétés : des barrages totalement à détruire et à refaire, et aucune provision effectuée (ce qui est gros pour des sociétés privilégiant, soit disant, leur "prudence"), ou alors tellement symbolique qu'elles en sont risibles.
La faute ? Une gestion financière qui ne s'intéresse guère, ou pas du tout à l'économie réelle, et qui prépare comme on l'a vu, des catastrophes financièrement ruineuses et humainement sanglantes.
500 millions d'euros pour 200 barrages pour la période 2007-2011 soit 100 millions par an... 500 000 euros par barrage/an, est-ce par modestie ? En réalité, une simple mesure cosmétique d'autojustification. Aux Usa, on est beaucoup plus clair : la catastrophe de la Nouvelle-Orléans sera réléguée au niveau des chiens écrasés à la moindre embrouille dans la haute vallée du Tennessee.
Voir aussi : actualités | recherche
Wind Night Project
Par Hubert Thieriotle 15 février 2007 |
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Un défaut important de l'énergie éolienne reste l'aspect "volage" de sa puissance produite notamment en raison des conditions météos variables. L'énergie électrique étant difficilemnet stockable, cela impose pour répondre à la demande, de lancer par intermittence des centrales conventionnelles (type turbines à gaz, centrales à charbon). Le bilan CO2 de l'énergie éolienne ne peut plus, dés lors être considéré comme nul (en étant un tant soit peu pragmatique).
Un projet nommé "Night Wind" associant Hollandais, Danois, Bulgares et
Espagnols se propose d'apporter un début de réponse à ce problème.
L'idée est simplissime: utiliser l'énergie éolienne produite la nuit,
soit une période de faible demande en électricité, pour refroidir des
entrepôts frigorifiques de l'ordre de 1°c en dessous de leur
température usuelle. La journée, alors que la demande est supérieure,
les entrepôts laissent la température remonter jusqu'à la température
initiale.
Plus précisément, un algorithme sera chargé la journée, de déterminer à
chaque instant l'emploi idéal de l'énergie éolienne: soit vers le
refroidissement de l'entrepôt, soit à la revente sur le réseau.
L'avantage certain est le coût quasiment nul d'une telle idée.
La recherche porte notamment sur:
-l'aspect économique d'une telle démarche
-l'algorithme d'intégration dans le réseau électrique (choix de la destination...)
-la préservation de la qualité des produits congelés lors des fluctuations de températures
Un projet de démonstration est prévu pour le second semestre 2007 aux Pays-Bas.
Pour donner un ordre de grandeur, l'énergie "stockée" (je préfère dire
"mise en cache"...) pour une amplitude de 1°c sur tous les entrepôts
américains correspond à 900 GWh soit 2 heures de la consommation
électrique américaine (source: After Gutenberg).
Je pense que ce type de projet dépasse le cadre même de l'éolien dans
la mesure où une demande constante en électricité (ça reste utopique,
j'en conviens) engendrerait bien des avantages (CO2 mais également les
problèmes de pannes...) même sans éolienne.
+ d'infos sur la page officielle du projet.
Avis sur le nucléaire II
Par Patrick Reymondle 7 février 2007 |
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Je redonne la parole à un autre internaute :
Effectivement, les réserves d'uranium sont limitées (environ 60 ans), mais :
-le prix du combustible intervient très peut dans le cout de
l'électricité nucléaire (un doublement du prix de l'uranium entraine
une augmentation de 5% du prix du kWh).
-l'approvisionnement est très diversifié, garant de stabilité, contrairement aux combustibles fossiles.
-l'électricité nucléaire est trois fois moins chère que l'éolienne, 10 fois moins chère que le photovoltaÏque.
-En utilisant des surgénérateurs (type Superphénix) on passe à 4000 ans
de réserves (efficacité de l'uranium x 60) ou 16000 ans en utilisant le
thorium, 4 fois plus abondant que l'uranium.
Pour respecter le protocole de Kyoto sans pénurie d'électricité, il faudra construire 2 reacteurs EPR par an en France en remplacement des 54 centrales actuelles qui arrivent en fin de vie.Pour rappel en Europe, l'arret du nucléaire équivaudrait à 300 millions de tonnes de CO2 de plus par an, à comparer à la réduction de 100 millions de tonnes par an necessaire au respect de Kyoto.
Je rappelle ma réponse précédente : le surgénérateur est une technologie dans les limbes encore. Superphénix était un nanard éternellement en panne, il est deux fois plus rentable d'investir dans les économies d'énergie que dans une centrale. Aujourd'hui encore, j'ai vu une dame se servir de moults ampoules électriques classiques... L'éclairage constitue encore 15 % de la consommation des ménages. Et je rappelerais mon article précedent.
De plus, sans le désarmement de la guerre froide, sans les stocks, les centrales nucléaires actuelles, seraient en grande partie ni plus, ni moins qu'à l'arrêt, faute de combustible.
Et il arrive au nucleaire, ce qui arrive à toutes les sources d'énergies : les premieres sont faciles à exploiter et à bas coût (énergétique aussi, 1 kw dans l'extraction permet d'en produire 10), maintenant, ce bon temps est fini, on serait aujourd'hui, plus prêt de 3 pour 10, et le ratio monte sans cesse.
Question : peut on compter la filiére nucléaire comme "propre" si elle consomme de plus en plus d'énergie fossile ?
Autre question : les accidents graves, genre tchernobyl, three miles island sont certes rares, mais arriveront un jour, certainement. Quel sera le coût pour la collectivité ? inchiffrable...
Voir aussi : actualités | recherche
Avis sur le nucléaire
Par Patrick Reymondle 7 février 2007 |
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je donne la parole à un internaute :
Effectivement, les réserves d'uranium sont limitées (environ 60 ans), mais :
-le prix du combustible intervient très peut dans le cout de
l'électricité nucléaire (un doublement du prix de l'uranium entraine
une augmentation de 5% du prix du kWh).
-l'approvisionnement est très diversifié, garant de stabilité, contrairement aux combustibles fossiles.
-l'électricité nucléaire est trois fois moins chère que l'éolienne, 10 fois moins chère que le photovoltaÏque.
-En utilisant des surgénérateurs (type Superphénix) on passe à 4000 ans
de réserves (efficacité de l'uranium x 60) ou 16000 ans en utilisant le
thorium, 4 fois plus abondant que l'uranium.
Pour respecter le protocole de Kyoto sans pénurie d'électricité, il
faudra construire 2 reacteurs EPR par an en France en remplacement des
54 centrales actuelles qui arrivent en fin de vie.
Pour rappel en Europe, l'arret du nucléaire équivaudrait à 300
millions de tonnes de CO2 de plus par an, à comparer à la réduction de
100 millions de tonnes par an necessaire au respect de Kyoto.
Ce point de vue est tout à fait respectable mais me semble faux. Voila pourquoi.
Selon l'institut IEER, une étude parue le 4/05/2006, la France peut :
- sortir du nucleaire en 40 ans et réduire ses emissions de CO2 de 40 %. Cette sortie se ferait progressivement par la fermeture des centrales arrivant en fin de vie,
- on passerait quasi systèmatiquement à la maison passive,
- le développement des energies solaires, eoliennes et hydraulique assurerait une partie de la production électrique, et les centrales au gaz, le reste.
- l'éolien, notamment maritime peut fournir 30 % de l'electricité, au prix du nucleaire aujourd'hui.
- des normes sévères permettent de réduire la consommation automobile à 2.4 litres au cent.
Ce point de vue est celui de l'IEER.
Je ne compte pas non plus les frais de démantelement de centrales (le coût du démantelement de Brennilis est 5 fois plus élevé que prévu) et les frais de stockage pour... 100 000 ans ?
De plus, superphénix était un nanard éternellement en panne, et la technologie pour surgénérateur est loin d'être préte...
Voir aussi : actualités | recherche
Centrales nucleaires : où est le pib ?
Par Patrick Reymondle 2 février 2007 |
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Eh, non, le compte n'y est pas. J'ai beau recompter...
Le réacteur EPR de Flamanville coutera 3.3 milliards d'euros. La même somme dans les économies d'énergies ou énergies alternatives "produirait" deux fois plus d'électricité et créerait ... 15 fois plus d'emplois...
Toujours le même débat, on privilégie une "création" fictive de pib, avec de grosses usines de gros budgets.
Alors que le nucléaire en France est déjà hypertrophié.
Même les plus ardents défenseurs du nucléaire disent que plus de 50 % d'électricité nucléaire est aberrant. Les centrales nucléaires ne sont rentables qu'en base, (soit environ 50 % de la production) et non en semi base.
A cela rajoutons 12 centrales destinées à l'export (à prix de long terme, bradé) 4 centrales destinées à la filiére nucleaires cela fait 16 sur 58...
Quant est ce qu'un homme politique dira qu'on a vu trop grand ?
Personne, mais le plus marrant n'est pas là. On ne produit à l'heure actuelle que 60 % de l'uranium pour les centrales existantes, pour le reste on puise dans les réserves civiles et militaires. Etat des lieux :
- Le producteur canadien a vu ses mines inondées : il voudrait bien, mais il peut point ;
- les russes sont assez peu sensibles à la question environnementales, mais leurs reserves sont petites, ils se les reserveront dans l'avenir : ils voudraient bien, mais peuvent point ;
- les australiens détenteurs des plus grosses réserves eux, c'est plus simple, ils ne veulent point.
Seule solution pour la filiére nucleaire : que le réchauffement climatique désertifie complétement l'Australie, obligeant la population à l'exode et permettant d'exploiter tranquillement ses réserves, tout en y fourguant ses déchets...Non, je rigole... Enfin, pas beaucoup, pas tant que ça...
Voir aussi : actualités | recherche | énergie fossile
Orénoque : des Milliards en Réserves II
Par Patrick Reymondle 20 décembre 2006 |
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Les pétroles bruts lourds étaient réputés inexploitables à des coûts de production acceptable.
L'essor rapide de la production liée aux bruts lourds de la ceinture de l'Orénoque nous prouve le contraire.
En effet, forer est un exercice courant, notamment en matière géothermique.
On peut prèlever un fluide, le faire circuler, le renvoyer, tous exercices qu'un foreur exerçant en géothermie connait bien. D'ailleurs les connaissances en forage, actuellement utilisées en géothermie nous viennent souvent de ... l'exploitation pétrolière.
On s'attendait à des coûts d'exploitation délirants pour la ceinture de l'Orénoque. Ils se situent à 15 dollars le baril. Soit même un coût assez bas. Pourquoi ? le seul problème technique finalement dans l'Orénoque, ne concernent pas le pétrole, mais la plaine alluviale humide. C'est le cauchemar des foreurs qui préfèrent de loin un sol dur et compact. Le sol compact et dur est, de loin le paradis du foreur qui veut descendre loin.
Le reste consiste à construire des usines pour injecter des fluidifiants et récupérer le résultat de cette fludification. C'est vrai qu'on est pas dans le cas de pétrole qui jaillit sous pression et qui souvent conduit au gaspillage des gaz de torchage.
Le forage en biais et à l'horizontal et lui connu dès les années 1950. Et se révèle plus efficace pour extraire le brut qu'un puit classique.

