Tous les taxis de New York City devraient être hybrides en 2012
Par Raymond Bonnaterrele 19 juillet 2008 |
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Avec la montée des prix de l'essence à plus de 4 dollars le Gallon, la plupart des dix mille taxis new-yorkais ont vu leur marges quotidiennes qui étaient de l'ordre de 100 dollars par jour s'effondrer à 30 dollars environ. Le maire de la ville, M. Bloomberg, ne veut pas leur accorder le droit d'appliquer une surcharge carburant de 1 ou 2 dollars par course. Cependant une catégorie de chauffeurs de taxis sauvent les meubles: ce sont les 1300 propriétaires de taxis hybrides déjà en service à New York. Ce nombre devrait croître de 300 par an grâce à un effort de Nissan qui a promis 200 modèles Altima hybrides, GM et Ford qui de leur côté accordent 50 exemplaires chacun (une vraie misère). En 2012 les taxis devront pouvoir parcourir au moins 30 miles par gallon (moins de 7,8 litres aux cent kilomètres) ce qui implique qu'ils soient hybrides. A la cadence de livraison actuelle il n'est pas nécessaire d'être un grand mathématicien pour voir que l'objectif 2012 ne sera pas tenu.
L'offre de modèles économes aux USA, fait vraiment défaut, mais la pression de la demande est tellement forte que cette offre verra bien un jour son aboutissement. Les grands constructeurs américains ont vraiment accumulé un retard considérable dans la technologie hybride, par rapport au leader Toyota et son suiveur Honda.
Le 19 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Il faudra 15 ans et 200 milliards de dollars pour rendre les véhicules à pile à combustible compétitifs estime le NRC.
Par Raymond Bonnaterrele 18 juillet 2008 |
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Malgré les énormes travaux de recherche et de développement menés dans le monde et plus particulièrement au Japon, la technologie des piles à combustibles a beaucoup de mal à monter à bord d'un véhicule (Honda va produire 200 véhicules hors de prix en trois ans, LIRE). Ce constat que tout le monde peut faire, en listant les espoirs déçus par les technologies de PAC durant les 40 dernières années, a été réalisé dernièrement par le National Research Council américain (LIRE). Cet organisme de l'Académie des Sciences, qui est chargé de la définition des grandes orientations de l'Administration américaine en termes de recherche ne perd cependant pas espoir. Il préconise de poursuivre les efforts de R & D dans ce domaine et il estime qu'il faudra investir dans les 15 ans à venir 55 mrds de dollars pour l'Administration et 145 mrds de dollars pour l'industrie privée, afin d'aboutir en 2023 à un véhicule compétitif produit à plusieurs millions d'exemplaires.
Il est une certitude: la technologie des PAC aura une possibilité de s'imposer le jour où l'homme saura produire et distribuer de l'hydrogène à bon marché et en grandes quantités. C'est une condition nécessaire non satisfaite à ce jour. Il n'est pas évident qu'elle le sera dans 15 ans.
Requête: Messieurs du gouvernement qui gérez nos maigres deniers, oubliez donc la PAC et ses mirages! Financez en attendant une recherche de pointe sur la synthèse à moindre coût et en grandes quantités de l'Hydrogène, en évitant impérativement de partir du méthane! La source d'énergie primaire privilégiée pourrait être l'énergie solaire et partez du principe que les prix des cellules photovoltaïques seront divisés par 10 ou par 20 en 10 ans.
Le 18 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Al Gore lance un défi: 100% de l'électricité US d'origine renouvelable d'ici à dix ans!
Par Raymond Bonnaterrele 18 juillet 2008 |
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Dans un discours prononcé à Washington, Al Gore a lancé un défi à la future Administration des Etats-Unis: sortir des solutions qui échouent et lancer un grand programme pour que 100% de l'électricité américaine soient d'origines renouvelables (solaire, éolienne, géothermique) d'ici à 10 ans. Il compare un tel projet au programme Apollo de Kennedy qui en 1969, a voulu que des astronautes américains marchent un jour sur la Lune. Il part d'un constat très sombre (crise financière, crise de l'énergie, conflits en Irak et en Afghanistan, réchauffement climatique) pour justifier une nouvelle approche plus radicale des problèmes américains. Mais "promettre quelque chose pour dans 40 ans n'a aucune signification pour le public", affirme-t-il. Il faut donc un programme plus ambitieux, sur 10 ans, qui nécessiterait la reconstruction complète du réseau électrique, sur l'ensemble du territoire, pour relier entre elles toutes les sources d'électricité renouvelable. Il faut lancer un vaste programme de véhicules électriques (Plug-in) et modifier les modes d'imposition: "nous devons taxer ce que nous brûlons et non pas ce que nous gagnons". Il cite en particulier une phrase choc d'un dirigeant de l'OPEP: "L'âge de pierre ne s'est pas terminé par manque de pierres".
Il est très peu probable que dans 10 ans l'électricité américaine soit totalement d'origine renouvelable, mais la radicalisation du propos montre que ce genre de discours a un certain écho au sein de la population américaine qui se met à douter de l'avenir de son pays. N'oublions pas que Gore est d'abord un homme politique qui se positionne ainsi dans la partie la plus radicale du Parti Démocrate.
LIRE le discours d'Al Gore sur son Blog.
Le 18 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Le DOE américain sponsorise une multitude de petits projets de biocarburants de deuxième génération
Par Raymond Bonnaterrele 16 juillet 2008 |
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Dans la multitude des procédés permettant de passer d'une fibre de lignocellulose à un carburant liquide ou liquéfiable et pouvant être utilisé pur ou mélangé à un carburant classique, à ce jour, aucun des procédés ne se démarque nettement. Ce foisonnement de voies possibles de natures thermiques, chimiques ou enzymatiques, souvent couplées, est clairement illustré par le très grand nombre de nouveaux projets aidés par le Department of Energy américain (FIG.). Cette carte illustre la pluralité des projets qui sont aidés par l'Administration, à hauteur de 60 à 80% des dépenses. Ces procédés sont souvent complexes, lents et de faibles tailles. Ce dernier point est du à des raisons d'approvisionnement en matières premières et de logistique. De ce fait, les investissements rapportés aux volumes produits annuellement sont généralement élevés: entre 3$ et 5$ par gallon/an soit 140$ à 210$ par baril/an. Compte tenu de ces contraintes, il est possible que les futurs procédés qui seront les plus utilisés seront les plus simples, faciles à conduire, avec peu d'effluents et utilisant des matières premières locales agricoles ou de types déchets municipaux. Ce ne sont pas ces productions qui sauveront la planète. De plus grandioses réalisations nécessiteront d'immenses ressources boisées couplées à des logistiques complexes. Seules les industries du bois et de la pâte à papier auront les moyens d'organiser ce genre d'unités industrielles en nombres très limités parce qu'en concurrence avec l'industrie du papier existante. Elles seront alimentées par les sous produits du sciage par exemple. Elles non plus ne sauveront pas la planète. Dans l'élaboration des mix énergétiques futurs il est donc prudent de ne pas surpondérer l'apport des biocarburants de deuxième génération, même si le Président Bush est convaincu de l'inverse.
Le 16 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Royal Dutch-Shell monte en puissance dans les biocarburants de deuxième génération
Par Raymond Bonnaterrele 16 juillet 2008 |
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Royal Dutch-Shell est un Groupe qui articule sa politique dans les biocarburants en la basant sur des partenariats avec des Sociétés susceptibles d'apporter des avancées technologiques significatives. On l'a vu investir dans le développement et l'industrialisation de procédés de synthèse chimiques avec l'allemand Choren (LIRE), dans l'étude de l'exploitation des algues avec Cellana (LIRE), il annonce maintenant sa montée dans le capital, à hauteur de 50%, dans le canadien IOGEN. Cette Société dont l'activité avait fait l'objet d'un mémo sur ce blog (LIRE) développe un procédé enzymatique de conversion de la cellulose en alcool qui repose sur une première phase originale d'explosion des fibres à la vapeur d'eau. Ce traitement des fibres de lignocellulose présente l'intérêt de simplifier les phases de traitement enzymatique ultérieures et d'améliorer leur rendement de conversion. La montée de Shell dans le capital de IOGEN devrait permettre à cette Société canadienne d'accélérer vivement son passage à une phase industrielle.
Le 16 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Les cinq objectifs énergétiques majeurs de la Grande-Bretagne définis par Gordon Brown.
Par Raymond Bonnaterrele 15 juillet 2008 |
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Au sommet de l'Union pour la Méditerranée Gordon Brown a prononcé un discours très clair sur les moyens à mettre en oeuvre pour que la Grande-Bretagne puisse atteindre ou dépasser les objectifs d'émissions de CO2 européens de 2020. (Ce discours est disponible sur le site du 10 Downing Street, LIRE). IL propose cinq grands chapitres:
- le développement et l'industrialisation de véhicules hybrides, Plug-in hybrides et électriques pour pouvoir atteindre une moyenne d'émissions de CO2 de 100g/km. Ces véhicules devraient être, d'après lui, produits en Grande-Bretagne;
- améliorer l'efficacité énergétique dans les foyers et au travail. Il propose l'instauration d'un taux de TVA réduit sur les produits conduisant à des économies d'énergies;
- une renaissance de l'énergie nucléaire en collaboration avec la France ou par la suite avec tout autre partenaire candidat;
- une expansion massive des énergies renouvelables dont le barrage de la rivière Severn (FIG. et qui est un fleuve en français) qui pourrait fournir 5% de l'électricité britannique;
- un encouragement au développement et au déploiement du CCS (Carbon capture and storage) sous formes de subventions à une douzaine de projets de démonstration d'ici à 2015.
Ce programme pragmatique, hiérarchise bien dans quel ordre d'importance les sujets doivent être abordés.
Le 15 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Snecma et GE prolongent leur alliance dans CFM et annoncent un nouveau moteur plus économe
Par Raymond Bonnaterrele 14 juillet 2008 |
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A l'occasion du Salon de Farnborough l'américain General Electric et le français Snecma (Groupe Safran) ont annoncé la signature du renouvellement de leur accord de coopération 50/50 dans CFM jusqu'en 2040. Tous les moteurs de poussée entre 18000 et 50000 livres seront développés dans le cadre de CFM. Ils ont de plus annoncé le développement d'un nouveau moteur pour les avions mono couloirs, le LEAP-X dont les essais de qualification sont programmées pour 2012 et la certification attendue pour 2016. Ce moteur devrait consommer 16% de carburant de moins que les meilleurs moteurs de CFM d'aujourd'hui. Ces progrès seront obtenus en travaillant sur la définition du coeur du moteur.
La gamme de moteurs civils de Snecma et General Electric s'étend du SaM 146 avec 15000 livres de poussée au plus gros moteur actuel le GE 90 qui peut atteindre 115000 livres de poussée et qui équipe les B777. L'accord CFM prévoit que tous les moteurs de poussée entre 18000 et 50000 livres seront développés dans le cadre de CFM, ce qui exclut les gros moteurs. Par exemple le moteur pour l'A380 est un moteur GE-Pratt et Whitney, le GP7200 de 80000 livres de poussée.
Les progrès attendus dans le LEAP-X sont des retombées des travaux des maisons mères sur le coeur du réacteur (FIG. I) à savoir le compresseur, la chambre de combustion et la turbine haute pression. Ces travaux font l'objet d'études chez GE dans le cadre du programme "eCore" qui comporte l'utilisation de nouveaux matériaux tels que les céramiques à matrice composite (CMC) qui peuvent supporter les températures extrêmes dans les turbines et des alliages en aluminure de Titane (Ti-Al). L'objectif est de réduire la masse du moteur de 180kg.
Les recherches dans les nouveaux matériaux et leur mise en oeuvre, l'optimisation des procédés de combustion et de refroidissement vont permettre d'alléger et de faire progresser encore les rendements des moteurs de l'aviation civile. Ces progrès alliés à l'aérodymamisme et à l'allègement des avions ainsi qu'à l'optimisation des procédures de vol et d'atterrissage peuvent permettre d'espérer une réduction continue des consommations de carburants par l'aviation civile dans le monde, malgré l'accroissement du trafic.
Rappelons l'objectif d'Airbus qui, par ces progrès technologiques et l'utilisation d'avions plus gros et donc plus économes par km x passager, dans le cadre d'une politique de transport plus efficace de "Hub to Hub" (FIG. II), est de réduire de plus d'un tiers les consommations moyennes par km x passager de la flotte d'avions en 2026 (FIG. III) en la portant à 3 litres de kérosène aux 100km x passager en 2026. Ce plan ayant été établi en 2007 par Airbus avant la folle envolée des prix des carburants, il est possible que ce plan de réduction des consommations soit accéléré en raison de l'arrêt par les compagnies aériennes des avions les plus polluants et consommateurs de kérosène. Les grandes compagnies aériennes américaines estiment leur réduction de consommation de kérosène pour 2009 à plus de 100 mille barils par jour soit aux environs de 8%
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Le 14 Juillet 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Boeing: trafic passager en croissance annuelle de 4% d'ici à 2027
Par Raymond Bonnaterrele 12 juillet 2008 |
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A l'approche du Salon Aéronautique de Farnborough qui alterne tous les deux ans avec celui du Bourget, Boeing vient de publier sa vision à 20 ans du trafic aérien mondial. Pour ce très grand de l'aéronautique, contrairement à l'opinion éclairée de certains sympathiques intervenants sur ce blog, le nombre de passagers devrait poursuivre une croissance de 4% par an. En raison d'une meilleure capacité d'emport des aéroplanes, le nombre d'avions en service devrait croître de 3,2% par an (FIG.). L'allongement moyen des trajets devrait faire croître le trafic aérien, mesuré en passagers x kilomètres, de 5% par an (Airbus avait prévu 4,9%). Celui du transport de marchandise exprimé en tonne x kilomètres devrait pour sa part, croître de 5,8% par an qui est la valeur prévue également par Airbus. En raison des contraintes environnementales Boeing pronostique une forte réduction de la part des petits avions régionaux, au profit d'avions mono couloirs plus économes en carburant par passager x kilomètre. En 2027 82% de la flotte sera constituée d'avions plus économes en carburant et qui n'existent pas aujourd'hui.
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Pour ce constructeur le marché des nouveaux avions d'ici à 2027 représentera 29400 exemplaires avec une très large part (65%) constituée par les avions mono couloirs (FIG.II, partie bleue clair). Il est intéressant de comparer ces chiffres à ceux d'Airbus (2007-2027) qui voit moins d'avions mono couloirs (16620), un peu moins de doubles couloirs (5944) et beaucoup plus de gros transporteurs (1698). Ces chiffres expriment la différence d'approche marketing entre les deux Groupes, l'un croyant encore aux vertus du "point to point", l'autre plus sensible aux contraintes énergétiques et écologiques favorisant une approche de "hub to hub" à l'aide de très gros porteurs plus économes en carburant.
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Pour un marché global de 3200 milliards de dollars, c'est l'Asie qui sera le plus gros acheteur avec 38% de parts de marché, suivie de l'Europe et les ex pays soviétiques (25%) et de l'Amérique du Nord (23%) (FIG. III).
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Ces prévisions de Boeing qui sont à la baisse en nombre d'avions en service à l'horizon 2027 par rapport aux précédentes, supposent que les compagnies aériennes disposeront des ressources financières suffisantes pour pouvoir investir dans de nouveaux modèles aux capacités d'emport accrues et aux consommations de kérosène réduites. Elles sont très divergentes de celles d'Airbus sur la part des très gros porteurs, signe d'un manque de sensibilité du Marketing américain aux problèmes d'énergie et de réchauffement climatique dans les années à venir. Il faut espérer que Boeing soit tout de même en train d'étudier le remplaçant du B747.
Le 12 Juillet 2008.
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Les parlementaires européens votent massivement pour mettre le transport aérien sous quotas d'émissions de CO2
Par Raymond Bonnaterrele 10 juillet 2008 |
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Le Parlement européen vient de massivement voter (640 pour, 30 contre, 20 abstentions) une proposition voulant inclure le transport aérien dans le système européen d'échange de quotas d'émissions (ETS) dès 2012. Les parlementaires proposent de réduire les plafonds d'émissions des compagnies aériennes de 3% dans un premier temps, puis de 5% en 2013. Le rapporteur du projet a évoqué la nécessité par la suite, d'étendre ce projet aux Etats-Unis par un accord international. Pour que ce projet devienne une règle européenne il faut qu'il soit approuvé par le Conseil.
En des périodes de cours du kérosène au plus haut, de fragilisation des Compagnies aériennes, de rationalisation des parcs d'avions et de suppressions de lignes desservies, sans parler de la moribonde Alitalia, il faut reconnaître que ce projet européen ne pouvait pas émerger à un pire moment pour la profession. Quand à la généralisation du dispositif aux Etats-Unis, il faudra sûrement attendre longtemps une meilleure conjoncture. Le plus urgent, pour le bien être de la planète, est de rationaliser les flottes européennes, à l'aide d'avions modernes moins énergétivores. Il n'est pas évident qu'une charge financière supplémentaire sur les Compagnies aériennes, fragilisant plus particulièrement les Groupes européens, soit la meilleure méthode pour accélérer ce mouvement vertueux.
Le 10 Juillet 2008
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Alcoa accroît ses productions d'Aluminium en Islande à partir d'électricité d'origine géothermique
Par Raymond Bonnaterrele 9 juillet 2008 |
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Alcoa un des grands mondiaux de l'Aluminium avec Rusal et Alcan, est traditionnellement la première Société américaine importante à publier ses résultats trimestriels. Ses productions trimestrielles d'Aluminium de première fusion ont dépassé le million de tonnes (FIG.) à 1030 milliers de tonnes, grâce à la montée en production de sa nouvelle usine islandaise qui utilise de l'électricité d'origine géothermique. Une partie des Islandais manifeste contre les usines d'Aluminium implantées sur leur île, elles sont pourtant infiniment moins polluantes que leurs homologues chinoises qui produisent dans des équipements "soviétiques" le tiers de l'Aluminium mondial à des prix non compétitifs et aux émanations sûrement corrosives. Les prix moyens de vente de ce métal par d'Alcoa se sont accrûs de 9% par rapport au trimestre précédent, à 3,06 dollars le kilogramme. Accroissement des volumes produits et des prix de ventes conduisent à des résultats financiers qui devraient être bien reçus par les milieux boursiers.
Le 9 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Les américains découvrent que leur pays peut accomplir de formidables réductions d'émissions de gaz à effet de serre
Par Raymond Bonnaterrele 7 juillet 2008 |
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Un sondage mondial qui demanderait quel est le pays qui sans effort particulier, sans altération profonde de son mode de vie, peut réduire son gaspillage énergétique et ses émissions de gaz à effet de serre plébisciterait, sans contestation possible, les Etats-Unis. Mais voila les "American Citizens" ne se sont pas encore totalement convaincus de cela. Un indice: je n'ai pas encore trouvé de courbe publiée par un organisme officiel américain montrant une décroissance nette soit des consommations d'énergie ou de carburant ou d'émissions de gaz à effet de serre (GES). Mais les mentalités basculent et certains "audacieux" publient même des thèses en disant que finalement ce ne serait pas très difficile de faire des progrès et de montrer l'exemple. C'est le cas de Nicholas Paul Lutsey qui dans sa thèse pour l'obtention d'un Doctorat de Philosophie en Californie a étudié l'impact de l'application des technologies existantes sur les réductions d'émissions de GES dans divers secteurs de l'économie américaine, en se focalisant plus particulièrement sur les transports. Et voila-t-il pas qu'il montre que les émissions de gaz des véhicules légers américains vont se stabiliser rapidement puis décroître(FIG.)
La Référence (courbe noire en continu) est la prévision (?) de l'Annual Energy Outlook 2008 de l'Energy Information Administration. Lutsey déduit de cette courbe les économies provenant de plusieurs actions dont la probabilité d'application est très élevée telles que:
- les progrès de rendement énergétique des véhicules américains de 20% (incremental fuel efficiency) avec des améliorations sur la combustion, la transmission, l'injection directe, etc.;
- les réductions de consommation de 10% (on road efficiency) avec des pneus à faible force de frottement, un air conditionné optimisé, etc.;
- l'utilisation de 13% d'éthanol dans l'essence
- le changement de fluide caloporteur dans les systèmes d'air conditionné,
- l'introduction des véhicules hybrides (10% en 2018, 50% en 2023 et 90% en 2027)
Avec ces cinq familles d'actions Lutsey arrive à la courbe rouge d'émissions de GES par les véhicules légers. Finalement il a fait le travail que raisonnablement l'EIA aurait du faire avant de publier sa stupide courbe noire.
La courbe bleue préfigure pour lui ce qu'apporteraient les innovations non programmées pour rejoindre l'objectif de 2050 de 80% des émissions de 1990.
Avec la réduction des ventes de 4X4 et la réduction du nombre de trajets actuellement observés et non pris en compte dans ce travail, il est même raisonnable de penser que le petit accroissement d'émissions au delà de 2008 de cette courbe n'aura pas lieu.
En conclusion, ce travail montre que les américains stimulés par la hausse des prix des carburants et la menace d'un changement climatique, qui pour eux est synonyme de tornades dans le Golfe du Mexique, ont amorcé la décroissance du gaspillage énergétique qui caractérisait leur mode de vie. Il n'y a aucune raison que ce peuple civilisé n'adhère pas à un objectif raisonnable de maîtrise de ses dépenses énergétiques et de ses émissions de gaz à effet de serre.
Le 7 Juillet 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Les objectifs européens environnementaux doivent être définis en tenant compte des échecs ou des progrès technologiques
Par Raymond Bonnaterrele 6 juillet 2008 |
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La réunion de Saint-Cloud qui a réuni les ministres de l'énergie et de l'environnement européens pendant trois jours sous la présidence de J.L. Borloo vient de mettre en lumière les difficultés de mise en cohérence des règles d'applications qui détermineront les avancées attendues. La Commission s'est par exemple fait sèchement contrer sur l'objectif qui impose d'arriver à "10% de biocarburants en 2020", alors qu'un petit futé a trouvé que dans le texte initial il était demandé "10% de carburant d'origine renouvelable". En dehors du problème de sémantique qui fait le bonheur de l'avocat Borloo, c'est toute l'incompétence de la Commission dans le domaine qui est mise à jour. La remise en cause de la pertinence des biocarburants, panacée il y a dix huit mois, n'a pas été intégrée par le Commissaire Pielbags et son équipe. Cela suppose que les textes fixant les normes ou leurs décrets d'application doivent être en permanence actualisés en tenant compte des progrès et des échecs technologiques. Que signifient 10% de biocarburants pour un véhicule électrique?
Il est pourtant un exemple à suivre, c'est celui de la Californie qui dispose d'une équipe de très grande compétence au sein du CARB (California Air Resources Board).
La Californie fixe des objectifs aux grands constructeurs de véhicules en leur disant voila quel doit être votre mix produit à tel horizon de temps (LIRE). Elle avait introduit dans un premier temps un document irréaliste qui supposait un lancement industriel à grande échelle de véhicules à pile à combustible. Constatant l'échec de la démarche elle a publié au printemps dernier une nouvelle version de son Zero Emission Vehicle Program (ZEV), en introduisant les véhicules électriques (FIG.) ou CITY VEHICLE dans la catégorie GOLD comme une alternative au véhicules de type Fuel Cell qu'elle a conservé dans son tableau. On peut constater d'un premier coup d'oeil que la règle californienne est un peu plus travaillée et un peu plus adaptable dans le temps que les stupides "10% de biocarburants européens". Les biofuels y sont mais à côté des véhicules hybrides, des Plug-in hybrides et des 100% électriques. Ce tableau explique pourquoi tous les constructeurs automobiles présents en Californie vont sortir leur petit véhicule électrique pour 2012.
L'incompétence de la Commission européenne de l'énergie, la propension des Etats membres de l'Europe à contester tout ce qui les contraint et à se chamailler entre eux pour des questions de gros sous, la confusion entre politique énergétique et politique de l'environnement laissent peu de place à l'optimisme. L'absence de cohérence des politiques énergétiques entre la France et l'Allemagne donne du champ à la Commission pour raconter n'importe quelle fable, au mépris des évolutions technologiques du moment, qu'elle est inapte à comprendre.
Le 6 Juillet 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Prévisions japonaises: chute du marché du photovoltaïque, ascension des marchés des batteries et des LED
Par Raymond Bonnaterrele 5 juillet 2008 |
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Fuji Keisai est une Société qui réalise des études prospectives sur les marchés de divers types de produits au Japon. Elle s'est intéressée récemment à certains marchés autour des énergies renouvelables et des réductions de consommation d'énergie. Elle a fait émerger de ses études trois points majeurs: tout d'abord une réduction du marché du photovoltaïque provoqué par la chute des prix provenant des nouvelles technologies photovoltaïques en couche mince et d'une croissance plus faible du marché pour les systèmes résidentiels, déclenchant une vive concurrence. FK voit le marché japonais passer de 149 milliards de yens (diviser par 100 pour l'avoir en dollars) à 117 milliards de yens en 2016. Par contre elle voit des marchés en plein boom pour les batteries au Lithium, tirés par les véhicules électriques ou plug-in hybrides, qui atteindraient 111 milliards de yens en 2016. Multiplication par 2,4 par rapport à 2008. Elle anticipe également un formidable essor de l'éclairage par LED qui supplantera les tubes fluorescents dès 2011et dont le marché atteindra 42 milliards de yens en 2015.
Ces prévisions qui peuvent bien sûr être toujours challengées, ne concernent que le marché japonais. Il est clair que des investissements de capacité de production de cellules photovoltaïques de l'ordre du gigawatt s'adressent au marché mondial. Les Sociétés japonaises exporteront une large partie de leur production en attendant d'investir à l'extérieur du Japon. On sait que Sharp a l'intention de venir produire un jour en Europe et qu'il aurait choisi l'Italie comme base de sa future gigantesque unité de production (LIRE).
Le marché des batteries pour véhicules électriques ou plug-in hybrides va s'emballer avec la demande de véhicules plus économes en carburants. Par contre les fournisseurs japonais de batteries et leurs sous-traitants qui ont la quasi exclusivité de la compétence mondiale, vont subir une forte pression de la part des constructeurs américains de voitures pour venir produire localement. C'est donc toute la filière amont de production de matériaux pour batteries qui devra suivre. Si l'Europe le veut elle pourra avoir la même exigence, encore faudrait-il qu'elle pose le problème. Mais en a-t-elle les capacités intellectuelles et surtout les connaissances technologiques de base?
Le 5 Juillet 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Etats-Unis: la consommation en produits pétroliers en net recul sur les quatre premiers mois de l'année
Par Raymond Bonnaterrele 5 juillet 2008 |
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Les Etats-Unis consomment près du quart des produits pétroliers de la planète. Une grande partie de l'évolution des cours du pétrole et donc de la santé économique du monde, en ces périodes de tension des marchés et de financiarisation des cotations, dépend du comportement au quotidien du consommateur américain et de sa maîtrise du gaspillage. Les données mensuelles de l'Energy Information Administration qui font autorité, montrent qu'en cumulé depuis le début de l'année, les ventes à fin Avril de produits pétroliers avaient baissé de 3,4% par rapport à celles d'il y a un an. En terme de flux quotidien moyen, compte tenu de l'année bissextile, les ventes se sont élevées à 19851 milliers de barils par jour contre 20722 milliers de barils/jour à fin Avril 2007 soit une baisse de 4,2%. En corrigeant ces consommations des volumes d'éthanol utilisés dans les raffineries, en croissance de 20% à 547 mille barils/jour en moyenne, les volumes de purs produits pétroliers vendus sur ces quatre premiers mois ont atteint 19304 milliers de barils/jour en baisse de 4,7%.
Une analyse poste par poste de ces baisses montre que toutes les familles de produits sont concernées (FIG.).
La première cause semble être une meilleure gestion par les pétroliers de leur outil de raffinage. Il a moins produit de résidus lourds de type asphalte et moins consommé de pétrole brut (-1,2%) pour favoriser la production de gasoil sur lequel les marges sont confortables et dont une partie (8%) est exportée et donc non consommée par les américains (FIG.II). De plus le froid a été moins intense aux USA en Février 2008 qu'en Février 2007, mois durant lequel les consommations de fuel avaient été très fortes.
Une autre cause semble être la réduction de consommation de kérosène dont le principal consommateur est l'aviation civile. En 2006 la consommation militaire US comptait pour 22% des consommations de kérosène. Les mesures de rationalisation et d'économies semblent porter leurs fruits.
Enfin la consommation d'essence et d'éthanol a marqué un léger repli de 1,3%. En corrigeant les consommations de l'apport en croissance (+20%) d'éthanol, la consommation d'essence d'origine pétrolière s'est réduite de 2,4% à 8414 milliers de barils/jour en moyenne.
En conclusion, sur les quatre premiers mois de 2008, le flux moyen de consommation en produits pétroliers vu par les raffineries américaines a baissé de 870 mille barils par jour soit 4,2%. Corrigé des consommations d'éthanol, ce flux de consommation a baissé de 962 mille barils par jour soit 4,7%. Il est bien sûr peu probable que ce résultat soit reportable jusqu'à la fin de l'année, mais il traduit bien le ralentissement de raffinage observé, l'accroissement des exportations de gasoil et la réduction des consommations en produits raffinés de la part des Citoyens américains. De tels chiffres ne sont pas mis en exergue par l'Administration US, ils risqueraient de faire baisser les cours du baril de brut.
Le 5 Juillet 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
La France a su limiter ses hausses de prix à la production industrielle grâce à sa maîtrise des prix de l'énergie
Par Raymond Bonnaterrele 4 juillet 2008 |
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Les prix à la production de la Zone Euro du mois de Mai affichent une progression annuelle de 7,2%. Ces augmentations dans les grands pays européens varient de 6% pour l'Allemagne à 16,5% !! pour la Grande-Bretagne qui prend de plein fouet les augmentations des prix du gaz et du charbon. Hors énergie l'augmentation des prix industriels dans la Zone Euro n'est que de 3,8% variant de 2,9% pour l'Allemagne à 6,6% pour les Pays-Bas. Les variations des prix de l'énergie impactent fortement les prix industriels. Une mesure sur la période 2000 à 2008 est très simplement réalisable et notant les indices qui ont pour base 100 les valeurs de l'an 2000 (FIG.). On constate alors que l'impact des prix énergétiques (segments rouges sur la Figure) sur les hausses de prix en 8 ans, peut être considérable comme par exemple pour la Grande-Bretagne (56% de la hausse), l'Allemagne (46%), la Belgique (43%) ou pratiquement négligeable avec les 3% de contribution pour la France.
La France, depuis 2000, a su limiter la montée de ses prix industriels, élément majeur de la compétitivité de notre pays, par une maîtrise des coûts énergétiques. Elle doit maintenir cette politique essentielle en poursuivant sa recherche de gains de productivités dans ce domaine en fiabilisant les installations électronucléaires qui devraient produire plus pour le même coût, en gérant au mieux les ressources hydrauliques et en intensifiant la politique d'effacement des appels de pointe d'énergie électrique (compteurs intelligents). La diversification des sources d'approvisionnement en gaz doit être soutenue, la modernisation de raffineries équipées de conversion profonde afin de pouvoir traiter les pétroles lourds moins onéreux doit être encouragée. Elle doit proscrire toute politique de subventions aux technologies éoliennes ou photovoltaïques sous forme de majorations de tarifs et en les remplaçant par des attributions de droits d'émissions de CO2.
Le 4 Juillet 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Daikin: une pompe à chaleur couplée avec un chauffage par induction
Par Raymond Bonnaterrele 4 juillet 2008 |
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Daikin annonce le lancement d'une nouvelle pompe à chaleur pour les applications commerciales ou industrielles qui comporte un chauffage d'appoint par induction de son fluide caloporteur qui circule dans un tube en acier inoxydable (FIG.). Ce dispositif permet au démarrage de raccourcir la durée de mise en chauffe qui atteint les 50°C en trois minutes. Il permet également par temps très froid, d'assurer un dégivrage rapide de l'échangeur de chaleur situé à l'extérieur. L'échangeur est lui même revêtu d'un coating hydrophobe qui minimise les possibilités de formation de givre à sa surface.
Voila une idée technologique simple qui met à profit la puissance et le caractère instantané du chauffage par induction pour améliorer les performances des pompes à chaleur dans les phases transitoires. Daikin projette d'appliquer par la suite, après miniaturisation, ce perfectionnement à ses équipements grand public.
Le 4 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Pour amortir l'impact du prix du kérosène, le japonais ANA serait prêt à commander 5 Airbus A380
Par Raymond Bonnaterrele 4 juillet 2008 |
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Le transporteur japonais All Nippon Airways (ANA) voulait initialement acheter des avions Boeing Dreamliner de 250 places pour assurer ses liaisons avec l'Europe et les Etats-Unis. Mais les délais de livraisons de Boeing et surtout, les prix du carburant l'auraient orienté vers un autre choix: l'Airbus A380 et ses 800 places. ANA espère une livraison de cinq appareils en 2012.
Voici un exemple d'adaptation simple du marché aux prix élevés de l'énergie. L'Airbus A380 avec sa consommation de 3 litres de kérosène aux cent kilomètres-passager l'emporte sur un Dreamliner qui ne fait plus rêver. Les équipes marketing de Boeing doivent revoir en toute hâte leur politique de "point to point" contrée par les prix de l'énergie et rédiger le cahier des charges du remplaçant du B747.
Le 4 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
L'allemand E-On va construire une unité d'évaluation industrielle de capture de CO2 utilisant le procédé Mitsubishi
Par Raymond Bonnaterrele 3 juillet 2008 |
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Mitsubishi Heavy Industries (MHI) est un groupe japonais fortement impliqué dans les divers problèmes de l'énergie allant de la réalisation de centrales électonucléaires à la capture du CO2. Il valorise en particulier son procédé de capture du CO2 dans son procédé de production d'urée qu'il vend dans le monde entier. Le CO2 produit lors la production d'hydrogène est réutilisé pour le faire réagir sur l'ammoniac pour obtenir l'urée qui est un fertilisant des sols. E-On le premier groupe allemand de distribution d'électricité et de gaz a l'intention d'équiper une de ses usines de génération d'électricité alimentée au charbon, d'une unité industrielle de technologie MHI qui serait capable de capter 100 tonnes de CO2 par jour, à partir d'un flux de gaz chauds de 20 000 m3/heure. L'objectif d'E-On est de commencer ses tests au début de 2010 et d'étudier essentiellement la réduction des dépenses énergétiques nécessaires à la capture du CO2 par ce procédé.
E-On a l'intention d'investir 10 millions d'euros dans ce programme en construisant trois sous ensembles: une tour de refroidissement des gaz, une tour de capture du CO2 à l'aide du solvant KS-1 fourni par MHI et une tour de désorption du gaz.
La capture du CO2 n'est pas un procédé gratuit et sa mise en oeuvre industrielle sera longue, onéreuse et difficile. La question qui devrait être posée en Europe, si la Commission disposait des instances intellectuellement capables d'orienter les choix, est la suivante: vaut-il mieux aider les industries à construire de nouvelles centrales électriques à haut rendement qui consommeront moins de gaz ou de charbon et émettront moins de CO2 ou doit-on tout de suite équiper les vieilles centrales polluantes de capture et de séquestration de CO2? C'est un peu comme si l'on voulait équiper les vieilles 403 diesel de filtres à particules. Dans la première option on réduit à la fois la consommation d'énergie primaire et on réduit les émissions de CO2, ça s'appelle une bonne politique énergétique. Dans la deuxième option on accroît la consommation d'énergie primaire pour capter du CO2: ça s'appelle une mauvaise politique écologique.
Mais cela n'empêche pas d'évaluer les divers procédés.
Le 3 Juillet 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
La tonne de CO2 dépasse les 30 euros à Londres
Par Raymond Bonnaterrele 3 juillet 2008 |
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La financiarisation des marchés à terme sur l'énergie bat son plein. Aucune action des banques centrales ou des gouvernements ne vient essayer de contrer cette vague destructrice. C'est même le contraire qui se passe avec une BCE qui va, sur des modèles économiques anciens où les prix de l'énergie baissaient, augmenter ses taux et encourager ainsi, un peu plus, le Marché à se couvrir sur des "futures" énergétiques. Le climat est tel que même les papiers adossés à la tonne de CO2 à Londres ne connaissent plus de limites. Les volumes, à 295 millions de tonnes de CO2 échangées au mois de Juin sur l'ECX, ont été multipliés en un an par 2,2. Ce chiffre correspond à 1,6 fois la totalité des émissions mensuelles de CO2 (180 MT) de toutes les installations européennes soumises à quotas. Les cours du papier échéance Décembre 2009 a allègrement franchi les 30 euros (FIG.). Le parallélisme entre les cours du CO2 et ceux du pétrole démontre le caractère financier de la hausse délirante de ces marchés à terme.
Le danger de cette hausse incontrôlée du marché du CO2 est l'abandon par la Commission Européenne de sa politique de "cap and trade", modèle pour toutes les autres régions du globe. Ce serait un échec cuisant et un coup fatal porté à la tentative de maîtrise des émissions de CO2 de la région.
Le 3 Juillet 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Energie: identifier les domaines où les progrès vont être exponentiels
Par Raymond Bonnaterrele 30 juin 2008 |
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Dans ses écrits, "The Law of Accelerating Returns", "The Singularity is Near", Ray Kurzweil montre que la loi d'accélération exponentielle de Moore des capacités de calcul des semiconducteurs, peut être appliquée à bien d'autre domaines et en particulier à ceux de l'énergie. Son approche de non spécialiste de ces problèmes demeure assez générale et fortement liée aux progrès réalisables à l'aide de "la révolution des nanotechnologies" (LIRE sur le web un extrait des convictions de R.K. dans le domaine de l'énergie). Sans vouloir refaire du Kurzweil à la petite semaine, il semble intéressant de se poser la question suivante: parmi les évolutions technologiques actuelles, quelles sont celles qui peuvent permettre de réaliser des avancées d'un facteur 5, 10 ou 100 dans les années à venir, avec ou sans les nanotechnologies. Si cet inventaire est important il sera alors évident de conclure, comme le fait Kurzweil, que les extrapolations linéaires qui prévoient l'épuisement des ressources énergétiques, seront battues en brèches et classées dans l'immense répertoire historique des fausses certitudes humaines qui vont de la planéité de la terre à la génération spontanée.
Le premier domaine identifiable où des progrès majeurs peuvent être réalisés, concerne l'efficacité énergétique dans le domaine résidentiel et commercial. L'isolation des bâtiments, l'adoption de pompes à chaleur, l'utilisation de sources d'éclairement à hauts rendements, l'utilisation de panneaux solaire,etc. peuvent permettre de rendre quasi négligeables les besoins résidentiels en énergie. Les solutions existent, les règlementations dépendent des administrations nationales ou transnationales pour l'Europe, des incitations financières permettront d'accélérer les processus de mise en place. En effet les principaux écueils dans ce domaine sont la lenteur des réalisations et l'inertie des habitudes. L'accroissement des prix de l'énergie (fuel, gaz, électricité) devrait naturellement accélérer les processus dans les pays à fort gaspillage, comme les Etats-Unis.
Un autre secteur ou les progrès à accomplir sont importants et déterminants est le domaine des transports. Le transport routier qui est le plus important, avec des camions qui consommeront moins de 20 litres de gasoil aux cent kilomètres, avec des voitures hybrides ou électriques qui permettront de récupérer une partie l'énergie cinétique ou thermique (freinage, pot d'échappement), avec des infrastructures routières qui réduiront le nombre de bouchons de circulation. Le transport aérien arrivera à une consommation de kérosène inférieure à trois litres/km/passager. Enfin, les transports de masse avec des bus hybrides, des rames de métro modernisées et un maillage de TGV dans toutes les zones du monde à haute densité de population* rendront superflu pour beaucoup, l'utilisation d'un mode individuel de transport. L'accroissement inattendu par son ampleur, des prix des carburants est un formidable stimulant à l'accélération de cette révolution des transports. Ce qui était imaginable il y a un an, sur plusieurs décennies va démarrer avec les voitures électriques d'ici à 2010 au Japon et aux USA et en 2011 en Europe.
*Remarque: Un réseau TGV serait le bienvenu par exemple en Californie qui compte 36 millions d'habitants, ou au Texas qui en compte 24 millions. Huit Etats américains seulement, représentent 50% de la population des Etats-Unis.
Côté génération de courant il existe deux domaines où les progrès vont être exponentiels: le photovoltaïque et le nucléaire. Le photovoltaïque par mise en oeuvre de productions de masse de cellules en couches minces de grandes surfaces et réduisant par 50 les consommations de Silicium va permettre de réduire les coûts par 10 ou 20 des panneaux solaires dans la décennie à venir. Sharp est en train de construire une usine au japon qui produira un gigawatt (1000 MW) de cellules solaires. Ses grands concurrents européens ou américains doivent élaborer des plans similaires sinon plus importants. Les productions de cellules solaires qui ont atteint 2,8 GW en 2007, vont connaître une croissance exponentielle le jour où le prix non subventionné de l'énergie photovoltaïque sera compétitive avec l'électricité obtenue à partir de gaz ou de charbon. Compte tenu de l'effet de ciseau prévisible par la réduction de coûts des panneaux solaires et l'accroissement des prix du gaz et du charbon, cette inversion des prix de revient pourrait se produire d'ici à 5 ou 7 ans. En effet à raison d'une production annuelle de 2000 Wh par une cellule de 1W, en Californie, l'investissement initial peut être amorti en 5 ans pour un prix d'installation de 0,5$/watt et un prix de vente de l'électricité de 50$/MWh. Cet investissement de 0,5$/Watt n'est que le cinquième du prix actuel.
L'énergie électronucléaire attend elle aussi sa révolution, brisée par l'arrêt de Superphénix en 1997 et de Monju au Japon en 1995, avec l'arrivée programmée de la génération de réacteurs à neutrons rapides, surgénérateurs, dits de génération IV, qui réduiront les quantités d'Uranium consommées par un facteur 50. La charge après usage contient plus de matière fissile qu'elle n'en contenait initialement et qui peut donc être complétée, après traitement, avec de l'Uranium naturel ou appauvri. Mitsubishi Heavy Industries et AREVA travaillent de concert sur le sujet.
Dans le domaine du transport d'énergie électrique les technologies de très haute tension en courant continu ou de réseaux en matériaux supraconducteurs, constitueront les ossatures des grands réseaux électriques reliant les sources intermittentes et continues de création d'électricité et permettront de réduire dramatiquement les pertes en ligne. Le transport de gaz avec l'utilisation d'hydrate de méthane solide permettra d'accéder à un très grand nombre de gisements de gaz naturel à l'aide d'investissements modérés.
Par contre il existe des domaines ou les progrès dans les années à venir semblent plus problématiques. L'énergie éolienne par exemple ne semble pas devoir faire des progrès majeurs dans les années à venir. Bien sûr vont apparaître des éoliennes offshores de 5MW, mais qui vont coûter très cher à installer et à maintenir. Ces solutions offshore vont ôter le principal avantage de cette filière: la simplicité de mise en oeuvre. Sera-t-elle plus tard supplantée ou complétée par la capture le l'énergie des vagues ou des courants marins? L'autre filière problématique est la filière des biocarburants. Qu'elle soit de biodiesel ou de fuel éthanol de première ou de deuxième génération, elle souffre d'un problème de limitation de la taille des unités de production, en raison des problèmes de logistique posés par l'approvisionnement en matières premières. Une usine ne peut présenter qu'une taille artisanale sur une zone de quelques centaines de kilomètres carrés d'approvisionnement, la technologie doit donc être simple et ne nécessiter que peu de main d'oeuvre qualifiée. Les plus importantes seront les unités rattachées à l'industrie du bois (Stora Enso en Finlande ou Weyerhaeuser en Amérique), en charge de la valorisation des déchets; ou bien seront des usines situées dans des ports qui importeront les huiles végétales ou des graisses animales (l'usine Neste Oil à Rotterdam ne produira que 16000 barils par jour, celle de Tyson Foods en Louisiane 5000 baril/jour). Les fermes aquatiques produisant des algues ne déplaceront pas fondamentalement le problème. Ces technologies fortement subventionnées, éoliennes et biocarburants, risquent donc de ne rester que marginales dans le bilan énergétique mondial.
En conclusion, un examen des techniques connues montre que des progrès formidables dans les prochaines décennies, sont attendus dans la génération d'électricité avec les technologies photovoltaïques et électronucléaires de quatrième génération. De plus, la consommation d'énergie sera fortement infléchie dans les domaines du transport, du résidentiel et du commercial. Enfin le transport d'électricité devrait connaître des améliorations considérables. Bien sûr de nouvelles innovations dans l'amélioration des rendements énergétiques des procédés industriels viendront s'ajouter à ces progrès. Il est donc puéril, sinon irresponsable, dans un monde traumatisé par l'envol des prix de l'énergie, d'envisager des évolutions linéaires de consommations à l'horizon 2030 comme vient de le faire dans son scénario de base l'Energy Information Administration américaine (LIRE). Le monde consommera beaucoup moins d'énergie d'origine fossile en 2030 qu'en 2008.
Le 30 Juin 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Le "peak car américain": une hypothèse sérieusement envisagée
Par Raymond Bonnaterrele 27 juin 2008 |
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Il a été reporté sur ce blog la baisse du parc automobile Japonais résultant mathématiquement d'un nombre de ventes de nouvelles voitures inférieur au nombre de véhicules mis à la casse (LIRE). Dans une étude parue sur CIBC World Markets, Jeff Rubin et Benjamin Tall, partant d'une hypothèse d'un prix du pétrole à 200$ le baril en 2010, conduisant à un prix de l'essence à 7$ le gallon (il était en moyenne de 4,08$ le gallon la semaine dernière) envisagent sérieusement une contraction du parc automobile américain. Ils basent leur prévision sur un accroissement des mises à la casse de vieilles voitures qui passerait de 5,2% en 2007 à 6% en 2011 -2012 soit un nombre de voitures retirées qui passerait de 12 millions à 14 millions. Ils anticipent également une baisse des ventes de voitures neuves, en raison de la désaffection des plus pauvres pour un véhicule au profit des transports en commun.
En effet 57 millions des foyers américains possédant une voiture ont un accès raisonnable aux transports en commun, ce qui permet d'imaginer qu'à ces prix de l'essence 10 millions d'entre eux cesseraient de posséder une voiture.
Cette réduction du parc automobile, l'abandon progressif des 4X4 dont la part de marché dans les ventes, décroît régulièrement tous les mois, l'arrivée de nouveaux modèles plus économes en carburants (petites cylindrées, véhicules plus légers, versions hybrides, etc.), la réduction des miles parcourus avec une élasticité de 0,06 (pour une augmentation des prix de l'essence de 10%, les miles parcourus par les automobilistes américains baissent de 0,6%) permettent d'anticiper des baisses de consommations de carburants beaucoup plus nettes que celles retenues jusque là, dans les études prospectives.
Cette baisse de la consommation dans le domaine du transport américain, est la raison principale qui pourrait amener le Marché du pétrole à se stabiliser ...un jour ou l'autre?
Le 27 Juin 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
La Californie poursuit sa traque aux gaz à effet de serre
Par Raymond Bonnaterrele 27 juin 2008 |
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L'Air Resources Board ou ARB, la très puissante administration californienne en charge de l'étude des actions susceptibles de réduire les émissions de gaz à effet de serre et de leur mise en application, après vote des lois, poursuit la mise à jour du Global Warming Solutions Act (ou AB 32) de 2006. Elle propose de nouvelles mesures qui doivent faire baisser les émissions annuelles de gaz de 169 millions de tonnes équivalent CO2 à l'horizon 2020, pour atteindre la valeur de 427 millions de tonnes qui était le montant de 1990 ( à titre de comparaison les émissions de gaz à effet de serre ont été de 981 MT en Allemagne en 2007). 
Pour arriver à ce résultat en 2020, quantifié analytiquement (FIG.), l'ARB envisage quatre types de grandes actions:
- Etendre et renforcer les programmes d'amélioration de l'efficacité énergétique,
- Porter la part des énergies renouvelables dans la génération d'électricité à 33%,
- Mettre en place une Bourse des droits d'émissions de CO2 selon le mécanisme européen de "Cap and Trade" avec limitations des droits d'émissions et possibilité de négoce de ces droits. Cette Bourse sera compatible avec le plus large projet de la Western Climate Initiative qui allie toute la Côte Ouest et des Provinces canadiennes jusqu'au Québec. Elle devrait être opérationnelle en 2012.
- Faire appliquer les lois sur les véhicules à faibles émissions, sur les biocarburants, etc.
La compétence et l'autorité de l'ARB en font un modèle pour l'élaboration des futures lois fédérales américaines qui devront un jour réguler les émissions de gaz à effet de serre de ce grand pays.
Le 27 Juin 2008
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Le Japon qui promeut l'énergie solaire, n'aime pas l'énergie éolienne
Par Raymond Bonnaterrele 25 juin 2008 |
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Le Japon est un des leaders mondiaux de l'industrie photovoltaïque, retombée naturelle de son industrie électronique et de la maîtrise des technologies gravitant autour du Silicium de très grande pureté (LIRE les divers articles publiés ici sur le photovoltaïque japonais). C'est par contre une nation qui se désintéresse totalement de l'industrie éolienne. Avec un PIB de 30% supérieur à celui de l'Allemagne, avec de multiples côtes et de multiples îles, le Japon possède un parc de 1409 éoliennes qui représentaient à la fin du mois de Mars, fin d'année fiscale japonaise, une puissance installée de 1675MW. L'industrie japonaise, handicapée par de nouvelles normes antisismiques, a installé dans l'année fiscale 2007, 185 MW de puissance éolienne. Ces chiffres en Europe placeraient le Japon entre l'Autriche et les Pays-Bas (FIG.).
Bien sûr, dans le cadre du protocole de Kyoto, pour donner le change, le gouvernement japonais va demander à ses industriels de faire un geste de bonne volonté en investissant plus. L'objectif modeste est d'atteindre 3000 MW installés en 2011.
Le 25 Juin 2008.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Le Japon qui n'a pas résolu ses problèmes énergétiques, importe toujours plus de pétrole
Par Raymond Bonnaterrele 25 juin 2008 |
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Le gouvernement japonais parle volontiers de l'horizon 2050 avec de formidables objectifs de réductions d'émissions de CO2, divisées par plus de deux, grâce à des plans d'une très grande qualité et qui, soyons en sûrs, feront faire de grands progrès technologiques à ce pays (LIRE). Mais il est plus discret sur les performances actuelles de son pays. Son industrie électronucléaire est en plein marasme. L'arrêt de la plus grande centrale électronucléaire du monde de Kashiwasaki-Kariwa, à la suite d'un tremblement de terre en Juillet 2007, a plongé l'approvisionnement en électricité japonais dans de grandes difficultés. Par exemple au mois de Mai, les usines électronucléaires nippones ont affiché un taux de charge (puissance effective/puissance théorique) de 51%. Cela veut dire que statistiquement une usine sur deux est arrêtée!
Alors le Japon fait tourner à fond ses centrales électriques thermiques et importe à tout va du gaz et du pétrole. Au mois de Mai, les importations de pétrole ont atteint 3,8 millions de barils par jour, en augmentation de 8% par rapport au même mois de l'année précédente. La facture atteint 12 milliards de dollars.
Ces demandes additionnelles japonaises, dont on ne voit pas très bien l'issue, en raison de la discrétion des autorités administratives sur l'état d'avancement de la résolution des problèmes posés par ses centrales électronucléaires, participent au moins autant que l'accroissement des besoins en pétrole chinois, dans les besoins supplémentaires d'approvisionnement de cette région.
Le 25 Juin 2008.
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Voir aussi : Réchauffement Climatique
Grâce à de faibles taxes, les prix de vente du gaz en France sont parmi les moins élevés en Europe
Par Raymond Bonnaterrele 22 juin 2008 | 
