"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
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L'instabilité de génération de puissance par les éoliennes pose certains problèmes
Par Raymond Bonnaterrele 14 novembre 2011 | (10) Commentaires | Permalink
Pour sortir de la propagande verte et de ses "vérités" approximatives sur l'énergie éolienne je vous recommande de lire le papier professionnel de Jean-Pierre SCHAEKEN WILLEMAERS paru sur le site de l'Institut Thomas More.
On peut y lire par exemple:
"The fact is that wind energy is not at present as clean and CO2 emission free as their supporters suggest. Indeed the introduction of wind power in the conventional energy systems requires, inter alia, reserve capacity and back up thermal power stations where hydropower or other “green” energy is not or not sufficiently available, to secure the electricity supply in case of low wind or lack of it. Those power stations have to operate at lower load capacity and thus at lower efficiency to make room for wind generation and are ramped up and down according to wind conditions. All that increases the heat rate and hence GHG emission. So far, the claim that onshore large wind farms strongly contribute to CO2 emission reduction, has not been substantiated by analysis based on measured data in spite of the fact that such
survey is of the essence to justify costly financial support schemes for not always mature renewable electrical generation."
ou encore:
"A problem with massive subsidization of renewable energy is that a number of developers/investors focus on maximizing the return on investment and not on long term operation with, as a consequence, minimizing the O&M (operation and maintenance) costs. On the equipment supply side, the policy of too many manufacturers is to enhance sales at all costs without taking sufficiently into account the after sales services. This leads, among others, to long delivery times of spare parts which makes O&M very difficult. Sales top, Service flop! In such conditions, what is the lifetime of wind turbines: 10 years or less?
LIRE ce très instructif papier rédigé par un professionnel.
Le 14 Novembre 2011
Voir aussi : éolien
Une lecture tonifiante et adaptée aux nouvelles contraintes: "Europe's green energy chaos"
Par Raymond Bonnaterrele 6 novembre 2011 | (5) Commentaires | Permalink
Dans un climat de gestion plus rigoureuse des comptes publics européens, quelques remarques bien assénées qui divertissent des bigoteries "vertes" traditionnelles. Citons par exemple:
- "The basic objective of cutting CO2 emissions in Europe was in reality more easily obtained by outplacement, delocalisation and deindustrialisation, economic recession and rising unemployment".
- "In reality, so-called “carbon trading” is an effective energy tax which the EU will most certainly not be able to impose on goods or services exported to Europe from outside the Union through trade sanctions and tariff barriers".
ou encore;
-"The idea that the "greentech" sector can create and sustain large numbers of new jobs is totally disproved by reality".
- "As green energy is highly capital-intensive, the target for generating electricity from renewable energy will involve a capital cost that is 9-10 times the amount required to meet the same demand by relying on conventional power plants, according to Hughes. In other words, job “creation” will be LOW OR negative".
- "In many countries and in the EU itself climate and energy policies and programmes are already being adjusted or abandoned".
LIRE la page de Andrew MacKillop sur European Energy Review.
Le 6 Novembre 2011
Vestas: l'éolien un business qui supporte difficilement l'amateurisme
Par Raymond Bonnaterrele 31 octobre 2011 | (2) Commentaires | Permalink
La façon du danois Vestas de gérer ses affaires dans la réalisation et le commerce d'éoliennes, faite de multiples unités de production et d'une croissance du personnel en ligne avec le chiffre d'affaires, est toujours apparue ici comme d'un grand amateurisme. Cette réputation va être renforcée encore par son dernier profit-warning qui annonce un chiffre d'affaire et une rentabilité 2011 dégradés à la suite de retards pris dans la mise en production de génératrices dans la nouvelle usine allemande de Travemünde. Le chiffre d'affaires 2011 de 7 milliards d'euros initialement prévus ne sera pas tenu. Il devrait atteindre, hors autres avatars d'ici à la fin de l'année, dans les 6,4 milliards d'euros.
L'annonce de la nouvelle à la Bourse de Copenhague a douché les boursicoteurs avec une perte voisine de 25% de la valeur de l'action dès l'ouverture ce matin.
Il faut être prudent sur tout pronostic concernant l'avenir de Vestas de plus en plus concurrencé sur les marchés mondiaux par les nouveaux acteurs chinois que sont Sinovel et Goldwind et dominé sur le marché européen offshore par Siemens.
LIRE l'annonce du profit-warning de Vestas
Le 31 Octobre 2011
Voir aussi : éolien
GE va étudier la faisabilité d'éoliennes de 10 à 15 MW équipées d'aimants supraconducteurs
Par Raymond Bonnaterrele 31 août 2011 | (8) Commentaires | Permalink
La montée en puissance de très grandes éoliennes, en particulier en offshore où les coûts d'implantation sur site, de montage des équipements et de maintenance sont très onéreux, est la voie de recherche privilégiée pour réduire le prix de revient du MWh d'électricité de cette origine (papier précédent). Cette course au gigantisme est déjà entamée avec pour l'instant un leadership des industries de second rang, à la recherche de parts de marché et proposant des produits techniquement les plus avancés (voir un mémo sur le retard de Vestas dans le domaine).
Dans cette course de longue haleine vers une électricité non subventionnée et seule économiquement acceptable, GE vient d'annoncer que sa filiale amont GE Global Research avec l'aide financière du DOE américain allait entamer sur une durée de deux ans, une étude de faisabilité d'une éolienne de 10 à 15 MW en technologie direct drive.
Pour les techniciens de GE l'atteinte de cet objectif nécessitera de faire appel à des aimants supraconducteurs et aux techniques cryogéniques dont ils revendiquent posséder une solide expérience au travers des équipements d'imagerie médicale à résonance magnétique nucléaire (IRM) qui nécessitent des champs magnétiques très puissants pour faire vibrer les atomes d'hydrogène de nos organes. Outre la puissance électrique générée ces technologies dispenseraient les éoliennes de faire appel aux terres rares hors de prix des aimants permanents traditionnels.
Voici un beau challenge pour la décennie à venir en particulier pour la fiabilité de l'ensemble qui perché très haut au-dessus des flots ne supportera financièrement que de rares et simples actions héliportées de maintenance.
LIRE le papier de GE sur le sujet.
Le 31 Août 2011
Voir aussi : éolien
Les E-On, RWE, Groupes de l'énergie allemande en grandes difficultés financières et stratégiques
Par Raymond Bonnaterrele 10 août 2011 | (3) Commentaires | Permalink
Les ressources énergétiques japonaises sont sans-dessus-dessous mais la situation est la conséquence du gigantesque tsunami qui a frappé le nord-est de l'île principale au mois de Mars. En Allemagne une Chancelière persuadée que son Parti ne pourrait plus jamais jouer de rôle politique éminent dans son pays si elle ne bannissait pas l'énergie nucléaire, a décidé de provoquer un formidable choc psychologique auprès de son électorat. Aux dépens des autres Nations en Europe et des Groupes allemands de l'énergie elle décida la fermeture immédiate d'une partie des centrales nucléaires et de la totalité à terme.
L'impact sur les leaders du marché énergétique allemand ne s'est pas fait attendre et les résultats financiers du premier semestre présenté par les Sociétés concernées ressemblent à un Champ de Bataille au soir de la défaite.
E-On avec un chiffre d'affaire au premier semestre en croissance de 20% voit son résultat opérationnel avant amortissement et dépréciation (EBITDA) se réduire de 45% à 4,3 milliards d'euros. Les décisions politiques sur le nucléaire impactent ce montant de 1,9 milliard, la distribution de gaz devenu trop cher à l'achat fait apparaître un recul de 0,97 milliard et le négoce d'énergie (trading) malmené par les événements fait apparaître un recul d'un milliard d'euros.
E-On annonce bien sûr des mesures de restructuration parmi lesquelles la suppression de 9000 à 11000 postes de travail au sein du Groupe. Il faut s'attendre aussi à des augmentations de tarifs évidentes dans un tel contexte. Acheter plus cher qu'on ne vend n'est pas très longtemps soutenable.
Remarque: au mois de Juillet, Destatis annonce que l'inflation allemande avec 2,4% tirée pour une large part par les prix de l'énergie (0,9 point) a affiché son sixième mois consécutif d'inflation supérieur à 2%. Il faut cependant noter que les augmentations sur 12 mois des prix aux ménages du gaz (+4,4%) et de l'électricité (+7,4%) n'ont sûrement pas encore affiché tout le potentiel de hausse que dévoilent ces résultats des entreprises allemandes de l'énergie.
RWE moins impacté mais aux revenus stables voit son EBITDA chuter de 25% seulement à 4,6 milliards d'euros. Son patron le Dr Grossmann qui a trop affiché son désaccord avec les décisions de la Chancelière va y perdre sa place.
Quoi qu'il en soit comme le montre le planning de création de nouvelles unités à combustion à flamme de RWE, l'utilisation du lignite et du charbon va monter en puissance en Europe (FIG.). On vide le patron mais on garde le programme...c'est de la réal-écologie.
CONSULTER la présentation semestrielle instructive de E-On et aussi celle de RWE.
Le 10 Août 2011
Voir aussi : énergie fossile | éolien
La métallurgie des terres-rares ou le mistigri radioactif écologique
Par Raymond Bonnaterrele 25 juillet 2011 | (2) Commentaires | Permalink
Les terres-rares sont des métaux écologiques à la base de nombreuses activités qui sont tombées par hasard dans la catégorie des green-business puisqu'elles participent à la réalisation de puissants aimants permanents pour les générateurs d'éoliennes ou les véhicules électriques mais aussi à la confection d'électrodes de batteries Ni-MH pour véhicules hybrides. Elles sont indispensables dans certains matériaux ("phosphor") mis en œuvre dans les diodes électroluminescentes et dans certains verres aux propriétés optiques remarquables (ex. fibres optiques).
Ces terres-rares ou lanthanides sont globalement abondantes sur terre mais pour des raisons de prix de revient et des raisons environnementales, c'est la Chine qui possède un quasi-monopôle mondial de ces produits qu'elle commercialise maintenant à prix fort et avec parcimonie.
Dans tout gisement de terres-rares, pour des raisons probablement liées à la fission des actinides originels, il existe un mistigri: la présence d'éléments radioactifs comme l'Uranium ou le Thorium encore là en raison de leurs demi-vies de plusieurs milliards d'années. Une métallurgie "propre" des terres-rares devrait impérativement tenir compte de ce paramètre.
L'Australien Lynas qui veut exploiter un des gisements de son pays les plus riches du monde en terres-rares, celui du Mount Weld, aurait pu imaginer mettre en place une métallurgie propre des terres rares et autres éléments radioactifs dans son pays. Mais la pression écologique locale devant être trop forte, après avoir imaginé faire traiter le minerai en Chine (mais dont les Autorités voulaient en faire un produit chinois), s'est finalement dirigé vers la Malaisie, à côté du port de Kuantan situé sur la Mer de Chine à 300 km au Nord de Singapour, pour y installer une unité de valorisation du minerai.
Mais voila, les terres-rares frappées d'un Sortilège Malais datant des précédentes décennies et d'une expérience malheureuse conduite par Mitsubishi dans ce domaine, se heurtent à l'opposition vive des mouvements écologiques locaux et à l'opposition au Pouvoir en place. Un audit des installations de Lynas Malaisie réalisé par l'AIEA cette année vient de préconiser la mise en place de meilleures condition de stockage des déchets. Les travaux de mise en conformité affirme Lynas seront réalisés avant la fin de l'année.
Pour l'Asia Sentinel qui rapporte ces évènements, le démarrage des opérations est surtout dépendant des futures élections qui devraient se dérouler vers la fin 2011 ou le début 2012.
Cette conviction semble être partagée par le vertueux "écolo" germanique Siemens qui n'a pas hésité à signer avec le Diable Lynas pour créer une JV 55/45 qui exploitera "du minerai à l'aimant" la filière Néodyme (et sûrement du rare Dysprosium) de l'activité. Disposer de terres-rares pour ses moteurs et ses éoliennes vaut bien une compromission de plus...surtout si le conflit écologique se situe très loin des länder allemands.
LIRE le papier de l'Asia Sentinel et celui annonçant la création d'une JV par Siemens.
Le 25 Juiller 2011
Voir aussi : véhicules électriques | éolien
EPRI: les faibles coûts du charbon et du gaz américains assurent un coût du MWh électrique, chargé des émissions, à moins de cent dollars
Par Raymond Bonnaterrele 20 juillet 2011 | (1) Commentaires | Permalink
Très intéressante et rigoureuse étude de l'EPRI sur le coût annuel moyen sur toute la durée de vie d'une installation (Levelized Cost of Electricity ou LCOE) d'un MWh électrique aux États-Unis dans diverses conditions de génération allant de la combustion de charbon pulvérisé aux solutions solaires photovoltaïques ou thermiques.
Il ressort essentiellement de cette étude qui prend en compte les coûts très faibles du charbon (<2$/MMBTU ou 50$/tonne métrique) et du gaz naturel (entre 4 et 8$/MMBTU) américains un avantage compétitif inégalé des centrales à flamme par rapport aux solutions alternatives, même avec une charge sur le CO2 émis allant jusqu'à 50$/tonne (FIG.). Les coûts moyens restent dans toutes les hypothèses inférieurs à 100 dollars 2010 par MWh et revient même à 70$ pour les coûts du gaz naturel les plus bas. Seul l'éolien terrestre avec des taux de charge exceptionnels dans certaines contrées des Rocheuses, entre 28% et 40%, arrive péniblement à être compétitif avec une charge de CO2 à 50$/tonne et un gaz naturel à 8$/MMBTU.
FIG. Coût moyen du MWh en dollars en fonction de la charge sur le CO2 émis en dollars la tonne
Le prix de revient de l'électricité américaine dans un contexte mondial d'énergie de plus en plus chère, est pour ce pays un avantage compétitif évident et un des moteurs de son dynamisme à long terme.
Dans le cas d'installations équipées de captage de CO2, les hypothèses de l'EPRI ne prennent pas en compte une éventuelle revente de ce gaz pour récupérer le pétrole de puits en voie d'épuisement ou pour alimenter l'industrie chimique. Au contraire elle charge le transport et la séquestration à 10$/tonne de CO2. La valorisation de cette ressource est pourtant la clé d'un développement significatif de ces technologies onéreuses et énergivores de captage. Une tonne de CO2 qui permettra de récupérer en moyenne 1,5 baril de pétrole hors de prix se vendra bien un jour autour des 50 dollars...c'est une évidence.
CONSULTER la présentation de l'EPRI.
Le 20 Juillet 2011
Voir aussi : solaire | énergie fossile | éolien
Stockage d'énergie: la prévision est un art qui demande de fréquentes et cruelles mises à jour
Par Raymond Bonnaterrele 19 juillet 2011 | (2) Commentaires | Permalink
Les récents évènements post-Fukushima, la vogue à géométrie variable pour les énergies renouvelables intermittentes, la demande croissante en énergie électrique provenant d'immenses zones urbaines de plus en plus peuplées et accédant au confort moderne, la demande croissante d'aluminium, le développement rapide des unités de dessalement d'eau de mer, l'arrivée des véhicules électriques, l'opposition des populations européennes à la mise en place de nouvelles lignes électriques aériennes, la lourdeur des investissements à réaliser aux États-Unis...tous ces facteurs concourent à penser que de nombreux réseaux électriques dans le monde vont être de plus en plus surchargés et les puissances de génération disponibles de plus en plus sollicitées avec un accroissement prévisible des délestages intempestifs plus ou moins programmés. Le Japon souffre d'un manque de puissance électrique, l'Europe de l'Ouest risque sérieusement de connaître la pénurie cet hiver s'il s'avère être rude, les réseaux américains souffrent d'instabilité chronique tant les achemineurs de puissance électrique ont modéré leurs investissements avec la crise. Il ressort de tout cela une certitude: le marché du stockage d'énergie électrique qu'il soit centralisé dans de larges unités ou délocalisé dans des UPS (Uninterruptible Power Supply) domestiques va connaître une superbe croissance.
C'est un immense marché très diversifié qui va du pompage hydraulique en montagne au petit UPS de secours d'un ordinateur en passant par le secours électrique dans les hôpitaux où dans le balisage public pour prévenir l'asphyxie régulière des centres urbains. Réaliser des prévisions sur tout ces marchés complexes relève beaucoup de l'exercice divinatoire. Pike Research s'adonne annuellement à cet exercice périlleux. Il prévoit le Chiffre d'Affaire cumulé sur les 10 ans à venir par les industriels concernés. Il est intéressant à un an seulement d'intervalle de mettre en évidence les voltes-faces opérées par ce consultant (FIG.) et de relativiser ainsi ce qui peut être raconté sur le sujet.
La prévision 2010 (graphique du bas) prévoyait une immense et inattendue progression du stockage par compression d'air (CAES) c'était apparemment une bêtise puisqu'elle passe de plus de 20 milliards de dollars en 2010 à quelque chose autour des deux milliards en 2011. L'autre grand changement provient du rôle des batteries Sodium-Soufre qui était complètement sous-estimé en 2010 et qui apparaît fort logiquement de façon significative en 2011. L'ensemble du business affirme Pike devrait dépasser les 22 milliards de dollars alors qu'il annonçait 35 milliards un an plus tôt.
Je n'attache que bien peu de crédibilité aux prévisions sur les stockages de solutions (Advanced Flow Batteries) qui utilisent la plupart des métaux de transition onéreux. Par contre le développement des batteries au Lithium pour de courtes autonomies ou dans les ensembles domestiques seront beaucoup plus importantes que prévu.
Citons par exemple l'annonce récente de Toshiba qui présente une UPS de 1,6 kWh pour usage commercial (FIG.), capable de fournir en heures de pointes 400W pendant trois heures grâce à une batterie d'accumulateurs de type SCiB de 20 Ah, 80V (16 éléments). Toshiba annonce une durée de vie de 4000 cycles, soient dix ans de durée de vie à raison d'un cycle par jour. La pénurie d'électricité au Japon va favoriser l'émergence et la démocratisation de nombreux dispositifs de stockage décentralisés de ce genre.
Consulter l'annonce de l'étude de Pike Research et celle relative au nouvel UPS de Toshiba.
Le 19 JUiillet 2011
Voir aussi : actualités | solaire | éolien
Japon: recherches pour rendre opérationnels des aimants SmFeN de hautes performances
Par Raymond Bonnaterrele 13 juillet 2011 | (2) Commentaires | Permalink
Le Japon veut absolument dénouer sa dépendance vis à vis des terres-rares chinoises les plus convoitées. Parmi celles-ci figure le Dysprosium utilisé dans les aimants Néodyme Fer Bore pour améliorer leurs performances. Ce métal est le talon d’Achille de cette technologie, unique solution à ce jour pour réaliser les aimants de hautes performances nécessaires aux moteurs de véhicules électriques ou aux génératrices d'éoliennes. La Chine est pratiquement aujourd'hui le seul producteur de Dysprosium dans le monde et elle l'exporte avec parcimonie.
Le Japon dispose des trois types d'actions classiques pour résoudre un problème de disponibilité de cette ressource stratégique:
- trouver d'autres approvisionnements autres que chinois, il s'y emploie activement;
- recycler les aimants permanents pour récupérer les terres-rares, les procédés existent mais la ressource est rare;
-trouver des produits de substitution.
C'est sur ce troisième type d'action radical que travaille l'AIST japonais en essayant de définir les conditions de frittage à basse température de la poudre de Sm2Fe17N3 produite par Daido Steel. En effet au dessus d'une température de frittage de 500°C la poudre perd ses propriétés d'aimantation.
Pour résoudre ce problème de diffusion des couches de surfaces des grains qui assurent le frittage, l'AIST semble avoir résolu le problème en appliquant à la fois de très fortes pressions et des courants pulsés qui échauffent la matière à l'interface de contact entre grains, sans dégrader les propriétés d'aimantation à cœur. Cette technologie de frittage flash qui porte les grains vers les 400°C seulement, permet de rapprocher les performances des aimants ainsi obtenus de celles des produits standards les plus performants du moment (FIG., deux aimants de 15mm de diamètres et de 6 mm d'épaisseur soulèvent 30 billes d'acier de 4g).
LIRE un papier du Nikkei sur le sujet.
Le 13 Juillet 2011
Voir aussi : actualités | véhicules électriques | éolien
Iberdrola Renovables veut tenter sa chance dans l'appel d'offre de l'éolien offshore français
Par Raymond Bonnaterrele 29 juin 2011 | (0) Commentaires | Permalink
Le business éolien en Espagne (restrictions budgétaires) et aux USA (concurrence du gaz naturel) s'est fortement rétréci ce qui se répercute sur les prévisions économiques d'Iberdrola Renovables. L'opérateur éolien espagnol traditionnellement présent sur ces deux marchés, après 1,78 GW installés en 2010, prévoit 1,45 GW en 2011 et imagine quelque chose autour de 0,75 GW dont 0,35 GW aux U.S.A. en 2012. La pente n'est pas bonne. Pour préparer l'avenir cette entreprise va tenter sa chance dans l'appel d'offre pour l'offshore français en proposant l'éolienne M5000 d'AREVA pour les deux zones (Saint-Brieuc et Sant-Nazaire) non convoitées par l'alliance GDF-AREVA-VINCI qui concernent les trois autres zones. Les sélections des divers opérateurs devraient débuter en Juillet 2011 pour allouer une première tranche globale de 3GW d'éoliennes sur cinq parc éoliens au large des côtes françaises. Ce sont bien sûr les consommateurs d'électricité français qui seront sollicités pour payer la facture au travers de la Contribution au Service Public qui figure au dos de votre facture EDF.
L'éolienne de 5 MW, M5000 développée initialement par l'allemande Multibrid depuis absorbée par AREVA, est un produit traditionnel déjà commandé en 120 exemplaires dans divers champs offshore de l'Europe du Nord.
LIRE le communiqué d'AREVA sur le sujet et la documentation sur l'éolienne M5000.
Voir aussi : éolien