Le Bundestag allemand augmente les tarifs électriques éoliens subventionnés pour 2009
Par Raymond Bonnaterrele 7 juin 2008 |
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Faire supporter les aides aux énergies renouvelables par les tarifs électriques est un sport financier largement répandu, l'Allemagne utilise à fond cette tactique fiscale. C'est la politique de "Feed-in tariff" qui pénalise les prix de l'électricité. Dans ce cadre, le Bundestag vient d'adopter les nouveaux tarifs pour l'électricité d'origine éolienne. L'électricité éolienne terrestre sera payée au producteur 92 euros le MWh et celle d'origine offshore vaudra 150 euros/MWh. Ces tarifs sont à comparer aux 82 euros et 130 euros du tarif de base français (à revoir légèrement en hausse par les clauses d'indexations).
Ces nouveaux tarifs allemands, références européennes, vont donc pousser à la hausse les tarifs européens et stimuler la demande en équipements éoliens des producteurs d'électricité qui vont voir la rentabilité de leur production s'améliorer. Mais les fournisseurs d'équipements en Europe sont essentiellement allemands et danois. De ce fait, une large partie des subventions européennes à l'énergie éolienne finance l'activité industrielle allemande, ce qui explique peut-être, les largesses des parlementaires allemands.
Par contre les aides à l'électricité photovoltaïque ont fait l'objet de négociations âpres entre le Social Démocrate Ministre de l'Environnement, Sigmar Gabriel, et le Ministre des Finances, CDU, Michael Glos, qui voulait des réductions de 30%. Finalement les tarifs vont baisser de 8% en 2009 et 2010 puis 9% en 2011 pour les installations domestiques. Pour les parcs solaires les baisses annuelles seront de 10%.
Une consolation pour la dynamique industrie photovoltaïque allemande, il n'est pas sûr que le ciel pluvieux allemand soit réellement l'avenir de cette industrie, il existe des horizons beaucoup plus ensoleillés dans le monde et donc prêts à accueillir des panneaux solaires.
En conclusion, il serait beaucoup plus sain pour favoriser l'accessibilité à l'énergie électrique et pour supprimer ces incitations financières nationales, causes de distortion de la concurrence, que le Marché puisse acheter des droits d'émissions de CO2 aux producteurs d'électricité éolienne ou photovoltaïque, au pro rata de leurs productions, selon des clés européennes qui leur serait favorable. Un tel dispositif rendrait la chasse aux subventions moins attrayante et tempèrerait les augmentations de tarifs de l'électricité vendue au détail et donc l'inflation.
Le 7 Juin 2008
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Eolien: l'Indien Suzlon achète à prix fort la part d'Areva dans l'allemand REpower
Par Raymond Bonnaterrele 6 juin 2008 |
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Les grandes manoeuvres se poursuivent dans l'industrie éolienne. La compagnie indienne Suzlon veut absorber la Société allemande REpower qui est le troisième fournisseur d'éoliennes allemandes avec 11% de part de marché en 2007, en progrès de 3 points par rapport à 2006 et qui possède une bonne technologie. Ceci explique pourquoi Suzlon vient d'acheter à AREVA la participation de 29,9% qu'elle détenait dans REpower au prix fort. AREVA annonce en effet, dégager une plus-value supérieure à 350 millions d'euros de cette vente. Avec cette cession AREVA se spécialise définitivement dans l'éolien haut de gamme avec sa filiale allemande Multibrid qui est en train de développer des éoliennes offshore de 5 MW pour la ferme de Borkum West 2, dont les premières livraisons ne devraient commencer qu'en 2010.
Souhaitons bon vent à ce pari risqué, de démarrage d'une activité directement sur le créneau le plus complexe, mais le moins encombré. C'est peut-être le risque à prendre pour rattraper le retard.
Les états d'âme de REpower (en anglais)
Le 6 Juin 2008.
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L'Administration américaine signe pour deux ans avec les constructeurs d'éoliennes
Par Raymond Bonnaterrele 4 juin 2008 |
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L'Administration américaine veut que les productions d'éoliennes implantées sur le sol américain soient, à terme, produites en quasi totalité sur le sol américain. Compte tenu de la taille du marché et de la volonté d'accroître la part d'énergie éolienne dans le bilan énergétique des Etats-unis, ces prétentions ne peuvent apparaître que comme légitimes. Le Department of Energy vient donc de signer un nouvel accord de deux ans avec six grands producteurs d'éoliennes aux USA que sont General Electric, Siemens, Vestas, Clipper, Suzlon et Gamesa. Cet accord prévoit: "de promouvoir l'énergie éolienne aux Etats-Unis à l'aide de recherches et de développement de technologies avancées et d'établissement de stratégies industrielles pour accroître les capacités de production d'éoliennes".
Traduction: le DOE subventionne la R&D en contrepartie d'une localisation des productions aux USA, le tout s'inscivant dans le l'ambitieux objectif long terme, de porter à 20% la part d'électricité éolienne dans le mix électrique national. On notera l'absence de Mitsubishi dans cet accord.
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Le 4 Juin 2008.
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La Norvège veut devenir "la batterie de l'Europe"
Par Raymond Bonnaterrele 26 mai 2008 |
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Le gouvernement Norvégien devrait publier une étude de son Energy Council qui préconise que la Norvège devienne un très gros producteur d'énergie renouvelable européen en couplant l'énergie éolienne et l'énergie hydroélectrique, ressources dont ce pays dispose en abondance. L'intérêt majeur de cet appariement norvégien réside dans le fait que l'énergie hydroélectrique est immédiatement et à tout moment mobilisable en cas d'absence de vent. Le Conseil préconiserait de construire en Norvège trois à cinq parcs éoliens offshore d'ici à 2025, ainsi qu'un réseau électrique puissant pouvant alimenter l'Europe. La Norvège pourrait produire 40 TWh d'électricité d'origine renouvelable en 2025, dont 50% proviendraient des parcs d'éoliennes flottantes ou amarrées.(Rem. pour comparaison: EDF France a produit 483 TWh d'électricité en 2007)
Pourquoi de tels projets cohérents qui concernent la politique énergétique européenne ne sont-ils pas consolidés au niveau de la Commission européenne? Heureusement que les Etats travaillent et suppléaient ainsi à son manque de clarté de vue.
Le 26 Mai 2008.
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Technip va faire flotter une éolienne pour StatoilHydro et Nexans collectera le courant.
Par Raymond Bonnaterrele 22 mai 2008 |
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Une éolienne flottante pour un pétrolier qui fore à longueur de journée en pleine mer, ça tombe sous le sens. C'est ce que va faire le norvégien StatoilHydro qui pour 80 millions de dollars va sous-traiter la plateforme flottante à Technip, le cable pour collecter le courant en pleine mer à Nexans et l'éolienne de 2,3 MW à Siemens. Le tout sera positionné à 10 km au large des côtes norvégiennes vers la mi 2009, pour une période de tests de deux ans.
Ce concept présente sûrement un intérêt pour le choix d'implantation qui peut être à peu près indépendant de la profondeur d'eau entre 120 et 700 mètres de fond affirme StatoilHydro.
Lire le communiqué de Technip et celui de StatoilHydro.
Le 22 Mai 2008
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L'habitude.
Par Patrick Reymondle 12 mai 2008 |
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Les beaux esprits critiques l'éolien. Et trouvent génial un moulin.
Ceux-ci étaient fort nombreux au 18° siècle. Le premier janvier 1800, il existait 500 000 moulins en France.
Ils étaient la principale source d'énergie, qu'ils fussent à voile, à vent ou autre. Et ils servaient à tout.
Simple question d'habitude, perdue depuis longtemps.
Selon le journal Québécois "le Devoir", " les citoyens qui vivent près des parcs éoliens ne condamnent pas les nouveaux
moulins à vent qui sont apparus dans leur paysage ".
La satisfaction globale de la population locale est passée de 83 à 86 %. Avec des allez-retour dans les deux sens. 4 % sont passés de satisfait à mécontent, et 7 % ont fait l'inverse.
La sureprésentation médiatique (manipulation ?) des opposants est clairement établie.
Au XVIII° siècle, le même caractère aléatoire des moulins faisaient qu'ils étaient en surnombre, que l'image soit classique, comme celle du meunier, mais aussi les moulins industriels de tous usages, et de toute finalité.
La première région industrielle de France, la région stéphanoise souffrait du manque d'énergie... Hydrique. Bien que disposant de fer et de charbon, les martinets n'étaient manipulés que par les moulins.
Et le cours d'eau local était fort capricieux.
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L'American Wind Energy Association demande le renouvellement des aides fédérales pour 2009
Par Raymond Bonnaterrele 9 mai 2008 |
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L'American Wind Energy Association (AWEA) soulignant les 1400MW de puissance éolienne installés durant le premier trimestre 2008, les 17 nouvelles usines de production de composants ou d'éoliennes créées aux USA, l'emploi global de 76000 salariés dans la filière, la part croissante des productions américaines qui devraient tendre vers 50% en 2008, demande avec insistance au Congrès américain, de renouveler rapidement les aides financières (Production Tax Credit) accordées à cette filière, sous peine de voir une chute brusque d'activité dès le début de 2009, comme cela s'était produit en 2000, 2002 et 2004 (FIG.). Ces aides qui ont déjà été renouvelées pour un an, expirent normalement au 31 Décembre 2008 et représentent 19 dollars par MWh (pendant 10 ans), elles sont à comparer à un prix de vente moyen de l'électricité en 2007 de 64$/MWh pour l'industrie et de 106$/MWh pour les particuliers. C'est donc une source principale de revenu pour le producteur éolien qui décide ou non d'investir.
Le business de l'éolien est un dur travail de chasseur de prime qui demande beaucoup de lobbying, que ce soit en Europe ou aux USA.
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Le 9 Mai 2008
Voir aussi : éolien
France: la production d'électricité 2007 n'aura pas été un grand cru
Par Raymond Bonnaterrele 4 mai 2008 |
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Les statistiques mensuelles d'Eurostat de production d'électricité par les divers Etats européens commencent à publier les valeurs du mois de Décembre 2007. Il est donc enfin possible de comparer les productions de 2007 à celles de l'année précédente. Pour la France la production nette totale a atteint 544,5 TWh (milliards de kWh) en baisse de 0,8% ou 4,4TWh par rapport à 2006. La consommation intérieure d'électricité a atteint 480 TWh en légère hausse de 0.4%.
Des productions en baisse et des consommations en hausse ont entraîné une baisse de la balance nette des échanges d'électricité de 8,9% à 65 TWh (FIG.). A 100 euros le MWh cette baisse de la balance des échanges de 6,4 TWh représente une perte de recettes de 640 millions d'euros pour la France.
La raison de cette baisse des productions est attribuable à la très mauvaise disponibilité des centrales électronucléaires qui ont produit 10 TWh de moins qu'en 2006, un milliard d'euros de moins de revenus pour EDF, à 419 TWh. Ce laxisme d'EDF dans les performances opérationnelles de ses unités est un vrai handicap pour la collectivité. EDF ferait mieux de produire mieux et d'avantage que de demander des augmentations tarifaires. Qu'attendent les syndicats et les associations de consommateurs pour dénoncer ces lacunes? Ce ne serait peut-être pas politiquement correct?
Par contre le bilan des productions "hydrolique-éolien" réunies est positif, avec une croissance de 6,5% ou 4TWh.
Ces résultats montrent que la production d'électricité française mérite d'être plus performante, dans une Europe en état de sous investissements chroniques en moyens de génération d'électricité. Ce sont des milliards d'euros de recettes qui sont en jeu.
Le 4 Mai 2008
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Shell : autant en emporte le vent
Par Raymond Bonnaterrele 2 mai 2008 |
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Après BP qui avait annoncé vouloir prendre ses distances avec l'énergie éolienne, voila que Shell fait parler de lui en annonçant qu'il veut céder sa participation dans un projet de ferme éolienne dans l'estuaire de la Tamise, le projet Array. Dans ce projet de 341 éoliennes qui devrait générer, quand il y aura du vent, 1000 MW de puissance électrique, figurent en partenariat avec Shell, l'allemand E-On et un danois d'état Dong Energy. Ce projet, initialement évalué à 3 milliards de dollars d'investissements, pourrait aujourd'hui coûter le double. De plus les incitations gouvernementales de Grande Bretagne ne seraient pas à la hauteur des espérances des chasseurs de primes éoliens. Shell aurait déclaré qu'il préférait aller investir dans l'éolien aux USA où les conditions financières étaient plus avantageuses. Cela présente au moins le mérite de la franchise.
Le 2 Mai 2008.
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Eolien Chinois.
Par Patrick Reymondle 1 avril 2008 |
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L'éolien chinois continue son envol, en même temps que décolle la production locale.
10° il y a deux ans en termes d'installations, elle est passée au 5° rang cette année, n'étant dépassée que par les USA, l'Allemagne, l'Espagne et l'Inde.
Mais, le plus important est que sa production est de plus en plus locale.
Les imports ne constituent plus que 44 % du marché, et si le reste de la production est l'assemblage de pièces produites à l'étranger (à 70 %), dans deux ans, la proportion sera tout autre.
De plus, les achats de firmes étrangères de ce secteur se multiplient, lui permettant d'acquérir savoir faire à moindre cout.
Je me rappelle les mots d'un commissaire européen.
Il faut parler d'une seule voie à la Chine.
Si c'est pour lui dire que le libéralisme c'est bien, c'est complètement idiot.
Pour la Chine, ça ne sert qu'à une chose, acquérir la technologie qu'elle ne maitrise pas encore.
Après, on ne lui vend plus rien.
Ensuite, elle tue votre industrie avec ses productions à bas cout en même temps que de qualité incertaine.
Voir aussi : actualités | éolien
Poisson d'avril ?
Par Patrick Reymondle 29 mars 2008 |
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Si la France a le 2°potentiel éolien en Europe, elle a aussi un potentiel hydrolien fort, notamment les façades Bretonnes et Normandes.
La première hydrolienne va être testée en France (ou plutôt en mer).
Hydrohelix Energies a présenté sa Sabella D03, de 3 mètres de diamètre et de 5.5 de hauteur.
Le test aura lieu à 19 mètres de profondeur, pendant 4 à 6 mois.
Seront étudiés flux, énergie produite et ... comportement des poissons...
On vient aussi, enfin, de se doter d'un outil fiscal :
" l’énergie houlomotrice, marémotrice ou hydrocinétique, à un tarif compétitif
quasiment équivalent à l’éolien terrestre sur une période de 20 ans : 6,07
c€/kWh + prime comprise entre 0,5 et 2,5 c€/kWh pour les petites installations
+ prime comprise entre 0 et 1,68 c€/kWh en hiver selon la régularité de la
production ".
L'avantage de cette énergie serait son "souffle" et sa régularité, fonctionnant sur le flux et le reflux, constamment présent.
La production en serait simple (faite en usine) ; lapremière difficulté est d'ordre financier, investir, à long terme pour un rapport faible, la seconde sera d'acquérir le savoir faire.
Voir aussi : actualités | éolien
40 % ...
Par Patrick Reymondle 27 mars 2008 |
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L'Espagne a battu un record. 40 % de l'énergie consommée a été, pendant une brève période, produite par de l'éolien. La moyenne de ce week-end a été de 28 %.
Le pays ne compte pas s'en tenir là, il espère tripler sa capacité de production d'ici 2020.
Cette augmentation devrait effectivement surtout se faire sur de l'éolien off-shore, plus stable.
La production éolienne a pendant cette courte période, dépasser celle des centrales hydrauliques.
Quand à l'intermittence de l'éolien, c'est un faux problème.
Sur une surface suffisamment grande, des éoliennes couplées au réseau sont capables de l'alimenter.
C'est surtout un problème d'investissement dans le réseau, de configuration de celui-ci, en même temps qu'un problème de consommation.
Rien d'insurmontable.
La question restant, finalement, dans l'importance de la consommation.
Voir aussi : actualités | éolien
Désalinisation éolienne
Par Patrick Reymondle 4 mars 2008 |
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La désalinisation de l'eau de mer consomme beaucoup, et de plus en plus d'énergie. Des chercheurs de l'université de Delft ont eu l'idée d'utiliser l'énergie éolienne pour la dessaler.
Le principe est on ne peut plus simple, une pompe injecte de l'eau de mer dans une membrane.
C'est cette membrane qui sépare le sel de l'eau, selon le principe de l'osmose inverse.
On a donc là, une utilisation incontestable.
En effet, le produit, de l'eau, est on ne peut plus stockable, et le caractère aléatoire de la ressource importe finalement peu, il suffit d'avoir des réservoirs suffisants pour pallier le problème.
Quand on connait le nombre de pays riverains de la méditerrannée, ou d'autres mers, qui souffrent de manque d'eau, on voit les conséquences que peut avoir cette découverte.
Comme une bonne partie de la population habite en bord de mer, on voit aussi que cette invention n'est pas forcément dénuée d'intérêts pour des pays moins en manque, et que le coût de ces éoliennes serait certainement très inférieurs à des projets d'adductions qui viennent parfois de très loin.
C'est, à mon sens, une utilisation incontestable de l'éolien.
Voir aussi : actualités | éolien
Vestas, une année éolienne 2007 en demi teinte
Par Raymond Bonnaterrele 1 mars 2008 |
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Vestas Wind Systems, fabricant historique danois d'éoliennes vient de publier quelques informations sur son exercice 2007. Son chiffre d'affaire 2007 à 4.86 milliards d'euros s'est accru de plus d'un milliard d'euros par rapport à celui de 2006 et son résultat net à 291 millions d'euros est à comparer aux 111 milions de 2006. Les résultats financiers sont bons. Cependant en 2007 Vestas, avec près de 5000 MW d'éoliennes livrées, a perdu 5 points de part de marché qui a atteint 23% contre 28% en 2006. Ce phénomène est attribuable à la montée en puissance des fabricants chinois et à des difficultés de productions en raison de délais et de problèmes de qualités rencontrés avec certains sous-traitants. Ces difficultés ont entraîné une augmentation du carnet de commande de 20% en fin d'exercice à 4,8 mrds euros (une année de C.A.).
En 2008 Vestas va accroître ses capacités de production de près de 3000 MW au quatrième trimestre. Il va d'autre part lancer la construction progressive d'usines en Chine et aux USA qui accroîtront les possibilités de production de 2500 MW à l'horizon 2010.
Voir aussi : éolien
Un régime de haute pression a fait trembler le Texas
Par Raymond Bonnaterrele 28 février 2008 |
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En période de haute pression le froid et l'énergie éolienne font mauvais ménage. C'est ce que vient de vérifier le régulateur d'électricité du Texas: le ERCOT (Electric Reliability Council of Texas) qui a vu en quelque minutes la puissance éolienne générée passer de 1700 MW à 300 MW alors qu'un temps froid stimulait la demande en puissance électrique en augmentation de plus de 4000 MW. Devant un formidable effet de ciseau avec une demande qui croît et une offre éolienne qui s'effondre il n'existe qu'une parade: délester, ce que fit le régulateur. Evénement mineur en soi, mais qui fait doûter les américains, après les graves coupures de courant de Floride.
Voir aussi : éolien
Eolien anglais : dans le vent...
Par Patrick Reymondle 23 février 2008 |
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En Grande-Bretagne, visiblement, on ne sait guère où on en est. Un jour on dit que l'on ne peut pas faire du renouvelable, l'autre jour, on affiche des ambitions démesurées.
La réalité, c'est que l'on a pas tranché les choix économiques. On n'a pas tranché la gorge du libéralisme économique qui empêche toute réorientation.
33 GW d'électricité éolienne marine ont un coup considérable, mais c'est quand même moins cher que le sauvetage de la banque Northern Rock, qui, elle, n'a rien apporté aux britanniques.
Et il faudra sans doute débourser 4, ou 5 fois plus d'argent pour sauver un secteur bancaire improductif.
En réalité, pour l'éolien offshore, on sait faire. Au moins en prototype. Il ne reste donc plus qu'à industrialiser le procédé, à construire. C'est simple.
Mais compliqué.
Jusqu'à présent la politique consistait à raconter des âneries au médias, baisser ou monter un taux d'intérêt, faire la guerre au loin, des choses banales et simples que le premier demeuré venu était capable de faire (on le voit au profil des hommes politiques depuis 30 ans), là, le problème est technique et d'envergure. Un simplet n'y suffira pas.
Il y faut de la compétence. Il faudra de la main d'oeuvre bien formée et compétente, une industrie. L'horreur complète pour les néolibéraux.
Voir aussi : actualités | éolien
L'Irlande un nouveau marché pour l'énergie éolienne offshore
Par Raymond Bonnaterrele 21 février 2008 |
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Alors que toute commande pour une éolienne offshore de grande taille en Europe, reçoit en ce moment un accusé de réception avec une date de livraison pour 2011 ou 2012, les Etats européens ont enclenché une course aux enchères pour savoir celui qui va le plus subventionner cette activité. On le sait, la France paie le MWh offshore 130 euros pendant 10 ans suivis de 10 ans décroissants. L'Irlande vient de décider de payer le futur MWh éolien offshore 140 euros pendant 15 ans. Elle étudierait également avec l'Ecosse et l'Irlande du Nord la possibilité d'établir une ligne sous-marine de forte puissance en Mer d'Irlande; elle permettrait de connecter les futurs champs offshores entre eux et niveler ainsi la production d'électricité éolienne.
On le voit, les opérateurs éoliens, possédant une certaine flexibilité opérationnelle et intellectuelle, peuvent optimiser leurs profits par un nomadisme intra européen de leurs projets. Le Royaume-Uni, les Pays-Bas et maintenant l'Irlande sont des cibles de choix.
Voir aussi : éolien
Iberdrola Renovables: C.A. 2007 en hausse, Résultats en baisse
Par Raymond Bonnaterrele 20 février 2008 |
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Iberdrola Renovables, la filiale à 80% d'Iberdrola, est la première capitalisation boursière mondiale, parmi les entreprises agissant majoritairement dans les énergies renouvelables, avec 35 milliards de dollars à fin 2007. Or en 2007 cette "success story" a présenté des résultats qu'on peut qualifier de mitigés.
- La puissance éolienne installée à 7704 MW s'est accrue de 19.5%. La majorité de ses éoliennes sont en Espagne (4229 MW) et aux USA (2145MW),
- La génération d'électricité à 14700 GWh ne s'est accrue que de 14.3% en raison de faibles productions espagnoles au quatrième trimestre,
- Le taux de charge global des installations est donc de l'ordre de 24% (moins de 24% en Espagne et supérieur ailleurs)
Ces performances opérationnelles conduisent à des résultats financiers décevants:
- Le chiffre d'affaire qui prend en compte pour 2007 le dernier trimestre de Scottish Power s'élève à 953 Millions d'euros en croissance de 37%, mais la croissance pro-forma obtenue en consolidant Scottish Power et Iberdrola Ren. sur les deux années 2006 et 2007 n'est que de 2,8%.
- Le résultat net à 117 millions d'euros est en décroissance de 38%
Investissements en hausse, volumes de production qui suivent difficilement, taux de charge des installation moyen, prix du MWh espagnol en baisse de 12% à 81 euros, taux de change peu favorable pour les activités US expliquent un résultat net sur chiffre d'affaire à un peu plus de 10%. Ce n'est pas la rente attendue.
Iberdrola Ren. illustre parfaitement toutes les ambiguités de cette activité éolienne qui avec un prix de l'électricité éolienne de 81 euros le MWh en Espagne voit ses résultats baisser. La sensibilité de cette activité au bon vouloir des politiques la rend financièrement dangereuse.
Finalement, EDF devrait bien réfléchir avant de faire une offre hostile sur la maison mère dont le "fleuron" est soi-disant la partie renouvelable. Ce fleuron serait-il un cactus?
Le 20/02/2008 à 15 heures le cours d'Iberdrola Ren. était en baisse de 4.8% à 4.37 euros.
Voir aussi : éolien
Très longs délais pour la fabication d'éoliennes offshore européennes
Par Raymond Bonnaterrele 16 février 2008 |
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La Grande-Bretagne est très en retard dans la mise en oeuvre des énergies renouvelables, avec seulement 2% de l'énergie d'origine verte, elle est classée troisième plus mauvaise en Europe après Malte et le Luxembourg. Alors, elle voudrait, pour rattraper le temps perdu, lancer un grand plan éolien qui comprendrait 10000 éoliennes d'ici à 2020, avec 3000 éoliennes on shore et 7000 éoliennes offshore. Ces dernières pour des raisons de rentabilité et d'optimisation des coûts d'installation et de maintenance devront être de très forte puissance (5 MW). Mais voila, Siemens, un des fabricants de ces super éoliennes, a déjà quatre ans de carnet de commandes malgré un programme de triplement des capacités de production d'ici à 2011. Le meilleur délai de livraison actuel est de ce fait repoussé à 2012.
Les opérateurs anglais, par l'intermédiaire de la British Energy Wind Association, demandent au gouvernement britannique de s'impliquer d'avantage dans la politique industrielle de ces équipements en essayant de convaincre Siemens ou Vestas de venir installer des moyens de production en Grande-Bretagne. Mais que pèse le marché britannique éolien en face des marchés américains ou chinois?
Un autre goulot d'étranglement existe aussi dans les moyens d'implantation d'éoliennes offshore sur site, c'est le nombre de navires capables d'assumer cette tâche. La Grande-Bretagne dispose de deux de ces bâtiments capables de transporter et de construire ces immenses éoliennes par morceaux. Il faut au moins trois ans pour en faire construire d'autres.
Cet exemple britannique sur l'éolien offshore, doit sensiblement décrire l'ensemble des problèmes européens sur le sujet. On sait par exemple que la filiale d'Areva, Multibrid, doit livrer en 2010 et 2011 quatre vingt aérogénérateurs au parc offshore Borkum West II. La mise en place de nouveaux équipements risque donc d'être retardé en Europe en raison du manque de capacité de production en éoliennes de fortes puissances.
La politique de la Commission Européenne naïvement focalisée sur les énergies renouvelables va ainsi trouver ses limites et découvrir le caractère absurde et incomplet de ses décisions qui ne prennent pas en compte, en parallèle avec la mise en oeuvre de nouvelles sources d'énergies alternatives, l'amélioration des sources d'énergies existantes.
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Voir aussi : éolien
Redécouverte du capitalisme...
Par Patrick Reymondle 10 février 2008 |
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Un article intéressant paru dans "Le Figaro" sur l'énergie éolienne.
Peu de rentabilité, subventions de la collectivité, aberrations en tout genre.
Finalement ce qui est intéressant dans ce genre d'article, c'est que "Le FIgaro" redécouvre 2 siècles de capitalisme.
En effet, l'investisseur qui réussit à cause de son flair, de la loi de l'offre et de la demande, c'est une bouffonnerie sans nom.
A chaque "révolution industrielle", c'est l'intervention résolue d'un état qui trace la voie.
Qu'est ce que l'automobile, par exemple, si l'état laisse les routes à l'état primitif ?
Et l'éolien, pas plus que les autres énergies renouvelables, ou même les économies d'énergies n'échappent à la règle.
C'est l'état qui fixe, ou ne fixe pas, les évolutions.
S'il ne les fixe pas, c'est une immense stagnation sur l'état antérieur, et une modernisation qui peut prendre des siècles.
Les hommes des temps jadis n'étaient pas fermés au progrès, ils l'intégraient doucement.
Bien sûr, c'est beau un paysage. Mais qu'est ce qu'un paysage dont toute la population a fui ?
Et ce avant l'implantation de l'éolienne ?
On le voit bien aussi avec les économies d'énergie. Bien sûr il est possible de réduire fortement les consommations. Mais si on impulse pas le mouvement, par des subventions, si on ne règlemente pas, on arrivera à rien.
Voir aussi : actualités | éolien
L'Allemagne et l'Espagne, deux Nations dans le vent
Par Raymond Bonnaterrele 6 février 2008 |
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L'European Energy Wind Association a actualisé les données d'énergie éolienne en Europe à fin 2007.La puissance installée s'est accrue de près de 8500 MW, soit de 18%, en 2007. Il ressort clairement qu'il existe deux nations qui jouent la carte de l'énergie éolienne en Europe: l'Allemagne et l'Espagne. Elles ont représenté en 2007 plus de 60% des nouvelles capacités installées en Europe. En premier, avec 41% des installations, l'Espagne a tiré en 2007 l'industrie éolienne européenne mais avec seulement 20%, l'Allemagne a nettement ralenti ses investissements éoliens. Ces deux nations totalisent à fin 2007 les 2/3 de la puissance éolienne installée en Europe, avec 39% pour l'Allemagne et 27% pour l'Espagne. Les autres nations suivent mollement.
Il faut ajouter les installations de la France, l'Italie, le Portugal, la Grande-Bretagne et la Suède pour arriver à 91% des nouvelles installations en 2007. On l'a vu les Pays-Bas ont transitoirement réduit leurs investissements dans le domaine. Quand au Danemark, nation pionnière de l'éolien, sa puissance installée a baissé en 2007. On peut se demander ce que vient faire la France en troisième place des investissements éoliens en Europe en 2007, avec une part de 10%. Mais n'oublions pas que c'est le pays le plus étendu du consortium.
Voir aussi : éolien
Nouvelles capacités électriques.
Par Patrick Reymondle 5 février 2008 |
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Les nouvelles capacités électriques installées en Europe se chiffrent à 158 000 MW, se répartissant comme suit :
- gaz : 88 000,
- éolien : 47 000,
- charbon : 9 600,
- pétrole : 4 200,
- hydraulique : 3 100,
- biomasse : 1 700,
- nucléaire : 1 200.
Cela amène plusieurs remarques.
La progression de l'éolien est freiné (plus 12 %, contre 30 % au niveau mondial), par le freinage allemand, les mauvaises volontés anglaises, par contre l'Espagne et La France prennent le relais.
Mais il faut relativiser la "panne" allemande.
L'industrie éolienne allemande fonctionne à 100 % de ses capacités.
C'est sans doute une reprise de souffle.
La domination gazière est écrasante, le nucléaire est anecdotique.
La mauvaise performance hydraulique est par contre amendable, le "petit hydraulique" jusqu'au début du XX° siècle était considérable en France et en Europe occidentale, il a été "effacé" au profit du fossile, bien plus facile à exploiter.
Comme on le voit, beaucoup reste à faire. Combien de moulins (à vent et à eau) sous le premier empire ?
Voir aussi : actualités | énergie fossile | éolien
Une éolienne à axe vertical: l'Aerogenerator
Par Raymond Bonnaterrele 2 février 2008 |
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Un projet d'architecte amoureux de design, l'Aerogenerator
aurait 144 mètres de haut et produirait 9MW de puissance électrique, soit trois fois plus environ qu'une éolienne classique à axe horizontal de même encombrement. Insensible à la direction du vent, plus simple à maintenir, tel est le projet de la start-up Windpower, fondée par Theo Bird. Un modèle réduit de 6 kW est en cours de test au Centre des Energies Renouvelables de Blyth, port du Nord Ouest de l'Angleterre.
Pour l'efficacité énergétique il est possible de se poser des questions en raison de sa position au ras des vagues, mais question esthétique, c'est superbe!
Voir aussi : éolien
Le succès éolien US: un phénomène subventionné
Par Raymond Bonnaterrele 28 janvier 2008 |
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L'American Wind Energy Association est inquiète. Après un record d'installation d'éoliennes aux USA en 2007 de plus de 5200 MW pour un investissement global de 20 milliards de dollars, l'association professionnelle des industries éoliennes se fait du souci. En effet les subventions ("credit taxes") aux électricités éoliennes ou solaires sont prévues jusqu'à la fin de l'année. Il faut donc, de toute urgence que le Congrès vote une prolongation de ces subventions au delà de la fin 2008, sous peine d'un assèchement des commandes, comme cela s'est produit en 2000, 2002 et 2004 (FIG.). Les lobbies éoliens et solaires sont fortement mobilisés pour que 2009 ne soit pas une année noire.
La part de l'éolien dans la génération d'électricité US en 2007 peut être estimée à 32,6 TWh, soit 0,8% de la totalité de la consommation d'électricité.
Le nombre d'éoliennes installées en 2007 a atteint 3188 soit 3,6 fois plus qu'en Allemagne. La puissance nominale de 5246 MW est plus de trois fois celle installée en Allemagne. Il faut toutefois remarquer que la puissance moyenne par éolienne installée est de 1,65 MW (contre 1.89 MW en Allemagne). En effet le standard US est l'éolienne de 1.5MW de GE Energy qui représente près de la moitié des aérogénérateurs installés. C'est le grand gagnant de cette croissance, avec un doublement de la puissance installée par rapport à 2006. GE a standardisé sa production autour d'une éolienne de 1.5MW dont il a installé 7700 exemplaires dans le monde. Il espère en avoir installé plus de 10000 en cumulé à fin 2008. Le chiffre d'affaire éolien mondial de GE Energy a atteint 4 milliards de dollars en 2007.
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Voir aussi : éolien
L'eldorado éolien a quitté l'Allemagne
Par Raymond Bonnaterrele 28 janvier 2008 |
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Les Allemands seraient-ils fatigués de cette énergie imprévisible et fantasque qu'est l'énergie éolienne subventionnée. L'examen des investissements réalisés dans les nouveaux équipements en 2007 est indicatif d'une certaine lassitude qui pouvait être décelée dès les années précédentes. Le nombre d'éoliennes installées a fortement décru de 2321 en 2002 ce nombre est descendu à 883 en 2007 et la puissance nominale installée est passée de 3240 MW en 2002 à 1667 en 2007 soit une décroissance de près de 50% en cinq ans.
Le parc d'éoliennes allemandes atteint 19460 unités pour une puissance électrique nominale installée de 22247 MW soit une puissance nominale moyenne par générateur de 1.14 MW. Ce parc est constitué à 80% d'éoliennes de puissances supérieures ou égales à 2MW, avec 65% du parc occupé par le standard 2MW. On peut estimer que ces éoliennes ont produit un peu plus de 6% de l'électricité allemande en 2007, pour une part des sources renouvelables de 14%, d'après le ministre de l'Ecologie allemand.
Pour le futur, avec le développement de l'éolien offshore, les puissances nominales des équipements vont se déplacer vers des puissances nominales de l'ordre de 5MW, dans une recherche d'un meilleur rapport entre puissance générée/capitaux investis, la partie fixe des infrastructures en pleine mer étant sûrement un poste important de dépense. Par exemple Multibrid, la filiale d'Areva, devrait entre 2010 et 2011, livrer 80 aérogénérateurs de 5 MW au parc offshore Borkum West II pour plus de 500 millions d'euros. Le budget global du projet de 400MW étant voisin d'un milliard d'euros.
Les Sociétés de construction de ces installations ont connu plus ou moins de problèmes en 2007. ENERCON, le plus gros en Allemagne a vu sa part de marché s'accroître de 38% à 50% entre 2006 et 2007. RE POWER a aussi tiré son épingle du jeu avec une part de marché croissant de 7,6% à 10,9%. Mais d'autres ont fortement chuté, comme le numéro deux allemand (et N° 1 mondial en 2006), le danois VESTAS dont la part de marché allemande est passée de 35% à 24% sur un marché en forte décroissance. GE Energy, le leader américain, a quand à lui disparu du marché allemand. Son produit de base est un aérogénérateur de 1,5 MW qui n'est plus au standard allemand.
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USA : Plus 45 %
Par Patrick Reymondle 27 janvier 2008 |
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La capacité éolienne installée dans le monde a augmenté de 26 %, et, record toute catégorie, montrant que rien n'est figé, plus 45 % aux USA.
Globalement 94 GW ont été installé à ce jour, soit 22 de plus que l'année dernière.
Arrive premier les USA, avec 5.2, ensuite l' Espagne, avec 3.5 et la Chine, avec 3.4. Le seul état du Texas a installé 1.2 GW.
Globalement le parc éolien US atteint 16.8 GW et pourrait produire en 2008, 48 milliards de KWH.
L'état du Texas arrive en tête d'ailleurs aux USA avec 4356 sites de productions, devant la Californie 2439, et le Minnesota 1299.
On le voit donc, rien n'est jamais écrit à l'avance, et dans l'évolution des sociétés, rien n'est figé.
D'ailleurs, la répartition des capacités de production indique surtout une volonté locale des autorités politiques.
Rien n'est du au marché, mais au contraire à une démarche volontariste.
Il est clair qu'à la vue de la carte, toute le monde n'a pas reçu la révélation.
Article vieux de 10 ans, à relire.
Voir aussi : actualités | éolien
Comparaison des prix des électricités éoliennes avec ceux du marché spot
Par Raymond Bonnaterrele 15 janvier 2008 |
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Les prix de gros spot de l'électricité peuvent varier de façon considérable en fonction de l'heure, du jour, de la saison, des conditions météorologiques, de la disponibilité des centrales, etc. Il est donc difficile de définir un prix de marché moyen sur une période donnée. La Commission de Régulation de l'Energie (CRE) publie les courbes des valeurs hebdomadaires en BASE et en POINTE pour le marché français et le marché allemand. En raison des interconnexion des réseaux les prix des deux pays sont généralement voisins. Les prix d'achat de l'électricité d'origine éolienne sont définis par l'Arrété du 10 Juillet 2006. Il définit les prix d'achat de l'électricité éolienne terrestre sur une période de 15 ans et ceux de l'électricité éolienne offshore sur 20 ans. Pour les dix premières années le MWh éolien terrestre est payé 82 euros et le MWh éolien offshore 130 euros, auxquels il faut ajouter le clauses d'indexations sur l'indice du coût horaire du travail et des prix industriels.
La comparaison des prix d'achats des électricités éoliennes avec les prix spot en Base montre que le prix "éolien terrestre" à 82 euros le MWh est en moyenne le double du prix moyen en Base. Quand au prix "éolien offshore" à 130 euros le MWh il est plus de trois fois plus cher que le prix en Base.
De tels tarifs décidés par notre administration pour des périodes de 15 ou 20 ans, dont la partie dégressive arrive lors la onzième année et dépend curieusement du taux de charge de l'installation, sont difficiles à admettre. L'amortissement financier d'une éolienne doit se faire sur 7 à 8 ans maximum pour une durée de vie espérée du double. La longueur de la durée de l'aide et son ampleur chargent la facture énergétique de notre pays de façon irresponsable, pour un enjeu des plus discutables, surtout quand il n'y a pas de vent et que les centrales au charbon ou au lignite crachent leur CO2 dans le ciel allemand.
Voir aussi : éolien
Les mensonges du lobby éolien
Par Raymond Bonnaterrele 13 janvier 2008 |
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Sur un blog voisin, l'ancien Sénateur René Trégouët dont l'enthousiasme juvénile pour les énergies renouvelables ne peut susciter que sympathie de la part de ses lecteurs, écrit un papier à la gloire de l'éolien offshore, nouvelle sornette de la puissante industrie éolienne allemande et leurre écologique britannique, contrepartie d'un vaste plan nucléaire en cours d'élaboration. Ce bloggeur, tout d'abord, fait le point de l'énergie éolienne terrestre et écrit une phrase sûrement copiée-collée d'un article de publicité du lobby éolien: "l'année 2006 a confirmé l'essor mondial de l'énergie éolienne qui est passée de 60000 à 75000 MW installés en un an, soit une production mondiale annuelle d'électricité correspondant à la moitié de la consommation nette française."
Cette phrase est profondément incorrecte et inexacte.
- Incorrecte parce qu'elle mélange puissance et énergie: 75000 MW c'est la puissance installée que délivreraient les éoliennes mondiales si en tout lieu il y avait le vent nécessaire pour les faire fonctionner. La consommation nette française c'est une énergie, c'est à dire une puissance multipliée par un temps. Le lobby éolien indique les puissances, mais parle peu d'énergie en raison du faible rendement ou facteur de charge de ses installations.
- La consommation en énergie électrique de la France en 2006 a été de 476.5 TWh. Il faut comparer cette valeur à la production d'énergie électrique estimée du parc mondial d'éoliennes. Le facteur de charge des éoliennes allemandes est de 20% (source: UBA), celui des éoliennes méditerranéennes est de 28% (source: RTE) on peut donc prendre avantageusement pour l'éolien un facteur de charge mondial moyen de 25%. Ceci nous conduit à une énergie éolienne mondiale de 164 TWh soit 34.5% de l'énergie électrique consommée par la France. On est plus près du tiers que de la moitié: l'affirmation citée est donc inexacte.
On le voit, en toute bonne foi, les défenseurs des énergies renouvelables peuvent se faire manipuler par des industriels à la recherche de subventions lucratives. Pour eux, l'éolien terrestre est "éventé" alors ils se lancent dans l'éolien offshore qui nécessitera d'immenses fermes pour amortir les coûts de maintenance à l'aide de navires spécialisés et de personnel aguerri devant intervenir dans des zones parfois hostiles. Les centrales thermiques à flammes au charbon ou au lignite allemandes devront prendre le relais l'hiver en l'absence de vent. Le consommateur d'électricité paiera ainsi deux fois: les subventions pour l'énergie éolienne et les droits d'émissions de carbone des centrales thermiques associées.
Voir aussi : éolien
Stockage adiabatique de l'énergie, un problème ardu
Par Raymond Bonnaterrele 30 décembre 2007 |
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L'intermittence ou l'imprévisibilité des énergies solaires et éoliennes pose cruellement le problème du stockage de l'énergie. La seule réelle application industrielle existante est le pompage d'eau vers l'amont, en heures creuses, dans les usines hydroélectriques. Le stockage de chaleur par des sels fondus fait également l'objet de quelques essais industriels en Espagne dans les centrales solaires thermiques. Le stockage électrochimique est rapidement éliminé par les rendements massiques très faibles des composés électrochimiquement actifs et la complexité des batteries. Le stockage chimique est peut-être une voie possible mais d'une grande complexité industrielle aux rendements peu attrayants. Une autre possibilité consisterait à stocker de l'air sous très haute pression dans des cavernes souterraines comme les mines de sel. Mais se pose le problème du rendement, l'air s'échauffant durant sa compression, cette chaleur et celle des compresseurs doit être récupérée pour être restituée au gaz lors de sa détente. On parle alors de TACAS (Thermal and Compressed Air Storage).
RWE Power et General electric viennent de signer un MOU (Memorandum of Understanding) pour le développement et la validation d'une technologie de stockage d'air appelée "Advanced Adiabatic Compressed Air Energy Storage" ou AA-CAES. Une étude devrait être terminée en 2008 et une usine de démonstration devait être opérationnelle en 2012. Bien sûr plus la quantité d'énergie stockée dans des conditions adiabatiques, c'est à dire isolées de l'extérieur, sera grande et plus la pression de l'air et la quantité de chaleur stockée seront importantes. Afin d'éviter les pertes entropiques proportionnelles à Q/T il faut donc travailler à très haute température (500°C à 700°C ?), avec des compresseurs de longue durée de vie résistant à ces températures extrêmes. Le savoir faire de GE sera le bienvenu dans ce projet passionnant.
Voir aussi : éolien
Farwind
Par Patrick Reymondle 26 décembre 2007 |
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La firme Vergnet vient de se voir remettre "le prix des ingénieurs de l'année" pour son éolienne anticyclonique de haute puissance.
Cette éolienne se couche en cas de cyclone en moins d'une heure et a permis de résoudre les contraintes "Farwind" (infrastructures et moyens logistiques réduits).
La GEV HP (Grande éolienne vergnet de haute puissance) est deux fois plus légère, pour la même puissance qu'une éolienne traditionnelle.
Mais le gain ne s'arrête pas là.
En effet, on peut y ajouter des hausses de performances de 30 %, et une performance record avec peu de vent.
L'utilisation de l'électronique permet l'optimisation de la production.
Reste bien sûr à savoir la portée de la percée sur les ventes.
En effet, joue aussi l'effet de masse, la compétence et la réactivité du constructeur.
Entre des grandes firmes bien établies, du genre ENERCON, et d'autres moins bien rodé, l'avantage technique ne suffit peut-être pas.
Voir aussi : actualités | éolien
Les pieds dans le plat.
Par Patrick Reymondle 10 décembre 2007 |
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Le ministre britannique de l'énergie, John Hutton, vient de dire que la totalité des besoins de la population pourrait être couverte par l'éolien en 2020.
Les deux seuls obstacles sont :
- le coût élevé,
- la timidité de la planification.
8 gigawatts sont prévus, et 25 seraient réalisables d'ici 2020.
On voit donc que le problème est politique avant d'être technique.
Et dans le contexte actuel de la crise financière, on peut relativiser tout à fait le coût de ce passage au renouvelable.
En effet, ce serait sans doute bien plus économique que la déconfiture de la seule Northern Rock, couverte d'un tapis d'argent public.
Quand à l'argument de la variabilité du vent, il ne tient pas face à l'interconnexion des fermes.
Si l'énergie éolienne est effectivement irrégulière, à l'échelle d'un grand pays, le vent ne s'arrête jamais.
De l'argent, de la planification, de la technique. Qu'est ce que c'est compliqué l'éolien !
Voir aussi : éolien

