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StatoilHydro et Siemens installent sur site leur prototype d'éolienne flottante

Par Raymond Bonnaterrele 11 juin 2009 | Commentaires (6) Commentaires | Permalink

Siemens-statoil-éolienne                  Au large des côtes de la Norvège, StatoilHydro et Siemens viennent d'implanter leur première éolienne flottante amarrée au sol sous 220 mètres d'eau à l'aide de trois ancres, par l'intermédiaire d'un flotteur en acier rempli de ballast. Les essais après raccordement au réseau de l'éolienne devraient débuter à la mi-juillet.

                 Siemens joue à fond la carte de l'énergie éolienne offshore dont il est le leader incontesté. Ce métier nécessite de nombreuses compétences dans la régulation, l'acheminement et la transformation du courant électrique entre les fermes solaires offshores et le réseau sur la terre ferme.  Siemens commercialise non pas des éoliennes, mais un système complet dont il possède la maîtrise. C'est ce qui fait le succès commercial de cette activité. L'option éolienne flottante donnerait à Siemens un degré de liberté supplémentaire pour offrir le choix à ses clients potentiels du lieu d'implantation des fermes éoliennes.

LIRE le communiqué de Siemens et de StatoilHydro

Le 11 Juin 2009

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Vestas dans les vents contraires contraint à licencier 1900 employés en Europe

Par Raymond Bonnaterrele 28 avril 2009 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

                     Le greenbusiness tout comme le restant de l'économie rencontre des vents contraires, mais à la différence des industries traditionnelles, ces entreprises vertes n'ont connu jusqu'à présent que des croissances à deux chiffres, période où il faut investir et recruter sans trop se préoccuper des gains de productivité. Le danois Vestas, un des grands des éoliennes dans le monde, fait partie de cette race d'entreprises. Il a mené jusque là une politique d'investissements tous azimuts en Europe puis aux Etats-Unis et enfin en Asie en recrutant le personnel par avance afin qu'il soit disponible et formé lors des démarrages de nouvelles unités. Mais voila, le vent a tourné, les entrées de commandes se sont raréfiées (458 MW au cours du premier trimestre) pour des livraisons faibles certes, mais supérieures aux commandes (885 MW) ce qui mécaniquement entraîne une baisse du carnet de commande qui se retrouve à 4570 MW (FIG.). Ces valeurs sont à comparer aux livraisons de 2008 qui avaient atteint 6160 MW en année pleine.

Vestas-carnet-2009-T1 

                    Ces faibles entrées de commandes, touchant plus particulièrement l'Europe qui représente 80% de l'activité de Vestas, l'Entreprise en large excès de capacité de production, se retrouve dans l'obligation d'engager une vague de licenciements de 1900 personnes au total, présentes dans les usines de Vestas au Danemark et en Grande-Bretagne. Lors de la parution des comptes 2008, il avait été mentionné ici, le caractère dynamique de  la politique de recrutement de cette jeune compagnie (FIG.II).

Vestas-effectifs-2009-T1 

                Après ces licenciements, Vestas estime qu'il lui restera encore une capacité de production de 10 mille MW en 2010.

              Pour l'industriel ces baisses d'entrées de commandes sont dues essentiellement à des attentes de subventions de la part des opérateurs. Ces péripéties peuvent fragiliser une Société comme Vestas qui va être rapidement prise en ciseau entre son concurrent Siemens focalisé sur le haut de gamme offshore et les grands concurrents américains (GE) ou Indiens (Suzlon) qui sont plus axés sur les réductions de coûts. GE par exemple a vendu en 2008 aux Etats-Unis plus de 2400 éoliennes de 1,5MW, jouant ainsi sur la standardisation et les économies de longue série.

LIRE  les succès de Siemens en offshore

LIRE les commentaires sur l'exercice 2008

Le 28 Avril 2009.

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Siemens leader mondial des éoliennes offshore ne semble pas connaître la crise

Par Raymond Bonnaterrele 22 avril 2009 | Commentaires (7) Commentaires | Permalink

Siemens-transformer-station                         Au mois de Mars Siemens annonçait la signature d'un contrat de fourniture de1800 MW composé de 500 éoliennes offshores pour l'électricien néerlandais Dong, en Avril c'est un contrat de fourniture de 21 turbines offshore qui est annoncé pour l'allemand EnBW Energie pour un champ d'éoliennes en Mer Baltique de 48MW qui devrait être connecté au réseau vers le dernier trimestre 2010. Siemens déclare avoir installé à ce jour plus de 600 MW  de capacité éolienne offshore et posséder en carnet de commande un total de 3300 MW de turbines à livrer. Pour le patron de la division Energies Renouvelables, le Docteur René Umlauft, "2009 promet d'être une année record pour l'éolien offshore". Il juge d'autre part le potentiel de développement de ce marché de l'offshore en Europe comme énorme. Ces succès commerciaux de Siemens s'expliquent par la plus grande complexité technologique des équipements offshore qui concernent les éoliennes mais aussi tous les problèmes de transformation et d'acheminement du courant électrique des parcs en pleine mer vers la terre ferme. Siemens propose par exemple son système en courant continu sous très haute tension HVDC Plus pour relier les éoliennes à la terre et développe des systèmes de conversion et de coupure sous 36 kV qui, de tailles réduites, s'intègrent aisément dans le mât d'éolienne.

                      Voila donc une technologie qui se complexifie énormément, qui fait appel à des marchés qui peuvent être très importants et qui risque de rejeter en division inférieure les anciens leaders de l'éolien terrestre comme Vestas par exemple. Mais il ne faut cependant pas oublier que le déploiement de ce marché offshore est tributaire d'aides tarifaires importantes, ce qui n'a pas l'air de trop géner Siemens.

Le 22 Avril 2009

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Multibrid en discussion pour vendre 80 éoliennes de 5MW pour un champ offshore en Mer du Nord

Par Raymond Bonnaterrele 31 mars 2009 | Commentaires (5) Commentaires | Permalink

                                                                                          Multibrid-M5000 Filiale allemande d'AREVA depuis 2007, Multibrid, a fait en 2000 un choix stratégique majeur: attaquer le marché des éoliennes par le marché offshore et avec un seul produit de forte puissance de 5MW: le M5000. C'était au lancement du projet un vrai coup de poker. A ce jour Multibrid a installé deux paires d'éoliennes prototypes à terre. Une première paire de maquettes en tout début 2007 pour valider les choix, une deuxième paire en 2008 tenant compte des leçons tirées de la première expérience. Jusque là, Multibrid travaillait sur une commande de 80 éoliennes livrables en 2010 et 2011 pour la ferme "Borkum West II" situé à 45 km au nord de l'île de Borkum dans la Mer du Nord pour un groupement autour de la société Prokon Nord.

Multibrid vient de signer un Memorandum of Understanding avec l'allemand Wetfeet Offshore pour une commande de 80 éoliennes livrables en 2011 et 2012 pour le champ Global Tech I en Mer du Nord. Le marché dépasserait les 700 millions d'euros. Ceci correspond à un prix de 1,75 millions d'euros par MW pour les seules éoliennes, ce qui est un bon prix pour Wetfeet. Les prix jusqu'à présent pour ce genre de puissance installée frisaient plutôt les 3 Meuros/MW (Ex. projet Thanet de Vattenfall avec 100 éoliennes de 3MW de Vestas). Le marché éolien commencerait-il à devenir raisonnable?

LIRE le communiqué d'AREVA.

Le 31 Mars 2009

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EDF Energies Nouvelles affirme avoir les moyens de poursuivre son développement

Par Raymond Bonnaterrele 19 mars 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

EDF EN                       EDF EN possédait une puissance de production d'électricité renouvelable de 1564 MW à la fin 2008, elle veut disposer de 4000 MW à fin 2012. Dans une interview par l'Agence Reuters, le Directeur Général, David Corchia, a déclaré: "Cet objectif de 4000MW n'est pas menacé. Nous disposons du cash nécessaire, des lignes de crédit et des capacités d'emprunts auprès des banques, pour que 2009 ne soit pas un obstacle à l'atteinte de l'objectif... Par contre ce qui se traitait en trois mois auparavant avec une banque, nécessite maintenant 8 à 9 mois de discussions avec quatre ou cinq d'entre elles. C'est une inutile perte de temps". EDF EN envisage d'investir un peu plus d'un milliard d'euros en 2009 dont les trois quarts dans l'éolien.

                      Parlant de ses projets aux Etats-Unis où EDF EN possède le tiers de son parc, Corchia a souligné tout l'intérêt que présentaient les avantages fiscaux et les incitations financières mises en place par la nouvelle Administration américaine, dont le remboursement en cash de 30% des investissements au démarrage des installations. "Nous avons démarré 450 MW en 2008, il n'y a pas de raison de faire moins en 2009." a-t-il déclaré elliptiquement.

                     Les temps difficiles ouvrent des opportunités à EDF EN pour faire des achats de droits de productions à bon compte à des concurrents devenus insolvables. Corchia a mentionné comme exemple son rachat d'un contrat de fourniture de 180 éoliennes GE au canadien SkyPower qui représente une puissance supplémentaire de 270 MW, à un prix non dévoilé mais semble-t-il avantageux.

L'adossement d'EDF EN à son puissant actionnaire lui donne de toutes évidences des possibilités de se développer à bon compte en ces périodes agitées.

Le 19 Mars 2009.

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La croissance du marché éolien mondial sera tirée par l'Asie pronostique le GWEC

Par Raymond Bonnaterrele 17 mars 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                       Le Global Wind Energy Council (GWEC) vient de publier son rapport 2008. Ce document est intéressant par sa partie analytique pays par pays mais également par la partie étude prospective du marché mondial des équipements éoliens. Le GWEC fait justement remarquer que ses deux dernières prévisions de croissance du Marché éolien dans le monde pour 2007 et pour 2008 ont été dépassées dans la réalité. Pour la période 2009 à 2013 l'institution prévoit toujours une croissance globale soutenue du marché éolien mais avec des nuances selon les grandes régions (FIG.I). Eoliengwecregions20082013

                          Il prévoit une croissance modérée en Europe, avec un faible démarrage en 2009 puis une accélération de la croissance de 2010 à 2013. Pour l'Amérique du Nord, le marché se rétracte en 2009 pour retrouver son niveau de 2008 un an après et continuer sa croissance par la suite. Mais c'est l'Asie qui assure surtout la forte progression mondiale, sponsorisée par un Etat chinois qui veut favoriser les énergies renouvelables. En 2013 le parc d'éoliennes installées en Asie à 117 GW devient aussi grand que le parc européen (FIG.II). Eoliengwecregionscumul20082013

              Le côté agaçant du message de ce groupe de lobbying professionnel est la lancinante soi-disant économie de CO2 qu'apporte ces installations, je cite Steve Sawyer le Secrétaire Général du GWEC: "Les 332 GW de capacité que nous prévoyons pour 2013 produiront 730 TWh d'énergie propre qui permettront d'éviter d'émettre 438 millions de tonnes de CO2 chaque année". Ceci ne serait vrai que si la génération éolienne se substituait aux équipements existants, dans les faits elle participe à l'accroissement de production qui aurait pu être assuré, par exemple, par une turbine à gaz à cycle combiné qui émettrait 0,35T de CO2 par TWh. Dans cette hypothèse, pour produire les 730 TWh de 2013, la combustion du gaz émettrait 255 millions de tonnes de CO2 seulement. Les "éoliens" se comparent à un parc moyen théorique qui émet 0,60T de CO2 par TWh, au lieu de se comparer à la meilleure source d'énergie à combustion à flamme du moment qui pourrait avantageusement les remplacer.

                    L'autre remarque réside dans le fait qu'à aucun moment le GWEC ne se pose la question d'une concurrence éventuelle. L'éolien rafle toutes les subventions, même en 2013. Il est cependant probable qu'à l'horizon 2010 ou 2011 dans certaines contrées ensoleillées le solaire photovoltaïque dont les prix des équipements auront fortement baissé, prenne peu à peu le pas sur l'éolien, ou tout au moins entame franchement son monopole. Pensons à l'Espagne, l'Italie où Sharp entend s'installer, la Californie et bien d'autres pays encore. Les Etats, comme ils le font déjà aujourd'hui, devront arbitrer, mais ce sera de plus en plus en faveur du solaire, du moins dans certains pays.

LIRE le Global Wind 2008 report du GWEC.

Le 17 Mars 2009.

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Boeing et Vestas vont collaborer dans la recherche technologique

Par Raymond Bonnaterrele 15 mars 2009 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Vestas1                      Dans le cadre de L'International Scientific Congress of Climate Change à l'Université de Copenhague qui s'est tenu cette semaine, Boeing et le danois Vestas ont annoncé qu'ils allaient collaborer dans la recherche technologique sur des thèmes communs entre l'industrie aéronautique et l'industrie éolienne. L'aérodynamisme, les matériaux composites sont des sujets sur lesquels les deux industries doivent exceller. En 2009 les chercheurs des deux Groupes identifieront les sujets de recherches qui pourraient être partagés.

                     Cette information ne peut que susciter des questions sur la stratégie de Boeing. Simple opération de green-washing et de communication ou volonté de diversification à plus long terme, vers une activité moins cyclique que celle de l'aéronautique. Pour Vestas c'est une excellente carte pour accroître sa notoriété et sa part de marché aux Etats-Unis. On sait de plus, que Vestas est très en retard dans les éoliennes offshore, par rapport au géant européen Siemens (LIRE).

LIRE le communiqué commun de Boeing et de Vestas

Le 15 Mars 2009

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Siemens reçoit une commande de 500 éoliennes offshore

Par Raymond Bonnaterrele 6 mars 2009 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Burbobanksiemens36mwb_2                 C'est l'énergéticien d'Etat danois DONG qui vient de passer une commande ouverte de 500 éoliennes de 3,6 MW de puissance pour ses divers futurs champs offshore au constructeur allemand Siemens. Les négociations ont été menées de façon exclusive avec Siemens qui, selon le management de Dong, est le seul actuellement à pouvoir honorer ce genre de commande éléphant. Le prix total de la commande n'a pas été dévoilé mais on parlerait d'une somme autour de 2 milliards d'euros, ce qui correspondrait à un peu plus de 1,1 million d'euros par MW ce qui serait un excellent prix pour une commande offshore. Dong utilise déjà ce type d'éolienne en exploitation sur les côtes britanniques dans le champ de 25 turbines de Burbo Banks (FIG.).

                   Grâce à ce type de commande, Dong fait baisser le montant de l'investissement par MW installé, ce qui lui permet de réduire l'annuité d'amortissement de ses projets, un des points clés de la rentabilité des installations offshore, l'autre étant le prix de vente du MWh garanti et subventionné.

Le 6 Mars 2009.

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EDF Energies Nouvelles investit dans l'éolien en Californie

Par Raymond Bonnaterrele 27 février 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Shilohii                      La loi californienne fixe l'obligation aux distributeurs d'électricité locaux de vendre un mix énergétique comportant au moins 20% d'électricité d'origine renouvelable en 2010 et 33% en 2020. En ces moments de restriction de crédits, les nouvelles offres d'énergie verte se font rares. Et pourtant enXco, filiale d'EDF EN aux Etats-Unis, adossée à J.P.Morgan et à la banque norvégienne Nordea, vient d'annoncer le démarrage en production d'une ferme éolienne de 150 MW, Shiloh II, située au Nord-est de San Francisco sur les Montezuma Hills. Cette unité est composée de 75 éoliennes produites par REpower en Allemagne. Rappelons que REpower, jusque là peu présent aux Etats-Unis, est maintenant une filiale de l'indien Suzlon qui, entre autres, avait acheté la participation d'AREVA dans REpower. Tristan Grimbert, le patron d'enXco, aurait affirmé vouloir doubler la capacité de production de cette unité dans les trois ans à venir. L'énergie produite par l'unité est vendue pour 20 ans à l'opérateur Pacific Gas & Electric Co.

Le 27 Février 2009.

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Vestas en 2008 affiche des volumes en croissance mais consomme du cash

Par Raymond Bonnaterrele 21 février 2009 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                      Le danois Vestas, un des grands acteurs mondiaux dans l'éolien, a présenté en 2008 une activité en croissance de 24% par rapport à celle de 2007. Ce bon résultat a été obtenu par de solides facturations au quatrième trimestre qui ont représenté plus de 40% du chiffre d'affaire annuel de 6,035 milliards d'euros. Les éoliennes facturées (livrées + avances de facturation) représentent une puissance électrique cumulée de 6109 MW, ce qui veut dire que Vestas a réussi à maintenir en 2008 son prix moyen de facturation de 2007, à 0,98 million d'euros par MW. Mais Vestas avoue n'avoir livré physiquement que 5580 MW d'éoliennes en 2008. Les entrées de commandes se sont élevées à 6109 MW. Le carnet de commande, d'une année à l'autre, s'est donc accru de quelques 400 MW mais un examen par trimestre montre une nette décroissance depuis deux trimestres consécutifs (FIG.) après de fortes entrées de commandes durant le premier semestre.Vestascarnet2008fin

                      Le cash généré par les opérations qui avait été bon en 2007 (701 Meuros) s'est dégradé à 277 Meuros à fin 2008, en raison des en-cours liés à la forte activité du quatrième trimestre. Les investissements s'étant nettement accrus à 680 Meuros, la Société affiche une baisse de cash de 494 Meuros sur l'exercice (FIG.II). Vestascash2008fin_2

                 Les effectifs mondiaux se sont élevés en fin d'année à 20800 personnes en croissance de 5500 par rapport à 2007 avec un objectif pour Vestas, d'atteindre une production de 10000 MW en 2010.

                Pour 2009 Vestas prévoit un chiffre d'affaires en croissance de 20%, à 7,2 milliards d'euros et souhaiterait investir 1,2 milliards d'euros. Cependant ses dirigeants avouent vouloir connaître les chiffres du premier trimestre 2009 avant de s'engager plus avant.

                    La gestion de Vestas, malgré sa taille, est celle d'un Groupe multinational qui doit satisfaire aux exigences des autorités locales qui subventionnent les achats d'éoliennes. La dure contrainte des constructions et des sous-traitances locales imposées empêchent Vestas de réaliser des économies d'échelle, dans des unités hautement spécialisées. On ne peut être que réservé sur l'aptitude de ce type d'industrie, face à une crise des liquidités et une montée de la concurrence, à poursuivre sa croissance sans heurt. 2008 aura peut-être été la dernière année insouciante de l'éolien triomphant pour Vestas.

Le 21 Février 2009.

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