Les prix du pétrole vont-ils poursuivre leur folie financière, ou revenir sur les tendances longues?
Par Raymond Bonnaterrele 19 juillet 2008 |
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La crise des "subprimes" durant l'été 2006 a sifflé le signal de la débandade financière des Fonds de Pensions et des cagnottes des Universités américaines, pour quitter le navire des prêts immobiliers qui prenait l'eau de toutes parts. La tourmente financière qui s'en est suivie et qui sévit encore, a d'autre part rendu les investissements en Actions très risqués. Alors des milliards de dollars se sont massivement investis sur le marché étroit des matières premières et de l'énergie: les "commodities", par l'intermédiaire d'indices composites, sortes de paniers de la ménagère, regroupant plusieurs produits allant du pétrole aux abats de porcs maigres en passant par le gaz, les métaux et les céréales. On a vu alors des cours du pétrole brut WTI passer d'une croissance raisonnable de 10 dollars par an qui stimulait intelligemment l'offre, à des variations de cours jamais vus jusque là, de 10 dollars par mois. Les cours ainsi atteints ont altéré la demande (FIG.). Seul ce transfert massif de fonds de l'immobilier et du Marché des actions vers les commodities peut expliquer la rupture de pente évidente, aucun évènement géopolitique nouveau majeur entre le deuxième semestre 2006 où les cours baissaient et le premier semestre 2008 où les cours s'envolaient ne peut sérieusement justifier ce revirement du marché.
Le caractère financier de cette hausse partant de l'été 2007 est peut-être encore plus net sur les cours du gaz naturel au Henry Hub à New York (FIG. II) qui ont, jusqu'à ces derniers jours, accompli une ascension jamais égalée jusqu'à 13.5 dollars le million de BTU, alors qu'aucune pénurie de gaz naturel n'était perceptible dans le monde.
Devant ce phénomène brusque de nombreux exégètes sont venus justifier a posteriori ces phénomènes financiers avec tout un tas de bonnes raisons mais qui étaient toutes aussi vraies auparavant citons pour mémoire: le peak oil, l'incapacité de l'Arabie Saoudite de produire plus de 12 millions de barils par jour (alors que le Marché ne lui en achète que moins de 10 millions), l'insuffisance des capacités mobilisables en réserves en cas de coup dur, l'Iran et le détroit d'Ormuz, l'Irak et les attentats, les grèves au Brésil, les mouvements de résistance au Nigeria, etc.
Mais voila cette phase d'emballement financier des cours aura joué un rôle éminent dans le monde: celle de sensibiliser les industriels, les consommateurs et leurs dirigeants de la nécessité d'une approche plus économe des modes de vie ou de fonctionnement. Les consommateurs américains ont fortement réduit leurs achats de 4X4 et le nombre de leurs trajets en voitures, les constructeurs automobiles japonais ont accéléré leurs programmes de véhicules électriques, les gouvernements des pays en développement ont réduit leurs ruineuses subventions aux carburants, les compagnies aériennes vont mettre à la casse leurs vieux avions de lignes et fermer des lignes peu rentables. Alors, quasi miraculeusement les consommations de carburants se replient aux USA, elles le feront de même dans tous les pays appartenant à l'OCDE. Un pourcent de consommation en moins représente 500 mille barils/jour d'économies. Il n'est pas utopique de penser que les pays de l'OCDE, sous la pression des prix, pourraient réduire d'au moins 2% par an en moyenne leur consommation de pétrole, ce qui libèrerait le million de barils/jour supplémentaire nécessaire aux pays émergents. Aurait-on atteint un pallier de consommation mondiale autour de 85 millions de barils par jour?
Mais alors que vont devenir les cours du pétrole et ceux du gaz, me direz-vous? Il est clair que depuis quelques jours les financiers quittent à toute vitesse ces marchés comme le montre le décrochement de la courbe des cours du gaz naturel au Henry Hub(FIG.II). Mais la question qu'il faut se poser est en fait la suivante: les capitaux flottants vont-ils avoir un autre point de chute que ceux des "commodities" pour s'investir? Les cours de Bourse sont bas, les Groupes financiers se vendent à la casse, les Groupes pétroliers diversifiés vont être des valeurs refuge recherchées en cas de remontée des cours, il va falloir suivre une reprise éventuelle de la Bourse pour savoir si dans un mouvement de retour de balancier habituel les fonds ne se mettent pas à quitter le bateau "commodities" pour rejoindre le bateau amiral du marché des actions. Un tel mouvement est à mon avis probable, il s'accompagnerait d'un retour des cours du brut vers les 110$ (+ ou - 10$) le baril ce qui serait sur la vertueuse tendance longue.
Le 19 Juillet 2008.
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Voir aussi : énergie fossile
Transcanada va investir 7 milliards de dollars dans un oléoduc qui relliera l'Alberta au Golfe du Mexique.
Par Raymond Bonnaterrele 18 juillet 2008 |
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Alors que certains parlent d'épuisement des ressources, de fin du pétrole, de domination des énergies renouvelables, d'autres plus pragmatiques, conscients que le monde ne sera pas refait, une fois de plus, en une semaine anglaise, investissent dans les infrastructures susceptibles de transporter le pétrole ou le bitume dilué des lieux de production vers les raffineries. C'est pourquoi un des leaders nord-américains du transport de gaz et de pétrole, Transcanada, en association avec ConocoPhillips et peut-être Valero, envisage de construire un nouvel oléoduc, en complément du pipeline Keystone existant, qui permettra de relier Hardisty dans l'Alberta aux raffineries du Golfe du Mexique dès 2012 (FIG.). Sa capacité de transport serait de 500 mille barils par jour, ce qui portera la capacité de transport de l'ensemble à 1,1 millions de barils/jour. Celle ci par l'adjonction de stations de pompage supplémentaires pourrait être portée ultérieurement à 1,5 millions de barils/jour.
Le 18 Juillet 2008.
Voir aussi : énergie fossile
La chute des cours du gaz américain amplifie le mouvement de retrait des cours de l'énergie
Par Raymond Bonnaterrele 18 juillet 2008 |
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Il a été souligné ici, depuis quelques semaines, que la spéculation sur les cours du gaz et de ceux du pétrole connaîtrait une phase de retournement. Il avait été souligné que, compte tenu du caractère très spéculatif des cours du gaz sur le Henry Hub, ce sont eux qui donneraient en premier le signal de la débandade. Il semblerait que ce signal ait été clairement donné ces derniers jours, en l'absence de tornade sur le Golfe du Mexique. Un retour vers les 7 ou 8 dollars le million de BTU est du domaine du probable. Quand aux cours du pétrole ils vont dépendre de la vitesse avec laquelle les informations sur les consommations des américains vont être diffusées et relayées. Mais Jeffrey Currie et Giovanni Serio de Golman Sachs hier maintenaient toujours leur "prévision" de 149$ le baril de brut à la fin de l'année. (Notez qu'ils n'ont pas osé dire 150$ ce qui prouve que le doute a progressé, au Poker on dirait que c'est un mauvais coup de "bluff"). Il est une certitude: "les cours du pétrole ne monteront pas jusqu'au ciel" (LIRE).
Le 18 Juillet 2008.
Voir aussi : énergie fossile
Borloo, borl'eau, vous avez dit borl'eau ?
Par Patrick Reymondle 17 juillet 2008 |
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Borloo s'intéresse à la qualité de l'eau, c'est d'autant méritoire pour lui.
Il veut tester toutes les nappes phréatiques à proximité des centrales.
Donc, on n'aura même pas eu besoin d'un Tchernobyl pour qu'on ait nos zones interdites "bien d'chez nous" (et oui, je regrette feu Jean Nohain).
"qu'il se penche sur la situation radio-écologique de l'ensemble des sites
nucléaires et que l'on vérifie notamment l'état des nappes phréatiques situées
près de toutes les centrales nucléaires françaises ".
Je savais pas que Borloo était affilié à "sortir du nucléaire", "greenpeace" ou "Amis de l'apéro la terre".
On peut voir les limites de "la culture de la sécurité".
En effet, il n'y a aucun risque... mais ne contrôlons surtout rien.
Ce n'est guère sérieux. Après les déchets nucléaires du Tricastin, installés à l'air libre, comme un vulgaire terril de houille, lessivé par les pluies, contaminant la nappe phréatique, on peut voir que cette "culture" était un simple argument médiatique.
En effet, la sécurité semble assurée de façon correcte dans l'exploitation.
Mais si a un bout de l'échelle, on fait n'importe quoi, il y a de quoi inquiéter.
En effet, à quoi sert prétendre faire les choses dans les règles de l'art, si, à l'autre bout, pour les déchets les moins dangereux, on se contente de la rivière, de la décharge municipale, ou d'un simple terril ?
Il ne peut y avoir d'exceptions, ni de déchets "sans importance".
En même temps, prétendre, comme certains benêts de service que "les normes sont en dessous des normes OMS" est idiot.
D'abord parce que les normes de l'OMS sont plus politiques que médicales, ensuite, Il faudrait avoir fait les mesures de radio-activité, sur tout le territoire, depuis le début du nucléaire, et non pas une mesure qui tombe du ciel, la première depuis 30 ans.
S'il y a une chose que l'on peut déduire de la réaction de M. Borloo, c'est que rien n'a été fait et que l'obscurité la plus totale, règne.
"Dysfonctionnement", c'est comme cela qu'on appelle un comportement qui mériterait plutôt le nom de "porcin".
Jeudi 17 juillet 2008
Voir aussi : actualités | énergie fossile
L'OPEP reverrait à la baisse ses prévisions de demande de pétrole pour 2009
Par Raymond Bonnaterrele 14 juillet 2008 |
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D'après le journal chypriote Meaddle East Economic Survey, l'OPEP devrait publier demain des prévisions de baisse de commande de 500 mille barils par jour en 2009 par rapport à la prévision de 2008. Nous attendrons l'information officielle pour confirmer ou infirmer la nouvelle. Mais ce serait la première annonce officielle qui parlerait de baisse des consommations mondiales de pétrole.
Nul doute qu'elle sera suivie de bien d'autres, même si le Marché doit rester temporairement incrédule. Il est objectivement évident que dans une période de fortes restrictions de consommation d'énergie dans le monde, en raison de l'envolée des prix, les consommations de pétrole se stabiliseront et puis baisseront. Il suffit d'une baisse des consommations de pétrole de 2% par an dans l'OCDE (49 millions de barils/jour en 2007) pour compenser un accroissement de consommation de 2,7% des pays NON OCDE (36 millions de barils/jour en 2007), soit un transfert d'environ un million de barils par jour d'un bilan à l'autre. Toute réduction des consommations de l'OCDE supérieure à 2% devrait se traduire par une réduction des consommations mondiales. Sur les trois premiers mois de 2008 les consommations journalières de l'OCDE sont en baisse de 2% (FIG. source EIA), il est alors probable que les consommations mondiales soient restées stables.
Lev 14 Juillet 2008.
Voir aussi : énergie fossile
Le panier énergétique.
Par Patrick Reymondle 13 juillet 2008 |
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Le panier énergétique est très inégal.
Si l'on arrive à compter, hier en TEC (tonne équivalent charbon), aujourd'hui en TEP (pétrole), ou en Watts, toutes les énergies ne se valent pas.
Elles ne se valent pas par leur côté pratique, ou pas pratique.
Le plus simple est le pétrole. Il est liquide, donc se transporte facilement.
On apprend avec les démêlés avec la Russie que le gaz, ça nécessite de gros investissements et que sans l'existence de l'URSS et de son rejeton Gazprom, il n'y aurait pas d'Europe développée.
Mais le gaz, il faut des usines complexes pour l'exploiter, d' où l'expression "usine à gaz".
C'est de toute façon, beaucoup moins simple.
Le charbon, quand à lui, est calamiteux, il est solide. Il demande beaucoup de main d'oeuvre, ou de puissantes machines, mais, de toute façon, son essor bute sur le commerce.
Si un port qui exporte ou importe 100 millions de tonnes de pétrole peut n'être finalement pas très actif ou en déclin, comme le port de Marseille, un port qui exporte ou importe 50 millions de tonnes de charbon, lui est saturé.
L'uranium, quand à lui, bute sur un débouché peu important, sur des dépenses d'infrastructures, de prospections et d'exploitations importantes. Bien sûr, le problème de sécurité s'y greffe.
Pour l'électricité, il faut dire d'abord que ce n'est souvent que la mise en forme d'autres énergies : charbon, gaz, pétrole, nucléaire.
L'électricité hydraulique ou éolienne ou solaire est insuffisante pour la consommation actuelle
Alors, qu'en conclure ? Il n'y a pas à tergiverser.
Dans les phénomènes de raréfaction de la ressource, au moins de la ressource accessible, c'est l'économie.
Les substitutions peuvent avoir lieu, mais c'est l'économie qui reste le plus rentable et le plus simple.
Simple retour des choses.
L'énergie abondante avait entrainé son gaspillage, l'énergie chère son économie.
Et il n'y a eu dans le gaspillage qu'un seul intérêt pris en compte, celui des compagnies qui en bénéficiaient.
Bien sûr, plus tard, il y aura sans doute, des progrès sur de nouvelles sources d'énergies.
Mais elles ne seront ni inépuisables, ni sans limites.
Voir aussi : actualités | énergie fossile
Le Président Bush exhorte le Congrès d'autoriser l'exploration de pétrole dans les zones côtières
Par Raymond Bonnaterrele 13 juillet 2008 |
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La politique énergétique aux Etats-Unis rejoint les manoeuvres politiques tout court. Lors d'une réunion de l'Etat Major des responsables de l'énergie de son Administration (FIG.) le Président Bush a fait porter la responsabilité de l'envolée des cours de l'énergie aux U.S.A. au manque de productions autochtones, en raison de l'interdiction de prospecter et d'exploiter les gisements de la plupart des zones côtières et offshore des Etats-Unis. (Rappelons cependant que ce moratoire fédéral d'interdiction avait été instauré par le Président Bush père et reconduit par Clinton (LIRE)). Le Président a donc exhorté la Chambre des Représentants, à majorité démocrate qu'il considère comme responsable, de revenir rapidement sur cette interdiction. Les Représentants démocrates, avec Obama, traînent des pieds pour statuer et rétorquent en soulignant que les Major pétrolières ont encore beaucoup de champs à prospecter et qu'elles ne le font pas. Ils proposent de voter un projet de loi dit de " Use it or Lose it" (Utilise-le ou perds-le!) qui donnerait le droit aux autorités de déposséder les Groupes pétroliers propriétaires d'un droit d'exploration-production sur une zone qu'ils laissent en jachère et de le céder à une autre pétrolier concurrent plus motivé. Le conflit entre le Gouverneur de l'Alaska et Exxon Mobil sur le gisement de Point Thomson illustre cette situation (LIRE).
On le voit si la politique énergétique des Etats-Unis n'est pas totalement limpide, les coups bas politiques se portent sournoisement dans l'ombre des propositions de textes des uns et des autres. C'est la saison des élections qui veut ça.
Le 13 Juillet 2008.
Voir aussi : énergie fossile
C'est du flan !
Par Patrick Reymondle 11 juillet 2008 |
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" Les réacteurs nucléaires en cours de construction et qui seront achevés
entre début 2008 et fin 2012 (5 ans) auront une puissance cumulée de 20,6 GW,
soit une moyenne de 4 réacteurs de 1GW par an. C'est une faible
augmentation par rapport à la précédente période de 5 ans (2,5 réacteurs
de 1GW par an). Le "retour du nucléaire" fait pâle figure. En 2006, 4
réacteurs ont été commencés pour 3,32 GW (dont 2 en Chine pour 1,6 GW),
En 2007, 7 réacteurs ont été commencés pour 5,19 GW (dont 2 russes
de 30 MW chacun, l'EPR de Flamanville et 2 en chinois pour 1,6 GW), En
2008, 2 réacteurs ont été commencés pour 2,08 GW (à ce jour de
juillet, dont 1 en Chine pour 1 GW). Pour disposer de 3.000 GW en 2030, sachant
que la construction d'un réacteur nucléaire dure cinq ans, il faut prendre en
compte ce qui serait commencé entre début 2008 et fin 2025, soit 18 ans
pour lancer la construction de 2.928 GW comme on l'a vu. On ne peut faire
une simple division pour dire qu'il faudrait construire l'équivalent de 163
réacteurs nucléaires de un GW chaque année, dès 2008 et pendant 18 ans. En
essayant de se rapprocher de la réalité humaine et industrielle, on pourrait
calculer quelle progression serait nécessaire pour atteindre un cumul de 2.928
GW construits d'ici 2030. Cela demanderait une croissance annuelle de
36%, chaque année, avec 4 GW commencés en 2008, 35 en 2015,
163 en 2020 et 760 en 2025. On imagine les moyens en ingénieurs,
en personnels qualifiés, en moyens industriels et en capitaux que cela
représenterait. Pour mémoire, la puissance installée au cours des cinq dernières
années a été multipliée par 3,0 pour l'éolien, par 6,7 pour le
solaire photovoltaïque et par 1,04 pour le nucléaire. Entre fin 2007 et
fin 2012, la puissance installée en nucléaire augmenterait de 5,5%
(réacteurs terminés) si l'on ne comptait pas les réacteurs qui seront retirés du
service d'ici 2012. Avec les seuls retraits connus pour 2008 et 2009, la
progression tombe à 3,5%. Belle renaissance "
Je cite ici Emile, pour ces propos pertinents.
La "relance" du nucléaire semble un bien petit clapotis et un argument de propagande, plus qu'une réalité concrète.
En outre, les hommes politiques occidentaux sont piégés par leur discours politique et leur pratique accentuée du non-investissement.
Remplacer, augmenter le nombre de réacteurs est tout bonnement un objectif impossible avec l'ensemble des politiques économiques, sociales et financières.
Voir aussi : énergie fossile
Le plateau britannique contient encore 25 milliards de barils de gaz ou de pétrole
Par Raymond Bonnaterrele 11 juillet 2008 |
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L'Industrie du Pétrole britannique, représentée par Malcom Webb le Directeur Général d'Oil & Gas UK, a attiré l'attention du Gouvernement britannique sur la nécessité de maintenir, malgré les difficultés, des investissements élevés dans l'exploration production de gaz et de pétrole offshore. Les productions 2007 de cette zone, avec 2,8 millions de barils par jour de pétrole ou de gaz produits, ont représenté 75% des ressources énergétiques de la Grande-Bretagne. L'industrie du pétrole britannique emploie 450 mille personnes. Les exploitations en place représentent un potentiel d'extraction cumulée de 7,5 milliards de barils (FIG. courbe rouge) avec une vitesse de déplétion de 7,5% par an. Les investissements programmés pour les 5 ans à venir devraient porter ce potentiel à 10 milliards de barils.
Mais, d'après Malcom Webb les ressources ultimes, estimées à ce jour de cette zone, sont évaluées à 25 milliards de barils. Il faut donc poursuivre une politique de prospection agressive pour réduire la vitesse de déplétion des extractions à 4 ou 5% par an et porter ainsi le potentiel d'extraction cumulée à une valeur située entre 15 et 18 milliards de barils (FIG. courbe bleue).
Remarque: la courbe verte qui représente la demande d'ici à 2020 en gaz et en pétrole de la Grande-Bretagne est toujours croissante. Cela illustre que la maîtrise puis la baisse des consommations des produits pétroliers ne sont pas encore passées dans les cerveaux britanniques.
Cet exemple bien connu du Plateau britannique montre que, malgré une baisse inéluctable des productions, il est encore possible de doubler ou de tripler le potentiel d'extraction cumulée de la zone, ce qui représente un enjeu d'environ 10 milliards de barils supplémentaires.
Une courbe verte qui décroîtrait de 1% par an pour tenir compte des investissements dans les énergies renouvelables, le nucléaire, les économies d'énergie et les voitures propres conduirait la demande britannique en 2020 à 2,7 millions de barils/jour pour une production autochtone de 1,5 millions de barils/jour. Voila le bon scénario.
Le 11 Juillet 2008.
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Voir aussi : énergie fossile
Parfaitement ignoble !
Par Patrick Reymondle 10 juillet 2008 |
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Dominique Strauss (Gengis) Kahn fait dans le parfaitement ignoble.
Il veut bien nourrir quelques pauvres, mais "le marché global de la nourriture doit rester ouvert ", et " Bien que le besoin d’approvisionner le marché national
corresponde à un besoin légitime, de telles politiques ne font
qu’exporter la faim ".
Il est donc, pour DSK, très "fun" et très "in" d'avoir des affamés dans son propre pays.
Le cochon de citoyen, doit payer : "les taxes à l’exportation et les barrières douanières
devraient être démantelées afin de permettre aussi bien aux producteurs
qu’aux consommateurs de s’adapter à des prix plus élevés ".
Bien sûr, il ne vient même pas à l'idée du bourgeois millionnaire DSK, que beaucoup (quelques milliards d'êtres humains) n'ont pas les moyens de payer quoi que ce soit en plus.
D'autre part, il est difficile de croire que des marchés nationaux "décourageraient la production".
Au contraire, elle l'encouragerait au plus près des consommateurs, en leur assurant, un débouché.
Car, contrairement à ce que l'on affirme, ce ne sont pas les subventions des pays OCDE à leur agriculture qui affame le sud, c'est la coexistence de subventions et d'ouverture des marchés.
En outre, comme l'Irlande de 1847, les pays du sud sont globalement exportateurs net de denrées.
Ce qui pose problème, et qui poserait problème en cas d'ouverture persistante c'est l'absence de solvabilité locale.
A l'instar de ce qui se passe en Argentine, les producteurs préfèreraient exporter, plutôt que de nourrir la population locale.
Le Fmi s'est comporté comme le représentant des créanciers pendant des années, absolument pas comme un organisme international fiable et équilibré.
Il était juste un instrument de pouvoir du système financier, destiné à mettre sous le joug les pays sous développés.
Voir aussi : actualités | énergie fossile
L'AIE prévoit pour 2009 des consommations de pétrole à 87,7 million de barils en croissance de 1,1%
Par Raymond Bonnaterrele 10 juillet 2008 |
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L'Agence Internationale de l'Energie prévoit pour 2009 une croissance des consommations de pétrole de 0,86 millions de barils/jour soit +1,1% à 87,7 millions de barils. Ce chiffre est à comparer à sa meilleure prévision de croissance des consommations de 2007 qui est de 0,89 millions de barils/jour. On est loin des délirants 2,2 millions de barils/jour prévus il y a un an à peine. Il est probable que, si les cours du pétrole restent autour de 140 à 150$ le baril, ce premier chiffre 2009 sera par la suite revu à la baisse. En effet la pression continue des cours arrive à faire baisser insensiblement mais sûrement les consommations. Même la croissance des consommations chinoises de pétrole brut "déçoit", à +3,2% en Juin par rapport à il y a un an.
Dans les conditions actuelles de marché, il serait raisonnable de prévoir pour 2009 au moins une baisse des consommations de l'OCDE de 500 mille barils/jour (un simple petit 1%!) et une croissance des pays non OCDE un peu moins délirante, à la suite des opérations "vérité des prix" des carburants opérées dans divers pays d'Asie, qu'on peut estimer à 1 million de barils soit une hausse de 2,7%. La somme des deux ferait une croissance de 500 mille barils par jour. Un effort supplémentaire des pays de l'OCDE pourrait même faire baisser cette valeur d'accroissement qui devrait tendre vers zéro en 2010.
Le 10 Juillet 2008.
Voir aussi : énergie fossile
Effet de mode...
Par Patrick Reymondle 9 juillet 2008 |
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C'est au tour de New-York de s'attaquer à la réduction des gaz à effet de serre.
Michaël Bloomberg veut réduire de 30 % celle-ci, en trente ans.
Pour ce faire, il dispose d'un budget, celui des bâtiments municipaux.
M. Bloomberg souhaite que le secteur privé se joigne à l'effort.
L'effort atteindra 2.3 milliards de $ et serait rentable dès 2013.
On reste subjugué, finalement, par les possibilités, la modestie du budget, les résultats envisagés et probables, sans doute, bien meilleurs que ceux annoncés.
Bloomberg ne fait pas partie des mêmes cercles de pouvoir que G.W Bush, qui lui représente les pétroliers en particulier et le secteur énergétique en général.
Cette évolution, à priori, ne lui pose aucun problème, lui fait partie des cercles financiers, et ceux-ci, dans ces temps de montée des prix, ont très vite faite les comptes.
Les économies d'énergie deviennent immédiatement très rentables et les énergies renouvelables le seront de plus en plus rapidement.
Voir aussi : actualités | énergie fossile
Veille et EPR...
Par Patrick Reymondle 9 juillet 2008 |
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A l'heure où l'on nous construit un, puis deux EPR, IN-DIS-PEN-SA-BLES, nous dit on, le comité d'experts des 27 pays de l'union européenne veut réduire à 1 watt, la consommation des appareils en veille.
Cette mesure, simple, applicable en 2012, permettra de réduire de 35 tera Wh/an la consommation.
Cela représente 7 % de la consommation d'un pays comme la France.
En matière électrique, force est de constater que l'on nous a fourni une passoire, pour que nous consommions, le plus d'électricité possible, et que la réduction des consommations peut être pratiquement indolore, en tout cas, très facile.
On a laissé dériver celle-ci pendant 30 années.
Nous n'avons pas affaire à "une histoire de l'électricité", mais à un gaspillage éhonté, généralisé, ORGANISE, qu'on a habillé du terme de "modernité".
Après, on passe à la deuxième phase.
Contraint et forcé, on diminue les consommations, le moins rapidement possible, en retardant le plus longtemps possible, toute mesure de réelle modernisation, tel que la fin des ampoules à incandescence, ou cette mise en veille économe.
La Californie avait déjà pris cette mesure, appelé là-bas, la loi au nom évocateur du "Tueur de Vampires".
De plus, il faut voir aussi, que toute mesure dans ce sens dans les pays développés, se généralise vite dans tous les pays du monde.
Il serait beaucoup plus efficace et moins coûteux d'accélérer le rythme de diffusion du progrès technique.
Le caca de mammouth, tel Flamanville, c'est dépassé.
Voir aussi : actualités | énergie fossile
ABC News...
Par Patrick Reymondle 7 juillet 2008 |
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Cette fois, c'est officiel, d'officiel, ABC news, un média dominant l'annonce :
"Pentagon Warns Against Israeli Attack on Iran "...
Les propos et la tenue de
l'amiral Mullen sont désormais connus de tous et ne se limite pas à être cantonnés à une presse confidentielle.
"That doesn't mean we don't have capacity or reserve. But that would
really be very challenging and also the consequences of that sometimes
are very difficult to predict ".
C'est même un peu plus clairement précisé : un conflit à l''issue incertaine.
Toujours est il, que désormais aux USA, personne ne peut plus ignorer l'émergence comme puissance politique du Pentagone, son autonomisation et la marginalisation présidentielle.
Les militaires sont les militaires, s'ils aiment les gros budgets, ils n'aiment pas forcément la guerre.
Le Pentagone, lui, a choisi, il préfère nettement les picaillons aux aventures hasardeuses.
Sont par contre dépendants de la Maison Blanche, les forces spéciales (un crédit de 400 millions de $ leur ont été attribués pour les opérations en Iran).
On va se retrouver dans la configuration de la guerre soviétique en Afghanistan.
Ahmed Shah Massoud a toujours prétendu avoir été renseigné par des militaires russes.
Déjà à l'époque, certains services tiraient à hue et d'autres à Dia et certains services se faisaient la guerre entre eux...
L'autre branche de l'alternative est de négocier. L'impact des négociations est souvent plus grand sur certains régimes que la confrontation qui les conforte dans l'union sacrée en même temps que la répression des opposants.
Le 7 juillet 2008
Voir aussi : actualités | énergie fossile
Les cours du charbon vont de record en record et se rapprochent des 200$ la tonne.
Par Raymond Bonnaterrele 7 juillet 2008 |
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Il avait été souligné ici (LIRE) que la vraie pénurie du moment n'était pas celle de pétrole qui est approvisionné partout sans problème majeur, mais celle de charbon. Cette forme solide d'énergie primaire souffre d'un formidable défaut de moyens de manutention dans les très rares pays qui sont exportateurs. Les Etats-Unis hésitent à investir pour produire plus de charbon des Appalaches et pour l'acheminer vers les ports de la Côte Est, l'Afrique du Sud manque d'énergie électrique et de moyens d'acheminement, l'Australie est totalement saturée. Alors les cours augmentent 176.8 $ la tonne le 4 Juillet, à Richard Bays en Afrique du Sud, le plus grand port exportateur du monde qui devrait arriver péniblement à exporter 60 millions de tonnes de charbon en 2008, pour une capacité théorique de 76 millions de tonnes. En Australie c'est pire encore, 194.8 dollars la tonne à Newcastle où s'établit le cours de référence (benchmark) pour toute l'Asie (il était à 89$ la tonne à la fin 2007!). Plus du quart du charbon utilisé en Europe provient d'Afrique du Sud, son cours s'est apprécié de 80% depuis le début de l'année.
Alors gentils Européens attendez-vous à ce que les prix de l'énergie électrique monte encore! Non seulement le charbon va nous faire rôtir par ses émanations de CO2 et autres saletés associées, mais auparavant il nous aura ruiné.
Le 7 Juillet 2008.
Voir aussi : énergie fossile
Europe de l'est : la déconfiture...
Par Patrick Reymondle 5 juillet 2008 |
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La déconfiture US est évidente en Europe de l'est.
La diplomatie américaine était triomphale, il y a deux jours, défaite aujourd'hui.
Les boucliers allaient être installés en Pologne, le radar en république Tchèque.
Il est vraisemblable qu'il n'y aura, ni l'un, ni l'autre.
Pourquoi ? Parce que certaines diplomaties, russes, ou iraniennes, sont, de fait, beaucoup plus habiles que la diplomatie US.
A l'effondrement de l'union soviétique, le crédit américain était grand dans ces pays, on parlait même "d'allégeance automatique", face à la "vieille Europe", plus circonspect dans un soutien aux USA, qui était quand même, grand.
C'est d'ailleurs, ce sentiment américain de bénéficier du soutien de "béni-oui-oui", ici, comme dans les pays arabes, qui les pousse à la faute.
Les pressions US en vue d'établir le bouclier ont rappelés le précédent soviétique sur les pays du bloc de l'est, expérience douloureuse et encore fraiche.
En outre, personne ne se sent en mesure d'aller chatouiller la Russie pour des problèmes inexistants, une Russie qui joue habilement de ses atouts stratégiques en matières de gaz, de pétrole, d'uranium et de matières premières.
On peut faire le même constat pour la république d'Iran qui peut, elle, en plus, manipuler des masses arabes fort hostiles à leurs propres gouvernements, alignés sur les USA de manière forte.
La tendance à dire : nous sommes les plus forts, on doit nous obéir, est très limitée intellectuellement parlant, et en plus très limitée physiquement parlant, quand les adversaires, utilisent des techniques de guerre asymétriques.
Une diplomatie, dans l'optique d'une puissance dominante, devrait servir à économiser ses forces, accepter des doses diverses d'autonomie locale des différents états sujets.
Il n'en est rien, on demande l'obéissance totale, le petit doigt sur la couture du pantalon.
La diplomatie n'est que la justification de l'existence et de l'utilisation d'un appareil de guerre, qui, à force d'être trop utilisé et distendu, perd toute efficacité.
La tentation désormais est grande et les tentatives à tous niveaux de plus en plus nombreuses, pour s'éloigner d'une allégeance automatique, qui finit par peser, et on voit de manière de plus en plus évidente les limites des pressions.
Cela risque désormais, de devenir très à la mode, de cracher sur la figure des diplomates américains.
Le pouvoir de manipulation a des limites, face au vrai pouvoir des producteurs d'énergie.
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La guerre d'Iran n'aura pas lieu.
Par Patrick Reymondle 3 juillet 2008 |
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Le garnement, le galapiat, l'agité de service, le président quoi, vient de se faire rappeler à l'ordre, par un vieux grognard, l'amiral Mullen (Et oui, aux USA, le grognard, ronchonscrogneugneu, c'est un marin).
"This is a very unstable part of the world and I don't need it to be more unstable ", et l'amiral refuse, à l'instar de la totalité du Pentagone, civil comme militaire, une confrontation avec l'Iran.
Pour lui, les conséquences seraient totalement incalculables, par la fermeture d'Ormuz, et le sort de la marine américaine (ce n'est pas dit clairement, mais la marine US s'attend à être décimée en cas de confrontation).
D'ailleurs, à l'intérieur de l'administration américaine, R. Gates est lui aussi, absolument opposé à toute guerre.
On peut dire que ce paramètre aura des répercussions importantes.
Le président et le vice-président sont isolés dans leur volonté guerrière.
Sont isolés aussi, de la même manière, les faucons israéliens, et les israéliens sont eux-mêmes, sur la question, divisés.
Les bruits de bottes n'entraineront donc pas une flambée carabinée du prix du pétrole.
Le prix actuel du baril est en train de créer une dépression et mieux, un électrochoc, notamment aux USA, sur la consommation énergétique.
Le cauchemar des saoudiens est en train de se réaliser. C'est la forte baisse de la consommation qui s'annonce, d'abord par la dépression, ensuite par un changement de mentalité, enfin par une politique d'économies d'énergies.
Le seul problème est que cela se passe, très tard.
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Par ses déclarations, le patron de l'Agence Internationale de l'Energie traumatise le marché du pétrole
Par Raymond Bonnaterrele 2 juillet 2008 |
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Les prévisions farfelues de l'AIE sont maintenant proverbiales. Elle avait déjà traumatisé le marché l'an dernier en prévoyant une croissance des consommations en 2008 par rapport à 2007 de 2,2 millions de barils par jour, la réalité sera entre 500 mille et 800 mille barils/jour (LIRE). La voila qui récidive en prévoyant d'ici à 2013 une croissance régulière des consommations de pétrole de 1,6% par an. Pourquoi 1,6% ? Et bien, parce que c'est dans la continuité de ce qui c'est passé depuis 10 ans. Cette hypothèse, compte tenu du traumatisme provoqué par l'augmentation récente des prix des carburants, tant aux consommateurs qu'aux activités économiques étroitement liées à ces carburants (automobile, transport aérien, etc.), ne tient pas la route. Alors pourquoi Monsieur Tanaka le patron de l'AIE n'a-t-il pas parlé à Madrid, le 1er Juillet, de l'impact des prix et de la santé de l'économie sur les consommations futures, comme l'a fait l'Energy Information Administration américaine dans certains de ses scénarios?
Toute personne qui se veut un tant soit peu influente dans ce monde (Trichet, Bodman, les dirigeants de pétrolières, l'OPEP, les Banques, etc.) doit-elle nécessairement prendre la parole pour faire monter les prix de l'énergie? C'est à croire que tous ces gens "biens" souhaitent, en l'attisant, l'arrivée d'une récession profonde de l'économie mondiale. Messieurs, continuez de souffler, le monde est au bord de l'embrasement!
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Fumeurs de havanes, fumeurs de moquettes...
Par Patrick Reymondle 28 juin 2008 |
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Si Dieu, pour certains est un fumeur de Havane, certains responsables du nucléaires sont des fumeurs de moquettes.
En effet, certains rêvent de faire passer le nombre de centrales en exploitations de 435 à 700, d'ici 2030.
435, comme je l'ai indiqué sont en exploitation, 25 en construction, 284 en projet.
Comme la plupart des existantes seront réformées d'ici là, il faudra doubler l'effort.
Quand à la question diversification des sources d'énergies, c'est raté. Le marché de l'uranium est fort concentré, avec un producteur encore plus prédominent que l'Arabie saoudite pour le pétrole, c'est le Canada.
Mais comme visiblement, la production ne suffira pas (elle ne suffit déjà plus, depuis longtemps), en plus des guerres et des troubles politiques que créeront la dispute pour l'accès au gaz et au pétrole, on aura en plus la guerre et la dispute pour l'accès à l'uranium.
Là aussi, la ressource est insuffisante et les sources "alternatives" de production d'uranium, comme le phosphate, ont atteint... leur pic de production (1988), et certains n'auraient pas la bonne teneur...
Bref, toujours le même problème : les officiels nient la réalité, le bas prix de l'uranium pendant longtemps, le yoyo des prix aujourd'hui n'incite guère à l'investissement pour un marché capricieux et pas si porteur.
De plus, il ne faut pas oublier que les projets de développement, les centrales en constructions peuvent l'être depuis fort longtemps, ou être arrêtées, fort longtemps aussi, pour un tas de motifs...
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Métro fluvial.
Par Patrick Reymondle 28 juin 2008 |
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Le maire de Paris vient d'inaugurer un "métro fluvial" avec J-P Huchon, entre gare d' Austerlitz et Maison-Alfort.
Hors le caractère anecdotique de la nouvelle, il faudrait rappeler ce que fut la navigation dans notre pays, pendant des siècles.
Les fleuves étaient très peuplés, aujourd'hui abandonnés ils faisaient vivre une très nombreuse population, la quasi-totalité des marchandises transportées l'étant par le fleuve.
Ils étaient les autoroutes de l'époque.
Les corporations étaient revendicatives et violentes, en même temps que puissamment organisées.
Pendant les périodes de troubles, elles sont aussi puissantes que craintes.
La batellerie humaine fut interdite au 16 ° siècle par l'église, qui avait en charge la protection sociale
à l'époque.
La plus grosse partie du trafic, d'ailleurs, ne se faisait que dans le sens de la descente.
Le développement maximal du réseau fluvial ne fut atteint qu'au 19°siècle, et le ministre Freycinet y laissa son empreinte, mais il n'atteignit jamais le maillage du territoire qu'on avait rêvé pour lui.
Il dépérit alors suite à la concurrence du rail.
Le transport de marchandises par celui-ci fut développé à grand coup de dumping économique, jusqu'à ce que le transport par voie d'eau deviennent marginal, ensuite le transport par camions finit le travail.
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Eoliennes par milliers...
Par Patrick Reymondle 26 juin 2008 |
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La Grande Bretagne veut des éoliennes par milliers.
Le gouvernement va lancer un plan massif, 4000 terrestres et 3000 en mer.
100 milliards de livres d'investissements à l'horizon 2020, pour arriver à ce résultat.
Particuliers, collectivités vont être invités à participer à cet effort.
La puissance passera de 2.4 GW à 33 en 2020.
L'ampleur de l'ambition est à signaler à Edf, naïve dans l'histoire, si désireuse qu'elle est de s'emparer du nucléaire britannique.
Dans l'optique du gouvernement britannique, c'est se débarrasser d'un boulet pour faire autre chose.
En même temps, l'ampleur de la crise économique au Royaume-Uni rend obligatoire une politique de relance.
Ailleurs aussi.
En outre, le plan concernera aussi les hydroliennes et le solaire.
Au pays du libéralisme- roi, celui-ci semble décédé.
Désormais retour à l'intervention étatique.
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Scénario catastrophe...
Par Patrick Reymondle 26 juin 2008 |
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Un scénario catastrophe est évoqué.
Le dollar continue son effritement, et l'OPEP prévoit un baril compris dans une fouchette de 150 à 170 $.
Ceci, n'étant que la bas de la fourchette, c'est à dire, une devise américaine qui s'affaiblit, grâce à un Jean Claude Trichet en superforme pour renforcer une crise mondiale déjà bien mûr.
Bien sûr, le président de l'OPEP précise : "Si la crise
arrive à arrêter la production de l'Iran, par exemple, on aurait
vraiment une grave situation sur les bras car aucun autre pays dans le
monde ne pourrait remplacer la production iranienne ".
Immédiatement, en prévoyance des temps futurs, je me mets au cyrillique et prends des cours de russe accélérés.
Dans ce cas là, impossible de dire à quel prix on arriverait .
On parle d'un baril à 300 et 400 $, c'est très peu probable, car la consommation s'effondrerait.
Mais, la plupart des pays n'y résisteraient pas et sans doute, le fatras qu'est l'Union européenne exploserait.
D'autres prévoient un scénario très noir, Celui d'une crise maximum et qui nous ramènerait à la période 1940-1945.
Le quotidien des peuples européens, fut, plus que la guerre, une crise énergétique et alimentaire monstrueuse.
Elle aurait les conséquences suivantes
- arrêt net de la totalité des pays, plus personne ne va travailler,
- collapsus des transports,
- arrêt de l'approvisionnement, y compris alimentaire, y compris médicaments,
- morts des plus faibles, enfants, personnes âgées,
En un mot, la civilisation disparait en quelques jours...
Ou seconde option, on revient à une économie administrée en quelques semaines.
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Les prévisions folkloriques de l'Agence Internationale de l'Energie décrédibilisent l'institution
Par Raymond Bonnaterrele 24 juin 2008 |
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Au mois de Juillet 2007 l'Agence Internationale de l'Energie, alors que personne ne le lui demandait, avait avancé une prévision de consommation mondiale de pétrole pour 2008 à 88,2 millions de barils par jour, en hausse de 2,2 millions de barils/jour par rapport à son estimation de consommation 2007 qui était à 86 millions de barils/jour. Cette prévision saugrenue avait fait sourire à l'époque, certains évoquant le caractère politique de cette valeur, voulant tendre à faire produire plus de pétrole par l'OPEP qui avait volontairement réduit ses productions. Depuis cette époque par petites touches successives, l'AIE a revu à la baisse ses prévisions initiales fantaisistes (FIG.).
La publication du mois de Juin de l'AIE prévoit un accroissement des consommations de 2008 par rapport à celles de 2007 de 800 mille barils/jour (FIG.). Cette valeur située dans la zone probable d'accroissement des consommations, si les prix du pétrole continuent à planer aux altitudes actuelles, pourrait même décroître encore. En effet les consommations vont dépendre beaucoup des volumes utilisés pour les transports dans l'OCDE durant la période estivale.
La baisse du trafic automobile aux Etats-Unis durant la "driving season" et les mesures de rationalisation du transport aérien pourraient faire encore plus baisser la demande en carburants. Il reste cependant l'impondérable climatique de l'Hiver 2008-2009 qui pourra agir dans un sens ou dans l'autre sur les consommations de fuel, mais il est certain que, compte tenu des prix, les citoyens membres des pays de l'OCDE ne vont pas se précipiter pour faire remplir leurs cuves de fuel cet été.
Dans un papier comparant les consommations de pétrole des pays OCDE, en baisses, et celles des pays NON OCDE, en hausses, on constatait qu'il suffisait d'une baisse des consommations annuelles de moins de 2% des pays de l'OCDE pour partiellement compenser les 1,15 millions de barils de croissance annuelle des pays NON OCDE et ramener la croissance globale de la demande annuelle en dessous de 0,5 million de barils/jour (LIRE). A ce jour l'AIE prévoit pour 2008, une décroissance des consommations des pays OCDE de 0,9% (- 0,45 millions de baril/j) et une croissance des consommations des pays NON OCDE de 1,25 millions de barils/jour.
En conclusion : après des prévisions d'une grande fantaisie créatrice, il semblerait que l'AIE se soit aperçu de l'impact des prix sur la consommation mondiale de pétrole. Elle prévoit pour 2008 une décroissance de 1,9% de la consommation américaine ( 0,9% pour l'OCDE) qui permet de ramener la croissance mondiale annuelle à 0,8 million de baril/jour. La persistance de prix élevés et les opérations de vérité des prix dans les pays en développement pourraient même faire tendre cette croissance vers 0,5 million de barils/jour. Les prévisionnistes financiers de tous poils devraient revoir alors leurs calculs avec une demande mondiale de pétrole en croissance réduite de moitié.
Le 24 Juin 2008.
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Pologne : manque de rentabilité.
Par Patrick Reymondle 23 juin 2008 |
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Le transport en camion devient non rentable.
La moitié des transporteurs polonais risquent la faillite. La Pologne possède une flotte de 120 000 camions, et là, on redécouvre les distances.
La perte moyenne mensuelle est de 3000 zlotys par camions (890 euros) et ils demandent diverses mesures de soutien, sans changer réellement la donne.
Car la crise du transport est mondiale, et c'est à ce moment que la SNCF veut réorganiser son activité fret, alors qu'elle n'avait rien à faire pour lui voir regagner des parts de marché. On ne saurait être plus stupide.
En même temps, en France, les tribunaux criminalisent les mouvements sociaux, même si, dans ce cas d'espèce, ce sont des syndicats patronaux qui sont sur la sellette.
" Le tribunal de grande instance de Dijon a condamné les dirigeants syndicaux à
200 euros par heure de blocage en cas de nouvelle action. L'Unostra va faire
appel ".
On va loin dans le n'importe quoi. On condamne par avance.
Grâce à ces juges, la république bananiére est en bonne voie.
Il ne leur est pas venu à l'idée qu'ils empiètent sur le pouvoir législatif, et qu'en même temps, c'est au pouvoir exécutif d'assurer la libre circulation des biens.
ça va tirer à larme lourde entre branches du MEDEF. L'Unostra va découvrir aussi que quand on ouvre une boite de pandore (la criminalisation à outrance), dont elle se félicitait quand elle concerne les salariés, on finit toujours par en être victime soi-même.
Dans le cas d'une crise énergétique, en plus, il y aura un sérieux écrémage.
Voir aussi : actualités | énergie fossile
Les productions mondiales de Gaz Naturel sont largement réparties dans le monde
Par Raymond Bonnaterrele 23 juin 2008 |
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Il est une activité intellectuelle pratiquée par certains aficionados, les plus ardents sont généralement anciens géologues, qui est de trouver des pics de productions ou de ressources. Le plus connu est le Peak Oil, certains envisagent déjà le "Peak Gas" et le "Peak Coal". Mais on a découvert depuis peu le "Peak Travel" (les miles parcourus par les américains décroissent, LIRE) et le "Peak Car" au Japon (le parc automobile décroît, LIRE), mais ces deux derniers n'étaient pas prévus par les géologues. Un paramètre important pour mesurer la dépendance du marché d'une ressource énergétique à certains gros producteurs est la concentration de ce marché. Plus il va être cantonné dans un petit cercle de producteurs et plus ce marché sera sensible à des alliances, des reculs de productions, des modifications de politique commerciale ou de géopolitique. Inversement plus ce marché sera réparti sur un large panel d'acteurs producteurs et plus les mécanismes de compensation ou d'équilibrage seront probables. Le plus discuté en ce moment est le marché du Gaz Naturel et de l'aptitude de la Russie à maintenir ses livraisons de gaz vers l'Europe en particulier (LIRE). Un examen de la concentration des productions de charbon, de pétrole et de gaz montre de façon assez inattendue que l'approvisionnement du marché du gaz naturel est le plus largement réparti et que celui du charbon est le plus concentré (FIG.).
Le marché du charbon est déjà dominé par un acteur majeur: la Chine qui produit et engloutit 40% du charbon mondial. Puis viennent les Etats-Unis (16%), l'Inde (7,5%), l'Australie (6,2%), la Russie (4,9%), l'Afrique du Sud (4,2%) et l'Allemagne (3,2%). Les quinze premiers producteurs mondiaux assurent 94% de la ressource (FIG.). Ce marché est donc hyper concentré, peu flexible en raison des infrastructures lourdes et onéreuses à mettre en place comme le transport ferroviaire, les ports, etc. et donc excessivement spéculatif et sensible au moindre éternuement chinois. Ce ne sont pas les ressources qui manquent, c'est la volonté d'investissement des acteurs économiques qui fait défaut, par crainte de retournement du marché. Les cours du charbon sur le port australien de Newcastle, référence des prix en Asie, bat chaque semaine son record précédent. Le dernier cours connu était de 162$ la tonne, il était inférieur à 60$ il y a un an.
Contrairement à celui du pétrole ou du gaz, le marché mondial du charbon est en pénurie ou en limite de pénurie. Nous ne vivons donc pas un choc pétrolier mais un CHOC ENERGETIQUE, le charbon étant la ressource d'énergie primaire la plus sollicitée et la plus spéculative en ce moment.
Le marché du Pétrole est certes assez concentré, les vingt premiers producteurs mondiaux assurent 85% des besoins, mais les grands acteurs tels l'Arabie Saoudite ou la Russie ne détiennent ensemble et à égalité que 25% du marché. Les mécanismes de compensation par l'arrivée en production de nouveaux gisements et par la montée en puissance des biocarburants jouent leur rôle. Une décroissance annuelle limitée à 2% des besoins pétroliers de l'OCDE permettrait de ramener la croissance annuelle de la demande à moins de 500 mille barils par jour et de stabiliser ainsi un marché qui ne souffre d'aucune pénurie. Le développement du raffinage vers la conversion profonde, permettant d'utiliser les pétroles les plus lourds et les plus acides est également un élément important vers la résolution des tensions potentielles d'approvisionnement. On lira, par exemple, le très intéressant projet de raffinerie équipée de conversion profonde entre Total et l'Aramco en Arabie Saoudite qui valorisera 400 mille barils par jour de pétrole lourd, difficilement commercialisable à ce jour. (LIRE)
Le marché du Gaz Naturel est dominé par un acteur majeur la Russie et sa marque incontournable: Gazprom. Elle possède près de 21% du marché, ce qui en fait un colosse par rapport à ses suiveurs immédiats que sont l'Iran (3,8%), la Norvège (3%) ou l'Algérie (2,8%). Il faut tout d'abord remarquer que l'Iran, pour des raisons géopolitiques évidentes, ne possède pas la part de marché qui devrait lui revenir. Il y a donc là une ressource potentielle de gaz naturel qui sera un jour mise en production et qui rendra ainsi la Russie moins hégémonique. Mais il faut également noter le formidable éparpillement de la ressource de gaz naturel dans le monde, puisque les vingt premiers producteurs mondiaux n'assurent que 60% des besoins mondiaux. Cela veut dire que même une chute improbable des productions russes de 10 à 20%, qui représenterait 2 à 4% de perte de production mondiale, serait aisément compensée par les très nombreux producteurs qui existent dans le monde.
De plus, le transport plus aisé de gaz naturel par l'utilisation des hydrates de méthane (LIRE) dans de simples bateaux frigorifiques, étudié par les Japonais, permettrait en réduisant les investissements nécessaires, d'étendre la liste des fournisseurs potentiels de Gaz Naturel dans le monde. Les angoisses des Allemands devant une pénurie de gaz russe est facile à résoudre: qu'ils relancent donc un nouveau programme électronucléaire, comme s'apprêtent à le faire les Britanniques et les Italiens (LIRE).
Le 23 Juin 2008.
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La maison à 70 000 euros.
Par Patrick Reymondle 20 juin 2008 |
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On disait que la maison à très basse consommation d'énergie coutait beaucoup plus cher que la maison "normale". Puis on a dit que le différentiel était finalement moindre (2 à 8 %), puis finalement, avec la maison préfabriquée bois, on arrive à un cout de 70 000 euros, pour 85 M2.
Moins cher qu'une "maison de maçon"...
Pourquoi ? Parce que fabriquer un pavillon (surtout en bois) peut être entièrement industrialisé, la consommation d'énergie n'étant qu'un aspect de la fabrication.
Ensuite, les sociétés d'HLM opèrent par appels d'offres, et donc arrivent à des prix plus tièdes que la moyenne, enfin, ces sociétés ont du souffle (financier), des réserves foncières (nue ou bâties et à démolir)
et enfin, elles bénéficient d'une longue expérience.
On en revient au paradigme des années 1960 : les HLM seront neufs, les logements privés seront plus anciens... Et donc plus consommateurs d'énergie.
L'avantage sera donc triple : foncier à prix d'ami, production industrialisée, donc faible coût de construction, les loyers pourront donc être modérés et les économies sur le budget chauffage et énergie seront loin d'être négligeables.
Les quartiers HLM, risquent donc de (re)devenir des quartiers de bonne facture.
Les essais, ici et là se multiplient.
Il ne faut pas oublier que si le nom de quartier HLM est péjoratif, beaucoup, souvent bâtis avec soin n'ont pas connus de crises, et ont perdurés en gardant une bonne partie de leur population d'origine, devenant ce qu'est vraiment un quartier : un endroit où l'on nait, vit et meurt...
Voir aussi : actualités | énergie fossile
Le Venezuela ne participera pas à la réunion de Djedda, à laquelle il n'a pas été invité
Par Raymond Bonnaterrele 20 juin 2008 |
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Les dents grincent chez les faucons de l'OPEP, l'Arabie Saoudite convoque un sommet du pétrole pour le 22 Juin à Djedda, en dehors de toute invitation des membres de cette organisation. Elle décide par anticipation d'accroissement de volumes de production, sans en référer à ses pairs. Alors Ramirez le ministre du pétrole du Venezuela informe qu'il ne participera pas à la réunion de Djedda.... ce n'était pas la peine, il n'était pas invité. D'autre part, Khatibi, le représentant de l'Iran à l'OPEP, condamne "l'action unilatérale" des saoudiens menée en décidant d'accroître les volumes de production, en dehors des instances de concertations de l'OPEP.
Cette reprise des rênes de l'OPEP par l'Arabie Saoudite, qui coïncide avec la mise en production du champ de Khursaniyah, est sûrement la nouvelle la plus importante qui pouvait arriver dans le cadre de la recherche d'une nouvelle maîtrise des cours du pétrole dans les mois à venir. Pour ceux qui sont déçus par le nouvel objectif saoudien de "ne produire que" 12,5 millions de barils par jour de pétrole, je rappellerai qu'aujourd'hui elle n'en produit que 9 millions. Ces 3,5 millions supplémentaires devraient satisfaire, toutes choses égales par ailleurs, au moins 7 ans de croissance de consommation mondiale probable.
En effet, le rythme d'accroissement annuel de la demande mondiale en pétrole qui était de l'ordre d'un million de barils par jour, devrait se réduire fortement, tempéré par la réduction des consommations des pays membres de l'OCDE. Les gains formidables de réduction des consommations dans les transports dans le monde devraient permettre de réduire annuellement ces consommations de 500 mille barils par jour, auxquels il faut ajouter la croissance des productions de biocarburants. Tabler sur un accroissement des volumes de pétrole consommés de 0,5 millions de barils par jour (+ un million pour les pays non OCDE et -0,5 million pour les pays de l'OCDE- l'accroissement des productions de biocarburants) semble à ce jour raisonnable.
A titre d'exemple les State Highway