La JV de Samsung-Bosch dans les batteries, Limotive, aurait acheté Cobasys aux Etats-Unis
Par Raymond Bonnaterre le 14 juillet 2009
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L'histoire avait commencé avec Energy Conversion Devices (ECD) qui avait mené dans les années 70 des études de développement sur les accumulateurs Ni-MH et déposé quelques brevets de base sur les alliages hydrurables qui lui ont permis, bien que ces alliages aient été industriellement développés et produits au Japon, de racketter tout industriel européen ou asiatique voulant commercialiser des acccumulateurs de ce type aux Etats-Unis. Puis ECD s'est lancé dans les accumulateurs au Lithium et devant la difficulté de la tâche a finalement trouvé un mécène fortuné et incompétent: le pétrolier Chevron pour financer une filiale appelée Cobasys. Depuis ECD est dans le photovoltaïque et a fait un temps rêver les gogos sur son avenir industriel dans le domaine, mais avec des baisses de cours de 64% en 2008 et de 52% au 11/07/2009, cette entreprise (code: ENER) figure parmi les TOP5 des plus grosses pertes boursières (LIRE). Devant le succès remporté par Cobasys en perte chronique, Chevron vient de jeter l'éponge et de vendre sa filiale à la filiale de Samsung et de Bosch, la coréenne Limotive (FIG.).
Voir aussi : actualités
Honda pousse les feux dans la technologie hybride et annonce deux nouveaux modèles pour 2010
Par Raymond Bonnaterre le 14 juillet 2009
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Les succès commerciaux des modèles hybrides comme ceux de l'Insight et de la nouvelle Prius vont pousser les deux leaders japonais que sont Toyota et Honda à pousser de l'avant leur incontestable avance technique et marketing. La conjoncture économique, le bouleversement dans les choix et les modes de vie des habitants des pays les plus développés constituent une opportunité pour avancer rapidement dans ces technologies innovantes, répondant aux aspirations de certains utilisateurs. C'est ainsi que Honda annonce le démarrage d'une nouvelle ligne d'assemblage de l'Insight, effectif depuis la mi-juin. Il annonce de plus la sortie pour 2010 de deux nouveaux modèles. Un modèle sportif CR-Z (FIG.) pour le mois de Février prochain, qui de toute évidence va s'adresser à la population japonaise jeune qui a tendance à se désintéresser de la voiture et à fuir les contraintes administratives et financières associées. Par la suite, avant la fin de l'année 2010, c'est une version hybride de la Fit, modèle le plus vendu au Japon après la Prius, qui sera proposé. Honda s'oriente là vers la démocratisation de la technologie hybride en descendant en gamme et sûrement en prix, technique marketing préférée des Japonais.
Le constructeur japonais avoue également travailler activement sur l'hybridation des modèles de moyenne et de haut de gamme. Il est probable que dans ce cas, Honda envisage un modèle rechargeable au réseau (Plug-in) présentant une certaine autonomie en mode purement électrique.
LIRE le communiqué de Honda
Le 14 Juillet 2009
Voir aussi : véhicules écologiques
Les industriels britanniques proposent un autre mix de génération d'énergie électrique pour 2030
Par Raymond Bonnaterre le 13 juillet 2009
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La génération d'électricité dans les décennies à venir disposera de quatre filières essentielles qui respecteront ou tendront à respecter les exigences de rejets de CO2:
- la production hydroélectrique,
- le nucléaire,
- les énergies renouvelables intermittentes (éolien, solaire) couplées à des centrales à gaz à cycle combiné qui apporteront le complément et la modulation nécessaires de puissance,
- les centrales au charbon de haut rendement, à gazéification intégrée et cycle combiné (IGCC) équipées de captage et stockage de CO2 (CCS). Ces centrales accepteront bien sûr une part de biomasse dans la partie amont de gazéification qui produit l'hydrogène.
Le choix du mix idéal sera différent pour chacun des pays, compte tenu de sa situation géographie, de ses ressources énergétiques naturelles et de son histoire énergétique. Certains comme la Suède ont déjà réalisé leur choix avec un mix hydroélectrique-nucléaire (LIRE). La France a pratiquement terminé le sien avec le nucléaire et l'hydroélectrique comme bases. Il ne lui reste plus qu'à remplacer ses centrales à charbon par des centrales à gaz et à monter légèrement en puissance en renouvelable pour être clean (LIRE). Certains ont fait des choix à rebrousse-poil comme celui de l'Allemagne et la fermeture de ses centrales nucléaires, qui ne peut conduire qu'à une impasse. Enfin certains comme la Grande-Bretagne sont en plein débats.
Voir aussi : actualités
La Californie va mettre les solvants perfluorés des industries électroniques sous surveillance
Par Raymond Bonnaterre le 12 juillet 2009
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L'industrie électronique pour opérer des actions de nettoyages de supports de Silicium durant des opérations de type etching, dépots en phase vapeur par plasma (PECVD), implants d'ions et tests divers utilise des solvants perfluorés qui possèdent les qualités de non inflammabilité, d'inertie chimique, de propriétés diélectriques, de résistance électrique et de tenue en température qui permettent à ces fluides de porter les composants en cours d'élaboration à des températures de plus en plus élevées qui peuvent dépasser les 200°C. Les solvants classiques de types amine perfluorée (FC-3283) ou de types polyéther perfluorés (HT-135) présentent un potentiel de réchauffement global (GWP) pouvant être de plusieurs milliers de fois supérieur à celui du CO2. Afin de maîtriser les émissions de ces solvants organiques perfluorés le CARB californien a décrété une "Semiconductor Perfluorocarbon Emissions Reduction Strategy" qui va entrer en application au 1er Janvier 2010. Ces mesures stipulent que les utilisateurs de ces solvants doivent déclarer les quantités achetées par types et par fournisseurs et doivent décrire leur mode d'utilisation dans les ateliers de production, machine par machine.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Pétrole: les cours de replient sur la crainte de règlements plus sévères des Marchés
Par Raymond Bonnaterre le 12 juillet 2009
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Après un mois de Mai limpide où les cours du pétrole croissaient, avec un important effet de levier, au rythme de la dépréciation quasi monotone du dollar, la spéculation s'est mécaniquement poursuivie au début du mois de Juin jusqu'à 72 dollars le baril, pour finalement s'apercevoir que le support monétaire avait disparu. La chute du dollar était interrompue, faute de devise alternative. "Monde multipolaire et donc multimonétaire" font parties des pseudos postulats sans réelle signification opérationnelle. Les monnaies autres que le dollar ne présentent pas l'assise politique ou la convertibilité nécessaire à supplanter le billet vert. L'euro en particulier souffre d'une Europe économiquement affaiblie par la crise et politiquement désunie jusque dans ses instances bancaires centrales. Ce seul constat a enrayé la chute du dollar et provoqué la baisse du baril de brut vers les 60 dollars prévus (FIG.).
Lire la suite "Pétrole: les cours de replient sur la crainte de règlements plus sévères des Marchés"
Voir aussi : actualités
La Prius et l'Insight font à elles deux 10% des ventes de voitures au Japon au mois de Juin
Par Raymond Bonnaterre le 11 juillet 2009
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L'Insight de Honda avait décroché le TOP des ventes de voitures au Japon au mois d'Avril, détenu pour la première fois par une voiture hybride. Les mois de Mai et Juin ont laissé la place à la concurrente immédiate qu'est la Prius. Entre Mai et Juin les ventes de Prius ont doublé (FIG.). Ces deux modèles hybrides réunis, totalisant 31 mille exemplaires vendus au mois de Juin, ont représenté 10% des ventes de voitures au Japon. Voici un exemple de relance de la consommation par une offre "créatrice", répondant aux attentes des consommateurs nippons.
Le 11 Juillet 2009
Voir aussi : véhicules écologiques
Forte chute des cours des Groupes photovoltaïques chinois sur fond de surcapacités de production et de baisse des prix
Par Raymond Bonnaterre le 11 juillet 2009
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Le Marché semble ne pas croire à l'efficacité des divers plans de relance chinois ou américains destinés à soutenir les industries photovoltaïques. La faute à une baisse des prix de cette industrie de composants, conséquence d'une très large surcapacité de production dans le monde (LIRE). Les cours en Bourse des Sociétés de ce secteur en font les frais. Il a été mentionné ici (LIRE) la forte chute des cours de Q-Cells le N°1 allemand qui à 12,7 euros, a perdu 50% de sa valeur depuis le début de l'année. De même le Norvégien REC, grand spécialiste du Silicium, des wafers et autres cellules voit son cours se réduire de plus d'un tiers depuis le début de l'année. Mais ce phénomène de repli touche également de plein fouet les Groupes chinois du photovoltaïque (TAB.). Le N° 1 chinois Suntech a perdu 22% cette semaine, son challenger, Yingli a laissé 26%. Le producteur de wafers, LDK, abandonne pour sa part 22% dans la semaine et 75% sur les 12 derniers mois. En effet, malgré une reprise des commandes au mois de Juin, en raison de la baisse continue des cours du Silicium, nombreux sont ceux qui pensent que les fabricants de wafers ne pourront pas maintenir leurs marges. Ces variations de cours à quelques jours des annonces des résultats du deuxième trimestre, n'augurent rien de très bon.
Le 11 Juillet 2009
Voir aussi : actualités
Les productions automobiles en Amérique du Nord illustrent les propos d'Obama: la crise économique n'est pas terminée
Par Raymond Bonnaterre le 10 juillet 2009
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Les productions de voitures en Amérique du Nord se sont élevées au mois de Juin à 621 mille exemplaires, ce qui représente la moitié des productions réalisées en 2008 durant le même mois. En cumulé sur les six premiers mois ces productions atteignent les 3,58 millions d'exemplaires, elles aussi à la moitié des productions de 2008 durant le premier semestre. Chrysler depuis deux mois a quasiment stoppé ses productions (6000 exemplaires produits). GM en faillite, a divisé en Juin ses flux par quatre à 76 mille exemplaires. Seul Ford à 153 mille voitures a dépassé la barre des 100 mille exemplaires produits. C'est un véritable séisme industriel qui s'est abattu sur l'Amérique. L'Administration Obama est en train de mesurer l'ampleur des dégâts. Les producteurs américains ne savent pas définir et produire les modèles qui séduiraient leurs clients: cela s'appelle une crise de l'offre, et c'est long à soigner.
Le 10 Juillet 2009
Voir aussi :
L'Agence Internationale de l'Energie prévoit une reprise des consommations de pétrole en 2010. Faut-il la croire?
Par Raymond Bonnaterre le 10 juillet 2009
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Il y a belle lurette que les prévisions de l'Agence Internationale de l'Energie ne font plus frémir les marchés. Tout au plus arrivent-elles à faire sourire les professionnels tant elles peuvent apparaître parfois comme farfelues. Les prévisions à l'été 2007 pour les consommations 2008 (FIG., courbe bleue) avaient prévu un totalement inattendu 88,2 millions de barils/jour qui finit au dessous de 86 millions. Celles de l'été 2008 (courbe parme) avaient prévu une reprise pour 2009!! à 87,7 millions de barils/jour, .... nous en sommes à 83,3 millions. Ces deux exemples illustrent la précision à 18 mois des prévisions de l'Agence. Alors lorsqu'elle prévoit en ce mois de Juillet, 85,2 millions de barils/jour de consommation moyenne de pétrole en 2010 (point rouge) il faut conserver ce sentiment d'imprévisibilité des choses, sinon d'incertitude, qui donne tant de piquant à l'aventure humaine. Alors pour être moins pédant que cette Agence, disons que la consommation moyenne de pétrole pour 2010 devrait se situer dans un intervalle compris entre 83 et 85 millions de barils. A un an et demi de l'échéance une telle précision semble raisonnable, tellement les scénarios peuvent varier.
Remarque: l'Energy Information Administration américaine prévoit un accroissement de consommation de moins d'un million de barils/jour en 2010, à 84,8 millions de barils/jour, par rapport à celle de 2009, prévue à 83,9 millions
Voir aussi :
Europe: quatre milliards d'euros pour accélérer certains projets énergétiques
Par Raymond Bonnaterre le 10 juillet 2009
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La Communauté Européenne ne dispose d'aucune politique énergétique globale clairement discutée et établie, faute de compétences techniques pour en bâtir une et faute de leadership pour imposer un compromis aux Etats divisés sur les choix. Le développement de l'énergie nucléaire et le démantèlement des centrales au charbon ou lignite les plus polluantes sont des sujets tabous qui ne peuvent pas être abordés. Alors les choix européens se préoccupent de sujets qui ne fâchent personne, ou presque. Le Parlement et le Conseil de l'Union Européenne viennent de décider de sponsoriser en 2009 et 2010 un total de 47 projets énergétiques pour la somme de 3,98 milliards d'euros. Ces projets concernent les infrastructures gazières (1,44 mrds), le réseau électrique (0,91 mrds), les éoliennes offshore (0,565 mrds) et le captage-séquestration du CO2 (CCS) pour 1,05 milliards d'euros.
Lire la suite "Europe: quatre milliards d'euros pour accélérer certains projets énergétiques"
Voir aussi : actualités
Peugeot et Mitsubishi Motors auraient décidé d'approfondir leur coopération
Par Raymond Bonnaterre le 9 juillet 2009
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L'alliance du grand constructeur de véhicules européen avec le numéro quatre japonais est remplie de bon sens. Mitsubishi Motors amène à Peugeot-Citroën ses connaissances dans la traction électrique et surtout un accès à la technologie avancée japonaise des batteries GS-Yuasa. Les deux constructeurs auraient décidé, d'après le Nikkei, toujours bien informé, de pousser leur collaboration dans le domaine des véhicules hybrides rechargeables, avec le développement d'un SUV. Ils auraient également évoqué une possible association de production de véhicules pour le marché russe. Tout cela pourrait logiquement se terminer par une alliance plus formalisée. Peugeot apporterait dans la corbeille son vaste réseau commercial et sa maîtrise de la technologie diesel, indispensable à une hybridation qui conduirait à des consommations de l'ordre de 3 litres aux cent kilomètres ou à une autonomie de plus de 70 miles/gallon, soit deux fois plus que l'objectif US 2016. Mitsubishi Motors apporterait le goût du risque technologique et la puissance de projection des industries japonaises, appuyées sur leur base de sous-traitants. Il y a là une opportunité que Peugeot-Citroën ne doit pas laisser passer.
Le 9 Juillet 2009
Voir aussi : véhicules électriques
La demande de pétrole dans les pays OCDE a baissé en moyenne de 2,3 millions de barils/jour au cours du premier trimestre
Par Raymond Bonnaterre le 9 juillet 2009
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L'Energy Information Administration américaine vient de publier ses estimations de consommation de pétrole dans les pays OCDE pour le premier trimestre 2009. A 46,4 millions de barils/jour en moyenne elles sont en baisse de 5% à 2,3 millions de barils/jour. Ce sont essentiellement les Etats-Unis et le Japon qui expliquent ce fort retrait de consommation. L'Europe y participe de façon moins évidente en raison de la hausse de 80 mille barils/jour des consommations allemandes (FIG.).
Voir aussi : actualités
Alcoa : les ventes d'Aluminium sous forme de produits plats illustrent une économie languissante
Par Raymond Bonnaterre le 9 juillet 2009
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Les ventes trimestrielles d'Aluminium sous forme de produits plats laminés (flat-rolled) d'Alcoa ont présenté une chute entre 2008 et 2009 de 130 mille tonnes (FIG.). Elles représentaient 65% des productions d'Aluminium du Groupe en 2007, elles n'en représentent plus que 50% en 2009. Ce retrait explique la chute des productions globales d'aluminium qui sont passées de plus d'un million de tonnes par trimestre, à 900 mille tonnes au T2 2009. Durant le deuxième trimestre de cette année les ventes de ces produits plats, très utilisés dans la confection des films d'emballage ou des pièces embouties, sont restées au niveau de celles du premier trimestre. De l'aveu d'Alcoa ce sont tous les secteurs qui sont en retrait, à l'exception de l'automobile (au plus bas) et de l'emballage. Ces chiffres ne sont pas indicateurs d'une reprise imminente de l'économie mondiale et confirment les doutes exprimés auparavant sur une hypothétique reprise (LIRE).
Le 9 Juillet 2009
Voir aussi : actualités
L'électricien allemand E-On poursuit son extension dans le photovoltaïque en France
Par Raymond Bonnaterre le 8 juillet 2009
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Est-ce l'ensoleillement du Sud-Est de la France qui séduit l'allemand E-On ou bien les aides tarifaires du Gouvernement français? Difficile à savoir, sûrement les deux, mais quelles que soient ses motivations profondes, l'électricien conduit une politique active d'extension dans le photovoltaïque en France. Après la ferme solaire d'un MW du Lauzet (LIRE), installée sur 20 hectares et qu'il désirerait porter à 5 MW sous réserve d'un raccordement de bonne puissance au réseau, E-On annonce l'acquisition de Conilhac Energies S.A.S. développeur de fermes solaires dans le Sud de la France et qui dispose d'un éventail de projets à divers stades de développement. E-On affirme vouloir y apporter du professionnalisme.
E-On affirme que, en raison des gains de productivité dans les équipements, les installations photovoltaïques vont connaître une forte expansion dans la prochaine décennie. Une condition cependant que ne précise pas de façon explicite l'énergéticien: il faudrait pour cela que les aides tarifaires soient réduites pour éviter de mettre sur la paille les consommateurs d'énergie électrique trop largement subventionnée ou pour éviter les contingentements rigoureux d'installations, comme vient de le faire le Gouvernement espagnol.
LIRE le communiqué d'E-On
Le 8 Juillet 2009
Voir aussi : solaire
Un brevet intéressant sur la boucle hydrure d'Aluminium AlH3 (Alane)/ Aluminium
Par Raymond Bonnaterre le 7 juillet 2009
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Que ce soit pour apporter de l'hydrogène à une pile à combustible ou mieux pour constituer le produit réducteur régénérable d'une pile à circulation en solvant organique, une des voies prometteuses des batteries du futur, le couple Al/AlH3 constitue un candidat intéressant. Dans un système électrochimique à définir sur une électrode l'hydrure d'Aluminium est oxydé en Aluminium, sur l'autre polarité de l'oxygène par exemple est réduit ces deux réactions électrochimiques libèrent une énergie considérable qui va permettre de propulser un véhicule électrique. La recharge de l'ensemble consistera à vidanger la solution usagée contenant l'Aluminium en suspension et à la remplacer par une solution neuve contenant de l'hydrure. Il reste alors dans une unité de traitement d'isoler l'Aluminium en poudre et de le transformer en hydrure. C'est sur cette phase du processus que Ragaiy Zidan vient de déposer un intéressant brevet à la suite des travaux de l'inventeur et de son équipe au sein du Savannah River Research Laboratory du DOE américain.
L'hydrure d'aluminium est obtenu par oxydation électrochimique du NaAlH4 (hydrure d'aluminium sodium) en solution dans le THF. L'oxydation de l'anion AlH4- sur une anode d'aluminium conduit à l'hydrure, alors que la réduction du Na+ sur une cathode de Palladium hydrogéné conduit à l'hydrure de sodium NaH (FIG.). Après utilisation de l'alane AlH3 et récupération de l'Aluminium, le NaH sera utilisé pour synthétiser à nouveau du NaAlH4 en présence d'hydrogène et d'un catalyseur à base de Titane.
NaH + Al +3/2 H2 -------Ti ------> NaAlH4
Est ainsi défini un procédé en boucle pour obtenir l'AlH3 à partir de l'Aluminium, via l'intermédiaire de l'hydrure d'aluminium sodium.
LIRE le brevet de Zidan
Le 7 Juillet 2009
Voir aussi : piles à combustible
GE Energy veut valider sa technologie de cycle de rankine organique sur une installation slovène
Par Raymond Bonnaterre le 7 juillet 2009
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General Electric travaille depuis des années sur la récupération de l'énergie résiduelle des effluents gazeux à l'aide d'un cycle de Rankine à solvant organique (ORC). Ce procédé repose sur l'évaporation directe d'un solvant autre que l'eau dans un échangeur dont la vapeur va aller alimenter une turbine pour être par la suite recomprimée (FIG.). Des études sont menées à la fois aux Etats-Unis, en particulier en collaboration avec le DOE (LIRE) et en Allemagne, à Munich, par les équipes de GE Global Research. C'est cette équipe bavaroise qui veut tester en vraie grandeur les derniers perfectionnements apportés à cette technologie dans une centrale slovène de 7 MW fonctionnant au biogaz et équipée de trois turbines Jenbacher de 2,4MW. L'objectif est de placer une boucle ORC sur l'un des équipements. D'après les spécialistes ce perfectionnement permettrait d'améliorer de 5 points le rendement de la turbine.
Bien sûr un tel équipement de perfectionnement doit être simple, peu onéreux et de maintenance simplifiée pour qu'un retour sur investissement soit facilement dégagé.
Une autre option technologique pour la récupération de l'énergie repose sur l'effet thermoélectrique qui grâce aux progrès en cours sur les matériaux devrait permettre de récupérer dans les 8% des énergies perdues dans les gaz d'échappement (LIRE), mais là aussi le prix des équipements est un point clé.
LIRE le communiqué de GE Energy.
Le 7 JUillet 2009
Voir aussi : actualités
Quelques nouvelles des constructeurs automobiles sur l'électromobilité
Par Raymond Bonnaterre le 5 juillet 2009
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Il est maintenant admis par tous les constructeurs automobiles que l'introduction d'un moteur électrique sous le capot est la voie d'avenir pour avancer sur le chemin de l'amélioration de l'efficacité énergétique des véhicules. C'est une des solutions indispensables pour répondre aux attentes des consommateurs de plus en plus urbanisés et sensibles à l'impact de leurs choix sur le monde. Cette conviction largement partagée est assez nouvelle, l'opiniâtreté des constructeurs japonais et la vulgarisation de la traction électrique en Chine ont totalement fait basculer les opinions des décideurs vers cette évidence. L'Asie, une fois de plus a compris et agi plus vite que les "stratèges occidentaux", empêtrés dans leurs obséquieux 4X4 chromés et fort rentables. Mais là où les divergences persistent entre constructeurs, c'est sur le moyen de basculer d'un marché de l'esbroufe statutaire à un marché de la bonne conscience écologique. Les deux grands japonais, Toyota et Honda, ont fait, depuis longtemps, le choix du véhicule hybride, minimum technique nécessaire pour récupérer l'énergie en phase de décélération et de freinage à l'aide de batteries de type Ni-MH de moins d'un kWh. En couplant cette technologie à des moteurs de très haute efficacité énergétique et en optimisant les divers paramètres du véhicule (traînée, frottement des roues, masse), il est possible d'arriver à définir des modèles de voitures très économes en carburant. C'est le cas par exemple de la Prius Gen. III qui annonce une consommation de 4,7 litres aux cent kilomètres avec un moteur de 1,8 litre de cylindrée. Toyota et Honda vont donc, tous les six mois environ, sortir un nouveau modèle hybride pour, peu à peu, étendre cette solution au sein de leur gamme. De nouveaux modèles plus petits et donc moins onéreux ont déjà été annoncés par Honda et Toyota. A l'autre extrémité il y a ceux qui ont choisi de sauter directement aux modèles tout électrique, choix beaucoup plus risqué, mais en avance sur une demande de consommateurs en pleine évolution. Le plus avancé dans cette stratégie semble être Mitsubishi Motors qui fait réaliser sa batterie lithium-Ion par GS-Yuasa, un grand professionnel des batteries. Le constructeur japonais va sortir sa i-MiEV sous diverses finitions dont un modèle pour Peugeot. Ce véhicule sera équipé d'une importante batterie Li-Ion de 16 kWh pour une autonomie de 160 km environ. L'Alliance Renault-Nissan suit derrière mais présente en France un mulet Kangoo, à deux ans du lancement commercial, non équipé de sa batterie définitive (LIRE), ce qui ne fait pas très sérieux et ouvre la voie à un certain questionnement sur la maîtrise technique est industrielle du projet. Les chinois Chery et BYD suivent tout cela avec intérêt et présentent leurs premiers modèles. Ils ont pour eux l'audace des nouveaux venus, une formidable industrie chinoise des batteries en pleine expansion, dont BYD est un des grands acteurs, et l'immense marché chinois quasiment captif.
Lire la suite "Quelques nouvelles des constructeurs automobiles sur l'électromobilité"
Voir aussi : véhicules écologiques
Avec la stabilisation du dollar, baisse annoncée des cours au Casino du pétrole
Par Raymond Bonnaterre le 5 juillet 2009
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Les professionnels l'avouent eux mêmes, le marché du pétrole constitue un vaste Casino animé par quelques centaines de courtiers plus ou moins allumés. Mais cet état de fait semble particulièrement bien satisfaire les autorités politiques qui n'y voient rien à redire et rechignent à encadrer plus strictement l'accès à la Salle de Jeu, comme cela se fait dans tous les Casinos. Alors que dire de ce vaste marché qui a connu un remarquable rallye au mois de Mai (FIG., courbe bleue), indexé avec un puissant levier sur la baisse des cours du dollar (FIG., courbe verte, de 50 euros exprimés en dollars), jouant ainsi le rôle de couverture vis à vis des variations de change. Mais depuis le début du mois de Juin la baisse du dollar est stoppée, faute de devise alternative crédible. La crise économique en Europe et les chamailleries de politique monétaire au sein de la BCE disqualifient l'euro, la Livre Sterling ne fait plus le poids, le Yen, monnaie d'un pays vieillissant n'a pas l'envergure nécessaire. Alors le dollar est condamné à demeurer la monnaie de réserve mondiale et sa baisse n'a plus de raison d'être (FIG., courbe rouge des mêmes 50 euros au mois de Juin). Les Bons du Trésor américains trouvent preneur et les taux longs se relaxent, autour de 3,5% pour le 10 ans. Depuis le début du mois de Juin, le pétrole a perdu son seul support monétaire qui justifiait sa hausse, son cours était donc appelé à se relaxer (LIRE).
Les fondamentaux du marché physique de cette ressource énergétique sont très déprimés et les révoltes du delta du Niger ne peuvent pas constituer un soutien sérieux, tellement l'offre potentielle est abondante. L'Angola voisin est prêt à prendre le relai si nécessaire. Les autres membres de l'OPEP et la Russie ne rêvent que de produire plus, à des prix de marché finalement inespérés.
Lire la suite "Avec la stabilisation du dollar, baisse annoncée des cours au Casino du pétrole"
Voir aussi :
Grandeur et décadence du leader du photovoltaïque allemand
Par Raymond Bonnaterre le 4 juillet 2009
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Q-Cells leader mondial de l'industrie des cellules et des modules photovoltaïques a profité pendant longtemps d'une politique énergétique allemande favorable aux ressources alternatives comme le solaire. Ce support financier abondant et constant du Gouvernement allemand, payé par le consommateur, a permis à Q-Cells de devenir le leader mondial, doublant même le japonais Sharp, handicapé par un arrêt momentané des aides financières du gouvernement nippon. Ses productions de modules sont essentiellement à base de Silicium cristallin, malgré une diversification amorcée dans les modules en couches minces au travers de filiales. Mais si les trop copieuses aides d'Etat ont d'excellentes vertus pour lancer une industrie nouvelle, elles ont un large défaut: elles créent une industrie de rente peu motivée à faire des gains de productivité et surtout elles attirent la concurrence des pays à faible coûts comme la Chine ou Taïwan. Le marché voit se dérouler en ce moment un formidable renversement, accéléré par la crise financière et économique: cette industrie de composants va peu à peu quitter l'Europe, pour se localiser en Asie où le Silicium et la main d'oeuvre pour assembler les modules sont à des tarifs défiant toute concurrence. En parallèle les prix de marché du Silicium, des wafers et des modules, devant une offre chinoise pléthorique, amorcent une chute non anticipée. Le Marché boursier a bien pris en compte cette nouvelle donne, il suffit d'examiner la courbe des cours de Q-Cells pour comprendre que les données fondamentales ont été bouleversées en trois ans (FIG.).
Un exemple parmi d'autres qui montre que le greenbusiness, comme le business tout court, peut être capté par les pays en développement et devenir un handicap pour les pays développés. L'Allemagne sous les coups de la concurrence et des délocalisations, va devoir gérer le retrait de son industrie des composants de la filière photovoltaïque. Ceci n'est pas en contradiction avec le développement annoncé de la ressource solaire qui fera appel de plus en plus à des systèmes complexes centralisés ou décentralisés, mettant en musique la production d'électricité, le besoin en énergie des foyers et la gestion optimale des réseaux. C'est de façon évidente dans ce domaine qui fait appel à beaucoup d'intelligence que doivent être focalisés les efforts.
Le 4 Juillet 2009
Voir aussi : solaire
Avec une chute de plus de 20% des productions de gaz naturel, la Russie laisse la première place aux Etats-Unis
Par Raymond Bonnaterre le 3 juillet 2009
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A force d'avoir répété que la Russie était le producteur de gaz naturel incontournable dans le monde, certains en étaient persuadés. Mais la crise aidant, la concurrence du GNL devenu abondant poussant certaines nations à diversifier leurs approvisionnements, RIA Novosti nous apprend que les productions de gaz russe ont baissé de 20,8% au premier semestre 2009 par rapport à la même période 2008. Elles ont représenté en moyenne 45,7 milliards de m3 par mois, avec un très mauvais score en Juin à 36,3 milliards de m3. Ces chiffres sont à comparer à des productions américaines de 49,1 milliards de m3 sur les quatre premiers mois de l'année 2009, en légère progression par rapport à celles de 2008 (FIG.).
Les exportations russes de gaz ont régressé de 55% à 7,6 milliards de m3 par mois en moyenne. Ce recul explique les 3/4 de la contre performance russe qui perd ainsi sa place de leader parmi les producteurs de gaz mondiaux, évènement qui avait été anticipé dans un article précédent (LIRE).
Le 3 Juillet 2009.
Voir aussi :
L'Etat australien du Queensland veut s'équiper de centrales au charbon avec captage du CO2
Par Raymond Bonnaterre le 3 juillet 2009
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L'Etat du Queensland est un grand producteur de charbon australien. Son intérêt est de faire la promotion de l'utilisation la plus propre possible de ce combustible dans les centrales électriques, avec la quasi suppression de tout rejet, dont celui de CO2. Pour cela il a créé un organisme ZeroGen qui est en charge de l'élaboration et de la mise en oeuvre de cette politique de promotion. Une étude d'une centrale de type IGCC (Integrated Gas Combined Cycle) couplée avec un captage et une séquestration de CO2 (CCS) a été confiée à Mitsubishi Heavy Industries (MHI) et à Mitsubishi Corporation. L'objectif est de définir une centrale au charbon de 530 MW et de capter une large proportion du CO2 émis durant le procédé. Ce process d'une grande complexité repose sur la gazéification du charbon en syngas (CO + H2), la conversion du monoxyde de carbone en CO2 et son captage, la combustion de l'hydrogène dans une turbine et l'utilisation des gaz de combustion et de la chaleur récupérée lors des différentes étapes du procédé, pour activer un générateur à vapeur couplé à l'axe de la turbine.
Voir aussi : actualités
Hitachi va investir dans le batteries au Lithium pour les modèles hybrides de General Motors
Par Raymond Bonnaterre le 2 juillet 2009
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Hitachi avait très mal vécu la sélection, à ses dépens, du coréen LG Chemicals par General Motors pour lui fournir des accumulateurs Li-Ion de forte énergie volumique pour ses futurs modèles électriques (VOLT). Hitachi avait été disqualifié (LIRE) parce qu'il ne proposait pas de technologie polymère (laminated). La nouvelle avait fait grand bruit chez Hitachi et provoqué des réorganisations en profondeur. Mais ce joueur de Deuxième Division de la batterie japonaise qui ne veut pas manquer le train des véhicules à grande efficacité énergétique, vient de recevoir un lot de consolation: c'est lui qui va fournir GM en batteries au Lithium pour véhicules hybrides, il aurait même reçu une commande de batteries pour 100 mille véhicules, à livrer en 2010 affirme le Nikkei. Il faut intégrer également que Hitachi peut fournir de l'électronique de puissance et des moteurs avec la batterie. C'est donc pour ce grand Groupe un business global avec fourniture d'un système complet.
Hitachi Vehicle Energy va donc investir pour savoir produire les accumulateurs pour GM l'an prochain (3 à 5 millions d'éléments) mais aussi pour satisfaire aux demandes d'autres constructeurs. Hitachi parlerait de savoir produire 3 millions d'éléments par mois, ce qui lui permettrait de produire à terme, autour de 700 mille batteries de 50 éléments pour véhicules hybrides par an.
Le 2 Juillet 2009
Voir aussi : véhicules écologiques
Les ventes de voitures américaines ont chuté de 42% au premier semestre par rapport à il y a deux ans
Par Raymond Bonnaterre le 2 juillet 2009
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Le mois de Juin, à 858 mille véhicules vendus dans le mois, affiche une chute des ventes américaines de véhicules en unités de 30% par rapport à il y a un an et de 36% par rapport à il y a deux ans (-430 mille exemplaires). En cumulé sur le premier semestre la chute est de 35% par rapport à 2008 et de 42% par rapport à 2007. En effet pour obtenir une bonne évolution du marché automobile américain il est préférable de prendre pour référence 2007 qui était l'année de tous les succès de ventes. L'année 2008, en raison de la montée débile des cours du pétrole, avait déjà connu une chute des ventes, en particulier de celle des 4X4. Cette comparaison de Juin 2009 par rapport à Juin 2007 permet d'illustrer le fait que tous les constructeurs ne sont pas égaux devant la chute des ventes (FIG.). Si Chrysler affiche une baisse spectaculaire de 60% en deux ans, on constate, de l'autre côté de l'éventail, que les ventes de Volkswagen n'ont baissé que de 7%. En effet en 2008 à cette date les ventes de VW avaient progressé de 14%. De plus, certains modèles de VW équipés de moteurs diesel, représentant 26% des ventes du constructeur allemand, rencontrent un succès certain aux USA. Après tout, l'offre diesel est une bonne façon de se démarquer et de présenter des consommations de carburant attrayantes. La chute des ventes de Toyota en deux ans est également impressionnante, au coude à coude avec celle de GM. Toyota était devenu trop américain aux Etats-Unis.
Le 2 Juillet 2009
Voir aussi : actualités
Le permafrost contient beaucoup plus de carbone organique qu'annoncé jusque là
Par Raymond Bonnaterre le 2 juillet 2009
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Une équipe multinationale, animée par le Canadien C.Torcanai et l'Australien J.G.Canadell, vient de publier dans Global Geochemical Cycles les résultats d'une grande étude d'évaluation de la taille du permafrost et de ses teneurs en carbone organique. Cette étude a été menée de façon analytique à partir d'un découpage en zones de cette immense région autour du Cercle Polaire, de l'identification du type de sol et de caractérisation des nombreux types par des prélèvements. Cette étude considère que le permafrost représente une surface de 18,8 millions de km2 soit 16% de la surface des sols dans le monde. Les tourbières les plus riches en carbone organique, occupent 3,6 millions de km2, soit 20% de l'aire du Permafrost. Les auteurs considèrent que la quantité totale de carbone organique emprisonnée dans ces sols totalement ou partiellement gelés représente dans les 1672 milliards de tonnes de carbone organique, ce qui devrait représenter la moitié du carbone enfoui dans les sols, grossièrement estimé dans le monde aux environs de 3000 milliards de tonnes. Cette énorme quantité comprend plus de 1000 milliards de tonnes de carbone enfoui jusqu'à trois mètres de profondeur, le restant étant enfoui plus profondément dans des estuaires par exemple. Leur estimation sur le premier mètre de profondeur à 500 milliards de tonnes de carbone organique représente le double de ce qui était admis jusqu'à présent affirment les auteurs de l'étude.
LIRE l'étude de référence en question.
Le 2 Juillet 2009
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Les prix de l'électricité en Europe illustrent les choix énergétiques et fiscaux de chacun des Etats
Par Raymond Bonnaterre le 1 juillet 2009
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L'Italie et l'Allemagne possèdent, parmi les grandes nations européennes, le trophée des prix de l'électricité que ce soit pour les faibles quantités à destination des foyers ou pour les volumes importants consommés par l'industrie, nous informe Eurostat. L'Espagne, malgré un niveau de taxes très faible, voit son énergie devenir de plus en plus onéreuse, plombée par des ressources renouvelables hors de prix. En 2008 elle a été obligée de mettre un coup d'arrêt brusque au développement du photovoltaïque qui était devenu le nouvel Eldorado de toutes les industries du secteur dans le monde. Elle va devoir maintenant payer ces excès, et cela durant de longues années. La Suède pour les tarifs à l'industrie et la France pour les deux secteurs se démarquent. Ces deux Nations basent leur production d'électricité sur le nucléaire et l'hydroélectricité (LIRE).
Le 1er Juil. 2009
Voir aussi : actualités
Etats-Unis: l'Administration fédérale dédie 2680 km2 de déserts à des projets solaires
Par Raymond Bonnaterre le 1 juillet 2009
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C'est le Secrétaire d'Etat américain, Ken Salazar, qui l'a annoncé à Las Vegas: 2680 km2 de terrains (670 mille acres) appartenant au Bureau of Land Management (BLM) allaient être mis, après les enquêtes de rigueur, à la disposition des projets solaires. Ces terres, divisées en 24 zones, sont situées dans les zones arides du Sud-ouest des Etats-Unis, en Californie, Arizona, Colorado, Nouveau Mexique et Utah. Ces zones seront ouvertes à des projets solaires de 10 MW ou plus. A terme, affirme Salazar, la puissance installée pourrait atteindre les 100 GW.
Sur la base de 2200 heures de plein ensoleillement par an dans ces régions désertiques, ce sont 220 TWh d'énergie renouvelable qui pourraient être produits. Ceci est à comparer aux 4000 TWh d'énergie électrique générés annuellement aux Etats-Unis. Sur la base d'un taux de conversion de l'énergie solaire de 10% ce sont 1000 km2 environ de modules photovoltaïques ou de miroirs pour la solution thermique qui recouvriraient ces terres, soit un taux d'occupation des sols de 37%. Il est probable qu'avec les progrès attendus dans les rendements de conversion photovoltaïques et une meilleure occupation des sols arides, la puissance de 100 GW sera à terme dépassée.
Le 1er Juillet 2009
Voir aussi : solaire
Renault présente son mulet électrique de démonstration: le Kangoo Be Bop Z.E.
Par Raymond Bonnaterre le 30 juin 2009
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Deux ans avant la sortie de son premier modèle commercial prévue pour mi-2011, Renault présente son véhicule de démonstration le Kangoo Be Bop Z.E. Renault argumente bien entendu, sur le caractère écologique du véhicule qui avec un rendement énergétique de 90% permet de réduire notablement les émissions de CO2...à condition que l'électricité provienne d'énergie moyennement ou fortement décarbonée (FIG.) au moment de la charge qui aura lieu typiquement la nuit, en heures creuses. La pleine charge sera effective après six à huit heures au régime de 10A ou de 16A. Une option de charge rapide à 32 A en une demi-heure sera également proposée. Propositions tout à fait classiques.
Mais la lecture de la présentation montre clairement que tout n'est pas fin prêt chez Renault-Nissan.
Lire la suite "Renault présente son mulet électrique de démonstration: le Kangoo Be Bop Z.E."
Voir aussi :
Etats-Unis: la consommation de pétrole tirée vers le bas par les produits autres que l'essence
Par Raymond Bonnaterre le 30 juin 2009
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L'Energie Information Administration américaine vient de publier les données de consommation en produits pétroliers du mois d'Avril. Il apparaît que les consommations de ce mois sont en baisse de 6,6% par rapport à l'an dernier (-1,3 millions de barils/jour) et qu'en cumulé sur les quatre premiers mois de 2009 la baisse atteint 5,6% par rapport à l'an dernier. Alors que les consommations d'essence affichent un retrait limité de 1,5% sur le quadrimestre, ce sont les consommations des produits autres que l'essence qui affichent un important retrait de 9% (FIG.). L'utilisation de gasoil est en retrait de 9%, celle de kérosène recule de 10%, les gaz liquéfiés sont en retrait de 8%. Ces produits, autres que l'essence, représentent encore plus de la moitié des consommations de pétrole américaines.
Voir aussi : actualités
SANYO veut porter ses productions d'accumulateurs Ni-MH pour véhicules hybrides à 42 millions d'unités par an
Par Raymond Bonnaterre le 29 juin 2009
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SANYO qui possède une capacité de production d'éléments Ni-MH cylindriques de format D pour les applications véhicules hybrides, de 2 millions d'accumulateurs par mois (24 millions par an), revoit à la hausse ses perspectives 2010 tirées par le succès de l'Insight de Honda et par de possibles commandes provenant d'autres constructeurs comme Ford. Reuters nous informe que SANYO envisage de porter sa capacité de production à partir de 2010 à 3,5 millions d'éléments (cells) Ni-MH par mois , soit 42 millions par an, ce qui représente une croissance de 75%. Il serait alors capable d'assembler 500 mille batteries de 101V par an, utilisées dans la Honda Insight. Rappelons que Toyota pour sa part possède un plan 2010 (LIRE) qui lui permettra d'assembler 1,1 millions de batteries de type Ni-MH pour équiper ses véhicules hybrides.
Il est donc possible de prévoir que les productions de véhicules hybrides dans le monde en 2010 dépasseront les 1,6 millions d'exemplaires en tenant compte des productions chinoises qui devraient atteindre 100 ou 200 mille exemplaires à cette date. Pour une production mondiale autour de 60 millions de véhicules, ce sont donc 3% environ des productions mondiales qui seraient de type hybride en 2010. Succés exemplaire d'une offre en phase avec les attentes de consommateurs sensibilisés à l'impact de leur comportement sur le monde.
FIG.: un "bâton" de 6 éléments de format D en série issu d'une battery Sanyo
Le 29 Juin 2009
Voir aussi : véhicules écologiques
Scania poursuit depuis des années la commercialisation de bus à moteur diesel alimentés à l'éthanol
Par Raymond Bonnaterre le 29 juin 2009
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Depuis près de vingt ans, le constructeur suédois Scania a vendu près de 600 bus a moteur diesel alimentés par un mélange contenant 95% d'éthanol et 5% de carburant améliorant l'allumage du mélange avec l'air. Sur la troisième génération de moteur, équipé d'intercooler et du recyclage des gaz d'échappement, Scania annonce un rendement thermique de 43% à comparer avec les 44% d'un moteur diesel alimenté au gasoil. Le constructeur vient de recevoir une nouvelle commande de 85 bus pour la ville de Stockholm qui joue la carte de l'éthanol pour ses transports en commun.
LIRE l'annonce de SCANIA sur ce sujet.
Le 29 Juin 2009
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Le repli des cours de l'essence sur le NYMEX annonce celui du pétrole
Par Raymond Bonnaterre le 28 juin 2009
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Le marché physique du pétrole n'intéresse personne en ce moment. Les mouvements "révolutionnaires" du MEND dans le delta du Niger ne font pas bouger d'un cent le cours du pétrole. La demande mondiale de pétrole est atone, les stocks sont au plus haut. Les stocks US de pétrole brut ont baissé en fin de semaine dernière de 4 millions de barils, mais les stocks de produits pétroliers se sont accrus de 5,3 millions de barils pour atteindre 1105 millions de barils, 100 millions de trop, et c'est ce chiffre, bien sûr, que les professionnels regardent. L'Angola qui a investi massivement dans l'offshore, s'énerve en demandant un accroissement de ses quotas et ses petits camarades de l'OPEP donnent de grands coups de canif dans le contrat de Décembre, en produisant plus que de décidé (LIRE). Le gouvernement américain sponsorise les biocarburants et l'efficacité énergétique dans les transports. Tout le monde sait qu'il va falloir fermer des raffineries aux USA, celles dont les performances sont trop médiocres et qui vont devoir en 2012 payer pour acquérir des droits d'émissions de CO2. L'essence sera importée des grandes raffineries du Continent indien ou d'Arabie Saoudite. Le rallye du mois de Mai apparaît, a posteriori, comme une anomalie, animée par la défiance des milieux financiers vis à vis du dollar. Mais les cambistes s'aperçoivent que ni l'Euro, ni la Livre Sterling ne valent guère plus dans un climat économique délabré. Les taux longs des Bons du Trésor américain sont en repli (3.54% pour le 10 ans Vendredi), signe d'adjudications sans tensions. Alors la chute du dollar marque une pose autour d'un euro à 1,4 dollar et par conséquent, le pétrole aussi marque le pas, autour des 70 dollars ou 50 euros le baril, prix inespéré pour les producteurs par les temps qui courent.
Seuls, les cours de l'essence à New York qui avaient franchi les 85$ le baril et les 60 euros les semaines précédentes, se sont franchement repliés (FIG.), annonce d'une future baisse des cours du brut qui seraient plus à l'aise autour des 60 dollars le baril par les temps d'inertie économique qui sévissent et de stabilisation du cours de change du dollar. La Bourse de New York, avec une baisse de 10% de l'AMEX OIL INDEX en deux semaines, a de toute évidence anticipé cette éventualité.
Voir aussi : actualités
Les données du fret aérien suggèreraient une lente remontée de l'économie
Par Raymond Bonnaterre le 28 juin 2009
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L'IATA communique tous les mois les variations de trafic de passagers et de fret dans diverses zones du monde, par rapport au même mois de l'année précédente. Ce mode de communication de l'activité permet de corriger les variations saisonnières fortes qui caractérisent ces activités. Parmi les diverses données communiquées, il en est une particulièrement importante, c'est la variation du fret dans la zone Asie-Pacifique qui constitue un indicateur clé et avancé de l'économie mondiale. L'analyse de cet indicateur en ce moment est assez délicate, la base de 2008 ayant connue elle même de fortes variations. C'est la raison pour laquelle il est intéressant de corriger les données des variations de l'année précédente et donc d'étudier la variation du fret par rapport au même mois il y a deux ans (M-24) qui était une période de croissance régulière de l'activité économique (FIG.). On peut alors constater que cet indicateur intensif est passé par un minimum entre Décembre 2008 et Mars 2009 et qu'il semble amorcer depuis les deux derniers mois connus une lente reprise d'une activité réduite d'un cinquième par rapport à celle d'il y a deux ans.
L'absence de données intra zone Asie ne permet pas d'affirmer que c'est le paramètre qui explique cette lente remontée, mais la faiblesse des économies américaines et européennes le laisse soupçonner. Il n'est pas interdit de penser qu'après ce trou d'air de -25%, le trafic de fret de la zone Asie-Pacifique amorce une lente remontée, indicative d'une reprise molle de l'économie mondiale qui démarrerait pas l'Asie.
Le 28 Juin 2009
Voir aussi : actualités
En 2008, les émissions de CO2 dans le monde auraient atteint 31,6 milliards de tonnes
Par Raymond Bonnaterre le 27 juin 2009
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L'Agence Néerlandaise pour la Maîtrise de l'Environnement vient de publier une première estimation des émissions de CO2 dans le monde résultant de l'utilisation des combustibles fossiles et de la production de ciment. Elles s'élèvent à 31,6 milliards de tonnes avec un accroissement limité à 0,6 milliards par rapport à 2007. L'agence explique cette faible croissance par l'accroissement des prix de l'énergie, puis par l'arrivée de la crise financière et économique et par la montée en puissance des énergies renouvelables.
Le principal contributeur à ces émissions est maintenant, largement détachée en tête, la Chine avec 24% du total. Avec l'aide des autres pays en développement ils atteignent la moitié des émissions mondiales de CO2 (FIG.II, parts rouge+orange+jaune).
Devant un tel constat, la Chine à Copenhague, au mois de Décembre, aura quelques difficultés à ne pas s'engager vers au moins une stabilisation de ses émissions dans des délais raisonnables, quitte à demander l'aide des puissances occidentales pour arriver à son but. Mais également, devant l'ampleur de la tâche à accomplir qui se mesure en milliards de tonnes de CO2 par an, il est probable que le constat de l'insuffisance du simple outil des énergies renouvelables pour affronter le problème sera posé. Le démantèlement de certaines centrales au charbon devra être programmé et financé. La France pourrait, si elle le désirait, être à la tête de ce mouvement en programmant la disparition de toutes les centrales à charbon sur son territoire (LIRE). On serait alors en avance, Monsieur Borloo!
LIRE cette étude.
Le 27 Juin 2009
Voir aussi : Réchauffement Climatique
La production d'électricité en Europe est quasiment stable depuis trois ans
Par Raymond Bonnaterre le 27 juin 2009
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Eurostat nous révèle (enfin) que la production d'électricité qui s'est élevée à 3182 TWh, dans l'Europe des 27 a été quasiment stable (-0,1%) en 2008 par rapport à 2007. Elle n'avait crû que de 0,2% l'année précédente ce qui se traduit, donc, par une stagnation de la production électrique européenne depuis trois ans. Sans être grand devin, il est possible d'anticiper qu'elle va décroître en 2009. A la fin de l'année, l'Europe aura donc vécu quatre ans sans croissance de sa production électrique. Parmi les grands pays européens c'est surtout le Grande-Bretagne qui affiche un recul important (-2,3% entre 2008 et 2006), la France présente une production étale sur trois ans, l'Allemagne progresse de 0,7% sur la même période. Le mode de production de l'électricité en Europe est des plus variés, en fonction des ressources et des choix de chacun des pays (FIG.)
Lire la suite "La production d'électricité en Europe est quasiment stable depuis trois ans"
Voir aussi : actualités
Forte exposition de modules en couches minces en technologie tandem au PV Japan 2009
Par Raymond Bonnaterre le 26 juin 2009
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La Foire de Makuhari au Japon est l'occasion, lors du PV Japan 2009, de présenter les dernières nouveautés dans les technologies photovoltaïques. Cette année le niveau était très relevé dans la technologie Silicium en couche mince en technologie tandem associant Si cristallin et Si amorphe. Applied Materials a présenté le dernier produit proposé à ses clients qu'il équipe de lignes de production élaborant ces modules de 5,7 m2 de surface (FIG.). AM qui est en attente de la certification CEI (International Electrotechnical Commission) voudrait porter le taux de conversion de ses modules de 8% à 10% dans les mois à venir pour atteindre en 2010, un prix de revient objectif indispensable par les temps qui courent d'un dollar par watt, ce qui ferait un prix de revient du module autour des 570 dollars.
Ulvac a présenté son module de 1,4m X 1,1m avec un rendement de conversion de 9%, le suisse Oerlikon a exposé le plus petit des modules 1,3m X 1,1m avec, à partir de 2010, un taux de conversion supérieur à 9%. Sharp et Sanyo Eneos (filiale de Sanyo et de Nippon Oil) présentaient également leurs nouveaux produits, Sanyo annonçant un facteur de conversion de 10% pour 2010.
La technologie couche mince conduit à des modules hautement intégrés d'un prix de revient des plus attractifs. Gagnera le gros lot celui qui saura atteindre des taux de conversion du Silicium cristallin, supérieurs à 15%, cette course au rendement est le meilleur moyen de réduire le coût au Watt.
Le 26 Juin 2009
Voir aussi : solaire
Les entrées de commandes à l'industrie dans la zone euro en état de délabrement avancé
Par Raymond Bonnaterre le 25 juin 2009
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Avec des entrées de commandes à l'industrie du mois d'Avril comprises entre -30% et -40% par rapport à il y a un an pour les grands pays européens (FIG.), un observateur objectif ne peut être que pessimiste sur l'évolution de la crise dans les mois à venir en Europe. C'est l'Allemagne avec un score proche de -40% qui est la plus touchée. Les espoirs annoncés, de-ci et de-là, de reprise ou de stabilisation de l'économie, semblent pour l'instant bien compromis.
Le 25 Juin 2009
Voir aussi : actualités
Photovoltaïque européen: les tarifs imposés subventionnés sont incompatibles avec des ambitions de fortes croissances en volume
Par Raymond Bonnaterre le 25 juin 2009
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Les industriels et financiers qui évoluent dans le champ des énergies renouvelables dans le monde doivent se persuader d'une règle économique évidente : de copieuses subventions unitaires sont compatibles avec de faibles volumes de production, mais elles devront rapidement décroître puis devenir nulles si les acteurs veulent accéder à de grands volumes de production. L'année 2008 en Espagne, avec un brusque arrêt des autorisations d'implantations des modules solaires, a clairement démontré qu'un Gouvernement, aussi écolo soit-il, ne pouvait pas subventionner à fonds perdus toutes les ambitions photovoltaïques qui se présentaient. L'EPIA (European Photovoltaic Industry Association) vient de publier une étude assez délirante qui envisage qu'en 2020 le photovoltaïque en Europe assurerait plus de la moitié de la ressource électrique globale (FIG.).
On ne comprend pas très bien l'intérêt d'une telle étude si en vis à vis ne figurent pas des hypothèses de réductions de prix des installations qui conditionnent les prix de vente des MWh produits, si les énormes moyens industriels et financiers à mettre en place ne sont pas étudiés. Je ne vois pas très bien comment implanter 40 GW par an de modules d''ici à 2012 en Europe avec une capacité mondiale de production de modules prévue en 2010 de 13 GW. De telles études au caractère publicitaire débridé, ne peuvent que discréditer les auteurs qui les réalisent.
LIRE un résumé de cette étude publiée par l'EPIA.
Voir aussi : solaire
La consommation mondiale de carburants pour les véhicules particuliers peut-elle diminuer dans les années à venir?
Par Raymond Bonnaterre le 24 juin 2009
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La croissance de la population mondiale, l'accès de certains citoyens des pays en développement au confort et à la voiture individuelle, font prédire à beaucoup que les consommations d'énergie vont croître et que la demande mondiale en carburant va poursuivre inexorablement son ascension. Je voudrais montrer ici par un calcul très simple que la croissance de la consommation mondiale de pétrole n'est pas une fatalité, mais qu'elle va aussi dépendre des gains en efficacité énergétique réalisés sur les nouveaux véhicules, sur les infrastructures routières évitant les embouteillages et sur les progrès des moyens d'éco conduite mis à la disposition des conducteurs.
DELTA consommation = (N x CN - S x CS) Tm/100
Voir aussi : actualités
Photovoltaïque japonais: SANYO investit et Showa Shell propose ses services à l'Aramco
Par Raymond Bonnaterre le 24 juin 2009
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Il faut activement préparer le "Green New Deal" affirme SANYO qui annonce un nouvel investissement dans sa filiale de production japonaise Shimane SANYO. Sa capacité de production de modules photovoltaïques de 130MW aujourd'hui sera portée à 220MW à partir du mois d'Avril 2010, grâce à l'installation d'une deuxième ligne de production, en technologie Silicium HIT qui est la technologie la plus performante du moment (LIRE). Nul doute que Sanyo introduira ses derniers perfectionnements techniques et industriels dans ce nouvel outil de production.
Quand à la filiale de Shell au Japon, Showa Shell, fer de lance de l'ambitieuse politique photovoltaïque du pétrolier, elle vient de signer un accord avec le Groupe d'Etat saoudien Aramco pour explorer les possibilités de développement d'une ressource électrique photovoltaïque en Arabie Saoudite. Les premiers tests vérifieront le raccordement de l'unité solaire au micro réseau électrique local, puis une unité beaucoup plus puissante sera installée. Le Royaume d'Arabie veut faire de la technologie solaire une des futures bases de ses ressources énergétiques et a confié la mission à l'Aramco. Showa Shell propose sa technologie CIS (Séléniure de Cuivre et d'Indium) en couche mince comme mode de génération de courant.
Enfin citons Mitsubishi Corp. qui travaille activement sur les futures générations de cellules photovoltaïques organiques à hétérojonction de masse, à base de fullerène (accepteur) et de phtalocyanines (donneur). Il revendique une avancée technologique importante qui consiste après empâtage par rouleau transfert des diverses couches organiques sur toute la surface du substrat de venir délimiter chaque cellule unitaire à l'aide d'un rayonnement laser (FIG.). Formidable gain de surface!
Le 24 Juin 2009
Voir aussi : solaire
L'utilisation des hydrofluorocarbones (HFC) devra être limitée dans les décennies à venir
Par Raymond Bonnaterre le 23 juin 2009
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Une étude réalisée par Guus Velders de l'Agence de l'Environnement des Pays-Bas, appuyé par des membres du NOAA, de DuPont Fluorocarbons et de l'EPA vient de mettre à jour les projections de consommations mondiales de HFC utilisés dans les réfrigérateurs, les systèmes d'air conditionné et lors de l'élaboration de mousses organiques isolantes. Ces produits remplacent avantageusement leurs homologues partiellement chlorés (CFC et HCFC) nuisibles à la couche d'ozone (ODS, pour ozone depleted substances), ils n'en sont pas moins de puissants gaz à effet de serre. Ils présentent un potentiel global de réchauffement (GWP) calculé par intégration sur une période de cent ans qui peut-être plusieurs milliers de fois supérieur à celui du CO2 (3800 fois environ pour le 143a CH3-CF3 et le 134a CH2F-CF3, 2800 fois pour le 125 CHF2-CF3).
Cette étude montre que sans mesure spéciale de règlementation de ces produits, leur utilisation dans les pays en développement pourrait atteindre, à l'horizon 2050, des niveaux 8 fois supérieurs à ceux des pays développés. Cette croissance pourrait engendrer des rejets de gaz qui venant de moins de 2 milliards de tonnes équivalent CO2 aujourd'hui, atteindraient entre 5,6 et 8,8 milliards de tonnes équivalent CO2 en 2050 (FIG.). Ces chiffres sont à comparer à des rejets actuels mondiaux de 30 milliards de tonnes de CO2 et aux 20 milliards de tonnes de CO2 qu'il faudra rejeter au maximum en 2050 pour tenir l'objectif des 450 ppm.
Il apparaît de façon évidente que l'utilisation des HFC dans le monde devra donc être régulée et limitée dans les décennies à venir. Les auteurs élaborent plusieurs scénarios dans ce sens.
LIRE cette étude de Velders et Col.
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Nissan: les émissions de CO2 des véhicules devront être réduites de 90% d'ici à 2050
Par Raymond Bonnaterre le 23 juin 2009
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Dans sa revue du "Nissan Green Program 2010" le constructeur Japonais rappelle que pour atteindre une stabilisation des teneurs en CO2 dans l'atmosphère aux environs de 450 ppm (nous avons atteint 400 ppm cet hiver) il faudra que les émissions de CO2 des véhicules soient réduites de 90% d'ici à 2050. Cette conviction du management de Nissan l'a poussé à jumper au véhicule tout électrique avec l'aide de la technologie des batteries Lithium Polymère (laminated) de NEC, mise en production au sein de la filiale AESC. Nissan a pour l'instant fait l'impasse sur les véhicules full hybrides trop complexes et trop chers à développer et industrialiser, en face de la concurrence des deux leaders japonais Toyota et Honda. Mitsubishi Motors le quatrième japonais a d'ailleurs fait le même choix du contournement de l'obstacle, avec sa i-MiEV et les batteries GS-Yuasa. Les fabricants japonais, dans les faits, se partagent technologiquement, aujourd'hui, le marché avec les deux leaders très hybrides et les deux suivants très électriques
Lire la suite "Nissan: les émissions de CO2 des véhicules devront être réduites de 90% d'ici à 2050"
Voir aussi : actualités
Combien en Europe coûtent les embouteillages urbains à l'économie et à l'environnement?
Par Raymond Bonnaterre le 22 juin 2009
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Les statistiques européennes sont incapables de nous dire combien de tonnes de fret ont été acheminées par transport routier en 2006 en Europe, l'Italie n'ayant pas encore publié ses données (VOIR). Les statistiques européennes et plus généralement la pertinence des informations et des analyses dont dispose la Commission Européenne sont d'un très faible niveau et d'une fraîcheur douteuse. Nombreux dans l'opposition reprochent à la Commission Européenne de souffrir d'un mode de désignation peu démocratique, je pense que ce point est tout à fait mineur par rapport à son niveau d'incompétence technique et son inaptitude à élaborer des propositions. La Commission Européenne ne pourra s'affirmer que si elle dispose un jour de données statistiques pertinentes et d'équipes de premier plan qui réaliseront des analyses et proposeront des scénarios d'actions aux politiques. La pauvreté des connaissances et des propositions de la Commission dans le domaine de l'énergie et des transports en est un exemple. Ne rappelons pas les objectifs de Lisbonne dans le domaine de la R&D qui devaient faire de l'Europe, par je ne sais quel miracle, le leader mondial dans le domaine. Enorme FLOP, illustrant l'ignorance des politiques et surtout de l'organisme exécutif dans le retard accumulé de l'Europe dans le domaine de la R&D et dans la lente viscosité d'une hypothétique remontée en puissance.
Voir aussi : actualités
La décroissance du trafic routier américain est terminée depuis le mois de Mars
Par Raymond Bonnaterre le 21 juin 2009
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Entre Janvier 2005 et les derniers mois de 2007 le trafic automobile américain avait adopté un profil de croissance de l'ordre d'un pourcent par an qui est le taux de croissance de la population active de ce grand pays. Mais à partir de Novembre 2007, sous les coups de boutoirs des prix des carburants et de la crise économique, le trafic routier s'est fortement infléchi pour afficher une décroissance qui semble terminée depuis le mois de Mars et qui a atteint 4% du trafic en 16 mois (FIG.). Ces chiffres sont cohérents avec une baisse de 4% de la consommation d'essence américaine entre Octobre 2007 (9,25 millions de barils/jour) et Mars 2009 (8,87 millions de barils/jour).
Ramené au nombre de personnes actives c'est donc une décroissance moyenne du trafic de l'ordre de 5% à laquelle nous venons d'assister. Image nette d'une prise de conscience d'un gaspillage évitable par certains citoyens américains.
Le 21 Juin 2009
Voir aussi :
La crise et les contraintes d'émissions de GHG font baisser la production d'électricité américaine à l'aide de charbon
Par Raymond Bonnaterre le 21 juin 2009
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La génération nette d'électricité au premier trimestre aux Etats-Unis a baissé de 4,6% par rapport à celle du même trimestre 2008, pour atteindre 964 TWh. A titre de comparaison la consommation nette d'électricité de la France métropolitaine comptabilisée par RTE a atteint 130 TWh. C'est la génération d'électricité au charbon qui paie le plus lourd tribut avec une baisse de génération nette de 12% à 452 TWh ce qui représente encore une très grosse part de marché de 47% (FIG.). La génération au gaz naturel se maintient (+1%) et celle d'origine nucléaire est parfaitement assurée (+2%). La plus forte progression est celle de l'énergie d'origine éolienne qui avec 17 TWh progresse de 35%. Mais cette production ne représente encore que moins de 2% de l'énergie électrique et une fraction de pourcent du bilan énergétique global.
Ces résultats couplés à la baisse de consommation de pétrole aux Etats-Unis va conduire ce pays vers un bilan 2009 des émissions de gaz à effet de serre (GHG) en nette amélioration. La crise purifie l'air et fait baisser le nombre d'accidents de la route. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.
Le 21 Juin 2009
Voir aussi : actualités
Les exportations russes de pétrole durant les quatre premiers mois n'auraient que très faiblement baissé
Par Raymond Bonnaterre le 21 juin 2009
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Si l'on en croit les statistiques officielles russes, rapportées par RIA Novosti, les exportations de pétrole russes durant les mois de Janvier à Avril auraient atteint 80,5 millions de tonnes (4,94 millions de barils/jour), en retrait de 1,3% par rapport à l'an dernier. Ce chiffre est à comparer à des productions de 160,2 millions de tonnes (9,83 millions de barils/jour) en baisse de 0,5% par rapport à la même période 2008 et à un raffinage local de 76,3 millions de tonnes, en baisse de 1,7%.
On le voit, ces chiffres indiquent que les autorités russes ne font aucun effort particulier pour limiter l'approvisionnement du marché mondial en pétrole, après avoir cependant participé à une réunion de l'OPEP en Décembre 2008 où l'on s'était juré d'être tous solidaires entre pays producteurs. Ce comportement est à rapprocher à celui des membres de l'OPEP qui éprouvent de plus en plus de difficultés à respecter leurs quotas (LIRE). Un membre récent de l'OPEP comme l'Angola, dont les investissements dans l'exploitation offshore sont très importants, réclame même ouvertement un accroissement de ses quotas limités pour l'instant à 1,656 millions de barils/jour alors qu'il pourrait produire dans les deux millions de barils/jour.
Ces dissensions entre pays producteurs et la volonté de l'Arabie Saoudite de ne pas contrarier Obama, plaident pour une baisse des cours du brut d'ici à la fin de l'année.
Le 21 Juin 2009
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Nissan et NEC pourraient aller construire des voitures électriques et leurs batteries aux Etats-Unis
Par Raymond Bonnaterre le 20 juin 2009
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Les aides de l'Administration américaine au développement de véhicules électriques et de batteries concernent, pour l'instant et pour une large majorité d'entre elles, de nombreux projets fumeux, mal identifiés, au succès limités et présentés par des entreprises habituées à vivre aux crochets des subsides du DOE ou de l'USABC. L'arrivée d'acteurs majeurs japonais ou coréens dans le paysage des nouvelles technologies ne peut être que souhaitée par les autorités, s'ils veulent que cette industrie atteigne rapidement une certaine taille critique aux Etats-Unis. En effet une large taille est nécessaire pour que des transferts de technologies ou des développements locaux de produits chimiques, de composants mécaniques ou électroniques, de feuillards support d'électrodes, de séparateurs, de composants électromécaniques qui sont à la base de l'industrie des batteries et de ses progrès, se déploient et montent en puissance.
C'est la raison pour laquelle Nissan et son comparse dans les batteries, NEC, au travers de leur filiale commune, Automotive Energy Supply, auraient l'intention de venir s'installer aux Etats-Unis, affirme le Nikkei. Ils disposent pour cela d'une usine de Nissan située à Smyrna dans le Tennessee (FIG.), localité du Siège Social de Nissan North America. Cette immense usine qui produisait forces 4X4 et SUV's, pourrait produire de 50 à 100 mille véhicules électriques à partir de 2012 et pourrait assembler jusqu'à 200 mille batteries par an pour les besoins de Nissan ou autres constructeurs.
Le 20 Juin 2009
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La robustesse relative du dollar et la langueur économique prennent la spéculation sur le pétrole à contre-pied
Par Raymond Bonnaterre le 20 juin 2009
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Ce changement de direction dans la spéculation sur le pétrole avait été annoncé ici la semaine dernière (LIRE). La fermeté relative du dollar par rapport aux autres monnaies rend très difficile sinon impossible la poursuite du rallye haussier du mois de Mai. En effet la mécanique de couverture vis à vis d'une baisse du dollar était le seul ressort qui faisait croître les futures et les options adossées au pétrole et autres produits pétroliers. La fin de cette dégradation du dollar dont la contestation comme monnaie de réserve ne fut qu'un feu de paille, rendait depuis le début du mois de Juin les cours du brut et de l'essence sur le NYMEX totalement artificiels. Les mouvements de foule à Téhéran, l'impossibilité morale pour Obama de rester neutre devant ces évènements, sont des facteurs de tension internationale qui ne peuvent que soutenir le dollar, seule monnaie refuge en période de conflit. Alors les grandes banques qui supportaient le rallye haussier ont lancé leurs "experts" à la rescousse pour essayer de sauver les meubles. Goldman Sachs, avec des prévisions artificielles de cours à fin 2009 à 85$ le baril, a fait jouer son expert le plus écouté, Jeffrey Curry, qui a été forcé de raconter du grand n'importe quoi : "une amélioration des fondamentaux prendra forme d'ici à quelques mois, poussant le marché à un manque de pétrole (deficit) ....et ceci en raison de la dégradation continue des productions NON-OPEP". Bien entendu une telle fable dans les conditions actuelles n'est pas crédible. Ni une hypothétique reprise de la demande, ni un effondrement de l'offre ne sont en vue. Alors en fin de semaine les cours du WTI ont franchi, comme prévu, à la baisse la barre des 70 dollars le baril (FIG., courbe bleue). Un flottement des cours entre 60 et 70$ le baril durant cette période de lent rétablissement de l'activité, d'ici à la fin de l'année, serait un bon compromis économique. Mais les cours du pétrole nous ont appris que la spéculation ignorait le bon sens et n'avait aucun sens du compromis.
Le 20 Juin 2009
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Les productions américaines de pétrole dans le Golfe du Mexique devraient croître d'un tiers dans les années à venir
Par Raymond Bonnaterre le 19 juin 2009
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Le Mineral Management Service (MMS) américain vient de publier deux rapports concernant les productions américaines de pétrole et de gaz dans le Golfe du Mexique (GOM). Le premier fait le point sur les productions 2008 dans l'offshore profond, le deuxième, plus prospectif, analyse les possibilités de production à l'horizon 2018.
Pour comprendre l'avenir de cette zone, reliquat d'un formidable delta où des centaines de milliards de tonnes de sédiments et de carbone organique ont été englouties, il faut d'abord bien assimiler qu'une grande partie Est du Golfe, proche des côtes de Floride est pour l'instant interdite à la prospection et à l'exploitation. Or il apparaît que c'est dans la partie offshore profond de l'Est de la Zone exploitée que se situent les champs les plus prolifiques comme Thunder Horse de BP dont la production a atteint 260 mille barils/jour au mois de Mars de cette année (FIG.I). Les discussions au Sénat américain qui proposent une ouverture de ces activités au large des côtes de Floride, si elles étaient adoptées, pourraient modifier profondément le paysage des dix prochaines années. La zone exploitée du Golfe profite également de tous les progrès accomplis dans l'analyse sismique complexe et dans les modes d'exploration et d'exploitation en offshore profond. En 2008 Shell a battu un record du monde en eau profonde avec un forage à 9356 pieds (2852 mètres). Des découvertes reportées ici, improbables pour certains mais probables pour de fins connaisseurs, ont agrémenté l'année 2008 (LIRE).
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Photovoltaïque mondial: les capacités de production seront sous utlilisées durant plusieurs années
Par Raymond Bonnaterre le 18 juin 2009
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C'est IC Insights qui publie une étude montrant qu'en 2009, malgré une baisse des commandes dans l'industrie photovoltaïque, estimée à 22%, les capacités de production à fin 2009, en raison de l'inertie des décisions d'investissements, se seront accrues par rapport à fin 2008 de 32%. Elles seront alors de 11,5 GW. Les taux d'utilisation des capacités de productions qui ont fait un formidable plongeon en 2009 (IC Insights les estime à 54%) resteront à ces mêmes niveaux en 2010. D'après l'étude il faudra attendre 2012 ou même 2013 pour retrouver des taux d'utilisation de ces capacités de productions convenables (FIG.). L'étude optimiste, en conclut que cette montée en puissance s'accompagnera de réductions de coûts. En fait, elle devrait permettre aux meilleurs de retrouver certaines marges laminées durant la longue période de sous utilisation des moyens de production. Entre temps, les plus faibles auront disparu.
Le 18 Juin 2009
Voir aussi : solaire
Le sous-sol du Nord de l'Europe contient encore d'immenses réserves de gaz
Par Raymond Bonnaterre le 18 juin 2009
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Durant la période du Carbonifère et du Permien, durant 100 millions d'années (entre -375 et -275 millions d'années), la vie sur terre a explosé. La croissance des végétaux et la photosynthèse ont été à tel point exubérantes que la teneur en oxygène de l'air a du évoluer entre 25% et 35% selon les auteurs. D'énormes quantités de carbone organique sous forme de végétaux et d'alluvions ont été enfouies dans le sol, malgré l'appétit d'immenses dinosaures super oxygénés. La longévité et l'ampleur du phénomène fut sans commune mesure avec le minuscule siècle de civilisation énergivore que nous venons de traverser. Ces données rendent assez ridicules les cris alarmistes et répétitifs des peakistes qui découvrent que ce ne sont pas les ressources qui vont limiter l'exploitation des énergies carbo-polluantes. En réalité ce sont les émanations de CO2 et autres gaz, dues aux activités humaines qui accélèrent la géorespiration naturelle de notre planète, et vont agir sur l'équilibre climatique fragile et très subtil dans lequel nous nous sommes adaptés, avec quelques autres êtres vivants, et qui vont nous obliger à fortement ralentir l'exploitation de ces réserves. Rassurez-vous, Hommes de paroles et d'imagination, issus des rites chamaniques des grottes de Lascaux! La planète survivra, le ciel ne vous tombera pas sur la tête, seule la race humaine devra un jour disparaître et il n'est question que de cette échéance mineure, plus ou moins proche à l'échelle des temps géologiques. La Terre à ses prémices baignait dans une atmosphère réductrice à base de CO2 et ses mers sulfureuses étaient profondément vertes, saturées de sels de Fe2+. Certaines formes de vie par réactions photo-enzymatiques d'oxydation de l'eau, ancêtres de la photosynthèse, ont peu à peu oxydé ce Fer et ces Sulfures, puis consommé avec l'apparition de la végétation ces immenses quantités de CO2 représentant 15000 milliards de tonnes de carbone. Il est donc normal qu'il en reste encore dans le sous-sol quelques traces.
C'est en particulier le cas en Europe du Nord, morceau de l'ancienne Pangée, qui dans son sous-sol renferme de larges quantités de charbon, de lignite, de schistes et de gaz naturel plus ou moins mélangé à des sables compacts. Les méthodes modernes de forage horizontal et de fragmentation rendent exploitables le gaz naturel piégé dans ces gisements de charbon, de schistes ou de sables (tight gas).
Rex Tillerson, le patron d'Exxon-Mobil, lors de la cérémonie de célébration des 50 ans d'exploitation du champ gazier de Schloteren situé dans la Province de Groningue, aux Pays-Bas, a affirmé que ce gisement qui contient un tiers environ des réserves prouvées de gaz de l'UE, allait encore produire de grandes quantités de gaz naturel pendant encore 50 ans ou plus.
D'autre part vient d'être annoncé que Chesapeake Energy, le grand spécialiste américain de ces méthodes modernes d'exploitation de gaz, vient de s'allier au norvégien StatoilHydro, au sein d'une JV 50/50 qui va explorer et exploiter les gaz de schistes "dans le monde". Il existerait plus de 320 champs du style de celui de Schloteren dans le monde affirme Steven Holditch, de l'Université du Texas.
Et si l'exploitation du gaz naturel dans le sous-sol européen n'en était qu'à ses timides débuts?
Le 18 Juin 2009
Voir aussi : Science