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Recyclage des pneus.

Par Patrick Reymondle 18 février 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Images_4 Le problème du recyclage des pneus est assez récurrent. En réalité, jusqu'à maintenant, on n'a pas trouvé de solution satisfaisante, sauf celle qui consistait à les exporter dans le tiers-monde où ils étaient largement utilisés, notamment pour faire des chaussures pour le marché local.
Mais cette tendance a été abandonnée (il ne faut plus exporter ses déchets), et l'on cherche des solutions rentables et innovantes.
L'université de Bangor dit avoir trouvé un procédé qui permettrait de retraiter les pneus usagers et d'obtenir : " du méthane, de la vapeur d'eau, du noir de carbone et un mélange liquide de plusieurs hydrocarbures  ".
Mélange intéressant, car visiblement d'un composé simple, il serait facile à raffiner.

Une usine de démonstration existe, elle produit 20 litres pour 12 pneus.
Used Tyre Distillation research est en train de breveter le procédé et veut construire une usine capable de traiter 2 000 000 de pneus par an.
Le gaz produit permet l'autosuffisance énergétique du procédé.
Reste que, même au prix actuel du carburant, cette solution est économiquement peu rentables. 50 millions de pneus produirait 75 à 80 millions de litres, donc le niveau de rentabilité économique ne serait jamais atteint sans taxes. Collecter les pneus, les transporter, la main d'oeuvre.
Encore une invention destinée à faire mettre la main au portefeuille et/ou un cadre législatif important et précis...


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Pourquoi y a-t-il 42 US gallons dans un baril de pétrole?

Par Raymond Bonnaterrele 5 janvier 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Bluebbl1_2                   J'ai longtemps cherché la réponse sans succès. Un baril de pétrole représente environ 159 litres et très exactement 42 gallons US ou 35 UK imperial gallons. L'histoire de la création de cette unité universelle, utilisée dans le monde entier et qui semble plausible serait la suivante. Les premiers producteurs de pétrole de Pennsylvanie dans les années 1860, utilisaient des fûts de whisky de 40 gallons pour conditionner leur précieux liquide. L'histoire dit que c'est la Standard Oil Company  de Rockfeller qui en 1866, "pour être sûre" de livrer au moins 40 gallons, malgré les fuites et l'évaporation, adopta l'ancienne "tierce" de vin anglaise qui contenait 42 gallons. (voir l'article Wikipedia sur les unités anglaises autour du "barrel")

                     Je pense que Rockfeller qui avait, on le sait, le sens du commerce a du faire comme nos marketeurs de supermarchés, il en a mis "5% en plus" et a du le faire savoir. Il avait inventé "the barrel", le fameux baril dont tout le monde parle.

Remarque: 100$ par baril ça ne fait que 68 euros par baril et 0.43 euros par litre. Le prix d'une mauvaise copie de Coca-Cola.


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Dans la vie il y a des cactus...

Par Patrick Reymondle 16 septembre 2007 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Cactus1webNon, pas celui là.
Quoique avec des cactus, les mexicains fabriquaient du carburant (viril, une boisson d'homme), bien avant qu'il y ait des automobiles.
C'est le C-Cactus de Citroën.
Concept car au salon de l'automobile de Francfort, elle est munie d'un moteur hybride (diesel-électrique) de 70 cv + 30 cv électriques, et consomme 2.9 litres au cent.
Relativement légère (1306 kg), forte proportion de recyclable et de recyclé, Citroën l'annonce au prix d'une entrée de gamme C4.

Comme on voit, quand on veut, on peut, reste à réaliser encore plus économique et léger...
Bien, mais peut mieux faire, donc...
Moi, je me rappelle, ma première petite voiture économique : 11 litres au cent...
C'était une autre époque...


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Chine : réductions...

Par Patrick Reymondle 2 août 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

MandarinLa Chine est le pays du progrès technique. Ses savants ont été pendant des siècles ( 4800 sur les 5000 dernières années), les plus en avance.
Mais comme cela ne suffit pas, la Chine a été le pays du progrès technique non appliqué.
Cette perception est visible encore aujourd'hui.
Le doublement, à 21,3 milliards de yuans, des fonds destinés aux économies d'énergies est aussi destiné à mettre en place une technologie plus moderne.

Rappelons nous le début des années 1980. La Chine avait vu décroitre l'utilisation du charbon, par la fermeture d'unités de production antédiluviennes, au profit de beaucoup plus récentes et de moins énergivores.
La tentative de 2006, réduire la consommation d'énergie de 4 % a échoué. Simplement par manque de fonds.
Aujourd'hui, premier pollueur au monde devant les USA, la Chine ne peut plus ignorer le problème, ni même s'abriter derrière l'alibi de son immense population. D'abord, parce que ses dirigeants ont peur que la dégradation écologique entraine la révolution.


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La Réunion : le modéle...

Par Patrick Reymondle 29 juillet 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

ReunionAlors que certains s'obstinent dans leur toc sur une dette publique, certes importante, mais fictive (elle est remboursable sur simple jeu d'écriture), on voit que la Réunion est un département tellement "attardé" qu'elle en est resté à l'économie réelle, et non pas à des fatras de chiffres sur des ordinateurs.
Personnellement, j'aimerais bien que toute la France soit aussi "attardé" que la Réunion.
Le pôle de compétitivité  "TENERRDIS" en collaboration avec l'INP (institut national polytechnique) de Grenoble, qui regroupe plusieurs écoles d'ingénieurs voit assurément le

futur de la Réunion, en vert, en grand et en renouvelable :
- bâtiments à énergie positive,
- transports propres,
- 75 000 chauffe-eau solaires individuels à fin 2006,
- 2500 logements sociaux équipés en thermique collectif fin 2006,
- 6 MWc photovoltaïques connectés au réseau fin 2006 (dont une centrale de 1 MWc)
- 2 installations de froid solaire (10 au niveau national, 80 en Europe),
- 2 parcs d'éoliennes...
Bon d'accord, petit, mais costaud au niveau des énergies renouvelables...


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Batboostor

Par Patrick Reymondle 29 juin 2007 | Commentaires (6) Commentaires | Permalink

BatboostorLes caractéristiques techniques du batboostor sont les suivantes :
- chargeur de piles universel pour formats: AAA, AA et 6LR61,
- régénération des piles alcalines et salines usagées à environ 50% de la capacité initiale, 10 à 20 fois sans risque de couler ou d’exploser avec des temps de charge impulsionnels réduits,
- puce de mesure en temps réel qui s’adapte aux divers types de piles ou batteries voir courbe ci-dessous,
- recharge des piles rechargeables NiCd et NiMh,
- optimisation de la charge et durée de vie de toutes les batteries rechargeables,
- boîtier plastique de type ABS sécurisé,
- taille réduite au maximum par l'utilisation d'une alimentation extérieure 14VDC/300 mA ainsi que l'utilisation de composants électroniques miniature de type CMS.
OUF...

Il faut reconnaitre qu'il n'y a aucun problème technique à recharger une pile jetable.
Mais les chargeurs classiques chargent en continu, jusqu'à destruction de la pile (étanchéité de l'electrolyte). Le batboostor, fait une recharge par impulsion, ce qui vite de faire chauffer la pile, et augmente ainsi considérablement sa durée de vie...
En réalité, ce produit est loin d'être nouveau, ce qui est nouveau, c'est sa commercialisation à grande échelle.
Devinette : qui c'est qui va pas être content ?
réponse : celui qui a dit les fabricants de piles a gagné le droit à toute ma considération...
10 fois : chute de 90 % du marché, 20 fois, de 95 % ... Qui dit mieux ?


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Et la lumière fut !

Par Patrick Reymondle 27 juin 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

LumiereOn a l'air de considérer comme peu importante et vénielle, la consommation des ampoules électriques. Au contraire, c'est une utilisation importante, facilement réductible, et génératrice de beaucoup de pollution (1700 millions de tonnes de CO2)
Au niveau mondial, c'est 2600 TWh utilisés, 53 TWh pour la France (donc quelques centrales nucléaires), se répartissant à 60 % pour les services, commerces et industries, 10 % pour l'éclairage public, 30 % pour l'éclairage domestique.
On voit donc que la question de la moindre consommation des lampes fluocompactes, la percée des leds est loin d'être anodine. Cela représente la MOITIE de l'objectif Kyoto...

la production totale d'électricité en France est de 548 TWh /an, pour une consommation de 400 TWh. l'éclairage est donc responsable de 10 % de la consommation électrique et comme l'électricité représente 45 % de l'énergie consommée en France, pas loin de 5 %. C'est donc consommation considérable, d'autant plus qu'elle est/sera inutile au confort de vie.
Mais chacun comprend aussi, que sans ces 10 % d'électricité, les actions des compagnies d'électricité s'apparentent des papiers jetables, à usage unique et malodorants...
Sans compter que le chiffre d'affaire, pour l'industrie, pour les distributeurs des lampes à incandescence est loin d'être négligeable.
La survie de la lampe à incandescence, n'indique rien d'autre que le poids de certains lobbys...


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Jaurès Alferov : l'avenir est solaire.

Par Patrick Reymondle 2 juin 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Jaures_alferovLe prix Nobel de physique, Jaurès Alferov, en visite à New Delhi, est on ne peut plus clair : pour l'humanité, le futur sera solaire, à savoir "la transformation de l'énergie du soleil à partir de batteries solaires et d'hétérostructures siliciques et semiconductrices". Pour lui, cette énergie évincera à terme l'électronucléaire, qu'il voit comme une énergie transitoire.

Pour lui aussi, il est clair que l'effort et les fruits de la recherche se trouveront en Asie, par l'importance des budgets, et le nombre de chercheurs, ainsi que par leur compétence. Mais, on peut noter quand même des différences d'approches significatives : les recherches chinoises sont menées à grande échelle, pour l'Inde, le pays a le vent en poupe dans les domaines des technologies semiconductrices, de physique des semiconducteurs, la microélectronique et l'optoélectronique.
Si l'on voit les panneaux solaires, atteindre en cette fin de décennie, une viabilité économique, le processus n'en est visiblement qu'à ses débuts. On voit aussi des différences fondamentales dans l'organisation des enseignements. L'université technique de Madras est constitué de 270 campus et de 500 000 étudiants. On voit qu'en matière scientifique, l'occident a du souci à se faire.

Source : Ria Novosti.


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Appuyez sur le champignon

Par Patrick Reymondle 16 mai 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

PourritureOn devait au champignon, le roquefort, la pénicilline, on lui devra peut-être un bioéthanol.
En effet, si l'on sait produire du carburant avec le bois, il faut séparer cellulose (riche en glucose) et lignine (pour le sucre et le faire fermenter).
Pour le moment, on utilise que le broyage mécanique (coûteux en énergie), mais on étudie au Japon, la propriété lignivore de la pourriture blanche.

Une fois la lignine détruite, l'irradiation par micro-ondes permet d'accélerer la dégradation. La consommation d'énergie est aussi dix fois moindre.
Le seul problème sera de produire des champignons en nombre suffisant, et ce sera une technique d'extraction longue. Mais, c'est quand même bien connu en milieu agricole. Il n'y a pas si longtemps, les paysans récupéraient les fruits pourris et les laisser macérer avant distillation. L'ensilage (mis immédiatement sous bâche) aussi produit de l'alcool (le lait est alcoolisé, et les vaches, alcooliques et cirrhosées sont conduites jeunes à l'abattoir), de même, si l'on se promène en sous bois, on perçoit aussi des odeurs caractéristiques...


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La queue du requin

Par Patrick Reymondle 16 mai 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

RequinLa queue du requin est le fruit de plusieurs millions d'années d'expérimentation, et donc, s'avére trés efficace. Sinon le requin ne serait plus.
Aujourd'hui, on veut utiliser une queue de requin bionique pour produire de l'électricité en mer.
Une firme australienne (biopower) a étudié la question et se propose de la construire.
Articulé sur un axe rotatif, la queue suit le mouvement de la mer, et absorbe l'énergie de flux er reflux, il n'y a pas de structures rigides, et en cas de courants trop violent, s'allonge sur le sol.

Peu de résistance à la force du courant, une emprise réduite au fond des mers, premiers prototypes en 2008, commercialisation possible 2009.
Les points d'ancrage seront réduits (le socle ne nécessite qu'un série de boulons), réduisants d'autant les frais de génie civil. La production peut théoriquement atteindre de 200 à 500 KW, contre 300 à la plus grande centrale (Hammerfest) existante.
Il n'y a pas de problème d'énergie, seulement des hommes politiques trop influencés par des lobbys.
En ce qui concerne les usines marémotrices, celle de la Rance est en France l'usine électrique la plus rentable, et elle est dix fois mois puissante qu'Hammerfest...


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Le temps de diffusion du progrés technique

Par Patrick Reymondle 15 mai 2007 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Leonardje laisse la parole à un internaute :
"Il semble pointer à l'horizon des concepts qui permettraient de valoriser de façon plus importante le rendement énergétique actuel dans ce domaine de l'éolien avec une esthétique "affinée" de surcroit (voir lien ci-joint). personne ne semble également porter l'attention que mériterait a mon sens ces éoliennes horizontale qui peuvent avantageusement être implantées sur les toits "d'immeubles en zones urbaines" avec une efficacité énergétique et esthétique tout a fait remarquable. ces micros systèmes seraient alors complémentaires des grands champs d'éoliennes qui nous sont promis !"
Le problème que signale ici ce lecteur, est un problème d'une autre espéce que l'énergie. C'est un problème politique, économique, social et humain, de toutes les époques, et de tous les temps, celui de la diffusion d'un progrés technique, d'une trouvaille technologique, d'un mieux faire quelconque.
En effet, dans le bâtiment, on peut le dire, le redire et le reredire, ce n'est pas la technologie qui manque, le seul problème, c'est qu'il faut l'appliquer.
Et c'est là que le bât blesse ;

La vitesse de propagation du progrés technique, et donc de coexistence entre technologies amenées à disparaitre, et celle destinées à prendre la relève, peut être fabuleusement longue. L'exemple chinois est caricatural. L'empire du milieu, a jusqu'au 18°siécle, tout inventé, ou presque. Et rien appliqué. Le muscle du chinois est moins cher...
On nous présente la Chine, comme la puissance de demain. Peut être. Mais plus d'un milliard d'habitant vit au moyen-âge.
L'indifférence du politique, l'absence de politique économique, les faux problèmes (comme la dette), tout est susceptible de freiner cette diffusion.
Que faut il faire alors ? simple, hideusement simple.
- Faire connaitre le progrés technique, notamment dans le bâtiment : il y a le DTU, rien de plus simple que de modifier le DTU pour le politique, c'est fait constamment...
- diffuser ce progrés : donc investir, donc crédits d'impôts, donc prêts à bas taux,
- ne pas nous présenter l'intérêt des grandes firmes, notamment énergétique, comme "le bien commun", c'est faux.
- créer des contre-pouvoir, contre lobbys et nouveaux lobbys. On peut, tout à fait créer un lobby du solaire photovoltaïque, ou du petit éolien... Une loi ou deux, suffisent (le dtu aussi)...
- prendre l'intérêt de 95 % de la population, et non des 5 % les plus riches.
Et dans nos sociétés assez âgées, il faut mettre aussi en relief, le pouvoir retardateur des seniors : "pourquoi faire ?", c'est courant, comme réaction. Volonté de continuer comme avant, même si tout augmente un peu. Les pensions, ne sont pas globalement mauvaises. Donc il n'y a pas "urgence" à opérer certaines inflexions. Le fioul se paie plus cher ? Pas grave, et ainsi de suite... On apprécie et appréhende le monde, comme au temps de sa jeunesse, de toute façon, vous disent ils, l'énergie, c'est abondant...


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Chanvre : un vieux matériau

Par Patrick Reymondle 28 avril 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

ChanvreOn redécouvre un vieux matériau de construction et pourtant si pratique et si efficace : le chanvre. Pour certains, c'est synonyme de substance interdite mais il a été utilisé dans les siécles passés à une foule d'usages : corde, construction, textile. Un "magic material" aussi.  Aujourd'hui, c'est l'institut de génie agricole de potsdam et l'université de Dresde qui veut moderniser son utilisation. Plante trés fibreuse, sans déchet (tout peut être utilisé), il fait un excellent isolant.

Land de Brandebourg et UE investissent dans le chanvre. Bouleversement complet pour cette plante pourchassée pour son utilisation illicite. Pourtant, le "cannabis", le shit, n'est qu'une espéce de chanvre parmi d'autres. Les utilisations industrielles sont légions : alimentation humaine (huile), fabrication de papier, isolant dans le bâtiment (les maisons à colombages souvent), litière pour les animaux, isolant aussi pour les sols, utilisé dans les plastiques et la cosmétique... le chanvre est la plante du développement artisanal et industriel... "les paysans se nourrissent de leur récolte et gagne de l'argent grâce au chanvre, ce qui leur permet de payer les impôts au roi" et c'est de Colbert. Peut être pense t'on aussi au chanvre pour faire des bios carburants : plante idéale ? Produisant une huile riche et possédant beaucoup de fibres.


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EER : neutraliser les déchets

Par Patrick Reymondle 18 avril 2007 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Centrale_nukeA l'heure où la France s'enferre dans le choix de l'Epr, par la grâce du poids du lobby électronucléaire, force est de constater, et de plus en plus, que la recherche, les intuitions d'avenir, viennent désormais d'ailleurs, de Chine (spallation), d'Inde (Thorium), mais maintenant aussi d'Israël.
La firme EER (Environmental Energy resources) a mis au point un réacteur transformant les déchets radioactifs en énergie.
Le réacteur décompose le déchet, gazéifie les restes de carbone et convertit, les composants en déchets solides.

EER produit de l'énergie, 70 % servent au réacteur, le reste est revendu...
Notons bien qu'en France, on gamberge toujours sur ce qu'il faut faire des déchets, et sur l'enterrement (vous avez vu ce jeu de mot), du plateau de Bure. Preuve, là aussi d'une perte de savoir technique, d'une perte de vision, d'une perte d'ambition. Ce genre de réacteur, mis au point par EER, même les écologistes sont obligés d'être pour...


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Macadam

Par Patrick Reymondle 17 avril 2007 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Photos_205_2L'invention de Lord Macadam changea les vies. Aujourd'hui, on n'imagine pas les temps de transports, ni les conditions de vie de nos ancêtres pas si lointain. Pas de routes, pas d'échanges, pas de surplus à expédier, et en cas de mauvaises récoltes pas de secours à attendre. Il était plus facile de faire 1000 kilométres en navire que 10 par les mauvaises routes. Les rares auteurs populaires du 18°siécle en parlent comme d'un problème lancinant.  La moindre  voie d'eau utilisable était dotée d'un port.  Paris et Orléans étaient des ports importants.  La découverte de  Macadam permit de doter le pays de routes en bon état, toujours

praticables. Aujourd'hui, néanmoins se pose la question, avec l'enchérissement du coût de l'asphalte, du simple maintien du réseau actuel. Beaucoup de voies rurales ont été laissé à l'abandon, et on assiste au recul, plus ou moins marqué, des voies. Je me rappelle avoir mesuré la rétractation d'une route : un mêtre de chaque coté, en une vingtaine d'années. Un maire m'avait, à l'occasion parlé d'un nouveau procédé, plus économique (de moitié) et surtout, sans dérivé de pétrole. Prudent, il attendait que les autres tentent l'aventure pour tester la fiabilité, mais en attendait beaucoup (les routes sont en communes rurales une charge trés lourde). Ce nouveau bitume (Végécol), semble tenir ses promesses. Bonnes performances mécaniques dans de nombreuses applications (routes, parking, pistes cyclables), en utilisant les granulats locaux (limitant donc les frais de transport), et ne nécessitant une température d'application de 110°, au lieu de 150. Transparent, la pollution visuelle est nulle, comme la pollution d'ailleurs (pas d'utilisation de procédé pétrochimique). Une invention qui si elle tient ses promesses, aura de grandes répercussions.


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Centrale solaire à concentration.

Par Patrick Reymondle 4 avril 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Archimde Séville va voir la première centrale solaire à concentration d'Europe, produire de manière commerciale, aprés la fermeture de Thémis. Sa capacité de 11 MW lui permettra une production de 23 GWh d'électricité.
624 miroirs mobiles de 120 M2 chacun concentrent le rayonnement thermique au sommet d'une tour de 115 métres de hauteur, où se trouvent capteur solaire et turbine à vapeur.
Une série de centrales du même type est prévue, leur construction s'échelonnera jusqu'en 2013, date à laquelle 300 MW de capacité seront installées.
La technique de concentration est déjà utilisée dans les fours solaires, et le fût militairement parlant bien avant l'ére chrétienne.

Archimède en effet inventa des concentrateurs solaires pour incendier les navires romains qui faisait le siége de Syracuse, il inventa aussi des scorpions et autres machines de guerre qui rendirent le siége de -215 à  -212 difficile aux romains. Il est d'ailleurs difficile d'imaginer ce que fût cette période techniquement (celle de la deuxième guerre punique), car aprés des fouilles faites sur le site de Carthage, on vient seulement de retrouver (certains)secrets des métaux Carthaginois...
Là, il faut aussi signaler les débats qui passionnaient les philosophes grecs, et qui concernaient les progrés techniques. En effet, on note à cette période, une grande question : faut il utiliser ces avancées techniques ? Ils le rejetérent comme après eux les romains, pour ne pas déstabiliser la société.


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Géothermie horizontale : confirmation

Par Patrick Reymondle 26 mars 2007 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

CaptageJ'ai encore eu récemment, confirmation de mes craintes concernant la géothermie horizontale. J'avais dans un précédent article indiqué les problèmes dont souffrent ce type d'installation. Comme l'oiseau de mauvaise augure n'est pas très populaire, chaque fois que je l'ai annoncé, j'ai vu l'incrédulité, voire la colère.
Et puis, les mêmes incrédules m'ont gratifié du discours que je  leur avais fait : disfonctionnement dû à une rupture du terrain (au bout de 7 ans). Là, le problème était relativement bénin. En effet, le mouvement de terrain n'avait que mis à mal une soudure.

Donc, il n'y a eu qu'à faire un petit trou (1 métre de profondeur), une fois la fuite repérée. Et maintenant, que faire ? simple. Réparer et quand la panne sera plus sévère, et qu'il faudrait reprendre le terrain en entier, changer le mode de pac. Une pac verticale avec eau glycolée est beaucoup plus fiable. Mais pour l'artisan chauffagiste, l'entrepreneur de travaux public du coin est beaucoup plus facile à trouver qu'un foreur, beaucoup plus disponible, et moins cher. En effet, ce métier de foreur est un des plus recherché. Surtout en Allemagne où le succés de la géothermie se renforce et s'accroit chaque jour.
La révolution énergétique en cours est sans doute appelée à être freinée, détournée par des besoins de main d'oeuvre introuvable. En effet, pour les foreurs, il n'y a pas 36 manières de faire : les former. Impossible de les trouver où que ce soit dans le monde.


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Recherche : les occidentaux distancés

Par Patrick Reymondle 22 mars 2007 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

DrapeauindeDésormais, Inde et Chine, dotés de viviers d'ingénieurs importants concurrencent voire distancent les occidentaux sur la haute technologie. La Chine désormais disposait de budgets et d'équipes importantes pour la recherche spatiale, elle va produire un concurrent d'Airbus et Boeing, elle s'attelait à une recherche originale sur le nucléaire (spallation), et l'Inde va faire de même.
Un réacteur nucléaire expérimental à eau lourde produisant 65 % de son énergie par le thorium (les réserves sont importantes en Inde).

Ce réacteur sera developpé par le bhabha atomic research centre. Le souci de l'indépendance énergétique est donc lié à cette tentative. Le thorium, comme je l'ai dit est abondant en Inde, et d'une manière générale, il est sur terre, beaucoup plus abondant que l'uranium (3 fois plus). Visiblement les dirigeants hindous intégrent le fait que l'approvisionnement en uranium risque d'être aussi incertain que l'approvisionnement en pétrole. Le budget prévu (entre 262 et 314 millions d'euros) et la puissance (300 MW) indique une certaine prudence par rapport au projet Epr (1600 MW et 3.3 milliards d'euros).
Ceci étant dit, il faut voir une montée en puissance de la gamme industrielle de l'Inde et de la Chine ; ces dernières ne se contentant plus des industries gourmandes en main d'oeuvre et de peu d'intensité technologique, ni même des industries "moyen de gamme".


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Solaire ; la meilleure utilisation

Par Patrick Reymondle 18 mars 2007 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Img011Ce que demande le peuple, c'est non pas du pain et des jeux, mais des solutions concrétes. De préférence peu coûteuse et efficace.
Comme on voit, une chaudiére solaire est  une technologie non pas compliqué, mais simple...
Il est beaucoup plus compliqué de transformer le soleil en électricité et beaucoup moins rentable aussi.
Une cuve, des tuyaux, dont certains en serpentins.
Au 16° siécle on aurait été capable de faire un chauffage solaire.
Pour le capteur, c'est tout aussi simple, un verre qui fait loupe sur un récepteur d'acier isolé...
Branché en auxiliaire sur une chaudiére, elle fournit en été la totalité de l'eau chaude sanitaire, et en hiver la moitié. Comme on le voit, cette technologie simple, généralisée, pourrait avoir des effets colossaux en matières de consommation d'énergie, d'émissions de gaz à effet de serre.

Le problème, comme on le pressent est plus politique que technique. En effet, s'il n'y a aucun problème pour la technologie, il y a un problème de politique économique et de politique monétaire. Quelque soit la technologie choisie, c'est simplement un problème de mise en oeuvre, donc de budgets...

Et si on veut réduire à rien (c'est possible) la consommation énergétique du secteur habitat, il y faut de l'argent, de l'argent et encore de l'argent. Tant que l'on s'enferme dans des politiques monétaires idiotes, on différe la diffusion de plus en plus urgente de la technologie du renouvelable. Dépenser pour un ménage 1000 euros par ans, ce n'est pas impossible. Pour certains, un investissement de 5000 euros, c'est trop. Le gouvernement, par une palette de mesures, oublie les plus modestes.

Tva à 5.5, crédit d'impôt, d'accord, mais souvent la baisse de tva est confisqué par le professionnel, et le crédit d'impôt arrive aprés la bataille. La preuve que ce dispositif a été conçu par et pour des nantis.


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Gazogéne : rappel historique

Par Patrick Reymondle 18 mars 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Gazogene_3Quand on voit un film "historique" pendant la seconde guerre mondiale, on voit surtout des bêtises. Un Michel Serrault qui conduit son petit fils en voiture à l'école... Des véhicules qui circulent dans tous les sens, 3 voitures garées dans la rue, pour l'époque, un bouchon...
Il n'y avait pas de pétrole en France, peu ou pas de véhicules. En effet la France de 1939 possédait un million de véhicules particuliers, Véhicules particuliers et utilitaires consommaient 2.5 millions de tonnes de pétrole. Les stocks étaient maigres et beaucoup furent saisis par l'occupant. Guére mieux lotis d'ailleurs.
On voit souvent l'officier arrogant en voiture. Il marchait. La plupart des divisions allemandes (70 %) n'avaient que leurs jambes, ou des vélos pour leur déplacement. La plupart des divisions allemandes firent la campagne de russie à pied...

Seules les panzer divisions avaient plus de carburant, ainsi que les divisions motorisées.
En 1944, la division SS motorisée "gotz von berlichingen" était stationnée en France. Pour s'équiper en véhicule, ce fût facile. Il suffisait de réquisitionner, et avec les indemnités de guerre, cela ne leur coutait pas cher. Mais l'essence manquait tellement que le commandeur de la division réquisitionna des véhicules français à gazogéne avec leurs conducteurs, car ces véhicules étaient délicats à conduire. La division, hors les blindés, continua à pied au fur et à mesure de la désertion des conducteurs...
Les chars allemands de 1944, "tigres" surtout, et "panther" plus légers, étaient des gouffres. Les moteurs ne devaient pas être arrêtés plus de 4 heures, et s'ils étaient redoutables sur le champ de bataille, ils l'étaient encore plus pour les stocks d'essence...
2.5 millions de tonnes. Avec le renouvelable, ce serait relativement facile. Le jour ou les huiles seront épuisées, 1939 sera le point d'arrivée...


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Thermographie : passage au grand public

Par Patrick Reymondle 15 mars 2007 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Armoire_electrique On passe à l'application "grand public" d'une technique de recherche de pannes et de préventions industrielles. La thermographie, en matière de maintenance consiste à "filmer" une armoire électrique ouverte en action, avec une caméra infrarouge, couplée à un ordinateur. Ce que l'oeil humain ne voyait pas, et ce que le technicien ne sentait qu'au moment de la panne (la chaleur par effet joule), la caméra le voit, l'indique, ce qui permettait une maintenance préventive de la panne électrique, et subsidiairement aussi, une économie d'électricité non négligeable, une économie de temps et de main d'oeuvre assez phénoménale aussi. Pour résumer, l'électricien cableur, ouvrait l'armoire industrielle, appelait le dieu des électricien ("Ouah"), ou usait de la formule magique pour situations désespérées ("merde") et passait quelques temps

à essayer de comprendre, à refaire les cheminements et pour peu que quelques numérotations se soient échappées, s'arrachait les cheveux en début de carrière, et s'en faisait en fin, usant de formule ésotérique pour néophytes ("ce sera cher, ce sera long") pour cacher son trouble... Maintenant, pour les plus modernes, il branche la caméra et voit se matérialiser les points de chauffe... Plus de matériel, mais plus de rapidité, et pas de peine à comprendre d'où vient la panne dans une jungle de fils.
Donc cette technique passe dans des photographies aériennes qui permet de voir les bâtiments bien isolés de ceux qui ne le sont pas, de faire un diagnostic thermique de grande échelle.
Une belle application.


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Tata s'interesse au moteur à air comprimé

Par Patrick Reymondle 15 mars 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

La société de Guy Négre, Mdi, cherche depuis 1998 à developper, industrialiser et commercialiser un moteur à air comprimé et depuis plus récemment un moteur mixte.
Visiblement, les offres de coopération ne se bousculaient pas.
La donne, là aussi change. Tata motors, le constructeur indien désormais " va soutenir la fin du développement et l'optimisation de la technologie pour une application sous licence en Inde".
Désormais, certains pays de l'ocde était déficitaire, vis à vis de l'inde et de la chine en bien de haute technologie (Usa, GB, Espagne), et on voyait une percée significative de la recherche dans certains secteurs, au moins en Chine.
  

Il est difficile de dire si Tata arrivera à quoi que ce soit avec le moteur à air comprimé (il est probable que non), mais désormais, l'initiative de la recherche n'est plus foncièrement occidental. Il est bien loin le temps ou Tata copiait des Austin des années 30 et 40...
Le plus fondamental en cette histoire est que les grandes firmes européennes, sont de plus en plus des sociétés financières sans compétences techniques, incapables d'envisager un avenir et de risquer le moindre argent dans l'aventure (toujours risqué) de la recherche.
La recherche est de plus une affaire de long terme, de savoir faire technique. J'avais raconté sur ce blog, l'histoire de plombiers chauffagistes qui reconstituaient l'évolution de l'alambic, du plus primitif, jusqu'à inventer (et reinventer à travers les générations) la chaudière à condensation. Les conseils d'administrations seraient désormais incapables de reconnaitre une mine d'or, sous pretexte que le minerai n'y est pas en barres d'or estampillé...


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Alambic : le grand retour

Par Patrick Reymondle 8 mars 2007 | Commentaires (18) Commentaires | Permalink

Alembic Dans toutes les formations de plombiers-chauffagistes, il y a un Tp non obligatoire, spontané, mais furieusement bien suivi, bien appliqué et que personne ne manque, c'est la fabrication d'un alambic. Sans aller jusqu'au coup de chance fabuleux des plombiers canadiens : ils ont négocié leur convention collective au temps de la prohibition ( chez leurs voisins Us) au terme d'une des grêves éclairs les plus courtes de l'histoire, appuyée par la mafia...
Un Alambic est un concentré de technique, d'histoire, et de politique.
Premiérement, on commence toujours de la même manière : on chauffe sur un foyer ouvert, une cocotte, dont la vapeur s'échappe dans un serpentin qui se refroidit dans l'eau et donne l'alcool.
Puis on se dit que c'est grandement consommateur d'énergie, alors, on le met sur un foyer fermé,

Puis, on se dit que le chauffer par l'intermédiaire d'un fluide en circuit fermé...
Enfin, l'ingéniosité pour économiser l'énergie est grande. C'est même, à mon avis que c'est sur des alambics qu'a été essayé les premiers fours solaires.
Invention vieille de 3500 ans, elle se généralise au 16°siécle, avec le déclin des énergies fossiles, l'alambic permettant de fabriquer de l'éthanol, risque de connaitre un succés phénoménal.


Gnu free documentation license 


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Nucléaire : la solution dans la spallation ?

Par Patrick Reymondle 7 mars 2007 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Centrale_nucleaire_2Un jour, à une réunion, j'ai bien ri.
J'entendais dire à un ministre, à un député, que grâce à notre intelligence, notre savoir faire nous distancerions toujours les chinois. Je ne voudrais pas leur faire de la peine, mais les chinois sur les 5000 derniéres années, ont été en tête pendant 4800 ans, et si en france on forme 13 000 ingénieurs par an, eux en fabriquent 300 000.
En ce qui concerne le nucléaire (ou soi-disant) notre "savoir-faire" est si grand, la chine prend aussi, comme pour les avions, son destin en main.
source : www.interet-general.info

Pas moins de 12 projets d'infrastructure technologique, dont la spallation de neutrons.
"Un concept révolutionnaire proposé par C. Rubbia (prix Nobel en physique des particules) est celui des "réacteurs hybrides", étudiés en particulier au LPSC de Grenoble : en gros, on couple un accélérateur de particules avec un combustible sous-critique qui ne fait pas de réaction en chaîne, comme le thorium : il n'y a pas d'explosion possible, car tout incident produirait l'arrêt de l'accélérateur. Ce procédé produit peu de déchets (et permet même d'incinérer une grande partie de ceux existants) et n'est pas proliférant ; il est donc très intéressant mais encore restreint des expériences de laboratoire. "
Comme on le voit, à force de perdre toute compétence technique et de tout transferer en chine...


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Déchets radioactifs.

Par Patrick Reymondle 25 février 2007 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Centrale_nucleaire_1Le principal problème des centrales nucléaires, outre les incidents tragiques et meurtriers de TMI et de Tchernobyl, sont les déchets nucléaires.
Le principal problème du démantélement des centrales est la radiocativité résiduelle, qui dure, qui dure...
Or jusqu'à maintenant la solution retenue etait d'enterrer. Après les fosses océaniques, la déportation des déchets dans des pays désertiques, cette solution n'a guère de succés non plus.
Une équipe allemande désormais travaille sur une autre

solution, celle de la fusion avec d'autre métaux. D'aprés C. Rolfs "les déchets radioactifs meurent plus vite si on les met dans un métal". Cette méthode a été essayé avec du polonium 210 et du sodium 22.
La prochaine étape est le radium 226 (1600 ans de demi-vie). Si l'approche est correct, la demi vie tomberait à quelques années. Une révolution...
Prochaine application : dans dix ans ? par rapport à la demi vie des élèments radioactifs, ce délai est finalement minuscule. La nouvelle étape sera cruciale : prouver que c'est faisable. A l'année prochaine donc.


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Centrale electrique d'un nouveau genre

Par Patrick Reymondle 25 février 2007 | Commentaires (12) Commentaires | Permalink

Centrale_electriqueUne nouvelle sorte de centrale electrique s'annonce. Il s'agit de centrales de stockages, sous forme d'air comprimé.
Explication du fonctionnement. Aux heures creuses, la centrale stocke l'énergie sous forme d'air comprimé, puis à l'aide de ce stock, on fait tourner des turbines en heures pleines. Jusque là, on butait sur le rendement : 60 %, pour 1 Kwh acheté, on en produisait au maximum 0.6 Kwh.
Cette solution était idéal pour rentabiliser par exemple des centrales nucleaires, qui ne sont profitables qu'en base.

De plus, on a découvert qu'en chauffant l'air détendu, grâce à une chaudière à biomasse, le rendement passait à 0.96 % soit 0.96 Kwh pour 1 Kwh d'électricité consommé en heure creuse.
Donc, cette technologie (association avec des chaudiéres à biomasse de 12MW) pourrait voir une application industrielle dès 2009.
Deux conséquences en découlerait alors :
- une bonne part du parc de centrales, serait, à terme inutile, on utiliserait mieux un outil plus restreint,
- les travaux de Guy Négre sur le moteur à air comprimé, butait aussi sur ce maigre rapport, il travaillait depuis quelques temps déjà, non plus sur un moteur à air comprimé seul, mais sur un moteur mixte thermique/air comprimé. On voit donc que le même principe, appliqué sur deux finalités entièrement différentes peut donner de bons résultats (au moins dans un cas).


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Superphénix : le rapport parlementaire

Par Patrick Reymondle 16 février 2007 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Tchernobyl_1Le rapport de la commission d'enquête parlementaire déposé le 26 juin 1998 est on ne peut plus clair sur superphénix.
"Même si Superphénix a fonctionné correctement en 1996, le total de l'électricité produite depuis sa création ne s'élève qu'à 7.9 milliards de kWh. la centrale a fonctionné normalement pendant quatre ans et demi. Elle a été en arrêt exceptionnel pendant une durée cumulée de six ans et demi

dont deux pour des raisons techniques et quatre ans et demi pour études diverses et procédures réglementaires, parmi lesquelles des procédures d'enquête, conformément aux textes, qui retardent souvent la mise en oeuvre des équipements nucléaires."
Deux ans d'arrêt pour problèmes techniques, c'est beaucoup...
Monsieur Christian Pierret continue :
"Le pari technologique se Superphénix a été, permettez-moi de le déplorer personnellement, un échec.
Sans doute aurait il fallu être moins ambitieux et construire un réacteur d'une puissance moins élevée, plutôt que de passer directement de Phénix 250 MW à Superphénix 1200MW. Il est possible que le passage à un équipement de grande puissance, à peine inférieure à celui des dernières tranches Edf, ait provoqué, de fait, une rupture de continuité dans la capacité technologique à maitriser les phénomènes."
Que c'est joliment dit. On allait dans le brouillard...
Et cela continue plus loin :
"Le coût économique-60 milliards de francs-, les perspectives technologiques si incertaines à ce degré de puissance-1200MW-, et les si nombreux incidents ont tranché. Sans soutien politique réel, dans une opinion traversée, à droite comme à gauche, d'idées contradictoires, avec un coût économique prohibitif, la raison l'a emporté dans le décision d'arrêter et d'abandonner le programme".
Rupture dans la réalisation des acquisitions technologiques, politique de développement incertaine de la filière en générale, stop and go, en bref, une immense gabégie. D'une manière générale quand on arrête la recherche pour faire du lobbying, on perd la compétence technologique.
Ce n'est pas un problème particulier à la filière nucléaire, c'est le problème de l'automobile US, ce n'est pas par contre le problème du solaire, ni de l'éolien qui ont pu profiter de leur poids politique insignifiant pour faire de la recherche fondamentale, et loin des regards, se développer. La recherche demande des équipes au long cours, un passage de relais de générations en générations, du temps, beaucoup de temps et de l'argent.


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Biocarburant : les algues une solution ?

Par Patrick Reymondle 8 février 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Gallons of Oil per

Acre per Year

Corn

18

Soybeans

48

Safflower

83

Sunflower

102

Rapeseed

127

Oil Palm

635

Micro Algae

5000-15000

La solution pour les bios carburants sera, si elle a lieu, dans les algues, plus certainements que dans les cultures. On saint les problèmes que posent -déjà-, l'utilisation des productions végètales pour la fabrication des bios carburants : le prix de la tortilla mexicaine flambe, aboutissant à des manifestations, des émeutes, en bref une crise politique. La cause en est l'utilisation autre qu'alimentaire de l'utilisation du maïs. Cette crise du maïs suit la crise du sucre, la crise des céréales. Elle est simple à synthétiser : les agriculteurs, plutôt que de vendre à bas prix leur production les utilise comme combustibles ou les transforme en carburants. Cas connu dans les années 1930 : les locomotives brésiliennes roulaient au café. (Peut être sur des machines J Vabre ?).
En attendant, les négociateurs de l'OMC sont, en la matière complétement déphasés, ainsi que leur relais locaux : l'UE finance la rétractation de la production Européenne de sucre, en situation de pénurie, ou du moins, trés tendue, avec des prix qui montent, qui montent...
L'intérêt est aussi le caractère plus vraisemblable de cette production : il faudrait pour les Usa gros consommateurs, seulement 39 000 km2 de "fermes". Cela reprendrait, en l'accélérant le cycle de formation du pétrole...


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Nucléaire : on a oublié le cycle industriel

Par Patrick Reymondle 8 février 2007 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Saint_priest_la_prugneDans le cas de l'industrie nucléaire, on a oublié le cycle industriel. L'ingénieur travaille souvent pour la génération d'après, voire ses petits enfants ou encore ses arrières-petits-enfants...
Comme a signalé un internaute :
"'ITER servira au meilleur des cas (si ça marche un jour) à produire de l'électricité à la fin du 21eme siecle. D'ici là il n'y aura plus d'uranium. C'est donc irresponsable de continuer à tout miser sur le nucléaire, non ?"

Effectivement, cet internaute a très bien saisi la durée de vie, de conception, de réalisation d'un investissement d'industrie lourde, et qui souvent sont loins d'avoir les contraintes du nucléaire...
A la vitesse de développement de l'éolien, du solaire, du progrés technique, il est certainement plus rentable et plus sûr de les promouvoir.
Le reste est un problème politique : dégage t' on des budgets de recherche suffisant, et ce, dans tous les domaines.
La France est loin d'être seule dans le monde, certains pays ont misé sur la recherche dans le renouvelable, et les fruits de leurs recherches sont palpables, disponibles.
Ce qui est sûr, par contre, c'est que le petit village sur carte (Saint Priest la Prugne), lui est maudit pour des siécles... La mine qui y était exploitée a dépiégé des quantitées ahurissantes de radioactivité, même si officiellement tout baigne, comme d'habitude.
Quand au bassin, on voulait en faire une base de loisir...


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