Gratte ciel et centrale électrique.
Par Patrick Reymondle 12 mars 2008 |
(3) Commentaires | Permalink
RTTI (Rotating Tower Technology International ) a pour ambition de construire des building restituant 5 fois leur consommation d'énergie. On est dans ce cas là, même plus dans l'habitat passif, mais dans une centrale électrique.
Eolienne à chaque niveau et panneaux solaires sur 1/5 du toit.
Le projet lancé à Moscou (un second est en préparation à Dubaï), produira 16 Mégawatts sur 80 étages.
Ceux-ci seront préfabriqués en usine, réduisant le coût de 10 %, le gain de temps atteignant 30 %.
On le voit, les limites à l'ingéniosité humaine n'existent pas, il suffit souvent de se poser les bonnes questions sans à priori.
Le concept de maison passive est ancien, mais les anciens n'auraient pas laissé échapper une occasion de rentabiliser une habitation.
Construire est un lourd budget, et il est certain qu'il y a un avantage économique à ce que ce bien soit le moins cher à l'usage, hors le gain, très hypothétique de loyer (largement compensé par l'entretien), et s'il arrive à être rentable, c'est la cerise sur le gâteau.
Mais ce genre de projet repose avant tout sur une industrialisation accrue des procédés de fabrication, à l'inverse souvent des maisons passives et économes, qui elles reposent sur des techniques anciennes, mais actualisées.
Voir aussi : habitat
Une idée "lumineuse"...
Par Patrick Reymondle 17 février 2008 |
(1) Commentaires | Permalink
Les meilleurs idées ne sont pas forcément les plus compliquées. Voici l'occasion de faire connaitre l'invention de C. Verna qui a des caractéristiques irremplaçables :
- simple,
- facilement réalisable,
- utile immédiatement et rentable.
Laissons donc l'inventeur en parler :
"
Entourage d'ouverture miroir"
Se composant de surfaces réflectives installées de chaque côté d’une ouverture
de maison, le concept dit « Entourage d’ouverture miroir » a pour but de
renvoyer la lumière/luminosité projetée par le soleil/ciel sur la tranche de mur
entourant une ouverture (notamment des fenêtres) vers l’intérieur de la pièce
Sans cet aménagement :
_ La lumière n’est que très partiellement renvoyée, et ce à
condition que le mur soit clair.
_ La chaleur reste à l’extérieur.
En hiver, l’angle
vertical des miroirs sera modifié de façon à renvoyer lumière/luminosité vers
l’intérieur de la maison.
En été, l’angle vertical des miroirs sera modifié de façon à
renvoyer lumière/luminosité vers l’extérieur de la maison
Ce système est également intéressant à divers autres
titres, par exemple, au rez-de-chaussée d’une maison, il permet de voir des
gens qui sonnent à la porte, de surveiller les alentours extérieurs sous des
angles impossibles sans cet équipement En outre, il est plus agréable de voir une
portion de paysage et de ciel réfléchie qu'un côté de mur
Cette innovation pourra s'appliquer aux velux et puits de jours "
Un éclairage/ chauffage naturel et débrayable, il faut le reconnaitre, c'est à la fois basique et génial. Mais aussi un système de climatisation naturelle.
Voir aussi : actualités | habitat
Zéro énergie, pardon Zero energy
Par Patrick Reymondle 11 février 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
Zero Energy en Californie pour 2020, en ce qui concerne le résidentiel et 2030 pour les locaux commerciaux.
Il n'y a pas eu besoin de "Grenelle de l'environnement" pour décider une simple mesure de bon sens.
Ce qui donne le là de ce "Grenelle" : une tartufferie.
Pour l'ancien, un aspect "économie d'énergie" sera pris en compte.
Et ce, avant toute revente.
Bon, d'accord, pour le moment, avec la crise immobilière, cela ne sera pas forcément évident à appliquer.
Mais, il n'y a rien de révolutionnaire dans les projets du CEC (California Energy Commission) : meilleure isolation et énergies renouvelables.
D'ailleurs certaines normes sont déjà en place, et des initiatives sont en cours.
Les états-unis sont un continent, et les initiatives sont nombreuses dans ce sens, il n'y a guère que le gouvernement fédéral, bien doté en représentants des lobbys pétroliers qui ait fait la sourde oreille jusqu'à présent.
Une non-nouvelle, donc. On va appliquer ce qui existe. Pour ce, une seule solution, la règlementation.
Voir aussi : actualités | habitat
Tchouc tchouc, le petit train.
Par Patrick Reymondle 2 janvier 2008 |
(0) Commentaires | Permalink
En Suède, on gamberge aussi.
A défaut de faire beaucoup d'énergie en réfléchissant, on va passer à la vitesse supérieure, et récupérer la chaleur humaine de la gare de Stockholm.
Cette chaleur, évacuée par le système de ventilation sera utilisée pour réchauffer de l'eau et chauffera bureau, petit hôtel et magasin.
Le cout total est ridicule (21 200 euros) pour 20 % d'économies espérés.
"Il s'agit d'une technologie ancienne mais utilisée d'une nouvelle
façon. Ce ne sont que des tuyaux, de l'eau et des pompes, mais à notre
connaissance, personne n'a encore utilisé cette technologie de cette
façon"
Effectivement, par rapport au cout de la gare, et des dépenses courantes d'entretien, cette idée peu couteuse brille par son originalité et finalement sa simplicité.
Elle n'est qu'une autre application de la VMC double flux (l'air sortant réchauffe l'air rentrant).
L'essentiel était d'avoir l'idée.
Comme l'on voit, plus la crise de l'énergie s'installe, plus les solutions bon marché abondent. Les plus chanceux étant ceux qui disposent d'un club de remise en forme à proximité. A condition, bien sur de veiller à l'assiduité et à la bonne volonté des membres du club.
Voir aussi : actualités | habitat
Fin de l'industrialisation.
Par Patrick Reymondle 12 décembre 2007 |
(3) Commentaires | Permalink
L'habitat atteint le bout de son évolution avec ce nouveau produit : une maison complète préfabriquée, montée en un temps record, et très acceptable au point de vue énergétique, la maison INOV.
Commercialisée en Janvier, elle a l'avantage de réduire les couts extérieurs, et les remplacer par des couts d'usine.
L'avantage revient donc, au niveau énergie, à une drastique réduction des couts de transports, des durées d'interventions, et de déplacement de matériel.
le constructeur, Bodard constructions, espère vendre 300 maisons par an dans un premier temps. Le délai de livraison serait de trois mois, et le délai pour les extérieurs de trois mois aussi.
La phase de construction proprement dit serait de 3 heures.
Equipée d'une pompe à chaleur, le bâtiment sera en catégorie A.
Si la maison à ossature métallique existe déjà, c'est la maison Phénix, elle n'était pas, jusqu'à présent synonyme de qualité, ni même réellement de rapidité à construire.
Là, on est dans une phase où la boite est déballée et installée en un instant record. Quasi habitable de suite.
Une fin d'évolution pour la maison modulaire.
Voir aussi : actualités | habitat
Le coût d'une régression organisée. IV
Par Patrick Reymondle 29 novembre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Réduire les consommations est une possibilité déjà ancienne, car les choses évoluent depuis plus de trente ans, mais non pas perçues comme une priorité.
En effet, l'investissement est toujours plus lourd qu'une dépense mensuelle, et pas vue forcément d'un bon oeil.
On n'est pas là dans le cadre d'une dépense plaisir, mais d'une dépense dont le bénéfice sera mangé au fur et à mesure, en disparaissant dans le budget quotidien.
Si un ménages fait des économies, il ne les voit pas.
C'est aussi simple que cela.
Seul l'augmentation rapide du coût du poste chauffage change les mentalités, et mettant en relief, dans tous les milieux, un comportement énergétique souvent farfelu, dispendieux et aberrant.
En clair, beaucoup de ménages font n'importe quoi.
Cela n'avait aucune importance, l'énergie étant abondante et bon marché.
La manière la plus efficace de gagner beaucoup d'argent est de temps est d'éduquer et de pousser à l'évolution technologique, d'une manière accélérée.
Là aussi, on est dans une zone économique connue.
Des nouveaux produits dispendieux se créent, le prix baisse, et le rendement (l'économie d'énergie), lui, ne fait qu'augmenter...
Parlons prix ? Un puit canadien coûte environ 4 000 euros (plus VMC), et économise le 1/3 du chauffage le plus lourd économiquement parlant : les premiers degrés.
Les dépenses d'isolations sont onéreuses, mais faites à très long terme.
Quand à du solaire thermique, il économise aussi une bonne partie de la note chauffage/ECS (en gros 1/3 des deux réunis), pour environ 5 000 euros.
Et cette technologie est basique (mais à mon goût, très cher pour ce que c'est).
Mais, comme je le répète, il vaut mieux ne pas vouloir faire tout, tout de suite, faire le possible, par exemple changer un convecteur pour un radiateur électrique à accumulation, et ce à un coût beaucoup plus acceptable, et ensuite faire ses comptes trois ans plus tard.
Les personnes sont souvent surprises de l'effet de levier, sans qu'elles l'aient véritablement perçue, car passé par les dépenses courantes...
Voir aussi : actualités | habitat
Le coût d'une régression organisée. III
Par Patrick Reymondle 29 novembre 2007 |
(1) Commentaires | Permalink
L'évolution énergétique rend inéluctable une politique d'investissements.
Reste à savoir quel montant pour cet investissement, l'intérêt, et le rapport.
On peut chiffrer le poste chauffage d'un ménage, à l'heure actuel, variant dans une écart de 1 à 5, soit de 400 à 2000 euros à l'année.
Le reste étant des cas aberrants, soit des personnes ne se chauffant pas, soit des personnes se chauffant gratuitement, soit des personnes pour lesquelles le coût importe peu.
Et on peut partir du principe que ce coût va doubler d'ici 2020.
Ce n'est pas, dans l'état actuel des choses une hypothèse aberrante. On peut prévoir un coût de ce poste dans ce futur proche de 800 à 4000 euros, en valeur actuelle, pour des unités d'habitation normales.
Pour les treize années prochaines, on voit donc poindre une fourchette cumulée de 7200 euros à 36 000 euros.
A la vue de ces chiffres, tout le monde comprend l'intérêt économique et personnel de rester dans le bas de la fourchette.
Dans le bas de la fourchette, je situerais la géothermie verticale, elle est chère, surtout en raison du forage. 25 000 à 40 000 euros.
Nettement meilleur marché est la géothermie horizontale. 10 000 à 15 000 euros, elle souffre de plus de casse.
L'aerothermie elle, est la solution la plus économique à l'heure actuelle. Cela commence à 4 500 euros. Bien sûr elle est moins efficace, demandera sans doute à évoluer, mais fait faire 75 % d'économie sur un chauffage électrique classique.
Les crédits d'impôts ont ceci de pervers qu'ils viennent augmenter le prix des produits, mais il faut les déduire ici de ces coûts. Allié à une politique de prêts, on voit l'intérêt de remplacer une dépense indéfiniment renouvelable, et en augmentation, en une dépense (le remboursement d'emprunt), en partie amortissable (énergie résiduelle dépensée + remboursement emprunt).
Et surtout, je le répète, un simple changement d'équipements dans les chauffages classiques peut faire drastiquement baisser la consommation, à un coût très acceptable.
Voir aussi : actualités | habitat
Elles causent pas, elles fument pas...
Par Patrick Reymondle 23 novembre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
...elles draguent pas : elles boivent.
Qui ça ?
Les termites !
On cherche à connaitre leur secret.
Pour boire avec elles ?
Non, pour produire du carburant.
Les réactions des enzymes de leur estomac, qui leur permet de transformer le bois en substance fermentée est au coeur des études.
D'autres insectes sont étudiés aussi.
Il est clair que la transformation du bois en carburant est bien plus ardu que celle des céréales, dont le fameux maïs, ou la célèbre canne à sucre.
Mais il est clair aussi qu'il n'est pas évident que la ressource soit, là aussi, suffisante pour la consommation, au moins, là aussi, au niveau actuel.
L'avantage, par contre serait de pouvoir utiliser des déchets.
Photo : interet-general.info
Voir aussi : habitat
Réglementation themique 2005... II
Par Patrick Reymondle 28 octobre 2007 |
(2) Commentaires | Permalink
Une mesure risque de précipiter l'agonie du marché immobilier classique, c'est l'obligation de travaux.
En cas de revente, le Grenelle de l'environnement a sérieusement envisagé cette obligation, et il n'est pas interdit d'envisager cette obligation, même sans revente.
250 kwh de moyenne de consommation par M2 construit à l'heure actuel, c'est considérable, et en cas de pénurie, on imagine le problème des propriétaires des immeubles les plus gourmands (qui ne doivent pas être éloigné des 400 kwh/ m2), soit une consommation des années 1950, avec une technologie des années 1950.
Ne vous étonnez pas, c'est beaucoup plus fréquent que l'on ne pense.
Evidemment, c'est la vision des propriétaires qui a vieillie. Ils en sont bien souvent resté à leur vieille technologie, sans bien comprendre ce que cela leur coûte , la dépense est annuelle et progressive, au lieu d'une grosse dépense d'investissement.
Et rien, dans l'organisation économique actuelle ne limite une "consommation" (qui comme l'on sait est le dynamisme de "l'oeconomie"). Ce qui est nouveau dans l'air du temps est la fin de la déréglementation.
On assiste à un retour fracassant de l'économie dirigée...
Voir aussi : habitat
Réglementation thermique 2005...
Par Patrick Reymondle 28 octobre 2007 |
(1) Commentaires | Permalink
Je ne parlerais pas, proprement dit de la RT 2005, des sites le font mieux que moi, et certainement d'une manière plus poussée.
Ce qui m'intéresse, c'est la fréquence des RT.
Une toute les 5 ans.
C'est considérable.
Toujours en changement, et quel peut être son impact ?
Tout d'abord sur les maisons récentes.
Par rapport à 2000, une consommation diminuée de 40 % en 2020, c'est considérable.
On voit l'ampleur de la dévaluation du bien qui est possible.
Et je ne parle même pas d'une maison construite il y a 30 ans...
Lourdes dépenses de rénovation en perspective, si elles sont possibles...
Ce qui sera loin d'être le cas.
Un métier d'avenir ? Démolisseur...
D'où viennent donc ces bouchées doubles ? Du retard accumulé. On aurait pu, en effet évoluer progressivement, mais le contrechoc pétrolier de 1986, l'inertie, ou pire la complicité des hommes politiques vis-à-vis des lobbys énergétiques a été maximale.
Il n'est pas indifférent que ce durcissement arrive au moment ou EDF prévoit un déclin de la production énergétique en France.
L'amiante ne fut interdite dans notre pays, qu'après un long dégraissage du secteur, après l'autodissolution du CPA, organisme de lobby de l'amiante...
Voir aussi : habitat
Gloires et fumées du Grenelle.
Par Patrick Reymondle 24 octobre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Résultats insignifiants pour les guerres d' Italie "gloires fumées d' Italie", voilà 50 ans après le jugement des contemporains.
De grands déploiements, pour des résultats insignifiants.
Et inattendus (Metz, Toul et Verdun).
La mesure la plus emblématique, ramener la consommation par M2 de 240 kwh à 50 était acquise d'avance.
En 2020 ce sera 15 ou la maison productive d'énergie.
Rupture technologique pour l'habitat = numérotez vos abattis bien heureux propriétaires.
En attendant le taxe sur les maisons polluantes.
On voit donc l'ampleur de la mesure, la moitié de la consommation d'énergie peut ainsi disparaitre, celle qui tient au bâtiment.
Après, les mesures elles aussi attendues :
- disparition de la lampe à incandescence en 2010,
- étiquette énergie généralisée,
- développement des énergies renouvelables jusqu'en 2020 à hauteur de 20 millions de TEP,
- le patronat, toujours aussi radin ne veut pas entendre parler de taxe carbone,
- entretien des voies de chemin de fer, développement du tramway et des tgv,
- taxation des véhicules trop polluant, détaxation des moins consommateurs...
On voit tout de suite que la seule finalité de ce Grenelle, c'était l'apéro.
Voir aussi : actualités | habitat
Les "asperges" vont surgir partout.
Par Patrick Reymondle 17 octobre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Bientôt, dans les quartiers de lotissements, vous pourrez entendre les salutations comme suit :
- "bonjour Edf",
- "Bonjour, mon cher co-producteur",
car vous pourrez, grâce à un simple mât ou sur votre toit, produire de l'électricité, bien au delà de votre consommation.
Certains annoncent des productions de ...1 à 22 500 W/m/s, pour un poids variant de 30 à 3500 kg, fonctionnant avec des vents de 2 m/s à 60 m/s, soit une belle amplitude de marche.
Faible envergure, et faible emprise au sol, en font un outil idéal de généralisation de l'éolien à grande échelle.
Quand à l'idée d'un "potentiel national" éolien, il parait farfelu.
Le nombre de capteurs crée le potentiel.
Il est sûr, qu'au niveau importance de la production, l'éolien est, pour le moment, bien meilleur que le photovoltaïque, en attendant le solaire à concentration...
Voir aussi : actualités | habitat
Le petit journal des blogueurs II
Par Patrick Reymondle 3 octobre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Voici un avis que je ne partage pas, mais qui me semble intéressant :
"non, parceque le puit provencal "ancestral" est de très forte section et
ne marche que dans des conditions particulières et uniquement l'été, en
rafraichissement. Un puit provençal est un tuyau incliné, avec une bouche
donnant sur soit une cave ou un demi-niveau, soit directement dans la maison car
celle-ci est contre une pente, un talus , ou autre L'air est admis par le haut,
son refroidissement génère un courant de convection qui l'amène a litterallement
"couler" vers le bas, donc dans la maison. Ceux qui ont abordé une cave à vin
creusée dans une falaise, même à plus d'une dizaine de mètres se souviennent du
courant d'air glacé dans les chevilles Dans une maison conventionnelle, l'air
froid n'a aucune raison de remonter au dessus du vide sanitaire (sinon on aurait
inventé le mouvement perpétuel ;) ) donc il faut forcer le mouvement
artificiellement, c'ets encore plus marqué en hiver (vous faites descendre de
l'air froid dans la terre, milieu plus chaud, c'est contre nature)"
Peut-être y a t'il eu des puits de forte section. Mais que connait on des techniques du moyen-âge ? Peu de choses. Sinon qu'elles pouvaient être fort élaborées. En ce qui concerne les sections, ils arrivaient aussi à faire, à l'époque de la pierre taillée, qui correspond au diamètre de certains matériaux de construction vendu à notre époque. Et vous pouvez consulter un tailleur de pierre, ils savent travailler rapidement aujourd'hui, et plus rapidement encore, il y a 8 siècles.
Le plus grand problème de l'époque, c'était le transport...
L'ingénieur est le plus pur produit du moyen-âge, et certaines applications en bâtiment nous sont encore inconnues. Il faut donc être humble. L'histoire est remplie d'inventions oubliées et redécouvertes.
Je n'en ai pas vu beaucoup de ce genre de maisons, mais celle que j'ai vu avait une inertie parfaite (sans chauffage) en cave : 18°, un petit peu moins dans la maison (hors chauffage), soit de 15 à 17°. Ce qui n'est déjà pas mal. Nos ancêtres avaient aussi dans la maison à colombage, une habitation en terre (donc très bien isolé) et en bois. Mais je ne doute pas qu'à cette époque aussi, il y avait des personnes qui baclaient le travail.
Les minutes des procès en font foi.
Voir aussi : actualités | habitat
Le petit journal des blogueurs
Par Patrick Reymondle 3 octobre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Pourquoi m'interdirais je de publier des interventions qui me semblent solides et charpentées, même si je n'en partage pas tous les avis ?
Celui-ci me parait intéressant aussi :
Merci
de m'avoir si largement donné la parole. Vous me dites optimiste. Pas optimiste,
pragmatique. Je ne suis pas rentré dans le détail de conception d'une maison à
basse consommation d'énergie et d'une maison passive. Le puits canadien ne
suffit pas bien sûr à apporter à lui seul les calories nécessaires pour
compenser les déperditions énergétiques de la construction. C'est d'abord et
avant tout un "régulateur" de température, puisqu'il permet de lisser la courbe
de température de l'air de ventilation entrant en le réchauffant en hiver et en
le rafraichissant en été. Dans une maison à basse consommation d'énergie (type
Minergie), par définition équipée d'un système de ventilation double-flux à
récupération de chaleur, il est recommandé, mais pas indispensable au bon
fonctionnement général. Un simple poële à bois suffira à apporter les calories
nécessaires, si tant est que l'effort ait été suffisamment porté sur la
performance de l'isolation de l'enveloppe du bâtiment pour permettre d e faire
l'économie d'un système de chauffage lourd (type chaudière à bois ou pompe à
chaleur). Dans une maison dite passive, qui ne fait que pousser le concept un
cran plus loin, un simple système de réchauffage (électrique ou à eau chaude) de
l'air transitant par la VMC suffit à assurer l'appoint en calories tant les
déperditions sont limitées par construction. Dans ce dernier cas effectivement,
c'est la ventilation qui fait office de chauffage. Le poële n'est plus là que
comme appoint ultime. Le principe fonctionne parfaitement dans des pays au
climat plus rigoureux que le nôtre. Ne reste plus qu'à le mettre en application
en France sans chercher, comme d'habitude, à réinventer la lune !"
Je tiens à faire deux remarques à mon idée importante : on peut effectivement bâtir du passif. Ce n'est pas forcément plus compliqué (à condition de savoir le faire). La France est à situer dans son histoire : une construction totalement atone pendant l'entre deux guerre a conduit après 1945 à militariser et industrialiser la construction, en oubliant les savoir faire. L'avantage était évident, on formait une main d'oeuvre standard en peu de temps.
Le problème français, n'est finalement qu'un problème de formation professionnelle, dans ce cas précis aussi.
La deuxième remarque est aussi pour moi évidente. Même si l'intervention peut être considéré comme globalement juste, il faut bien faire avec des solutions imparfaites, pour améliorer les constructions existantes. Pas forcément d'un très bon cachet à l'origine, et là, il n'y a pas de miracles, on ne fait pas ce que l'on veut.
Voir aussi : actualités | habitat
Je vote avec mes pieds : je reste...
Par Patrick Reymondle 2 octobre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Le compte est fait, au premier octobre 4781 changements de fournisseurs contre 3518 au 1°septembre, le mouvement s'accélère, doucement, au profit de ...GDF. Essentiellement.
GDF revendique en effet 80 % des changements de contrats.
On le voit, la libéralisation est largement fictive.
On atteint donc presque au total 10 000 client qui ont quitté l'opérateur historique, pour 27 millions de clients;
On voit que ce qui a compté est la structure commerciale. le plus grand succès, celui de GDF est celui d'un réseau bien implanté. Les autres font de la figuration et sont appelés très rapidement à disparaitre.
Finalement la cohérence apparait ici au lecteur ébloui : edf vendra du gaz et gdf de l'électricité.
Il suffisait d'y penser. Quand aux 10 autres fournisseurs, il faut leur dire que l'énergie, c'est pour les grands...
Voir aussi : actualités | habitat
Pour Avis...
Par Patrick Reymondle 2 octobre 2007 |
(4) Commentaires | Permalink
Nouvel avis, du même bloggueur, pas dénué de bon sens :
"Le premier investissement à réaliser lors de la construction ou à
l'occasion de la rénovation d'une maison ne se situe pas dans les énergies
renouvelables, qui, pour renouvelables qu'elles soient, sont encore et toujours
de l'énergie consommée. L'investissement primordial réside dans la recherche
d'une consommation d'énergie aussi faible que le permettent les techniques
actuellement disponibles sur le marché. La moins onéreuse, la plus efficace et
la plus rentable sur le long terme ? Sans même chercher à atteindre le critère
de consommation d'une maison passive, une isolation digne de ce nom : au moins
20cm d'isolant sur les murs par l'extérieur, 30cm en toiture, des menuiseries
doubles ou triples vitrages à l'argon, des protections solaires dignes de ce
nom, et si la maison est bien orientée et possède des grandes baies vitrées au
sud, il y a fort à parier que le bilan thermique fera, dans la majorité des cas,
ressortir comme totalement superfétatoire une installation de chauffage lourde
type pompe à chaleur ou chaudière à bois et qu'un simple poële suffira à
apporter les calories nécessaires. Le puits canadien connecté à une VMC double
flux à récupération de chaleur parachèvera le dispositif."
Mais optimiste quand même. Un puit provençal suffisant ? Oui, si l'on se contente de peu. Comme nos ancêtres.
Je l'ai souvent indiqué, la meilleure énergie est celle que l'on ne dépense pas.
Nos ancêtres avaient pour se chauffer guère de bois (même chez les riches), mais des communications avec l'étable, de l'ingéniosité et des chauds habits...
Mais la solution proposée, est quand même celle de chauds pays...
Voir aussi : actualités | habitat
Droit de réponse et réalité complexe.
Par Patrick Reymondle 2 octobre 2007 |
(1) Commentaires | Permalink
je laisse la parole à un bloggueur :
"je ne suis pas souvent d'accord avec votre vision des choses en matière de
construction, qui est en ce moment le "truc" à la mode dont tout le monde parle
sans savoir de quoi il retourne et sans connaitre la signification exacte des
mots (Essayez de faire donner par le grand public une définition approchant la
réalité d'une maison passive ou d'une maison bioclimatique !) et le présent
article ne fait pas exception à la règle. A vous entendre, rien de
révolutionnaire dans la maison à énergie positive. En un sens, vous avez raison
: une maison à énergie positive n'est jamais qu'une maison passive qui produit
en plus de l'électricité photovoltaïque et dont le ratio consommation d'énergie
/ production d'énergie est inférieur à 1. V ous avez raison : ailleurs en
Europe, il se construit annuellement des milliers de maisons passives. Le seul
problème est qu'on ne SAIT PAS construire ce genre de maisons en France (voir le
post de F6). Si on savait le faire, on en ferait et tout ce battage n'aurait pas
lieu d'être. Et il risque de s'écouler encore un certain temps avant que nous
sachions faire. Quand je dis cela, je pense à un savoir-faire établi, reposant
sur une culture technique sérieuse, permettant de reproduire autant de fois que
nécessaire une construction en garantissant un niveau de prestation constant et
contractuel, pas un prototype unique payé à prix d'or par un auto-constructeur
écolo-motivé. Un avantage à cette situation : bien que les lobbies des
constructeurs de maisons individuelles freine des quatre fers pour que rien ne
bouge, trop contents de trouver un allié inattendu dans notre beau et unique
"contrat de construction de maison individuelle), ce sera bientôt (Europe
oblige) la porte ouverte aux constructeurs de maisons européens qui se feront un
grand plaisir d'envahir notre marché dès que le consommateur aura un peu mûri
(rappelez-vous l'"invasion" des constructeurs automobiles Allemands et Japonais
sur un marché jusque-là protégé, dans les années 70-80, et le temps qu'il nous a
fallu pour nous mettre au travail !). Bénéficiaire : le consommateur."
Réponse : qu'ai je dis dans beaucoup d'articles ?
- Que la construction avait été militarisé en France, après guerre, par l'intermédiaire de l'AFPA,
- qu'en conséquence, on ne savait pas faire un tas de choses, qui sortait du cadre de référence,
- dont la maison passive.
- D'une manière générale, l'amateurisme de mise est nuisible.
La construction de maison passive est fort bien industrialisable aussi, c'est fait dans certains pays. Mais qu'en France, c'est l'amateurisme qui prévaut...Et que ce n'est pas forcément bon. Après tout, c'est le client qui paie les pots cassés, et peut se retrouver avec une grosse bouse... Ce n'est pas satisfaisant, ni le but recherché.
Voir aussi : actualités | habitat
Energie der Zukunft.
Par Patrick Reymondle 1 octobre 2007 |
(2) Commentaires | Permalink
L'Autriche montre la voie en matière d'énergie, même l'autrichien le plus célébre (Schwarzy) en a tiré profit pour son compte politique. Tout simplement en important au pays de la consommation, les politiques autrichiennes.
La chose est diablement simple, elle s'articule autour de deux idées : la maison du futur, et l'usine du futur.
L'énergie utilisée ? Aucune. Du moins, une fois bâtie, la maison ne doit plus en consommer, mais en produire
L'usine du futur elle aussi utilisera le même schéma, la consommation minimale, dans la plus grande efficacité. 6 champs thématiques vont s'ouvrir :
- les systèmes d'énergie, les réseaux décentralisés,
- la bioraffinerie,
- l'énergie dans l'industrie,
- l'énergie dans les constructions,
- l'énergie et le consommateur final,
- les technologies de combustion et de transformation,
Il ne s'agit, ni plus, ni moins que l'application en accéléré de la diffusion du progrès technique, et que ce progrès se diffuse d'autant plus vite qu'il a l'appui de l'état.
Voir aussi : actualités | habitat
Le puit provençal II
Par Patrick Reymondle 1 octobre 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
voilà justement le genre de problème que je voulais mettre en exergue :
" les tranchées gratuites se négocient
facilement avec le terrassier d'une maison, mais dans ce cas n'esperez pas un
miracle au niveau de la profondeur et des contre-pentes ... de même pour les
puisards ou regards, si pas cher, pas terrible, vaut mieux rallonger un peu.
donc même en autonconstruction, comptez au moins 500 / 600 € pour une tranchée
"contractualisée" (la gaine, elle, ne vaut quasi rien) et 1000 de regards et
puisards "en dur" vous ne regretterez pas ce petit sacrifice une correction à
l'article cependant : un puit Canadien doit toujours être ventilé de façon forcé
(le puit canadien qui souffle tout seul par convection naturelle est une légende
urbaine) donc il y a une consommation, mais d'environ 1/20 eme d'une clim, on
peut l'alimenter au fil du soleil avec un panneau"
C'est bien la gaine le problème. Soit qu'elle émet des substances pas trop saines, soit qu'elle ne perdurera pas, trop fragile.
En ce qui concerne les regards, effectivement, c'est bien pensé. On doit pouvoir intervenir facilement sans se préoccuper de savoir où l'on tombe. C'est vrai pour la plomberie aussi. Les nourrices sont là pour ça. Un peu plus cher au départ, mais quel confort d'installation.
Pour les gaines, c'est se condamner à réintervenir plus tôt qu'on ne le croit. Personnellement je doute du bon caractère à long terme de la gaine.
Deuxième remarque, effectivement on peut sans doute améliorer le puit canadien, mais la convection naturelle était seule existante, il y a mille ans. Mais, la ventilation de manière forcée peut l'améliorer (pas trop car on tomberait dans l'excès inverse).
Quand à ne se chauffer qu'avec ça, comme j'ai vu ailleurs, d'accord, c'est certainement possible. Mais spartiate.
Voir aussi : actualités | habitat
Une maison passive mal conçue.
Par Patrick Reymondle 26 septembre 2007 |
(4) Commentaires | Permalink
Une maison passive doit être bien conçue. En effet, rien ne peut être pire qu'une maison passive mal équilibrée. Certes chaude l'hiver, avec un tout petit appoint, mais l'été un four. Car si maintenant le concept est un succès, il faut dire pourquoi il avait été abandonné.
C'est simplement parce qu'il nécessite une bonne étude, et pas de modification sous sanction d'inhabitabilité.
En effet, tout est souvent, dans les climats tempérés, une question de mesure.
Difficile aux temps plus anciens, l'étude, la résolution de problème peut être plus aisée, au moins techniquement parlant, sinon financièrement.
Car tout est couteux dans le bâtiment, rien n'est cher, mais les additions fabuleuses.
Alors, il faut toujours hésiter avant de faire poser une véranda comme il en existe tant. De plus, certains aménagements (orientations, ouvertures), ne sont possibles qu'à l'origine, ou ne sont curables qu'après travaux importants.
De plus; certains terrains, mal exposés, ne sont tout bonnement pas adaptés à ce genre de constructions.
Voir aussi : actualités | habitat
Borloo et Kosciusko-Morizet : architectes...
Par Patrick Reymondle 23 août 2007 |
(1) Commentaires | Permalink
En voila une photo qu'est politiquement incorrecte. Personne n'a gommé, le grand à droite, c'était qui déjà ? hein ?
En attendant Borloo s'intéresse aux économies d'énergies, là où elles seront le plus faciles, immédiates et rentables : le bâtiment.ça tombe bien, avec le nombre de chômeur qu'il va y avoir à la rentrée, la dedans.
43 % du total de l'énergie consommée en France, l'union européenne pense y économiser 35 %.
Faites le compte, le reste sera symbolique.
Pas de grande révolution technologique , mais l'application de technologies simples, de bon sens, ont été utilisés dans la maison environnementale de bourg-les-Valence, avec le concours de l' Ademe, de gaz de France et Villa Soleil.
Une maison industrialisable et facilement reproductible pour être adapté à tous les projets.
Aucun doute, c'est la seule chose qui sortira du Grenelle de l'environnement.
Photo : Service de presse du Premier ministre
Voir aussi : actualités | habitat
Surestimation des couts...
Par Patrick Reymondle 23 août 2007 |
(2) Commentaires | Permalink
Les professionnels de la construction surestiment les couts de production des bâtiments à haute efficacité énergétique. C'est le rapport du projet EEB (efficacité énergétique des bâtiments).
La première phase du projet visait à identifier les pratiques et les obstacles.
La deuxième détaillera l'éventail des solutions.
La troisième sera un appel à l'action pour la mise en application des recommandations.
Les professionnels du bâtiment surestiment de 300 % les surcouts liés à un respect environnemental, et à l'efficacité énergétique. Globalement pour eux le surcout est de 17 %, alors qu'en réalité, il n'est que de 5.
Mais il y a loin de la coupe aux lèvres. seul 9 % des utilisateurs savent de quoi l'on parle...
"Une conception basée sur le simple bon sens permettrait d'accroitre l'efficacité énergétique de 35 % en occident".
Seul moyen :
"les gouvernements et les autorités doivent mettre en place les politiques qui vont dans le bon sens".
Voilà, les choses mises au point : inertie des politiques conjugué à l'ignorance des professionnels, qui ne font que ce qu'ils connaissent...
Voir aussi : habitat
Maison de platine.
Par Patrick Reymondle 15 août 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Emmanuel Cosgrove, 31 ans, de Montréal, vient de bâtir la maison la plus écologique d' Amérique du nord, classée au niveau "platine" par le programme LEED (leadership in energy and environmental design).
Il n'y a que 4 maisons sur 6000 qui ont atteint le niveau platine, et seul son habitation atteint 100 points sur 130 possibles.
Cette habitation utilise 1/4 de l'énergie et moins d' 1/4 de l'eau d'une maison normale.
Isolation, géothermie et potager sur le toit. Rien n'est perdu, tout est recyclé dans cette maison. 80 % des composants vient en effet de récupération divers.
Pour Emmannuel Cosgrove, c'est le résultat de tout son savoir acquis pendant 10 ans.
Il compte bien être imité, et même l'espère. Toujours dans un but d'économie.
Même la situation géographique (en ville) a été pensé pour éviter au maximum l'emploi d'une voiture.
Exemple à méditer.
Voir aussi : habitat
Steca pf166
Par Patrick Reymondle 17 juillet 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Le steca pf166 marque lui aussi un tournant. Utilisable comme réfrigérateur ou congélateur, sa consommation électrique est TRES faible, il se contente d'une plage de tension d'entrée de 12 à 24 Volts, et il peut être couplé avec une alimentation solaire.
On le voit donc, la tendance à l'efficacité énergétique s'accroit sans cesse. Elle est toutefois combattue par une tendance à conserver les vieux équipements, en appoint, en second (la deuxième et la troisième télé), qui fait que ce progrès ne se voit pas, ou ne se verra qu'avec dix ans de décalé.
On ne saurait donc qu'encourager à choisir les appareils électroménagers de très bonne qualité, sachant que le prix de l'énergie consommée, dépasse largement celui de l'achat initial, et ce, souvent plusieurs fois.
Le steca pf166 est disponible mondialement, sa classe énergétique A++ frôle le ridicule.
En effet cette classe indique qu'elle démode instantanément tous les matériels existants, que comme toujours, on ne veut pas peiner, en reléguant aux profondeurs des classements des matériels qui mériteraient d'y être, désormais.
Politiquement et économiquement correct toujours ! Même si un réfrigérateur était très bon, hier, on doit savoir qu'il est moins bon aujourd'hui !
Quel est l'intérêt d'avoir un classement où tout le monde est premier ?
On n'est pas à l'école des fans où tout le monde gagne !
Le consommateur est en droit d'attendre un classement honnête, fiable et transparent !
On parle de lui pour le moment pour les produits pharmaceutiques et hôpitaux. il ne reste qu'à attendre qu'il soit à un prix abordable pour être généralisé.
Voir aussi : habitat
Ampoules à filament : l'extinction
Par Patrick Reymondle 28 juin 2007 |
(3) Commentaires | Permalink
Au profit (provisoire) de celle là. L'ampoule fluocompacte, en attendant l'ampoule à LED (diode electroluminescente). En réalité, ce qui est le plus amusant et le plus aberrant, n'est pas le sort de la lampe à incandescence. Son sort est scellé depuis déjà 20 ans (au moins), mais ce qui est significatif, est son maintien, techniquement dépassé qu'elle était, depuis plus de 20 années.
Gabegie énergétique (95 % de l'électricité utilisée sert à chauffer), elle est, de fait sur la sellette partout dans le monde pour...2012, 15 ou 20.
C'est le phénoméne "amiante" qui se renouvelle. On savait trés bien que l'amiante était dangereux (depuis 1907) et pourtant il n'a été interdit qu'en 1997... Aprés avoir été éjecté du textile, il a fait un retour en force dans l'industrie et le bâtiment. Et il tuera pendant des années. Nos industriels, si prompts à délocaliser, à licencier, trouve dans l'emploi un cheval de bataille qui parfois les arrange. Il cache surtout leur intérêt : l'ampoule à incandescence grille vite, donc le marché de renouvellement est important, et de plus, l'éclairage fait la rentabilité de nos CHERES compagnies électriques. Principe de l'escroquerie : prendre un peu à tout le monde, on ne va pas fouetter un chat pour 30 ou 40 euros par an sur nos factures. L'action collective n'est pas pour tout de suite, nos hommes politiques y veille. Nos hommes politiques savent aussi trés bien nous prêcher "le libre marché", pour nous faire avaler des couleuvres, et protéger l'intérêt des grandes firmes contre leur peuple.
On n'a pas affaire dans nos sociétés à un problème énergétique, mais à un problème politique. Un contournement de la démocratie par le libre échange "obligatoire" et "inévitable", comme la compression des salaires, la mise en lambeau des protections de sécurité sociale... Que voulez vous, il faut bien "créer de la richesse", même si elle est fictive. Suis plus riche si mon automobile consomme 10 litres au 100 plutôt que 6 ?
Voir aussi : habitat
Et la lumière fut !
Par Patrick Reymondle 27 juin 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
On a l'air de considérer comme peu importante et vénielle, la consommation des ampoules électriques. Au contraire, c'est une utilisation importante, facilement réductible, et génératrice de beaucoup de pollution (1700 millions de tonnes de CO2)
Au niveau mondial, c'est 2600 TWh utilisés, 53 TWh pour la France (donc quelques centrales nucléaires), se répartissant à 60 % pour les services, commerces et industries, 10 % pour l'éclairage public, 30 % pour l'éclairage domestique.
On voit donc que la question de la moindre consommation des lampes fluocompactes, la percée des leds est loin d'être anodine. Cela représente la MOITIE de l'objectif Kyoto...
la production totale d'électricité en France est de 548 TWh /an, pour une consommation de 400 TWh. l'éclairage est donc responsable de 10 % de la consommation électrique et comme l'électricité représente 45 % de l'énergie consommée en France, pas loin de 5 %. C'est donc consommation considérable, d'autant plus qu'elle est/sera inutile au confort de vie.
Mais chacun comprend aussi, que sans ces 10 % d'électricité, les actions des compagnies d'électricité s'apparentent des papiers jetables, à usage unique et malodorants...
Sans compter que le chiffre d'affaire, pour l'industrie, pour les distributeurs des lampes à incandescence est loin d'être négligeable.
La survie de la lampe à incandescence, n'indique rien d'autre que le poids de certains lobbys...
Voir aussi : actualités | habitat | histoire des inventions
Grande nouvelle : l'eau mouille
Par Patrick Reymondle 26 juin 2007 |
(2) Commentaires | Permalink
On disait de certains : "pauvre garçon, il n'a inventé l'eau chaude". Nos chercheurs et découvreurs n'en sont pas encore là. Mais, il y a de l'espoir, il viennent de découvrir ... l'eau de pluie...
UNE RESSOURCE qu'ils disent... à la conférence Novatech de Lyon du 25 au 27/6. C'est pour ça qu'ils ont tous fait tant d'études : paysagistes, architectes, urbanistes.
"Il faut bâtir... sur un relief..." (bac + 25 pour trouver ça, sans doute...)
Autre piste de réflexion, l'utilisation des marais et des roseaux pour assainir l'eau... là, on frise la fusion de neurones...
Bouh, les vilains qui voulaient assainir, partout, partout, partout. Aprés avoir, au cours des siécles drainer 40 % du territoire national, on va donc faire le contraire.
Question : aprés de telles platitudes, les "experts" sont ils contents d'eux ? Sans aucun doute, à mon avis... On se souvient des réactions des peuplades des marais en Irak, aprés le renversement de S. Hussein. Ils ont rompu les digues pour reconstituer les dits marais. C'est, là aussi, un domaine tout à fait exploitable, nécessaire, et même vitale. Pas seulement en Irak. Retour en arrière. Aprés avoir bâti des réseaux d'adductions d'eaux, d'évacuation des eaux usées, on s'aperçoit que c'est aussi de la ressource qu'est l'eau de pluie, et que les eaux usées sont une source de méthane...
Voir aussi : actualités | habitat
Electricité : dans la M...
Par Patrick Reymondle 26 juin 2007 |
(2) Commentaires | Permalink
Une nouvelle RE-VO-LU-TIO-NAI-RE en provenance de Los Angeles (Californie). les déchets humains vont fournir de l'électricité.
"ce projet d'énergie renouvelable est pionnier dans l'usage de nouvelles technologies pour transformer des matiéres biologiques en énergie verte et renouvelable, nous donner un environnement plus propre et produire des bénéfices économiques par millions."
Cette citation du maire de Los Angeles Antonio Villaraigosa pêche surtout par inculture.
En effet, bien des civilisations humaines ont utilisées la merde comme source d'énergie, qu'elle soit d'origine animale ou humaine.
Rien de bien nouveau sous le soleil, seul l'abondance pétrolière avait conduit à oublier ces vieilles sources. Avant le dernier conflit mondial, cette source était aussi utilisée dans notre pays. Elle est utilisée, en Inde, dans des projets pilotes au Mali, en chine, bref, un peu partout.
Les USA la découvre, tant mieux.
La centrale de Los Angeles pourra produire 3.5 MW d'électricité, de quoi alimenter 3000 foyers. 82000 tonnes de dioxyde de carbone seront stockés dans le sol.
On peut utiliser les déchets humains et animaux soit pour produire du méthane, directement utilisé comme gaz de cuisson, soit dans ce cas là, pour produire de l'électricité.
Ce genre d'installation existent aussi en France (et depuis longtemps). Des agriculteurs produisent leur gaz.
Voir aussi : actualités | habitat
Gaz réfrigérants : le CO2 en pointe.
Par Patrick Reymondle 25 juin 2007 |
(0) Commentaires | Permalink
Berlin, mai 2007, les installations réfrigérantes des supermarchés ont été au centre d'une conférence entre ministére et office fédéral de l'environnement.
Les gaz à effet de serre fluorés classiques sont encore les plus utilisés dans les supremarchés, si ces gaz sont récupérés, il n'en subsiste pas moins des problèmes de fuite important : 3.3 millions de tonnes chaque année d'équivalents CO2. (Autant que pour leur consommation électrique).
En outre, la fabrication de ces gaz est trés coûteuse et gourmande en énergie. Ce qui renchérit d'autant les prix.
Les solutions existent : le remplacement des gaz à effet de serre par du CO2, utilisation encore balbutiante mais prometteuse. Les congélateurs sont compétitifs, les réfrigérateurs pas encore.
Néanmoins, l'investissement supplémentaire est vite amorti, les coûts énergétiques, et le prix d'achat du réfrigérant est trés réduits.
En outre ont été mis en relief des économies faciles à mettre en oeuvre, et immédiatement trés rentables : installation de vitre sur les appareils existants.
De plus en plus, les économies d'énergies, apparaissent, non plus comme une difficulté technique, mais comme une politique finalement facile à mettre en oeuvre, dépendant plus de l'existence d'un lobby et d'une bureaucratie attaché à son essor.
Le cas allemand est significatif. Tout n'est donc pas mauvais dans les bureaucraties.
Voir aussi : habitat
Machine à laver : arrêtons de chinoiser ...
Par Patrick Reymondle 25 juin 2007 |
(8) Commentaires | Permalink
La WasH2O du chinois haier, lavera sans détergent. Lave linge à chargement frontal, il proposera un programme d'électrolyse sans détergent (il peut aussi fonctionner avec 11 autres programmes avec détergents).
Une fois cette fonction sélectionnée, les salissures sont attirés et neutralisés par les ions OH -, et stérilisés par les ions OH+, c'est l'application à une machine à laver d'un procédé utilisé dans l'industrie et plus particulièrement la métallurgie... Et ce depuis fort longtemps...
les lavages pourront s'effectuer à chaud (90 °) et les performances du lave linge sont équivalentes à celles d'un lave linge classique.
Energie/lavage/essorage sont de classe A/A/B, seul le prix en fait un haut de gamme, pour l'instant à 699 euros, mais amorti par la suite par les économies de lessives. 1.14 Kwh pour 54 litres d'eau...
En réalité, plus que l'originalité du produit, c'est la formation des élites qui est ici en cause dans les pays occidentaux. En effet, les pouvoirs sont largements passés des ingénieurs aux gestionnaires, ceux-ci n'ayant aucune compétences techniques. Le passage de la technique de l'electrolyse de l'industrie lourde, à un produit de grande consommation, n'était qu'une affaire d'intelligence et de concept, un changement de dimension, qui a l'air d'avoir réussi.
Encore fallait il savoir de quoi l'on parle...Ce produit aura l'avantage de séduire 2 classes : une minoritaire, les écolos, une autre nettement plus répandue : les radins (quand aux écolos-radins, ils joindront l'utile à l'agréable). Pour les puristes adeptes de l'effort ; la machine ci dessus est disponible...
Voir aussi : habitat
Clim oh ma clim !
Par Patrick Reymondle 18 juin 2007 |
(1) Commentaires | Permalink
Respecter le protocole de Kyoto dur ? La bonne blague. Le plus dur, c'est de changer les habitudes.
Laisser l'uniforme au placard, vous savez celui de "Jeune-cadre-dynamique", avé la cravate.
Au Japon, on vient de lancer la période "cool biz" (pour business cool), dans un archipel où l'on dépense plus d'énergie en climatisation qu'en chauffage, on prend des mesures que l'on peut qualifier de RE-VO-LU-TIO-NAIRE : jugez-en ;
- venir travailler non plus en costume cravate, mais en chemisette légère,
- d'aprés le Energy Conservation Center, passer la température de climatisation de 26 à 28°permet d'économiser 17 % de la consommation d'énergie, soit 1.14
millions de tonnes de CO2 en moins chaque année.
Il va s'en dire, bien sûr que l'écrasante majorité des japonais désapprouvent la mesure ( à peine plus de 90 % de personnes favorables).
Finalement, notre mode de vie, n'est il pas que dans nos têtes. S'habiller suivant les saisons, construire de manière efficace, les solutions sont hideusement simple. Et demandent une impulsion politique. Tout le monde conviendra que cela n'a pas de sens d'être trés habillé l'été, et de pousser la climatisation à fond pour ne pas trop en souffrir... Et de regarder les modes de fonctionnement. Souvent, on rit quand on voit certaines civilisations, ils font la sieste l'aprés midi, et travaillent le soir. Simplement, pour ne pas souffrir trop du climat...
De même, faut il rappeler la première mesure d'économie d'énergie décidée par le premier gouvernement Giscard : ne plus chauffer les immeubles collectifs qu'à 19°. Je me rappelle, qu'à cette période, était systématiquement pris en considération les plaintes de ceux qui avaient froid, et que ceux qui trouvaient les 24/25° excessifs s'entendaient dire, "qu'ils n'avaient qu'à ouvrir les fenêtres".
Voir aussi : habitat