"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
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Un nouveau producteur de batteries au Japon: Eliiy Power
Par Raymond Bonnaterrele 7 avril 2010 | (2) Commentaires | Permalink
Il avait été reporté ici, en Février 2008 (LIRE) la volonté d'Eliiy Power, spin-off' de la Keio University, de se lancer dans le business des batteries Li-Ion pour les applications de stockage d'énergie et de secours. Cette Société avait été rachetée par un tour de table d'industriels dominé par Sharp, convaincu que le couplage batterie-module photovoltaïque avait un avenir commercial évident. Le Nikkei nous apprend que l'unité de production d'Eliiy est maintenant opérationnelle (FIG., sortie d'une ligne de production d'électrode positive sur son support d'aluminium dans l'usine de Kawasaki) et qu'elle va proposer à partir du mois de Juin un élément d'accumulateur de 150 Wh, élément de base à la construction de packs batteries de quelque kWh permettant le stockage décentralisé domestique d'énergie d'origine renouvelable. De nombreux projets au Japon allant du secours décentralisé des feux de croisement, à la maison individuelle stockant l'énergie photovoltaïque qu'elle génère, vont développer le marché des batteries de secours. Ces applications justifient de la part des constructeurs de batteries la présentation de nouveaux produits adaptés à ce cahier des charges spécifique pour lequel la longévité et le coût de la batterie sont des paramètres clés.
Il est possible de citer parmi les candidats le Groupe Hitachi, en collaboration avec Shin Kobe, qui vient d'annoncer avoir mis au point une nouvelle électrode à base de LiMn2O4 dopé de longue durée de vie (10 ans). Il réclame lui aussi vouloir investir ce marché de la batterie de secours. Le stockage de l'énergie électrique est un axe majeur de développement pour les industriels des pays développés qui vont vouloir définir des réseaux électriques "smarts".
LIRE le papier du Nikkei sur le sujet.
Le 7 Avril 2010
La future maison énergétiquement neutre de GE sera à 100% électrique
Par Raymond Bonnaterrele 22 octobre 2009 | (14) Commentaires | Permalink
Imaginer ce que seront les demeures du futur, dans un contexte où le gaspillage énergétique sera devenu une incongruité, est un exercice intellectuel des plus revigorants. Certains, se retournant vers un passé pas si lointain, penseront au bois pour se chauffer, d'autres évoqueront la fermentation anaérobie pour récupérer du biogaz. Mais une approche fonctionnelle globale des besoins d'un foyer, se posant la question de ce que pourra être une solution unifiée, permet rapidement de se convaincre que le vecteur énergétique unique sera l'électricité. A ce titre il est intéressant parmi de multiples projets élaborés dans le monde de commenter l'approche de la maison "net zero energy homes 2015" de General Electric (FIG.).
L'ossature énergétique repose sur des panneaux photovoltaïques avec une puissance installée de 3 ou 4 kW (soit 15 à 20 m2 pour de très bons modules présentant un rendement de conversion de 20%) qui vont produire en année pleine, en zone tempérée, avec une irradiance de 1800 heures, entre 5400 et 7200 kWh d'énergie électrique par an, soit en moyenne un peu moins que 20 kWh par jour. Cette énergie dans la journée va être utilisée directement pour les besoins du foyer (chauffage, air conditionné), ou stockée dans une batterie fixe de quelques kWh ou revendue au réseau en heure de pointe. La maison dispose d'un système nerveux central, le Home Energy Manager (HEM), en charge de l'optimisation des consommations d'énergies et en liaison directe avec le réseau électrique par l'intermédiaire d'un compteur élaboré, le Smart Meter, qui va l'informer de disponibilités de courant pas cher ou d'appels de courant en période de surchauffe. Ce Home Energy Manager va piloter les équipements de tout le foyer tels que les pompes à chaleur géothermiques en charge des températures de chaque pièce, du chauffe eau lui aussi basé sur une pompe à chaleur couplée éventuellement à des panneaux solaires thermiques, l'éclairage à base de LED ou de OLED, ainsi que les divers équipements ménagers électriques ou informatiques du foyer. Les équipes de General Electric annoncent qu'ils présenteront un HEM en 2010.
Il est évident que l'ensemble du système qui est d'une grande complexité, nécessite des équipements d'une grande fiabilité et de performances énergétiques de très grande efficacité. Une réflexion globale montre l'importance du solaire photovoltaïque dans la gestion des besoins décentralisés d'énergie. C'est lui qui oriente tous les choix. Une politique fiscale incitative pour promouvoir ce genre de solution d'avenir doit tenir compte de l'ensemble des composants. La batterie en tampon par exemple est un élément très important pour assurer la réussite de l'ensemble.
Dans ce foyer du futur de GE, il manque la (ou les) voiture électrique qui sera également un acteur clé de la recherche de solution. Elle pourra justifier la mise en place d'un ensemble photovoltaïque plus puissant pour permettre de recharger à l'oeil les 10 kWh quotidiens d'énergie électrique nécessaires à sa traction. Il manque également une réflexion sur ce que pourrait être une approche de solution pour un immeuble collectif, mais c'est sûrement aux industriels européens que revient l'obligation de se pencher sérieusement sur le sujet. L'ensemble modules photovoltaïque batterie pourrait alors être plus imposant et faire appel à des technologies de batteries de type Sodium-Soufre par exemple (LIRE) qui mettent en oeuvre des matières premières économiques et quasiment inépuisables.
ACCEDER au site de GE parlant du sujet.
Les idées japonaises qui envisagent d'utiliser en partie le courant continu dans l'alimentation en énergie du foyer (LIRE) reportent de la même logique de solution à base de modules photovoltaïques.
Le 22 Octobre 2009
Voir aussi : habitat | véhicules électriques
Les émissions de gaz à effet de serre indicateurs d'un métabolisme urbain destructeur
Par Raymond Bonnaterrele 8 septembre 2009 | (2) Commentaires | Permalink
Une étude comparative des émissions de GHG de 10 grandes agglomérations urbaines dans le monde, animée par C. Kennedy de l'Université de Toronto, tombe à point pour illustrer le gaspillage énergétique de bien des agglomérations Nord-américaines. Cette étude montre qu'il existe un facteur 5 entre les émissions de GHG par habitant entre Denver, Colorado et Barcelone (FIG.I).
Denver cumule pratiquement les plus mauvaises performances sur les principaux critères examinés:
- une très forte consommation d'électricité provenant de centrales au charbon et donc fortement chargée en CO2 (792 kg de CO2 par MWh),
-une très forte consommation de fuel de chauffage, liée aux conditions climatiques et au développement commercial et industriel,
-une formidable consommation de carburants pour les transports individuels dans une agglomération très étendue à faible densité de population (FIG.II). L'activité aéroportuaire plombe également le bilan de pollution de cette agglomération.
Pour les auteurs de cette étude le cas de Denver n'est pas exceptionnel, il est représentatif de bien des métropoles américaines.
Cette étude met aussi en évidence les points forts ou les avantages naturels de certaines des villes étudiées, comme par exemple, le climat de Barcelone et sa forte densité de population ou la qualité de la ressource électrique de Genève, très peu chargée en CO2. Elle recommande aux responsables des agglomérations de comparer leurs performances par rapport à celles de villes analogues. Denver gagnerait à se comparer à Toronto, New York à Londres.
Cette étude confirme que le mode de génération d'électricité est un paramètre du premier ordre sur les émissions de CO2 des grandes villes qui regroupent plus de 50% de la population dans le monde. C'est en agissant en priorité sur ce paramètre que pourront être réduites les émissions de GHG à l'horizon d'une ou deux décennies. La réduction radicale des consommations en carburants des véhicules américains est également un point très important qui peut se mettre en place en deux décennies. Faire croître la densité de population d'une agglomération américaine demandera beaucoup plus de temps.
LIRE cette très intéressante étude.
Le 8 Septembre 2009.
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Voir aussi : habitat | Réchauffement Climatique
Groëd et Goelatz inc en action.
Par Patrick Reymondle 4 août 2008 | (2) Commentaires | Permalink
Des logements "verts" (on ne rit pas), haut de gamme, ont été construits à Santa Monica (Californie).
Enfin, "verts" et "durables", pour un F3 de 160 M2 avec 2 garages, pour un prix modiques de 1.38 millions de $ soit 877 000 euros.
Je vous laisse découvrir l'article...
Aussi édifiant qu'Al Gore-le-cochon, donneur de leçon et consommant 20 fois plus d'électricité qu'un américain moyen, lui même en consommant trois fois plus qu'un français moyen...
On peut se dire qu'il y a du progrès à faire, avant que les choses deviennent satisfaisante.
Bien sûr, comme le dit R. Bonnaterre qui écrit sur ce blog avec moi, il y a des progrès aux USA, mais ce sont des progrès vis-à-vis d'un gaspillage monstrueux, d'un archaïsme sans nom et d'un retard phénoménal.
Le blog de "de defensa" parle "d'inculpabilité" américaine et de "tout nous appartient".
On est typiquement dans le cadre de cette maladie mentale, dont on guérit par un retour sur terre express, d'abord par une déculottée militaire , ensuite par une crise économique monstrueuse.
Lundi 4 août 2008
Voir aussi : habitat
Gratte ciel et centrale électrique.
Par Patrick Reymondle 12 mars 2008 | (3) Commentaires | Permalink
RTTI (Rotating Tower Technology International ) a pour ambition de construire des building restituant 5 fois leur consommation d'énergie. On est dans ce cas là, même plus dans l'habitat passif, mais dans une centrale électrique.
Eolienne à chaque niveau et panneaux solaires sur 1/5 du toit.
Le projet lancé à Moscou (un second est en préparation à Dubaï), produira 16 Mégawatts sur 80 étages.
Ceux-ci seront préfabriqués en usine, réduisant le coût de 10 %, le gain de temps atteignant 30 %.
On le voit, les limites à l'ingéniosité humaine n'existent pas, il suffit souvent de se poser les bonnes questions sans à priori.
Le concept de maison passive est ancien, mais les anciens n'auraient pas laissé échapper une occasion de rentabiliser une habitation.
Construire est un lourd budget, et il est certain qu'il y a un avantage économique à ce que ce bien soit le moins cher à l'usage, hors le gain, très hypothétique de loyer (largement compensé par l'entretien), et s'il arrive à être rentable, c'est la cerise sur le gâteau.
Mais ce genre de projet repose avant tout sur une industrialisation accrue des procédés de fabrication, à l'inverse souvent des maisons passives et économes, qui elles reposent sur des techniques anciennes, mais actualisées.
Voir aussi : habitat
Une idée "lumineuse"...
Par Patrick Reymondle 17 février 2008 | (1) Commentaires | Permalink
Les meilleurs idées ne sont pas forcément les plus compliquées. Voici l'occasion de faire connaitre l'invention de C. Verna qui a des caractéristiques irremplaçables :
- simple,
- facilement réalisable,
- utile immédiatement et rentable.
Laissons donc l'inventeur en parler :
"
Entourage d'ouverture miroir"
Se composant de surfaces réflectives installées de chaque côté d’une ouverture
de maison, le concept dit « Entourage d’ouverture miroir » a pour but de
renvoyer la lumière/luminosité projetée par le soleil/ciel sur la tranche de mur
entourant une ouverture (notamment des fenêtres) vers l’intérieur de la pièce
Sans cet aménagement :
_ La lumière n’est que très partiellement renvoyée, et ce à
condition que le mur soit clair.
_ La chaleur reste à l’extérieur.
En hiver, l’angle
vertical des miroirs sera modifié de façon à renvoyer lumière/luminosité vers
l’intérieur de la maison.
En été, l’angle vertical des miroirs sera modifié de façon à
renvoyer lumière/luminosité vers l’extérieur de la maison
Ce système est également intéressant à divers autres
titres, par exemple, au rez-de-chaussée d’une maison, il permet de voir des
gens qui sonnent à la porte, de surveiller les alentours extérieurs sous des
angles impossibles sans cet équipement En outre, il est plus agréable de voir une
portion de paysage et de ciel réfléchie qu'un côté de mur
Cette innovation pourra s'appliquer aux velux et puits de jours "
Un éclairage/ chauffage naturel et débrayable, il faut le reconnaitre, c'est à la fois basique et génial. Mais aussi un système de climatisation naturelle.
Voir aussi : actualités | habitat
Zéro énergie, pardon Zero energy
Par Patrick Reymondle 11 février 2008 | (0) Commentaires | Permalink
Zero Energy en Californie pour 2020, en ce qui concerne le résidentiel et 2030 pour les locaux commerciaux.
Il n'y a pas eu besoin de "Grenelle de l'environnement" pour décider une simple mesure de bon sens.
Ce qui donne le là de ce "Grenelle" : une tartufferie.
Pour l'ancien, un aspect "économie d'énergie" sera pris en compte.
Et ce, avant toute revente.
Bon, d'accord, pour le moment, avec la crise immobilière, cela ne sera pas forcément évident à appliquer.
Mais, il n'y a rien de révolutionnaire dans les projets du CEC (California Energy Commission) : meilleure isolation et énergies renouvelables.
D'ailleurs certaines normes sont déjà en place, et des initiatives sont en cours.
Les états-unis sont un continent, et les initiatives sont nombreuses dans ce sens, il n'y a guère que le gouvernement fédéral, bien doté en représentants des lobbys pétroliers qui ait fait la sourde oreille jusqu'à présent.
Une non-nouvelle, donc. On va appliquer ce qui existe. Pour ce, une seule solution, la règlementation.
Voir aussi : actualités | habitat
Tchouc tchouc, le petit train.
Par Patrick Reymondle 2 janvier 2008 | (0) Commentaires | Permalink
En Suède, on gamberge aussi.
A défaut de faire beaucoup d'énergie en réfléchissant, on va passer à la vitesse supérieure, et récupérer la chaleur humaine de la gare de Stockholm.
Cette chaleur, évacuée par le système de ventilation sera utilisée pour réchauffer de l'eau et chauffera bureau, petit hôtel et magasin.
Le cout total est ridicule (21 200 euros) pour 20 % d'économies espérés.
"Il s'agit d'une technologie ancienne mais utilisée d'une nouvelle
façon. Ce ne sont que des tuyaux, de l'eau et des pompes, mais à notre
connaissance, personne n'a encore utilisé cette technologie de cette
façon"
Effectivement, par rapport au cout de la gare, et des dépenses courantes d'entretien, cette idée peu couteuse brille par son originalité et finalement sa simplicité.
Elle n'est qu'une autre application de la VMC double flux (l'air sortant réchauffe l'air rentrant).
L'essentiel était d'avoir l'idée.
Comme l'on voit, plus la crise de l'énergie s'installe, plus les solutions bon marché abondent. Les plus chanceux étant ceux qui disposent d'un club de remise en forme à proximité. A condition, bien sur de veiller à l'assiduité et à la bonne volonté des membres du club.
Voir aussi : actualités | habitat
Fin de l'industrialisation.
Par Patrick Reymondle 12 décembre 2007 | (3) Commentaires | Permalink
L'habitat atteint le bout de son évolution avec ce nouveau produit : une maison complète préfabriquée, montée en un temps record, et très acceptable au point de vue énergétique, la maison INOV.
Commercialisée en Janvier, elle a l'avantage de réduire les couts extérieurs, et les remplacer par des couts d'usine.
L'avantage revient donc, au niveau énergie, à une drastique réduction des couts de transports, des durées d'interventions, et de déplacement de matériel.
le constructeur, Bodard constructions, espère vendre 300 maisons par an dans un premier temps. Le délai de livraison serait de trois mois, et le délai pour les extérieurs de trois mois aussi.
La phase de construction proprement dit serait de 3 heures.
Equipée d'une pompe à chaleur, le bâtiment sera en catégorie A.
Si la maison à ossature métallique existe déjà, c'est la maison Phénix, elle n'était pas, jusqu'à présent synonyme de qualité, ni même réellement de rapidité à construire.
Là, on est dans une phase où la boite est déballée et installée en un instant record. Quasi habitable de suite.
Une fin d'évolution pour la maison modulaire.
Voir aussi : actualités | habitat
Le coût d'une régression organisée. IV
Par Patrick Reymondle 29 novembre 2007 | (0) Commentaires | Permalink
Réduire les consommations est une possibilité déjà ancienne, car les choses évoluent depuis plus de trente ans, mais non pas perçues comme une priorité.
En effet, l'investissement est toujours plus lourd qu'une dépense mensuelle, et pas vue forcément d'un bon oeil.
On n'est pas là dans le cadre d'une dépense plaisir, mais d'une dépense dont le bénéfice sera mangé au fur et à mesure, en disparaissant dans le budget quotidien.
Si un ménages fait des économies, il ne les voit pas.
C'est aussi simple que cela.
Seul l'augmentation rapide du coût du poste chauffage change les mentalités, et mettant en relief, dans tous les milieux, un comportement énergétique souvent farfelu, dispendieux et aberrant.
En clair, beaucoup de ménages font n'importe quoi.
Cela n'avait aucune importance, l'énergie étant abondante et bon marché.
La manière la plus efficace de gagner beaucoup d'argent est de temps est d'éduquer et de pousser à l'évolution technologique, d'une manière accélérée.
Là aussi, on est dans une zone économique connue.
Des nouveaux produits dispendieux se créent, le prix baisse, et le rendement (l'économie d'énergie), lui, ne fait qu'augmenter...
Parlons prix ? Un puit canadien coûte environ 4 000 euros (plus VMC), et économise le 1/3 du chauffage le plus lourd économiquement parlant : les premiers degrés.
Les dépenses d'isolations sont onéreuses, mais faites à très long terme.
Quand à du solaire thermique, il économise aussi une bonne partie de la note chauffage/ECS (en gros 1/3 des deux réunis), pour environ 5 000 euros.
Et cette technologie est basique (mais à mon goût, très cher pour ce que c'est).
Mais, comme je le répète, il vaut mieux ne pas vouloir faire tout, tout de suite, faire le possible, par exemple changer un convecteur pour un radiateur électrique à accumulation, et ce à un coût beaucoup plus acceptable, et ensuite faire ses comptes trois ans plus tard.
Les personnes sont souvent surprises de l'effet de levier, sans qu'elles l'aient véritablement perçue, car passé par les dépenses courantes...
Voir aussi : actualités | habitat