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Un rapport du britannique Gallagher démolit les ambitions européennes sur les biocarburants

Par Raymond Bonnaterrele 8 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

                           A la demande du gouvernement britannique, le patron de la UK Fuels Renewable Agency, Ed Gallagher, tenant compte des effets dangereux d'une course effrénée aux cultures destinées aux biocarburants sur la gestion des sols dans le monde, préconise, dans un rapport argumenté, une approche beaucoup plus réfléchie et progressive de montée en puissance des productions de biocarburants. D'après ce rapport la coexistence de cultures destinées à l'alimentation, à l'élevage et aux biocarburants est sûrement possible. Mais il préconise par rapport aux stupides 10% en énergie de "carburants d'origine renouvelable" à l'horizon 2020, prévus par la Commission Européenne,  une démarche prudente qui ne déstabilise pas tout l'ensemble et tenant compte des progrès technologiques accomplis à chaque étape. Il recommande de faire un premier pas en portant le taux de biocarburants à 4% en énergie en 2013 ou 2014 (FIG.), puis avec les technologies de nouvelles générations de porter ce taux vers les 5 ou 6% en énergie à l'horizon 2020. Le Gouvernement Britannique, lors d'une réunion entre le Secrétaire aux Transports et le Secrétaire à l'Environnement, a donc décidé d'appliquer cette recommandation.Gallagher1

                          Cet exemple de remise en cause radicale des préconisations européennes montre exactement ce qui ne doit pas être fait par la Commission. Décider d'un coup de baguette magique ce que sera la composition des carburants en 2020 sur la base de faibles connaissances, dans un secteur technologiquement en pleine évolution à la fois sur les technique d'élaboration des biocarburants mais surtout sur les techniques de conception de futurs véhicules, de plus en plus complexes et électrifiés. C'est une vue naïve et incompétente du monde qui a voulu imiter la décision américaine de l'administration Bush, de tout miser sur les biocarburants.

                            L'Europe, comme l'a fait la Californie, doit se doter de services compétents et au contact permanent des problèmes de développements industriels, pour pouvoir imaginer le futur au travers d'hypothèses multiparamétriques et actualiser régulièrement ses scénarios, en tenant compte des échecs et des progrès accomplis (LIRE). La compétence de la Commission n'est pas au niveau des ambitions de l'Europe et de la complexité des problèmes à résoudre.

Le 8 Juillet 2008.

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Banque mondiale : c'est la faute aux biocarburants.

Par Patrick Reymondle 4 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Images_5 La famine mondiale est directement dûe aux biocarburants.
C'est le point de vue de la Banque Mondiale, mais le rapport n'a pas été publié : " Il mettrait la Banque mondiale en situation conflictuelle avec la Maison Blanche  ".
La hausse des consommations des pays en développement, les mauvaises récoltes ont certes eu un rôle, mais relativement marginal.
En ce qui concerne la hausse totale, qui atteint, de 2002 à 2008, 140 %, 75 % sont dus aux biocarburants, 15 % à l'augmentation des intrants pétroliers.

On peut aussi citer, mais c'est difficilement quantifiable, la destruction des agricultures du tiers monde, notamment en matière vivrière, l'extroversion, l'interdiction de l'investissement agricole, au nom du libéralisme économique.
Georges Walker Bush, n'a donc rien à envier à Joseph Vissarianovitch Staline, il était président en 2002 et est donc directement et personnellement responsable de chaque mort de faim, de part le fait qu'il administre le plus gros producteur agricole au monde.
Sont coupables avec lui, tous les responsables du système économique en place.
A une différence prés. Ils ont beaucoup plus tué et à plus grande échelle que J. V. Staline, qui lui, faisait figure de petite main.
Ils ont reproduit la famine irlandaise de 1847, à l'échelle mondiale.
Qui a dit que le "pacte de famine" n'existait pas ? Il est en réalité d'une simplicité biblique. Une poignée de spéculateurs s'en mettent plein les poches, au dépend de la population, pendant que les autorités politiques laissent faire.

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Europe: l'industrie du biodiesel souffre de la concurrence subventionnée américaine.

Par Raymond Bonnaterrele 28 juin 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                      L'European Biodiesel Board (EBB) vient de publier les résultats d'activité de cette industrie en 2007. Ils sont très décevants: les volumes produits en croissance de 17% sont passés de 4,9 millions de tonnes en 2006 à 5,7 millions de tonnes en 2007. Cette faible croissance pour une activité émergente, ne suit pas l'accroissement important des capacités de production (FIG.). Ce résultat, dans un marché du gazole européen en croissance, voisin de 200 mille tonnes par an (3,8 millions de barils/jour), montre que les unités de production européennes, essentiellement allemandes et françaises, produisent en moyenne à 60% de leur capacité de production. Biodiesel

                        L'European Biodiesel Board explique cette contre performance par la concurrence des biodiesels importés des Etats-Unis, qui ne proviennent pas forcément tous de ce pays. En effet il existe une réelle "biodiesel connection" qui optimise les aides fiscales mondiales. Un bateau de biodiesel en provenance du Brésil ou de Malaisie arrive dans un port américain du Golfe du Mexique. Il ajoute 1% de gazole à sa cargaison et il touche 1$ par gallon de subvention de l'Administration américaine. Puis il part pour l'Europe et vend son "B99" américain en touchant les subventions européennes. Un exemple de plus montrant la faiblesse de tous ces mécanismes de subventions. L'EBB a déposé une plainte le 29 Avril qui a déclenché une procédure d'investigation antidumping et antisubventions de la part de la Commission Européenne à l'encontre du biodiesel américain.

                      Dans un nouveau climat de marché en 2008 en forte croissance des prix du pétrole et de prix élevés du gazole mondial, la non reprise des productions européennes de biodiesel poserait alors des questions plus fondamentales de viabilité de certaines unités de production de tailles insuffisantes. La création d'une véritable industrie par le procédé d'hydrogénation de Neste Oil à Rotterdam (LIRE) devrait à terme consolider cette filière.

Le 28 Juin 2008

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La question de la distance.

Par Patrick Reymondle 24 juin 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Images_2 J'avais consacré un article à la Pologne, et au manque de rentabilité de son transport routier.
Certains ont traité la Pologne de boulet, d'autres se sont indignés de ce propos. Qu'en est il ?
Au point de vue transport, la Pologne avait une port de sortie peu couteuse. C'était Danzig (Gdansk).
La ville exportait les denrées polonaises qui étaient collectées par le bassin de la Vistule. Jusqu'à récemment, il n'y avait pas de meilleurs moyens de transport que le transport fluvial et après le transport maritime. On s'aperçoit dans les comptes du moyen-âge, de la renaissance et d'après, que quelques kilomètres de route coûtaient aussi cher que des milliers de kilomètres en bateau.

Alors, à l'heure actuel, quelle est le problème de la Pologne ? C'est le problème de la distance. L'ouest n'avait, à l'heure actuelle, pas ce genre de problème, le réseau est court, dense et cohérent. En Pologne, la situation s'inverse. le réseau est déjà grevé par les frais de transport, il est long, lâche, même s'il a de lma cohérence. Et c'est pire si l'on s'enfonce en Ukraine. On retombe sur la donne transport, quelque fut le régime politique.
L'Europe de l'Ouest, c'est finalement petit et bien déservi. Le coût du transport aussi y augmente, mais en Europe de l'est, la crise est plus grave.
L'union européenne, s'est, de fait effectivement mis un "boulet" au pied avec l'Est.
Boulet n'est pas péjoratif dans le sens que je lui donne.
La densité de population y baisse, les données géographiques y sont plus exigeantes.
L'axe de développement européen est l'axe rhénan où les communications ont été TOUJOURS plus faciles.
Mais en votant l'extension sans fin de L'union, les hommes politiques européens ont négligés la géographie et le possible.
Les fais sont têtus, et un réseau ne se bâti pas en 15 ans mais plutôt en 50, ou plus, et il ne fait pas bon négliger la géographie. La Vistule structure la pologne, et la Vistule ne regarde pas l'Europe.
L'Irlande va apprendre que finalement, elle est loin. La Pologne que le transport routier, c'est ruineux, les balkans, c'est comme le massif central, difficile...

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Production de carburants à partir graisses animales et végétales en Louisiane

Par Raymond Bonnaterrele 23 juin 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                      La Société Dynamic Fuels, joint venture entre un chimiste, Syntroleum, et  un industriel de l'agro alimentaire, Tyson Foods, va construire une usine de transformation des graisses animales et végétales en Louisiane, dans la zone dévastée par les ouragans Katrina et Rita. Elle va profiter d'une exemption de taxes de 100 millions de dollars. L'usine pourra produire 5000 barils par jour de carburants, par un procédé qui semble assez proche de celui développé par Neste Oil en Europe et à Singapour (LIRE). C'est un procédé catalytique d'hydrogénation-isomérisation qui évite de former le glycérol, obtenu par le procédé classique de transestérification, et qui conduit à du propane et des oléfines de très hauts indices de cétane utilisables dans les moteurs diesel et les réacteurs d'avions. Les volumes mis en oeuvre comme dans tous les projets de biocarburants, restent très modestes.

Hydrogenation

Le 23 Juin 2008.

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Le finlandais Neste Oil va construire une usine de biodiesel à Rotterdam

Par Raymond Bonnaterrele 13 juin 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                                                                                    Nesteoil_logo1 Neste Oil est le spécialiste mondial des grandes unités de production de biodiesel. Il a mis au point un procédé qui accepte comme charges les corps gras les plus divers végétaux et animaux. Il dispose à ce jour de deux usines l'une en Finlande l'autre à Singapour. Neste Oil va confier à Technip Italie la construction d'une nouvelle usine à Rotterdam de 800 mille tonnes par an de capacité de production, soit 16000 barils par jour. L'investissement s'élèvera à 670 millions d'euros.  Elle est programmée pour être en production en 2011. C'est Air Liquide qui fournira l'Hydrogène nécessaire au process.

                       Une grosse unité de production de biodiesel est au dixième de grand d'une raffinerie de pétrole. C'est toute la problématique des biocarburants.

Lire le communiqué de Neste Oil (En anglais)

Lire également : Neste Oil une usine à Singapour.

Le 13 Juin 2008

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Etats-Unis: un nouveau projet d'usine d'éthanol de deuxième génération

Par Raymond Bonnaterrele 11 juin 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                           Raven Biofuels un nouveau venu dans l'éthanol de deuxième génération a présenté un projet d'usine qui serait implantée dans l'Etat de Washington. Elle pourrait traiter 500 tonnes par jour de déchets ligno cellulosiques et produire 200 barils par jour d'éthanol et de fufural (composé à 5 carbones, c'est un aldéhyde du furane, hétérocycle à 4 atomes de carbone et un d'oxygène). Cette usine de faible taille dont la réalisation demandera 14 mois, représente un investissement de 30 millions de dollars. Grâce aux aides à l'investissement et aux aides fiscales aux productions d'éthanol de deuxième génération, le projet devrait être remboursé en 3 ans de production. Après broyage de la charge, le procédé repose sur une hydrolyse acide en deux étapes la première extrait les sucres en C5 qui mènent au Furfural, la deuxième extrait le Glucose qui conduit à l'éthanol, enfin, les 15% de résidus ligneux permettent de générer l'essentiel de l'énergie nécessaire au procédé (FIG.).

               Encore un exemple d'un gros pilote industriel. Il en faudra des milliers de ce genre pour que l'éthanol de deuxième génération devienne crédible aux Etats-Unis.Ravenprocess

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Le 11 Juin 2008.

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Le Congrès américain vote une aide spéciale aux biocarburants de deuxième génération

Par Raymond Bonnaterrele 28 mai 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Capitole                         Le Congrès américain vient d'adopter une loi globale d'aide aux biocarburants. Dans la liste des décisions adoptées, il est possible de noter la reconduction jusqu'au 1/01/2011 de la subvention de 0.54$/gallon (0.14$/litre) de l'éthanol produit à partir de maïs. Mais apparaît également, jusqu'au 31/12/2012, une nouvelle aide, sous forme d'un crédit d'impôt, de 1,01$/gallon aux biocarburants cellulosiques de deuxième génération. A ces subventions aux volumes produits s'ajoutent diverses mesures de garanties de prêts, de subventions à l'investissement et aides diverses pour servir de support au développement des biocarburants de deuxième génération.

                        Ces mesures vont bien sûr encourager les industriels à aller de l'avant dans l'industrialisation des procédés de transformation de matériaux lignocellulosiques en alcools. Mais la complexité des procédés, les problèmes de ressources en matière première et de logistique vont limiter la taille et le nombre de projets. En effet les biocarburants de deuxième génération sortent de la ferme et des bouilleurs de cru, pour entrer dans l'industrie des biotechnologies ou de la pétrochimie, avec des montants d'investissements importants et des procédés complexes à maîtriser.

Le 28 Mai 2008.

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Coskata: un procédé de plus pour produire de l'éthanol à partir de produits cellulosiques

Par Raymond Bonnaterrele 25 mai 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Coskata1                           Il existe des dizaines de procédés chimiques ou biologiques qui sont actuellement étudiés pour transformer de la matière ligno cellulosique en combustible liquide (voir le tableau synthétique de G. Huber sur ce sujet). La plupart de ces procédés, sous l'influence de la politique américaine du moment et de ses aides financières, conduisent à de l'éthanol. Jusqu'à présent il était possible de distinguer au moins deux grandes familles de procédés : l'une purement chimique avec production de syngas (CO +H2) suivie d'une polymérisation Fischer-Tropsch; l'autre essentiellement biologique avec une première étape de dégradation de la structure ligneuse ou d'extraction de la cellulose, suivie d'une conversion enzymatique en sucres puis en alcool. L'américain Coskata, soutenu par General Motors qui joue la carte des bio carburants et des options Flex-fuel, propose un procédé hybride qui repose sur une production de syngas qui va servir par la suite, grâce à une fermentation anaérobie avec une bactérie issue de ses sélections, à produire de l'éthanol.

                     Coskata a compris une chose importante: il faut que l'éthanol produit qui possède un pouvoir énergétique inférieur à celui de l'essence, présente un prix de vente inférieur à celui de l'essence pour être compétitif. Le prix du E85 (85% d'éthanol) doit être inférieur à celui de l'essence. Il se fixe donc pour objectif de produire de l'éthanol à moins d'un dollar le gallon, hors amortissement des installations.

                    Pour ce nouveau venu dans l'industrie, la taille idéale pour une installation de ce type serait une unité de 40 à 50 millions de gallons par an, soit 3000 barils par jour, qui nécessiterait 1000 tonnes de bois sec par jour environ. Pour mémoire la consommation d'essence américaine est supérieure à 10 millions de barils par jour.

                     Il ne semble pas que Coskata soit industriellement très avancé, il paraît en  être encore au niveau de l'optimisation de ses bactéries en laboratoire. Mais l'aide financière de GM lui sera d'un secours précieux pour accélérer son développement industriel qui devrait le conduire à l'ouverture d'une première usine de validation industrielle en 2011.

Voir l'animation du procédé. (En anglais)

Le 25 Mai 2008

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Les papetiers finlandais étudient la filière biocarburants

Par Raymond Bonnaterrele 14 mai 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Storaenso                          Stora Enso est un gros papetier intégré finlandais qui produit annuellement 13 millions de tonnes de papier et 7,5 millions de m3 de bois scié. Il vient de signer un accord de joint venture avec le pétrolier nordique Neste Oil pour former une filiale commune, appelée Biofuels Oy Ltd qui a en charge l'évaluation industrielle d'un procédé de synthèse de carburants (BTL) à partir des déchets de l'industrie du bois. Cette Société vient de passer commande à Forster Wheeler, société d'ingénierie diversifiée, d'une unité pilote de gazéification de déchets de bois par un procédé de lit fluidisé (circulating fluidized-bed ou CFB) qui produira en présence d'oxygène et de vapeur d'eau du "syngas" ou gaz à l'eau (CO + H2) purifié pour une future transformation en carburant, par une étape ultérieure de type Fischer-Tropsch. Cette unité pilote sera implantée dans une usine de bois de Stora Enso en Finlande.

                        Ce projet, moins avancé que celui de Choren en Allemagne, semble beaucoup plus intéressant parce qu'implanté dans une région productrice de bois et dans une usine où l'on sait approvisionner des milliers de tonnes de bois et où les problèmes de logistique sont maîtrisés. Les procédés BTL vont se heurter de plein fouet, pour des problèmes d'approvisionnements, à l'industrie papetière et celle des bois sciés. Que ces nouveaux procédés soient intégrés dans l'ensemble est donc un gage de succès.

Le 14 Mai 2008

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USA : transaction partielle dans les procès de pollution par le MTBE

Par Raymond Bonnaterrele 9 mai 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Mtbe_2                               Le Methyl Tertiobutyl Ether ou MTBE, éther de l'alcool tertiobutylique et du méthanol, a été massivement utilisé aux USA comme additif à l'essence dans les carburants dits "oxygénés". Ce produit chimique présente un défaut grave: il n'est que très lentement biodégradable. Les diverses fuites de carburants, autour des garages, des casses ou des stations service par exemple ont occasionné des pollutions de nappes et des puits. Maintenant interdit dans les Etats américains, il a été remplacé par l'éthanol. Bien sûr, ces pollutions ont entraîné des procès collectifs regroupant de nombreuses municipalités contre les distributeurs de carburants. Selon Bloomberg, un accord partiel portant sur une indemnisation de 423 millions de dollars, aurait été trouvé auprès d'un juge à New York.

                              Parmi les onze Sociétés pétrolières qui ont donné leur accord pour payer ces indemnités se trouvent Shell, BP, Chevron, ConocoPhillips, Marathon, Valero, Sunoco. Les plaignants indemnisés représentent 153 municipalités de 17 Etats américains.

                             Mais certains pétroliers n'ont pas voulu signer cet accord parmi lesquels se trouve ExxonMobil, éternel rebelle aux compromis.

                            Rappelons que le MTBE était le premier essai à grande échelle d'introduction de biocarburant dans la consommation américaine. Ce fut donc le premier flop.

                              La France mélange toujours de l'Ethyl Tertiobutyl Ether (ETBE), éther de l'alcool tertiobutylique et de l'éthanol, à l'essence pour utiliser son éthanol comme carburant; mais les nappes phréatiques françaises en ont vu d'autres.

Le 9 Mai 2008

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USA: des recherches financées pour développer du soja plus riche en huile

Par Raymond Bonnaterrele 2 mai 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Soybean_2                        Le National Biodiesel Board américain (NBB), avec l'aide du Department of Transportation (DOT) va financer pour 1.2 millions de dollars des recherches génétiques sur le soja qui seront conduites durant trois ans par le Donald Danfort Plant Science Center à Saint Louis (Mississipi). L'objectif, par modification des processus biochimiques de la plante, est de lui faire produire 10 à 15% de plus d'huile, tout en conservant les productions de protéines au sein de la graine. Le soja est une plante précieuse pour la nourriture des hommes et l'alimentation animale. Le biodiesel issu du soja réduit les émissions de CO2 de 78% environ. Une amélioration du rendement en huile améliorerait d'autant ce bilan carbone.

     Le 2 Mai 2008

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Archer Daniels voit se marginaliser son activité fuel éthanol

Par Raymond Bonnaterrele 29 avril 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Archerdaniels                             Archer Daniels est une grosse Société américaine impliquée dans de nombreuses activités liées au monde agricole comme les additifs alimentaires, la nourriture pour animaux, les bio carburants et les dérivés naturels pour la chimie. Après avoir fondé beaucoup d'espoir sur la production de fuel éthanol à partir de maïs, cette activité est en cours de marginalisation au sein d'Archer Daniels. L'activité des "bioproducts" du trimestre écoulé présente une profitabilité opérationnelle de 74 millions de dollars contre 119 millions $ pour le même trimestre l'an dernier. Cette baisse est liée au renchérissement des prix de l'énergie et des prix du maïs, dont une partie est achetée pour assurer les productions d'éthanol. Le résultat de cette activité, malgré de bonnes ventes de Lysine, ne représente plus que 8% des résultats opérationnels du Groupe.

                        

                                Il y a fort à parier que la production d'éthanol à partir de maïs au sein d'Archer Daniels va devenir une activité de deuxième plan. Il n'est pas sûr que l'entreprise poursuive ses investissements lourds vers les productions de deuxième génération, sinon pour valoriser simplement les déchets du maïs utilisé. L'action ADM cotée à New York présente un cours vers les plus hauts, il y a belle lurette que le Marché a passé l'activité éthanol en profits et pertes sur cette action dont les profits trimestriels sont en croissance de 42%.

Le 29 Avril 2008

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Austin : éthanol nouveau procédé.

Par Patrick Reymondle 28 avril 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Images_4 Un nouvel éthanol qui a sans doute peu de chance de voir son essor, a vu le jour aux USA , à partir d'une 
"cyanobactérie photosynthétique rencontrée communément sous l'appellation d'algue bleu-verte  ".
le procédé, prometteur, permettrait de faire rouler le parc automobile avec 2 millions d'hectares inutilisés.
Mais, il y a peu de chance de voir ce procédé se généraliser.
En effet, la pression sur les producteurs de cannes à sucre au brésil, et sur les producteurs de maïs aux USA est énorme.
En réalité, ces bactéries n'ont aucune chance de percer : "Les cyanobactéries élimineraient ces procédés coûteux de transformation."

Ou va t'on si n'importe qui peut produire de l'énergie sans problèmes et sans investissements couteux autant qu'inadéquat.
J'ai bien peur que les forces économiques mises en marche par les productions industrielles plus "classiques", comme pour l'éthanol-canne et l'éthanol-maïs, ne soit beaucoup plus fort que cette innovation.
En réalité, on s'aperçoit que la nature utilise DEJA certains procédés de fabrication.
Il suffit, par exemple, de se promener dans les bois pour sentir de fortes odeurs d'éthanol auprès des troncs tombés à terre et qui pourrissent.
Seuls d'autres pays que le Brésil ou les USA où les lobbys seraient moins forts ou inexistants pourront développer ces procédés.

Voir aussi : actualités | bio-carburants


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Ethanol-maïs : pas prêt de s'arrêter.

Par Patrick Reymondle 28 avril 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_3 Tout est dit pour la filière éthanol-Maïs :
"c'est qu'elle est extrêmement profitable pour les producteurs de maïs d'une part et pour les industriels de l'éthanol d'autre part  ".
Le pays de la libre entreprise subventionne "à mort", la filière : 51 cents le gallon par l'état fédéral, auquel se rajoute les subventions des états. Le total va de 1.05 à 1.38 dollars le gallon.
L'additif MTBE est sur la sellette. Considéré comme toxique, il DOIT être remplacé par l'éthanol.
Autre manière de le promouvoir.

La rentabilité économique quand à elle, où se trouve elle ? Elle se trouve à 8.85 $ le boisseau de maïs.
Son cours actuel, au début avril était d'environ 6 dollars.
La subvention n'était donc pas économiquement justifiée (elle était calculée pour un prix du baril à 30 $).
"en fait une subvention agricole indirecte car versée aux industriels  ".
On ne soigne jamais assez sa clientèle électorale...
Nouvelle subsidiaire : quelques centaines de millions d'habitants vont crever de faim la bouche ouverte.
Chaque cent de 6 $ à 8.85 + la subvention représente un million de mort.

Image : le candidat favori à l'élection présidentielle américaine.

Voir aussi : bio-carburants


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Choren: une nouvelle usine de biocarburant de synthèse

Par Raymond Bonnaterrele 28 avril 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Chorenangela                   La Chancelière allemande, Angela Merkel, a inauguré ce mois-ci une nouvelle usine à Freiberg dans la Saxe. Cette usine chimique de Choren, synthétisera des biocarburants de type BTL reposant sur trois phases principales: la gazéification du bois sec, la synthèse de paraffines par le procédé Fischer-Tropsch et l'hydrocracking de ces paraffines en carburants. L'ensemble qui repose en grande partie sur des procédés Shell, est d'une grande complexité. Il va nécessiter de mettre en place et de valider de nombreuses étapes individuelles de production durant les deux ans à venir.

                        Cette usine de démonstration ne devrait produire à terme que 310 barils de carburants par jour à partir de 178 tonnes de bois sec, pour un investissement de 100 millions d'euros environ. A un prix de vente du carburant de 150 $/baril cette unité fera un chiffre d'affaire de 17 millions d'euros par an environ avec un prix de revient du bois sec à 100 euros la tonne, de 7 millions d'euros. On en déduit qu'un tel procédé n'est pas financièrement viable sans subvention. La complexité de cette unité de production, sa taille limitée sont les causes de cette impasse financière. Mais une usine de plus grande taille (100 fois plus grande pour produire comme une raffinerie) poserait alors des problèmes de ressources en bois et de logistique de très grande ampleur que ne saurait pas résoudre l'Allemagne.

                          La production de biocarburants se heurte aux problèmes géographiques de ressources limitées en matières de base, les unités resteront donc limitées en volumes et devront faire appel à des procédés simples et peu coûteux, sinon artisanaux, pour être rentables. C'est là que réside toute la complexité du problème.

Le 28 Avril 2008

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BP investit dans l'alcool de canne à sucre brésilien

Par Raymond Bonnaterrele 25 avril 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Bplogo1                        BP annonce qu'il compte prendre, pour 60 millions de dollars, 50% des parts dans Tropical BioEnergia SA un joint venture de deux Sociétés brésiliennes créé pour assurer la construction d'une usine de production d'éthanol de 435 millions de litres par an. L'entreprise pourrait alors construire une deuxième usine de production, ce qui représenterait au total un investissement d'un milliard de dollars. La première usine devrait produire dès 2008 et la pleine capacité pourrait être atteinte en 2010.

                       Placement financier? Outil de communication? Jouet du Directeur Général? Il est difficile d'expliquer les motivations de BP pour ce genre de participation.

Lire le communiqué BP (en anglais)

Le 25 Avril 2008

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Le gouvernement US soutient de petits projets de production d'éthanol, à partir de matériaux cellulosiques

Par Raymond Bonnaterrele 22 avril 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Doebiofuels11                         La production d'éthanol à partir de matériaux ligno-cellulosiques est fortement encouragée aux USA. Le Department of Energy vient d'attribuer trois nouveaux contrats d'aide à la réalisation de petites unités de production à RSE Pulp dans le Maine, à Mascoma dans le Tennessee et à Ecofin dans le Kentucky. Ces aides font suite à quatre précédentes décisions d'aides qui concernaient ICM (Missouri), Lignol (Colorado), Pacific Ethanol (Oregon) et New Page (Wisconsin). Chaque projet est de taille modeste le plus petit (Ecofin) produira 1,3 millions de gallons par an (10 barils par jour) et le plus gros (New Page) 5,5 millions de gallons. Ce sont donc des unités pilotes de production.

                                   Aucun grand projet d'éthanol cellulosique n'émerge pour l'instant, sûrement en raison de la lente complexité des procédés, de la taille des investissements, des problèmes lourds de logistique et des incertitudes économiques pesant sur la filière éthanol subventionnée. Le DOE voudrait également subventionner des projets de pyrolyse rapide conduisant à des "jus" valorisables. Les procédés chimiques présentant l'avantage de temps de réaction très brefs par rapport aux heures nécessaires de digestion des biotechnologies.

Voir la note du DOE (en Anglais)

Le 22 Avril 2008

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Recul stratégique sur la politique des biocarburants en Europe!

Par Raymond Bonnaterrele 11 avril 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Mais1_2                         Souvenez-vous! Un 2003 la Directive Biocarburants fixait les objectifs de 2% en 2005 et de 5,75% (?) en 2010 de teneur en biocarburants. Mais en 2007 (hier) les Ayatollahs européens de l'essence verte rajoutaient un objectif de 10% en 2020. Et bien maintenant nous assistons à une phase de rétro pédalage de l'Allemagne tout d'abord, suivi du Comité Scientifique de l'Agence Européenne de l'Environnement (EEA) qui demande d'abandonner l'objectif des 10%.

              Mais que dit ce Comité Scientifique, un an après avoir fait la promotion des biocarburants?

                  Il note tout d'abord que les émissions de gaz à effets de serre dans le domaine des transports, croissent régulièrement en Europe en raison d'une augmentation régulière des transports routiers. (Eurostat vient de publier les statistiques 2006 qui montrent que les transports routiers de marchandise ont augmenté de 5,3% dans l'Europe des 27, dont 6,4% en Allemagne).

                 Après quoi il invoque la faible utilisation de la biomasse dans les carburants de première génération, l'absence d'efforts dans la recherche de l'optimisation énergétique des transports, la pression sur les sols, l'eau et la biodiversité. Il note enfin que l'atteinte des 10% nécessiterait d'importer des biofuels d'origines diverses.

                  Voici un exemple des errements du fonctionnement des prises de décisions en Europe. On brûle ce qui était adulé la veille, par manque d'analyse objective des divers paramètres et de leur poids respectifs, par absence de hiérarchisation, par absence de politique globale. Dans une analyse des causes d'émissions de CO2 et des remèdes à apporter en tenant compte de critères d'efficacité et de retour sur investissement, le biocarburants doivent être entre la vingtième et la cinquantième place. Quelques exemples: limiter la puissance et la vitesse des camions, introduire des objectifs de rendements énergétiques des moteurs, des pneus, de l'aérodynamisme des poids lourds, introduire la récupération d'énergie au freinage, promouvoir les bus hybrides en ville, promouvoir une approche plus professionnelle du transport ferroviaire, uniformiser les taxes sur les carburants, etc. sont des exemples qui seraient classés avant les biocarburants dans le domaine des transports.

                    Les mêmes erreurs sont commises dans le domaine de l'énergie où la modernisation du parc de centrales électriques les plus polluantes serait bien plus efficace et bien moins onéreux que les milliers d'éoliennes et de panneaux solaires que l'on fait subventionner grassement par le consommateur européen au travers de sa facture d'électricité. Impôts déguisés dont personne ne parle, levier redoutable de l'inflation.

Lire cette recommandation de l'EEA (en anglais)

le 11 Avril 2008

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Voir aussi : bio-carburants


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Biocarburants: introduire les enzymes de conversion des lignines en sucres dans les végétaux

Par Raymond Bonnaterrele 9 avril 2008 | Commentaires (5) Commentaires | Permalink

Sticklen1_2                Les biotechnologies constituent un immense domaine scientifique qui va permettre de développer des végétaux génétiquement modifiés afin d'être mis en oeuvre plus aisément dans la production industrielle de biocarburants. Les premiers résultats encourageants annoncés par Mariam Sticklen de l'Université du Michigan, qui dirige un laboratoire en pointe sur ces sujets, sont un exemple des possibilités de ces techniques.

                             Pour décomposer les matériaux ligno cellulosiques en sucres il faut préalablement casser l'armure de lignine. Pour cela les procédés industriels font appel à des réactions d'hydrolyse ou à des traitements thermiques sous pression qui vont détruire l'enveloppe ligneuse, puis vont intervenir des enzymes qui vont casser les matériaux en sucres élémentaires. Toutes ces opérations sont onéreuses, nécessitent l'achat d'enzymes complexes et accroissent les investissements industriels, mettant ainsi en péril la rentabilité globale des projets.

                               L'idée de Mariam Sticklen est d'accélérer toutes ce étapes en introduisant dans la plante le cocktail d'enzymes nécessaires à la dégradation de la ligno cellulose. Elle a réussi par exemple à créer un maïs génétiquement modifié possédant trois enzymes, le Spartan Corn III. Un enzyme issu des sources chaudes casse les matériaux cellulosiques, un second issu d'un champignon coupe ces fragments et paires de sucres, le troisième issu des microbes de l'estomac des ruminants scinde ces paires de sucres en sucres élémentaires. Ces enzymes sont localisés dans la feuille de la plante et plus précisément dans la vacuole pour éviter que les enzymes ne dégradent leur hôte.

                               Avec un peu d'imagination il est possible de concevoir que dans le futur, existeront des matériaux ligno cellulosiques aux propriétés optimisées pour la production de biocarburants. Ce seront par exemple, des switchgrass, riches en celluloses et contenant les enzymes nécessaires à leur conversion en sucres puis en alcool de type butanol, miscible en toutes proportions à l'essence.

                                 Malheureusement au nom de l'obscurantisme de certains incompétents et de principes précautionneux, ces innovations ne se feront pas en France. Il y a belle lurette que les semenciers sont partis faire leurs recherches ailleurs, en relation avec de jeunes chercheurs qui expérimentent et réfléchissent, sans se soucier de leur statut d'employé à vie d'un organisme nationalisé et soi disant scientifique.

                              Le processus, quoiqu'en disent les politiques, est malheureusement irréversible. Relancer l'innovation nécessite cinq ans pour constituer les équipes compétentes, cinq ans pour voir aboutir certaines innovations en laboratoire, cinq à dix ans pour devenir industrielles.

Voir le site de Mariam Sticklen

Le 9 Avril 2008

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Le Temps des Troubles.

Par Patrick Reymondle 4 avril 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_2 Il y a huit ans, on nous sortait des couillonnades et des cagasses sur "la nouvelle économie", toujours en croissance, toujours plus belle.
Pour la "nouvelle économie" en gestation, les dirigeants occidentaux font figures d'inadaptés profonds, d'autistes graves et d'arriérés mentaux.
La nouvelle économie est née en quelques mois.
Son principal souci est la taxation des prix alimentaires.
Pour ce faire, la plupart des pays ont pris des mesures radicales.
Le retour au protectionnisme a été express et déterminé.
On n'exportera plus rien, ou le minimum, ce qui est hors de prix. Le riz Basmati, par exemple.

Au Tibet, en Afrique, d'abord dans les pays du tiers monde, mais aussi dans nos pays "riches", une période tendue, d'énergie chère et d'alimentation chère est là.
Nos dirigeants, complètement déphasé s'occupent... de faciliter les importations... Alors qu'il est de plus en plus fréquent que les exportations des autres (nos imports à nous) soient interdites ou plafonnées.
A tel point que la "riche" Allemagne vient de faire un enterrement express, rapide et déterminé aux nécro-carburants.
Pour répartir la rareté, le libéralisme ne fonctionne pas.
L'on peut certes produire une -petite- partie de biocarburants.
Cela suppose deux choses :
- Taxer les prix alimentaires,
- faire de la possession d'une automobile, non pas un droit, mais le résultat d'une autorisation.
Le monde que nous allons connaitre sera donc fort différent de celui que nous avons connu.
La seule question simple est de savoir si se sera avant ou après des troubles graves.


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Grande Bretagne et Allemagne : même combat.

Par Patrick Reymondle 1 avril 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Images_3 Un seul producteur décide de restreindre ses exportations de riz, et celui-ci flambe en une journée de 30 %.
Cet exportateur n'est pas très important, c'est le Viet-Nam, et il n'est pas non plus très fiable.
Les récoltes sont irrégulières.
On voit que les pays s'alignent sur leurs capacités. GB et Allemagne sont structurellement déficitaires au niveau alimentaire.
Ils sont donc contre les "bio" carburants actuel.
L'équation, est, je dirais simple.
1 % de la nourriture distillée comme carburant, c'est à terme 100 millions de mort et 1 000 millions de pauvres supplémentaires.

La production de ce genre de carburant est négligeable au niveau mondial, mais les effets sont déjà dévastateurs.
Elle préfigure une grande famine, déjà inscrite dans les tablettes.
Elle préfigure la mort de tout commerce, d'abord alimentaire, ensuite industriel, pour le repli sur les frontières nationales.
Elle préfigure le retour violent du stalinisme.
Explications.
On s'ennuie beaucoup dans le monde fermé des campagnes russes.
On y boit donc beaucoup. Pour boire beaucoup, il faut distiller aussi (du grain) énormément.
Dans les années 1920 en Russie, on détruisait déjà de la sorte, énormément de récoltes.
Tous les paysans distillaient en masse et l'alcool leur permettait d'acheter les autorités locales, tout aussi alcooliques.
Pour être membre du parti communiste à l'époque, il fallait être parrainé.
Souvent le motif du parrainage était : "il ne boit pas" ou "il ne boit pas trop". 4 ou 5 mots.
Cet état de fait explique, pour une bonne part, la collectivisation brutale de l'agriculture au début des années 1930.
Les dirigeants soviétiques ne supportaient plus de voir les récoltes détruites dans ce but.  (Ce n'est pas la seule explication, mais elle a pesé très lourd ).
Allemagne et Grande Bretagne ont besoin du monde.
L' Allemagne y  vend ses machines, la Grande Bretagne du vent (son marché boursier).
En cas de repli, surpeuplés, ils auront de gros problèmes.

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La production de fuel éthanol US dépasse les 500 mille barils par jour

Par Raymond Bonnaterrele 30 mars 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

                                Sur fond de crise financière grave de la filière fuel éthanol subventionnée américaine, provoquée par la montée des cours du maïs et la stabilité des cours de l'éthanol, les volumes de production ne cessent de croître. Ces volumes ont atteint au mois de Janvier 2008, 510 mille barils par jour.Fuelethanol Ce volume correspond à 5,8% de la consommation d'essence aux USA au mois de Janvier qui est traditionnellement le mois avec la plus faible consommation de l'année. Ces données confirment que les raffineurs US jouent le jeu de promotion du fuel éthanol, certains même, par souci de rationalisation, envisagent de supprimer les livraisons de produits "non oxygénés" (sans éthanol).

               La consommation d'essence américaine du mois de Janvier 2008 a atteint 8,814 millions de barils par jour, en baisse de 0,9% par rapport à celle de Janvier 2007. Il est cependant trop tôt pour affirmer, comme le font certains, que les US connaissent un changement de tendance dans leur consommation de carburant. Il faudra attendre les données cumulées de Juillet-Août pour mesurer un infléchissement éventuel de la consommation.Usaessence

le 30 Mars 2008

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La production d'algues approche la phase industrielle aux USA

Par Raymond Bonnaterrele 25 mars 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Petrosun                        La Société américaine PetroSun annonce qu'elle va lancer au mois d'Avril, une exploitation d'algues pour biocarburant dans la ferme aquacole de Rio Hondo au Texas. Cette unité avec des bassins d'une surface  de 450 hectares (1100 acres) devrait produire annuellement 50000 tonnes (110 M pounds) de biomasse et 105 mille barils d'huile (4.4 millions de gallons).

                           Si mes calculs sont exacts les quantités de biomasse et d'huile annoncées correspondent à une production d'algues sèches de 39 grammes par m2 et par jour environ, ce qui n'est pas mal. La ferme de 450 hectares produira 287 barils d'huile par jour, le millième d'une raffinerie de pétrole moderne. On le voit ces volumes correspondent à des productions agricoles artisanales qui apporteront leur modeste contribution au bilan énergétique global. Un atout: les nuisances devraient être plus limitées que celles provenant d'autres filières de biocarburants.

Voir aussi : bio-carburants


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Un essai américain : du switchgrass à 50$ la tonne

Par Raymond Bonnaterrele 23 mars 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Switchgrassculture                           Le switchgrass est un des matériaux cellulosiques préconisés pour alimenter une future filière de bio éthanol de deuxième génération. En effet cette plante ne nécessite pas de sols très riches, elle est robuste et peut être récoltée six fois par an. Une étude en vraie grandeur conduite depuis 2000, par le Ministère de l'Agriculture des USA et ses homologues de Nebraska, conduite sur dix exploitations agricoles du Nebraska, du Sud et du Nord Dakota, vient de montrer qu'il est possible de produire du switchgrass avec des rendements pouvant atteindre entre 6 à 8 tonnes à l'hectare sur une production moyenne sur 10 ans. Une étude analytique des coûts d'exploitation comprenant les divers postes de frais (semences, engrais, récolte, location de matériel, location du sol, main d'oeuvre) conclut que le prix de revient de ces récoltes est de 50$ à 55$ la tonne à la sortie de la ferme. Dans une production d'éthanol qui conduirait à 260 litres d'éthanol par tonne le poste switchgrass serait donc de 0.19$ à 0.21$ par litre d'alcool.

Switchgrassharvest_2                   Cette étude réalisée dans des conditions réelles sur 10 sites précise les données d'exploitation de cette herbe avec la croissance des productions au cours des premières années de croissance de la plante (Fig.) et en fonction des conditions climatiques réelles responsables des baisses de production durant la cinquième année.

Lire cette très intéressante étude. (En anglais)

Voir aussi : bio-carburants


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Barcelone : l'exemple de la ville non-viable.

Par Patrick Reymondle 20 mars 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Images_3 On voit dans ce qui arrive à Barcelone, l'exemple de la non-viabilité de certains schémas, urbains ou économiques.
Pour la Grande-Bretagne libérale de 1880, il n'était pas concevable qu'elle n'ait pas la maitrise des mers, ou même simplement de la lui disputer.
Elle sacrifia donc son agriculture, au point d'importer 80 % de son alimentation en 1914.
On célébra l'héroîsme britannique pendant deux batailles de l'Atlantique.
En fait, celles-ci n'eurent lieu qu'à cause de la stupidité des hommes politiques.
On n'aurait même pas attaqué de cette manière, une Angleterre autosuffisante.

Barcelone invente une autre forme de suicide, beaucoup plus rapide, la mort par le manque d'eau.
650 000 M3 consommées chaque jour, on en importera de Marseille (avé ou sans le pastis ?), en attendant l'usine de dessalement.
En ces temps d'énergies chêres, combien dureront ces usines ?
Et ces approvisionnements marseillais ?
La vraie question est l'hypertrophie de Barcelone et de sa région, qui avait déjà demandé un aqueduc lui amenant l'eau du Rhône.

Prochain épisode : Manolita de Barcelona, un film de Marcello Spagnolo.


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Ethanol ligno-cellulosique: le canadien Iogen avance à grands pas vers un projet industriel

Par Raymond Bonnaterrele 15 mars 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Iogen_2                      Le canadien Iogen est une des entreprises parmi les plus crédibles et les plus  avancées, qui proposent les multiples projets industriels américains de biosynthèse de l'éthanol à partir de ligno-cellulose. Iogen possède déjà une activité de biotechnologie dans les enzymes destinés à l'industrie papetière ou à l'élevage ce qui lui donne un avantage décisif pour définir la phase d'hydrolyse enzymatique préalable à la fermentation des sucres ainsi obtenus en alcool. Shell et Goldman Sachs possèdent des intérêts dans cette entreprise. Elle est sur le point d'obtenir une aide financière de la part du Gouvernement canadien qui a créé le "NextGen Biofuels Fund", doté d'un capital de 500 millions de dollars. Iogen a pour projet de construire une usine d'éthanol dans le Saskatchewan qui serait financée, à hauteur de 40%, par ce fond destiné aux projets de bio éthanol de deuxième génération.

                                Les procédés par hydrolyse enzymatique, à temps de réaction longs, sont parfaitement adaptés à des usines de tailles réduites ou moyennes collectant à peu de frais des résidus ligno-cellulosiques locaux. L'enjeu de ces usines est de produire de l'éthanol à un coût inférieur à celui obtenu à partir de maïs avec ses raffles.

Voir aussi : bio-carburants


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20 millions d'hectares, 10 utilisables...

Par Patrick Reymondle 13 mars 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Images_2 Selon le Président Russe, Vladimir Poutine, la Russie peut jouer un grand rôle dans le développement des biocarburants, pour la bonne raison qu'elle possède 20 millions d'hectares de terres agricoles en jachères ou abandonnées, et que 10 sont utilisables pour cette production.
Sa situation est particulièrement favorable :
" Etant donné le fait que le rôle du biocarburant dans le secteur énergétique mondial ne cesse de croître, les pays qui disposent de surfaces ensemencées suffisantes pour garantir les volumes nécessaires (de matières premières pour la production d'énergie) verront augmenter leur place dans ce domaine. Parmi ces pays, la Russie, à n'en pas douter, jouera un rôle particulier ".
En effet, sa superficie, contrairement à l'Europe de l'Ouest est loin d'être toute utilisée, et l'Europe restera bridée par le manque de place.

A l'inverse de l'occident, cette conjoncture est pour la Russie, favorable. En effet, aux temps historique, la Russie n'a jamais réussie à "remplir" son territoire, la population était volage, et le servage la seule solution envisagée pour la maintenir.
Ce rapport à la terre a fait aussi qu'à aucune époque la propriété individuelle n'a existé (à l'exception de l'habitation et des 5000 mètres carrés de terre), et même le lopin n'était pas cessible, c'était un droit personnel.
Le rapport à l'espace était visible dans les prix agricoles.
Ils étaient souvent bon marchés, faute d'exportations possibles et décourageait donc la production.
Ce "changement de paradigme" donnerait donc une possibilité à la Russie de maitriser son  espace, au mieu d'en être largement victime. (le "général immensité" protège, mais aussi étouffe la Russie).

Voir aussi : actualités | bio-carburants


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L'US Air Force subventionne les recherches sur la production d'Hydrogène Biosolaire

Par Raymond Bonnaterrele 12 mars 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Greatsaltlake                        Des cyanobactéries, particulièrement sélectionnées et provenant des lacs salés volcaniques de la Vallée du Rift ou de du Grand Lac Salé du Parc National de Yellowstone, ont la propriété de produire de l'hydrogène durant la nuit à la suite de l'étape de photosynthèse de la journée. Ce phénomène complexe se déroule en trois étapes métaboliques au sein de ces bactéries:

  1. Le grossissement par photosynthèse,
  2. La conversion du glycogène en plus petites molécules carbonées par la glycolyse,
  3. Puis, fermentation de ces produits avec formation de CO2 et de produits hydrogénés NADH et NADPH et combinaison par une hydrogénase avec formation d'Hydrogène

                                     L'US Air Force va subventionner plusieurs laboratoires américains, avec comme chef de file celui du Dr Charles Dismukes, de l'Université de Princeton. L'objectif est de sélectionner des microbes, de les modifier génétiquement et de déterminer les conditions pour optimiser la production d'Hydrogène. Le problème est complexe puisqu'il faut accélérer les trois étapes du processus grossissement, conversion, fermentation anaérobie. Il semblerait que pour l'instant, ce soit la troisième étape qui soit la plus lente et qu'elle puisse être accélérée par des stress de type chocs osmotiques.

Voir aussi : bio-carburants