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Bulle pétrolière explosive.

Par Patrick Reymondle 19 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_3 Les bulles se suivent, se ressemblent, s'aggravent et explosent, en faisant toujours, toujours plus de victimes.
La bulle immobilière avait vu doubler les prix, plus rarement multiplié par trois.
La bulle pétrolière et la bulle alimentaire, elles ont largement dépassé ce ratio.
Si pour la majorité des gens, au moins dans l'économie de tous les jours c'est une bonne nouvelle, car passer à une économie plus sobre et plus économe demande temps et argent, les dégâts seront au moins, aussi grave que ceux de la bulle immobilière, déjà considérables, et en beaucoup moins de temps.
11, 14 16 dollar de baisse pour le baril, on peut penser raisonnablement que la bulle pétrolière vient

d'éclater.
Il y a une double conséquence, d'abord un changement de mentalité.
Après un épisode pareil, c'est toute une génération qui vient d'intégrer les économies d'énergie et la nécessité d'être sobre.
C'est une leçon dure, sévère, mais qui devrait perdurer et même  propulser la "société civile" dans une évolution  que les hommes politiques, trop perméables aux lobbys énergétiques, n'ont pas voulus, jusqu'à maintenant impulser. 
Enfin, s'il y a détente, il y aura des remontées, sans doute pas au même niveau, mais qui serviront de "piqures de rappels".
Enfin, il apparait que toute l'ingénierie financière n'a pas protégé l'économie réelle contre les dérives, mais les a accrus.
Enfin, on s'aperçoit que la rentabilité de certains secteurs économiques, est, sur long terme, très réduite.

Samedi 19 juillet 2008
Hors règlementation, ni le transport aérien, ni le transport par camion ne dégage de marges de rentabilité correct. Ce n'est pas nouveau.

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L'énergie nucléaire.

Par Patrick Reymondle 19 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_2 C'est, économique, comme l'EPR,
c'est propre, comme Tricastin,
C'est renouvelable, comme le pétrole.
Que des qualités.
Bien sûr, on voit que beaucoup de "fuites" se produisent en ce moment, mais ce que l'on a du mal à voir, c'est la nature des fuites.
C'est plus des fuites dans l'information qui ont l'air de se généraliser, que les fuites sur le terrain, car les fuites physiques, avaient l'air d'être aussi généralisées, voire banales que cachées.

Bien sûr, mettre l'ensemble des installations nucléaires sous haute surveillance est une évidence, dont on attend toujours la réalisation, et dont on voit qu'elle est un argument sur le papier, mais guère mis en pratique.
Bien entendu, on sait que certaines installations sont dangereuses.
Une autre évidence serait leur fermeture.
Encore une autre évidence serait que l'autorité chargée de la surveillance ait des pouvoirs de contraintes, de sanctions, que ces contraintes et sanctions soient immédiatement applicables et massives, pour être dissuasives, contrairement à celle de l'ASN, indicatives, jamais sanctionnées et dont les recommandations se perdent dans les brumes du futur.

Image : Une personne (notre photo)vient d'être interpellée à la suite de la fuite nucléaire du Tricastin.
Le suspect, d'origine chinoise est actuellement entendu par l'ASN.

Samedi 19 juillet 2008.

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La nouvelle donne...

Par Patrick Reymondle 19 juillet 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Images "C'est une stratégie qui créera des millions de nouveaux emplois bien payés et qui ne pourront être délocalisés  ", B. Obama a promis un investissement massif dans les énergies renouvelables.
On peut penser aussi que les économies d'énergies ne seront pas oubliées.
Vu le retard américain, colossal, en la matière, une simple modernisation ferait baisser la consommation de plus de moitié.
Mais, apparemment, les deux candidats principaux ne sont pas en reste sur ce point.
On peut donc, raisonnablement escompter une inflexion significative, déjà commencée, par la société américaine et une accélération du mouvement.

Ces deux politiciens, bénéficieront, l'un ou l'autre de plusieurs fenêtres pour lancer une nouvelle politique.
D'abord, parce que dans les mentalités, les choses mûrissent.
Le consommateur, pragmatique en diable ne verrait absolument aucun inconvénient à réduire ses consommations, et donc ses factures à confort égal.
Ceux qui n'auront pas les moyens de payer ou plutôt ceux qui n'ont déjà plus les moyens de payer deviennent économe, par force.
En même temps, le cercle de pouvoir à Washington se décompose.
Le complexe bancaire vient de se noyer tout seul, le complexe militaro-industriel est plombé par deux guerres, le complexe énergétique par son représentant de commerce à la maison-blanche et par les prix.
Le nouveau président aura donc une opportunité forte.
Pendant le même temps, on voit clairement les limites de l'expansion de la production classique par les lobbys énergétiques.
Les investissements sont démesurés, pour un résultat faible, simplement maintenir la situation en l'état.

Samedi 19 juillet 2008

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Le rebond américain.

Par Patrick Reymondle 18 juillet 2008 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

Images_2 Al Gore se distingue et surfe sur un mouvement profond de la société américaine, contre l'establishment.
Les Yankees ont pour habitude, lorsqu'ils identifient un problème d'y consacrer toute l'énergie et toutes les ressources possibles pour le résoudre.
C'est ce qui fait la plastique de la société, et ses revirements, souvent étonnants, sans arrière-pensée, à mille lieux de l'habitude européenne de dissoudre le peuple, indigne de l'aristocratie qui la gouverne.
La politique économique de Lincoln fut un de ces revirements, le new deal aussi.
Aujourd'hui, c'est l'american way of life qui pose problème et sa gabegie énergétique.
Mieux, tout le monde, là-bas en prend conscience et prend conscience qu'il faut agir.

Et agir, c'est quoi ? Bush a agi, il a dit que l'american way of life n'était pas négociable et pour cela a envahi l'Irak et l'Afghanistan.
Il voudrait bien aussi se payer l'Iran, mais les prétoriens sont hostiles (après tout ceux de Rome préféraient aussi bénéficier des douceurs de "protéger" l'empereur à Rome, que de guerroyer aux frontières).
Bien sûr, on peut investir, pour accroitre l'offre.
Mais l'investissement est d'ailleurs de plus en plus lourd, financièrement, politiquement et techniquement.
C'est souvent, ces signes d'investissements démesurés et avec très peu ou sans rendement, qu'on a vu le glas d 'empires multiples, Khmer, maya, romain, Parthe et plusieurs empires chinois.
Gore décloisonne le système, fond toutes les crises en une crise unique et finalement, c'est la partie d'Alexandre, face au noeud gordien.
C'est toutes les crises qu'il faut affronter, ensemble, pour les résoudre toutes.
Laisser les "spécialistes", tel Ben Bernanke affronter une crise partielle est sans issue.
En même temps, l'alternative finalement est la moins couteuse, la plus simple, la plus évidente.
Il faut cesser de compliquer l'usine à gaz, qui n'en a plus besoin.
"Ce qui nous importe est que souffle l’ouragan et qu’il désigne désormais la cause humaine centrale de cet épouvantable effondrement d’un système de civilisation : le système lui-même.  "
Résoudre la crise énergétique, la crise tout court est simple. Il faut des objectifs clairs et compréhensibles de tous,  à court terme.
42 ans pour réduire de 50 % les GES est idiot, 10 ans est tentable.
Même si on sait que l'on n'y arrivera pas, le chemin accompli sera gigantesque et l'effort restant, résiduel, même si le plus gros reste à faire. En effet, les structures seront en place et fonctionneront.

Vendredi 18 juillet 2008

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La passoire...

Par Patrick Reymondle 18 juillet 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Images Donc la vérité s'est levé sur l'état réel de la sécurité nucléaire en France. C'est une passoire.
En fait de "culture de la sécurité", on a eu droit à l'amateurisme et au je-m'en-foutisme le plus élémentaire et le plus complet.
D'abord avec des terrils d'uranium abandonné, ensuite par des contaminations cachées pendant 30 ans, et la plus élémentaire des pannes industrielles, c'est à dire la rupture de canalisation qui arrive...Il y a plusieurs années de cela...
Bien entendu, ce genre d'incident doit être légion, et non isolé.

Car, s'il y a eu " sous-investissement dans la sécurité, la protection de la santé humaine et de l'environnement  ", c'est généralisée, car c'est un coût brut.
Et l'économie actuelle veut réduire les coûts. Donc, banalement, on a laissé filé la radio-activité dans la nature et par de multiples fuites, dont la réparation et encore moins la recherche, était le cadet des soucis des "responsables".
Le Rhône, entre autre, est devenue une poubelle, poubelle dont on se sert amplement en agriculture.
Quand aux "normes" AIEA et OMS, elles n'engagent que ceux qui y croient (ou font semblant d'y croire), les conseilleurs n'étant pas les payeurs...

Image : le nouveau logo de la sureté nucléaire.

Vendredi 18 août 2008

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Zone Euro: la vigueur des exportations à fin Avril arrive à limiter le déficit commercial du aux poste "énergie"

Par Raymond Bonnaterrele 18 juillet 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

                      A la fin du mois d'Avril nous dit Eurostat, le déficit du poste "énergie" dans la Zone Euro atteignait 100 milliards d'euros, cumul de 4 mois à 25 milliards de déficit sur ce poste, en aggravation de 29 milliards d'euros par rapport à 2007 à la même époque (FIG.). Malgré ce handicap le déficit cumulé commercial global se maintient à moins de 10 milliards de déficit (-8,6 milliards) en raison de superbes exportations qui à 520 milliards d'euros, sont en croissance de 9% par rapport à celles de 2007. Hors poste énergie, les exportations progressent de 8% (+36 milliards) par rapport aux quatre premiers mois de 2007 alors que les importations ne progressent que de 4% (+16 milliards).Balanceenergie200804

                       En cumul annuel le rythme actuel conduirait la Zone Euro à un "trou énergie" de 300 milliards d'euros. Ce chiffre permet de comprendre l'importance de réduire chaque année de quelques points de pourcents les consommations d'énergies dans la Zone Euro qui réduiront de plusieurs milliards la facture énergétique en jouant à la fois sur les volumes et les prix unitaires du baril de pétrole ou de la tonne de charbon importé.

Le 18 Juillet 2008.

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"Ajustement" des prix du gaz.

Par Patrick Reymondle 17 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_4 G W Bush a eu un mérite. Faire haïr tout ce qu'il représente.
C. Lagarde (et son boss), pareil.
Elle parle "d'ajustements" des prix du gaz, pour ne pas parler de "hausses", car le locataire de l'Elysée n'a rien à refuser à son enfant chéri, la société née de la fusion GDF-Suez.
Il faut d'ailleurs aller sur la presse étrangère, pour voir autre chose que des bêlements de satisfaction.
On jettera des cacahouètes aux plus pauvres, et la classe moyenne (au dessus de 1000 euros, c'est à dire d'une moyenne médiocrité), sera pressurée.
Au terme d'une telle évolution, aux USA 72 % des américains ne peuvent plus voir leur président, et 82 % leurs représentants...

la crise énergétique et économique va entrainer la "Elstinisation" (lire : carbonisation totale), des politiques en place.
Face à tous les problèmes de la vie courante des populations, les hommes politiques, perroquets sans cervelles sont incapables de dire autre chose que "le libéralisme c'est bien".
Avec bien entendu, aucun résultat, autre que des statistiques truquées, servant à justifier une politique ayant largement échouée.
Ou en est la prochaine inflexion ? A savoir les politiques MASSIVES d'économies d'énergie ? Nulle part !
Dans 42 ans, on aura réduit de moitié les rejets de GES, disent ils. On pourrait faire beaucoup plus, et cesser de s'occuper des actionnaires de GDF-Suez, espèce complètement inutile, nuisible et malfaisante.
Le conformisme a ce point là, c'est l'absence totale d'idée personnelle.

Jeudi 17 juillet 2008

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Borloo, borl'eau, vous avez dit borl'eau ?

Par Patrick Reymondle 17 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Images_3 Borloo s'intéresse à la qualité de l'eau, c'est d'autant méritoire pour lui.
Il veut tester toutes les nappes phréatiques à proximité des centrales.
Donc, on n'aura même pas eu besoin d'un Tchernobyl pour qu'on ait nos zones interdites "bien d'chez nous" (et oui, je regrette feu Jean Nohain).
"qu'il se penche sur la situation radio-écologique de l'ensemble des sites nucléaires et que l'on vérifie notamment l'état des nappes phréatiques situées près de toutes les centrales nucléaires françaises  ".
Je savais pas que Borloo était affilié à "sortir du nucléaire", "greenpeace" ou "Amis de l'apéro la terre".

On peut voir les limites de "la culture de la sécurité".
En effet, il n'y a aucun risque... mais ne contrôlons surtout rien.
Ce n'est guère sérieux. Après les déchets nucléaires du Tricastin, installés à l'air libre, comme un vulgaire terril de houille, lessivé par les pluies, contaminant la nappe phréatique, on peut voir que cette "culture" était un simple argument médiatique.
En effet, la sécurité semble assurée de façon correcte dans l'exploitation.
Mais si a un bout de l'échelle, on fait n'importe quoi, il y a de quoi inquiéter.
En effet, à quoi sert prétendre faire les choses dans les règles de l'art, si, à l'autre bout, pour les déchets les moins dangereux, on se contente de la rivière, de la décharge municipale, ou d'un simple terril ?
Il ne peut y avoir d'exceptions, ni de déchets "sans importance".
En même temps,  prétendre, comme certains benêts de service que "les normes sont en dessous des normes OMS" est idiot.
D'abord parce que les normes de l'OMS sont plus politiques que médicales, ensuite, Il faudrait avoir fait les mesures de radio-activité, sur tout le territoire, depuis le début du nucléaire, et non pas une mesure qui tombe du ciel, la première depuis 30 ans.
S'il y a une chose que l'on peut déduire de la réaction de M. Borloo, c'est que rien n'a été fait et que l'obscurité la plus totale, règne.
"Dysfonctionnement",  c'est comme cela qu'on appelle un comportement qui mériterait plutôt le nom de "porcin".

Jeudi 17 juillet 2008

Voir aussi : actualités | énergie fossile


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Inflation en Europe et aux Etats-unis au mois de Juin

Par Raymond Bonnaterrele 17 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                        Il est intéressant de comparer les divers postes d'inflation entre l'Europe et les Etats-Unis qui, on le sait, sont fortement déterminés en ce moment par les cours de l'énergie qui sont des cours mondiaux pour le pétrole, quasiment mondiaux pour le gaz, avec la montée en puissance du gaz naturel liquéfié, et encore régionaux pour le charbon. Ces données entre l'Europe et les Etats-Unis sont pourtant fort différentes (FIG.). Une inflation au mois de Juin au delà des 5% pour les USA et atteignant 4% en Europe.Inflation2008juin

               Les différences entre les barres vertes et jaunes montrent que les cours de l'énergie ont un impact plus fort aux Etats-Unis (2,1 points) qu'en Europe (1,4 points). On voit là l'effet amortisseur des taxes sur l'énergie et les carburants dans les pays européens ainsi que celui de l'évolution des parités dollar euros depuis un an (FIG.).Nergie2008juin Les prix de l'énergie affichent une progression de 25% aux USA.

                      Par contre les différences entre les barres jaunes et roses qui représentent l'impact de l'alimentation, montrent que ces prix ont plus fortement augmenté en Europe (+0,8 points) qu'aux Etats-Unis (+0,5 points). Effet d'une concurrence américaine plus aiguë.

                      Enfin, il reste la partie sous jacente en rose, celle qui fait trembler nos Banquiers centraux, celle des "effets de second tour", celle qui comprend les hausses de salaires. On le voit elle est 1/3 plus importante aux USA qu'en Europe. Des secteurs comme les services médicaux, les frais d'hôpitaux ou l'éducation tirent les prix vers le haut aux USA. En Europe la rigueur germanique empêche tout dérapage des salaires.

                   Une inflation en forte augmentation au mois de Juin, aussi bien en Europe qu'aux USA, tirées toutes les deux par les prix de l'énergie et dans une moindre mesure par les prix alimentaires, surtout en Europe. Une inflation sous jacente qui justifierait des taux administrés US supérieurs à 2% et des taux de la BCE nettement inférieurs aux 4,25% actuels.

                    Que peut-on pronostiquer dans les mois à venir? Après une stabilisation en Juillet et Août on peut prévoir une réduction des pressions inflationnistes au mois de Septembre, premier mois où l'effet de base des prix de l'énergie commencera à réduire la variation sur 12 mois. Puis la baisse des consommations d'énergie dans l'OCDE participera à la réduction des prix durant tout le restant de l'année.

Le 17 Juillet 2008.

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L'Amérique va changer...

Par Patrick Reymondle 16 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_2 ... ou plutôt l'Amérique A changé.
Mais elle ne le sait pas encore.
La société vient d'imprimer un mouvement, que les hommes politiques, que les structures ignorent encore pour le moment, ou veulent l'ignorer.
Voici le point de vue de Paul Jorion :
"Aujourd’hui, les actions des Government–Sponsored Entities ont repris leur plongée : Fannie Mae et Freddie Mac ont perdu plus du quart de leur valeur en une seule séance : –27,34 % pour Fannie Mae et –26,02 % pour Freddie Mac. Le message est clair : le ministre des finances américain, Henry Paulson, et le patron de la Fed, Ben Bernanke, ont beau répéter que tout sera fait pour épauler les GSE, les investisseurs sont convaincus que la nationalisation larvée des derniers jours se concrétisera rapidement en une nationalisation pure et simple – dont ils feront les frais.
J’écrivais hier que le système économique américain a basculé dans la social–démocratie, et j’ajoutais, « que ses dirigeants le sachent ou non ». Les actionnaires montrent eux, en quittant le navire en masse, que leur opinion est faite.
Dans une question qu’il posait ce matin à Bernanke, Jim Bunning, un sénateur républicain du Kentucky, déclarait que :
Quand j’ai ouvert mon journal hier, j’ai cru que je m’étais réveillé en France. Mais non, il s’avère que le socialisme règne en maître en Amérique […] Comparé à ceci, le rachat de Bear Stearns par la Fed était du socialisme d’amateur.  "

"*) Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez. Votre soutien peut s’exprimer ici.  "

Mais le changement ne se cantonne pas au régime économique.
Un candidat (encore potentiel, il n'est pas officiellement le candidat démocrate), est encore plus clair sur l'Irak : " On met les voiles..." Lentement, histoire de ne pas faire figure de déroute, et pour se renforcer en Afghanistan, histoire de ne pas mécontenter le complexe militaro-industriel.
Il entérine par là-même, un mouvement beaucoup plus profond de la société américaine : les prix auront eu raisons de la gabegie énergétique. Désormais, la demande d'économie émane du citoyen, convaincu que l'énergie la meilleure, c'est celle qu'on ne consomme pas.
Pendant le même temps, une escarmouche a eu lieu en Afghanistan, 9 soldats américains ont été tués et 15 blessés.
Le poste avancé a été évacué. Pour la première fois, on laisse le champ de bataille aux talibans.
Là aussi, un mouvement profond a été impulsé. Un point d'inflexion a été atteint.

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Niet.

Par Patrick Reymondle 16 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images Russie et Chine ont dit "Niet" pour les sanctions envers le Zimbabwé et l'offensive occidentale contre le Soudan se traduit par un mandat d'arrêt de la CPI envers le président Omar al-Bachir.
Ne nous y trompons pas, ailleurs qu'en occident, absolument personne ne voit cela autrement qu'un alibi droit-de-l'hommiste pour faire main basse sur des ressources énergétiques ou remettre au pas un régime rebelle.
Les problèmes du Zimbabwé ont commencés avec des démêlés financiers  entre le gouvernement de ce pays et des bailleurs de fonds qui voulaient le mettre au pas.
Les évènements qui s'y passent sont aussi une forme de "révolution orange" (lire : téléguidée de l' extérieur), couleur locale.

Bien sûr, en aucun cas, il ne s'agit de blanchir les dirigeants de ces pays, mais de rappeler que la version qu'on nous sert dans nos pays est pré-mâchée, pré-pensée et qu'en aucun cas on ne parle de la cause réelle des problèmes de ces pays : leurs ressources que certains veulent s'approprier à prix "d'ami" (lire : pour rien).
Bien entendu, on ne parle pas de la situation des grands lacs, mais là, les dirigeants sont "nos" amis, adeptes de l'économie de marché, amis des multinationales, qu'on ne va pas les embêter avec quelques futilités : millions de morts (4,5 ou 6 ?), viols par millions, corruption généralisée, pillage généralisé...

Pour ce qui est de pendre, exécuter, briser les membres des gouvernements, chefs d'états dont les pays, ces trente dernières années :
- ont vu les inégalités exploser,
- la population massivement s'appauvrir,
- la parole du peuple être méprisée,
- remplir les prisons,
- développer la corruption des milieux d'affaires et de la classe politique,
- bombarder, tuer des milliers de civils innocents dans des guerres d'agressions, beaucoup de gens seraient fondamentalement pour, tout en préconisant le traitement pour leurs tyrans locaux et immédiats, avant de s'occuper de tyranneaux lointains, qui finalement, ne défrisent guère la galerie.

Bien entendu, Soudan et Zimbabwé aurait été pauvres, sans ressources et complètement inintéressants, ils n'auraient pas eu droit à ce traitement  (cas, d'ailleurs du Soudan des années 1960).
Pour ce qui est de la crise Zimbabwéenne, la Grande-Bretagne aura bien gagné son titre de "représentant des créanciers".

Mercredi 16 juillet 2008.

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Tricastin : on en sait un peu plus.

Par Patrick Reymondle 16 juillet 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Images Un lecteur parlait de "Tchernobylisation", en parlant du Tricastin.
On peut comprendre qu'une cuve puisse déborder, mais on comprend déjà moins qu'une cuve de rétention déborde à son tour, et encore moins, le temps qu'on ait mis à réagir.
Cela étant dit, et c'est déjà inadmissible, il apparait que le Tricastin était une poubelle nucléaire d'un fort beau gabarit.
De 1964 à 1996, une usine militaire fonctionne à cet endroit, et les militaires y laisseront un chouette tas, un tumulus de 5 à 6 mètres de barrières de diffusion, contenant entre 2.6 et 3.5 tonnes d'uranium, dont la teneur en U 235 variait entre 2.6 et 3.5 %.

Une bonne partie a migré vers la nappe (900 kilos dit-on) et on la savait contaminée depuis 1977.
Elle a d'ailleurs été pompée, en douce jusqu'en 1998.
Bien sûr, ces doses, faibles, contribueront quand même à rendre malades et à tuer quelques victimes, qui passeront dans le bruit de fond de maladies courantes.
Mais ce qui est le plus frappant, c'est l'amateurisme, le je-m'en-foutisme, l'incompétence généralisée et érigée en système.
De l'uranium ? Pas grave, fait en un tas ! Que deviendra t'il ? Rien à foutre ! Irresponsabilité et inculpabilité totale.
Mode rigolade ON -La sécurité du nucléaire est pointilleuse en France- Mode rigolade OFF.
30 ans de silence...
Mercredi 16 juillet 2008

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USA: les stocks hebdomadaires de pétrole en nette reprise sur fond de consommations en retrait

Par Raymond Bonnaterrele 16 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

                     Des consommations d'essence en retrait de 350 mille barils par jour, des importations soutenues de pétrole brut et de produits raffinés d'un montant total de près de 14 millions de barils par jour ont fait gonfler les stocks hebdomadaires américains en produits pétroliers. Les stocks de brut ont gagné 3 millions de barils, ceux d'essence se sont accrûs de 2.5 millions de barils, ceux de fuel et de kérosène se sont gonflés de 3,4 millions de barils. Ces chiffres confirment ce que nous affirmons depuis des semaines: il n'y a aucun problème d'approvisionnement en pétrole et en produit pétroliers aux Etats-Unis, sinon dans les esprits chagrineux de quelques intermédiaires financiers payés à la commission ou de quelques analystes chargés de faire stresser les opérateurs et d'amorcer la pêche aux gogos. Le Brent sur la nouvelle a perdu 5 dollars par baril (FIG.) pour se rétablir à -3 dollars par la suite. Par solidarité même les cours du gaz sur le Henry Hub ont baissé.

                      Il arrivera bien un moment où le Marché ne croira plus les funestes augures qui pronostiquent la pénurie, alors qu'en réalité la demande freinée par les prix et minorée par des actions d'économies, va nettement décroître aux USA et se stabiliser puis baisser dans le monde, mais la propagande a des effets rémanants considérables.Coursjuil16

Le 16 Juillet 2008.

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La question politique.

Par Patrick Reymondle 15 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Images_2 Face à la crise actuelle, crise économique, financière et immobilière, il y a, comme dans les années trente, des tentatives de sorties qui vont se construire progressivement.
Tout d'abord, des travaux tels ceux de la Tennessee valley.
La Grande-Bretagne semble t' il, établie un plan cohérent au niveau énergétique.
Il est clair qu'une nouvelle révolution industrielle est nécessaire.
C'est un changement de paradigme du monde occidental, pour qui la dépense supplémentaire énergétique n'apporte rien, et pire, devient nuisible.
En réalité, c'est le rythme du monde occidental depuis 1500, on parle simplement de "pré-révolutions industrielles" avant 1750 et de révolutions industrielles après cette date.

Le schéma précédent s'épuise, plafonne, et on passe à un suivant.
Quand on est avisé on prend le train suivant, sans liquider le précédent.
Autres traits de la sortie du schéma existant : les grandes compagnies et les grands oligarques se sentent mal. Bien qu'ayant eu toutes les sollicitudes du régime, ce sont des flambeurs qui gaspillent.
Ce qu'ils ont gagnés quelques parts, en étant avisés et durs, ils le perdent ailleurs, de la manière la plus imbécile et la plus naïve possible.
Enfin, des pays, maillons faibles sont précipités dans la crise. Comme l'Argentine et la Russie récemment, ils vont reconstituer des marges de manoeuvres importantes en remettant en cause l'architecture financière.
La reprise en main de la création monétaire va permettre d'investir dans la nouvelle révolution industrielle et ne servira pas à payer des intérêts.

Mardi 15 juillet 2008

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GM et pétroliers...

Par Patrick Reymondle 15 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images La dégringolade de General Motors continue avec entrain.
Désormais, c'est sa politique depuis 20 ans qui est désavouée.
D'abord les dizaines de milliards consacrés aux rachats d'actions et qui font défaut maintenant.
Ensuite son choix des gros véhicules dévoreurs de carburants.
C'est donc les salariés qui paieront la note : réductions des coûts de 20 %, fermetures d'usines, ventes d'actifs, suppression des bonus des dirigeants (horreur !) et suppression des dividendes.
Pour la suppression des dividendes, ce sont les employés qui vont être contents.
En effet, on leur avait réduit retraites et soins de santé en échange de ces actions.
On voit donc ce que valait la promesse.

Mais, la différence essentielle avec les crises antérieures, est qu'il n'y aura pas de rebond.
Ce qui faisait le système économique s'effiloche, c'était le recours au crédit.
En même temps, le crunch de la monnaie, le krach de la monnaie est commencé.
Malgré les statistiques, toutes plus soviétiques les unes que les autres, on peut deviner la tendance lourde.
La monnaie, désormais, se détruit (beaucoup) plus vite qu'elle ne se crée.
A ceux qui demandaient le remboursement des dettes, on peut dire qu'ils sont exaucés.
Et comme la seule contrepartie de la monnaie, c'est justement la dette, la fin de l'une entraine la fin de l'autre.
Les sommes colossales amassées par les émirats (arabes, norvégiens ou chinois), se révèlent mitées.
Les actions baissent, les obligations sont pourries et le cash se dévalue à vue d'oeil.
Ils n'échapperont pas à la crise du monde occidentale, et les réserves s'avèrent finalement minces quand elles sont attaquées de toutes parts par l'inflation, les mauvais placements, les banqueroutes.
On va voir des Nauru, puissance 10 000

Mardi 15 juillet 2008

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Nouvelles énergétiques de la semaine du 15 Juillet 2008

Par Raymond Bonnaterrele 15 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Breakingnews                         Chrysler estime qu'il pourrait commercialiser de nouveaux véhicules électriques  d'ici "trois à cinq ans" grâce à sa toute nouvelle Division appelée ENVI, en charge de tous les projets concernant les nouveaux véhicules à traction électrique du Groupe . Cette annonce bien imprécise permet d'illustrer le retard accumulé par cette Société, revendue par Daimler au fond d'investissement Cerberus Capital Management au mois d'Août 2007, dans le domaine. Il n'est pas sûr que ce "Cerbère" ait les reins suffisamment solides pour tenir financièrement jusque là. Quand à General Motors on attend de nouvelles informations concernant de nouvelles actions de dégraissage.

                           BP va lancer l'exploitation de son champ pétrolier Liberty dans la Mer de Beaufort. Il va, à partir d'une base terrestre, atteindre le champ offshore par un procédé de forage lointain dit d'"extended reach drilling" qui permet d'éviter tous les investissements relatifs aux procédés offshore. L'exploitation devrait démarrer en 2011 et devrait atteindre une production de 40 mille barils/jour.

                       Japan Airlines International annonce sur les deux premiers mois de la nouvelle année fiscale (Avril et Mai) qui sont traditionnellement faibles, avoir réduit ses pertes opérationnelles par trois par rapport à la même période 2007, malgré les augmentations de coûts du kérosène. Ses ventes sont en augmentation de 3% à 268 mrds de Yens et ses pertes opérationnelles ont été réduites à 5 mrds de yens. Le trafic vers l'Europe et les Etats-Unis a été bon, celui vers la Chine a été plus faible.

                       Alaska: les Représentants doivent choisir, avant le 2 Août, le consortium qui devra construire le gazoduc reliant les gisements du Nord de l'Alaska aux réseaux de gaz Canadiens et Américains. Les députés devront choisir entre TransCanada qui a été retenu par le Gouverneur Sarah Palin et son administration, d'une part et d'autre part, un projet concurrent: le gazoduc DENALI, présenté par BP et ConocoPhillips. Les groupes de pression des deux côtés jouent à fond.

                       Snoehvit: l'exploitation du gisement de gaz offshore de la Mer de Barents exploité par StatoilHydro a repris partiellement ses productions après de nombreux incidents et de longs arrêts de maintenance de son usine de liquéfaction. Total et Gaz de France participent à ce projet dont les débuts s'avèrent difficiles.

Le 15 Juillet 2008.

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Le Farnborough Airshow est une formidable vitrine pour recycler les pétrodollars

Par Raymond Bonnaterrele 15 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Helicoec725                           A toute crise pétrolière engendrant de forts traumatismes économiques, (General Motors doit encore annoncer aujourd'hui des mesures de compression d'effectifs), succède une période de forte reprise d'activité dans certains secteurs d'équipements tels que l'armement, l'énergie, l'aéronautique, le dessalement de l'eau, la chimie et la pétrochimie, l'exploration pétrolière etc. C'est la phase de recyclage des pétrodollars qui reviennent s'investir dans l'économie. Le Salon Aéronautique de Farnborough tombe à pic pour officialiser certains de ces processus de recyclage et nous dévoile, par exemple, qu'une Société du Golfe jusque là peu connue et  appelée Etihad Airways, vient de commander de façon ferme 55 avions à Airbus et 45 à Boeing  le tout agrémenté d'une centaine d'options ou de droits supplémentaires. Ces commandes seront livrables entre 2011 et 2020.

Remarque:  Les communiqués sur les éventuels contrats militaires seront plus discrets, bien que ce Salon soit majoritairement consacré aux entreprises à caractère militaire. Raytheon a bien vendu son missile Patriot par exemple.

                             Cet exemple n'est pas unique. On peut citer les récentes grosses commandes de turbines à gaz reçues par Mitsubishi Heavy Industries pour une unité de dessalement d'eau au Qatar qui envisage d'investir des tranches de puissance électrique de 2000 MW au rythme de 2 ou 3 par an. Le projet actuel concerne une usine de dessalement capable de produire 1,5 millions de barils d'eau par jour (240 mille m3) avec une centrale électrique au gaz de 2730 MW. L'unité de dessalement est fournie par le français SIDEM.

                              L'erreur de raisonnement économique la plus couramment commise est de croire que ces formidables quantités de dollars dépensées en achats de pétrole, de gaz ou de charbon sont à jamais perdues. Dans les faits, les besoins d'équipements en usines, en avions et en armes, tout particulièrement dans les pays du Golfe Persique ou en Afrique, sont tels qu'ils permettent de recycler rapidement une partie de ces pétrodollars qui représentent des centaines de milliards de dollars. Notre pays, avec son industrie aéronautique, ses industries militaires, ses connaissances dans le traitement de l'eau et ses points forts dans la génération d'électricité, la pétrochimie et l'industrie pétrolière est assez bien placé pour participer à ce recyclage.

Le 15 Juillet 2008.

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Houille blanche.

Par Patrick Reymondle 14 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

Images_3 Le gouvernement a prévus de (gros) cadeaux à quelques amis, sous la forme des concessions de barrages.
Une fois construits et pas entretenus, ce sont de fabuleuses machines à cash, surtout si les redevances sont plafonnées à 25 % des recettes des ventes d'électricité.
Dans ces cas là, on se demande le pourquoi d'une mise en concession.
En effet, c'est le risque pour l'état de mourir d'embonpoint qui est donc redouté ?
De plus, entre des frais -fixes- et un prix de vente indexé sur le pétrole, on peut prévoir une fabuleuse montée en puissance des bénéfices, montée en puissance, qu' absolument rien ne justifie, sinon l'affairisme régnant.

En effet, il pouvait se concevoir qu'une entreprise publique, EDF, propriété de l'état, bénéficie de ces concessions.
On verra donc le fait du prince, des redevances -plafonnées-, et donc, la renaissance des gras duchés, des comtés juteux, des abbayes aux bénéfices phénoménaux, et pour la plèbe, la dime, la taille et la corvée.
Mais ces gabegies n'annoncent aussi accidents qu'on imputera, comme le tunnel du Mont-Blanc, à la fatalité, de peur de trouver des coupables, trop bien placés.
En même temps, ces trop belles concessions, faites à des incapables ne seront que de la confiture aux cochons et précipitera leur chute. On a vu le splendide exemple Messier.

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De l'eau dans le gaz.

Par Patrick Reymondle 14 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_2 Enfin, non, de l'uranium dans la nappe phréatique après l'incident de l'usine Socatri au Tricastin, et de l'uranium dans l'eau du robinet, à des doses, bien plus élevées qu'il n'aurait du.
Dans ce cas là, on peut supposer que cette fuite n'était pas la première, vu le temps qu'il faut pour voir une nappe être contaminée.
Amateurisme, je-m'en-foutisme, "économies", là où devrait régner une toute autre culture.
Mais, chut ! il ne faut pas réveiller le chef, qui ne va pas réveiller son chef, qui ne va pas...
Enfin laissons tout le monde dormir, on ne va pas faire un foin pour si peu...
"On ne peut exclure qu'il y ait eu des rejets antérieurs, à l'origine d'une pollution à l'uranium ".

Peut être était on coutumier du fait ?
Matériel vétuste, matériel en mauvais état, "dans une unité ayant vocation à être arrêtée..."
Là, on est rassuré...
Le problème, c'est qu'elle fuit depuis combien de temps, et combien de personnes ces fuites ont elles contaminées ?
Pas grave. Le taux de cancers montera un peu, les individus seront les victimes et la collectivité paiera la note.
Ni coupables, ni responsables, encore moins financièrement.

Lundi 14 juillet 2008

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Renversement et forte chute de la production industrielle en Europe au mois de Mai

Par Raymond Bonnaterrele 14 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                     Le début 2008 en Zone Euro, s'était révélé jusque là fort industrieux, avec des taux de croissance annuels sur les quatre premiers mois de 3,3% / 3%/ 1,4% et 4% respectivement. Mais voila, le mois de Mai affiche un triste recul de la production industrielle de -0,6% tiré vers le bas  par le retrait des productions de biens durables (-5,2%), de biens non durables (-3,2%) et d'énergie (-1,2%). L'Espagne poursuit sa chute (FIG.) avec un très mauvais score de -5,5%, mais l'Italie la rejoint avec -4,1%. La France et l'Angleterre passent également dans le rouge. Seule l'Allemagne, parmi les grands pays européens, arrive à sortir la tête de l'eau avec un misérable +0,9% alors que jusque là son score de croissance industrielle en 2008 avait varié entre 4 et 6%.Productionindust2008mai

                     Ces chiffres sont semble-t-il trop pessimistes en comparaison avec  les statistiques d'entrées de commandes de la Zone Euro, qui étaient certes en retrait  au mois de Mars (-2,5%), mais avaient fortement rebondi au mois d'Avril (+11,7%). Alors il est possible de faire un pronostic raisonnable en prévoyant que la progression de la production industrielle du mois de Juin, dans la Zone Euro, devrait revenir normalement positive.

Le 14 Juillet 2008.

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Crise des avionneurs

Par Patrick Reymondle 14 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Boeing_b52 Loin des annonces officielles des deux constructeurs, Boeing et Airbus, le secteur de l'aviation civile se porte mal.
100 milliards de $ de réductions ou de reports des commandes sur un total de 530, plus de "méga-contrats", ou si peu, le coût du carburant plombe le secteur, qui revient à grands pas sous le giron de maman et vers les commandes captives (militaires).
Un jeu à deux qui passe à trois (bombardier, le bien nommé), pendant que la montée en puissance des "BRIC" vont certainement créer des concurrents.

Au niveau interne, les compagnies réduisent les lignes "exotiques", balancent certains aéroports aux orties, et on attend le début de la crise.
Celle-ci a déjà réduit les commandes, mais le mouvement n'est qu' entamé.
Désormais, la modernisation des flottes va passer par une mise à la casse, phénomène déjà connu et qui peuple de carlingues le désert américain.
Quand à la dernière chanson de Boeing, l'expansion à outrance se continue, cela relève désormais du délire, plus que la donnée objective.
En effet, le marché intérieur US s'effondre et le marché militaire est malade du Pentagone.
Les "approximations" dans les investissements militaires sont devenus criantes et l'USAF est sur la sellette avec une défense pitoyable : "je fais comme les autres".
Là aussi, le secteur devrait rentrer en crise réelle bientôt, pour le moment, seul les amuse-gueules ont été servis.

Lundi 14 juillet 2008

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Le panier énergétique.

Par Patrick Reymondle 13 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_4 Le panier énergétique est très inégal.
Si l'on arrive à compter, hier en TEC (tonne équivalent charbon), aujourd'hui en TEP (pétrole), ou en Watts, toutes les énergies ne se valent pas.
Elles ne se valent pas par leur côté pratique, ou pas pratique.
Le plus simple est le pétrole. Il est liquide, donc se transporte facilement.
On apprend avec les démêlés avec la Russie que le gaz, ça nécessite de gros investissements et que sans l'existence de l'URSS et de son rejeton Gazprom, il n'y aurait pas d'Europe développée.
Mais le gaz, il faut des usines complexes pour l'exploiter, d' où l'expression "usine à gaz".
C'est de toute façon, beaucoup moins simple.

Le charbon, quand à lui, est calamiteux, il est solide. Il demande beaucoup de main d'oeuvre, ou de puissantes machines, mais, de toute façon, son essor bute sur le commerce.
Si un port qui exporte ou importe 100 millions de tonnes de pétrole peut n'être finalement pas très actif ou en déclin, comme le port de Marseille, un port qui exporte ou importe 50 millions de tonnes de charbon, lui est saturé.
L'uranium, quand à lui, bute sur un débouché peu important, sur des dépenses d'infrastructures, de prospections et d'exploitations importantes. Bien sûr, le problème de sécurité s'y greffe.
Pour l'électricité, il faut dire d'abord que ce n'est souvent que la mise en forme d'autres énergies : charbon, gaz, pétrole, nucléaire.
L'électricité hydraulique ou éolienne ou solaire est insuffisante pour la consommation actuelle

Alors, qu'en conclure ? Il n'y a pas à tergiverser.
Dans les phénomènes de raréfaction de la ressource, au moins de la ressource accessible, c'est l'économie.
Les substitutions peuvent avoir lieu,  mais c'est l'économie qui reste le plus rentable et le plus simple.
Simple retour des choses.
L'énergie abondante avait entrainé son gaspillage, l'énergie chère son économie.
Et il n'y a eu dans le gaspillage qu'un seul intérêt pris en compte, celui des compagnies qui en bénéficiaient.
Bien sûr, plus tard, il y aura sans doute, des progrès sur de nouvelles sources d'énergies.
Mais elles ne seront ni inépuisables, ni  sans limites. 

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Classement 2008 Global FORTUNE 500: les Groupes pétroliers sont nombreux dans les premiers rangs.

Par Raymond Bonnaterrele 13 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                          Chaque année le classement Global FORTUNE 500 des plus grandes Sociétés cotées du monde assure un certain brassage dans la hiérarchie. Cette année ce sont les constructeurs automobiles  General Motors qui perd 4 places sur le classement en chiffre d'affaire et Daimler qui en perd 3 qui reculent le plus, parmi les 10 premiers de 2007. Mais le plus intéressant est le classement en termes de profitabilité. Parmi les 22 Sociétés mondiales qui font un profit supérieur à 1 milliard de dollars par mois (FIG.), les Groupes pétroliers sont particulièrement présents. En dehors des plus grands bien connus on notera la présence du malaisien Petronas (95ème en CA et 8ème en profitabilité) classé devant Total et qu'il ne faut pas confondre avec le futur encore plus riche brésilien Pétrobras (63ème en CA et 18ème en profitabilité). Notons que dans ce classement l'allemand E-On est 32ème EDF n'est que 43ème et Suez est classé au 54ème rang.Fortune2008

Le 13 Juillet 2008.

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La dépendance énergétique de l'Europe est-elle une fatalité ou bien peut-elle être maîtrisée?

Par Raymond Bonnaterrele 13 juillet 2008 | Commentaires (7) Commentaires | Permalink

                           L'Europe des 27 nous dit Eurostat présentait en 2006, avec une consommation d'énergie primaire de 1825 millions de TEP et des importations nettes représentant 1010 millions de TEP,  un taux de dépendance énergétique de 54%. Plus de la moitié des importations était des produits pétroliers (525 MT). Cette dépendance énergétique a coûté 88 milliards d'euros à l'Europe des 27 au premier trimestre 2008, elle dépassera les 100 milliards d'euros au deuxième trimestre. Un examen de chacun des grands pays montre de profondes différences de situations (FIG., la partie parme représente le solde net des importations, les autres segments sont des productions autochtones).Dependance2006

                      En situation de forte dépendance se trouvent l'Italie (87%) et l'Espagne (81%), en situation intermédiaire on rencontre l'Allemagne (61%) et la France (51%) et avec un faible niveau de dépendance se situe la Grande-Bretagne (21%) grâce, pour cette dernière, aux ressources en pétrole et en gaz de la Mer du Nord.

                     Un premier examen de la situation européenne tenant compte de la déplétion des gisements britanniques de la mer du Nord (150MTEP), des gisements voisins exploités par les autres pays européens: Danemark (26 MTEP), Pays-Bas (57 MTEP) et de la décision allemande d'abandonner le nucléaire (43 MTEP) ne peut être que fortement pessimiste sur l'avenir de la dépendance énergétique de l'Europe.

                   Cependant il est d'autres paramètres qui peuvent tempérer la situation de dépendance. Il y a tout d'abord la baisse des consommations de produits pétroliers. Entre 2006 et 2007 la consommation européenne en pétrole et dérivés a baissé de 2,5% à 694 MTEP ( -18MTEP). La poursuite d'un tel rythme de réduction des consommations par la rénovation du parc de voitures, de camions et d'avions, par l'arrivée des voitures hybrides puis électriques, par la disparition du chauffage au fuel, permettrait au bout de 20 ans de réduire la consommation européenne de pétrole de 40% soit de 280 MTEP. En d'autres termes 2,5% de réduction annuelle des consommations de pétrole en Europe compenseront la déplétion des ressources en pétrole et en gaz de la Mer du Nord.

                   L'autre paramètre est l'extension des productions du nucléaire. L'Italie, on le sait, vient de prendre la décision de relancer un programme, la Grande-Bretagne avec la cession de ses parts dans British Energy va accroître ses capacités de production, la France avec ses deux nouvelles tranches viendra sûrement donner un coup de main à l'Espagne. Quand à l'Allemagne c'est à elle de se prendre en main et de résoudre ses contradictions (LIRE). La décision de l'Allemagne de relancer un programme électronucléaire sera le grand tournant de la politique énergétique européenne. Pour cela il faudra attendre le basculement de l'opinion publique allemande en faveur d'un choix nucléaire, ce que les derniers soubresauts des prix de l'énergie devraient accélérer. Rappelons au passage que le Ministre de l'Economie (LIRE) et le Ministre de la Recherche ont pris position officiellement pour le Nucléaire. Au global l'installation de 20 tranches de 1500 MW en Europe dans la vingtaine d'années qui vient, permettrait de générer annuellement l'équivalent de 55 M TEP supplémentaires auxquels il faut déduire l'arrêt de centrales obsolètes.

                    Enfin l'arrivée d'une énergie solaire compétitive et non subventionnée viendra apporter sa contribution tout d'abord au niveau de la demande de puissance de pointe en prenant le relais du réseau pour faire marcher les unités d'air conditionné, mais le vrai progrès sera de coupler cette ressource photovoltaïque à un dispositif de stockage d'énergie qui, à part le pompage d'eau dans les Alpes ou dans les Pyrénées, reste à inventer. L'Italie qui accueillera la prochaine immense usine SHARP de production de cellules photovoltaïques en couches minces (information méprisée en France, mais de première importance pour l'Europe) devrait être à la pointe de ces nouvelles ressources.

                     En conclusion, la dépendance énergétique de l'Europe  ne devrait pas s'accroître grâce à la réduction  des consommations de produits pétroliers en Europe, sur un rythme soutenu de 2,5% par an pendant 20 ans qui permettra de compenser les déplétions des gisements européens de la Mer du Nord. L'extension des ressources électronucléaires en Grande-Bretagne, en Italie, en France puis, par la suite, en Allemagne est la seule issue existante pour réduire cette dépendance qui se concrétise par de formidables sorties de devises du bilan des comptes européens (au moins 400 miliards d'euros en 2008) . Par la suite l'arrivée d'énergie photovoltaïque compétitive, couplée  au pompage d'eau dans les Alpes et les Pyrénées ou à l'invention de nouveaux moyens de stockage d'énergie, viendra prendre le relais.

Le 13 Juillet 2008

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Potentiel Saoudien en difficulté, effondrement de Cantarell

Par Patrick Reymondle 12 juillet 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Cantarell Les champs pétroliers saoudiens seront incapables de soutenir les efforts que l'on risque de lui demander, alors, que dans le même temps, le grand champ pétrolier de Cantarell décroit de plus en plus vite.
Le maximum de production possible pour l'Arabie Saoudite se situe (sur courte période) à 12 millions de BJ, contre 12.5 officiellement, et à 10.4 millions de BJ  pour son potentiel soutenable.
Les 15 Millions promis en cas de crise, ne sont qu'un instrument de propagande.
D'ailleurs les saoudiens sont dans l'ordre de la propagande.
Ils font visiter le Gisement d'Al Kurais, dont eux-même avaient abandonné l'exploitation pendant des années, car d'une trop grande complexité géologique.
Les autres gisements décroissent et Ghawar, le gisement géant semble montrer des signes évidents de faiblesses (4.5 Millions BJ produits, contre 5.4 escomptés).
En outre, la progression globale de production n'est qu'un artifice. Les productions qui progressent sont celles des brut extra-lourds, et ceux des bruts légers régressent ou sont atteints d'une stabilité plus politique que réelle.

Quand au Mexique, la plus grand champ pétrolier de Cantarell, Akal-Nohoch a vu sa production passer de février à mai (3 mois) de 1.145 millions de BJ à 0.994. 
Les seules productions en hausse observées se situant à Zaab, Maloos et Otros.
Néanmoins, à l'exception de ces trois champs signalés, la tendance générale est au mieux à la stabilité, au pire au déclin.
la production globale, en trois mois a décliné de 2.929 Millions de BJ à 2.797.
Le Mexique se consacrera donc de plus en plus à alimenter son marché interne et de moins en moins le voisin du nord, dont c'était un "fournisseur sûr".

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Boeing rêve éveillé...

Par Patrick Reymondle 12 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Nostradamus ... ou plutôt Boeing raconte n'importe quoi.
En effet, jamais un constructeur d'automobile, de maisons ou de petites cuillères ne vous dira que son activité va baisser.
Pour après la secouée reçue par le transport aérien aux USA, il faut voir aussi le rapport de l'IATA (agence internationale pour le transport aérien).
25 compagnies ont disparues en 6 mois, les pertes dans le transport aérien atteindront entre 2.3 et 6.1 G US $.
C'est pas mal pour une "industrie d'avenir", qui plus est, souvent sans actifs et pratiquement sans capital.

En effet, son actif ne lui appartient pas, les avions étant, la plupart du temps, en crédit-bail.
Sans trésorerie et avec crédit bail, d'ailleurs, cela veut dire que même le dépôt de bilan ne règlerait aucun de ses problèmes.
Le dépôt de bilan fait disparaitre les dettes, et peut être profitable, à condition d'avoir un portefeuille de créances et de trésorerie suffisant.
Dans ce cas là, il apparait inexistant  (le carburant se paie cash, les salaires aussi)
Donc, malgré le démenti de Boeing, je maintiens mon démenti. Le nombre de passager transporté n'augmentera jamais de  4 % l'an.  Pour cause de paupérisation des clients.
En outre, pour chaque aire géographique, risque bien de ne subsister qu'un seul transporteur aérien, plus ou moins en monopole, plus ou moins nationalisé, et très pointilleux sur le rendement de ses lignes aériennes.
En ce qui concerne la modernisation, je suis d'accord, les appareils seront neufs en 2027.
Les autres sont trop gourmands.
Le transport aérien a donc toutes les chances d'être réduit en 2027, et Boeing (ou airbus), les moins biens placés pour donner leur avis (partial) sur la question, les projections relevant d'Astradamus ou de Madame La Lune.  Les "prévisions" de croissance à "3.2 % l'an" ? Une bonne blague !

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Barrages mal entretenus.

Par Patrick Reymondle 11 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images Christian Kert, député Ump des Bouches-du-Rhône a présenté son rapport sur les barrages en France, en partant d'un non-sens.
Il a parlé de Malpasset, pour parler de l'état "médiocre", voir préoccupant de 200 sur 450 barrages EDF.
Sachant que la plupart des barrages ne sont pas des propriétés de la compagnie d'électricité.
Donc, on peut faire plusieurs remarques.
Malpasset était neuf, quand il a cédé. D'ailleurs, ce n'est pas lui qui a cédé, c'est le rocher.
La technique utilisée (barrage voute), transmet les forces à la montagne, il faut donc qu'elle soit sans défaut.

Elle ne l'était pas.
La situation d'EDF est caricaturale, elle donne des dividendes et n'investit pas assez dans l'entretien.
C'est d'ailleurs le problème de beaucoup de barrages.
Quelque soit le propriétaire, la possession est une oeuvre de longue haleine, où, si l'on comprend bien qu'il faut initialement investir et rembourser les emprunts, les héritiers comprennent peu ou pas du tout la nécessité d'entretenir et de provisionner de coûteux travaux.
C'était, peut-être le voeux des investisseurs initiaux, mais un siècle après, les possesseurs n'ont plus le feu sacré.
Ce problème est aggravé par le système économique en vigueur, pour lequel l'immédiat et de rigueur, et que demain, c'est trop loin.
On peut aussi rajouter la gabegie des autorités politiques locales et nationales qui ont laissés pourrir la situation et s'urbaniser des zones dangereuses.

Photo  : Malpasset. e GNU Free Documentation license

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INRA : on continue

Par Patrick Reymondle 10 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_3 Le problème, avec les "experts", c'est qu'ils partent d'une expérience passée, qu'ils projettent dans l'avenir, sans jamais deviner les points de rupture, ou sans jamais vouloir les voir.
L'INRA parle des  campagnes françaises en 2030 et se contente de parler de ce qui est déjà arrivé : péri-urbanisation et mitage agricole, exode rural et espaces agricoles "destructurés".
C'est plutôt l'esprit des "experts" qui est destructuré.
En effet, la pression démographique sera, en 2030, envolée, le schéma d'exode rural, de développement économique s'appuie sur UN paramétre et UN seul, c'est l'énergie fossile bon mar