Monday 22nd May 2017,
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La saisonnalité des consommations mondiales de produits pétroliers milite pour une reprise des cours

La saisonnalité des consommations mondiales de produits pétroliers milite pour une reprise des cours

Les cours du pétrole semblent être globalement déterminés par la confrontation de l’offre et de la demande de la ressource physique mais aussi par l’attrait des papiers appuyés à ce pétrole et échangés sur les marchés, outils spéculatifs de couverture en cas de baisse des principales devises dont, bien-sûr, le dollar US.

Sur le marché physique de la ressource, il est usuel de considérer essentiellement l’offre déterminée par la somme des investissements réalisés durant les années précédentes, par les accords de productions de cartels tel que l’OPEP, associé depuis peu à la Russie, ou par la volonté des banques régionales américaines de soutenir les extractions locales d’huiles de schistes. Ces paramètres dépendent des cours du moment et interagissent sur ceux-ci.

Mais je voudrais  invoquer, ici, un autre paramètre important: la demande mondiale croissante en produits pétroliers. Demande sponsorisée par l’évolution croissante du niveau de vie des Nations, en particulier asiatiques. Demande mondiale liée à la croissance mondiale des transports des hommes et des marchandises.

Selon l’IEA, la demande en produits pétroliers présente une forte saisonnalité qui a porté, pour la seconde part de 2016, le flux moyen de produits pétroliers consommés au-delà des 97 millions de barils par jour (FIG.).

Cet accroissement de la demande qui selon cette officine évolue autour des 2% par an (ou annuellement 1,9 million de barils par jour) pourrait être de nature à tendre à nouveau la demande mondiale au cours de la deuxième partie de l’année 2017. Selon l’EIA  américaine cette demande mondiale en produits pétroliers devrait atteindre un flux de 99 millions de barils par jour, durant le second semestre 2017 et dépasser les 100 millions de barils par jour, au cours du second semestre 2018.

Ce phénomène est de nature à renforcer alors les cours du brut, entre 50 et 60 dollars le baril, dans un marché en ce moment largement alimenté. Les cours ne pourront gaillardement franchir les $60 le baril que le jour où la demande pourra absorber le surcroit des production d’huiles de schistes américaines sans perturber le marché global. Ce n’est qu’une question de trois ou quatre années d’accroissement continu de la demande, associé à la déplétion naturelle des champs conventionnels.

Remarque: j’ai volontairement représenté également les prévisions de flux de l’IEA réalisées deux ans auparavant, en Juillet 2015 et qui montrent la tendance de cette officine à minimiser la croissance prévisible de la demande mondiale en produits pétroliers. Manque de « vista » ou volonté d’agir sur les cours à la baisse? J’opterais, plutôt, pour la deuxième hypothèse.

Le 18 Mars 2017

 

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