Tuesday 28th March 2017,
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Faut-il faire confiance aux simulations climatiques?

Tout comme au temps de Pasteur, démolisseur révolutionnaire des théories de la Génération Spontanée en vigueur, à cette époque, grâce à sa découverte du rôle des germes, la « nouvelle vague » de climatologues a, en quelques années renvoyé au rancard les cycles climatiques des paléoclimatologues traditionnels qui plaçaient la Terre dans sa galaxie. Toute cette science empirique des cycles climatiques ne serait que foutaises et seules compteraient les teneurs en CO2 et autres gaz à effet de serre, comme le méthane, dans l’atmosphère. Ces néo-savants, dont-on ne voit pas lequel serait le nouveau Pasteur,  s’appuient sur de complexes travaux de simulations informatiques qui par itérations successives, à partir de modèles étalonnés sur les fragiles observations climatiques réalisées durant le vingtième siècle, tentent de prévoir quel sera le climat de la planète (ou d’un lieu quelconque de cette planète) dans quelques décennies.

J’aime lire les réflexions d’une  ex-adepte et animatrice de ces travaux de simulation, Judith Curry, qui connait parfaitement la structure de ces modèles informatiques mais qui s’est détachée de ses anciens compagnons en raison de dérives observées dans leur rigueur scientifique au profit d’un comportement de clan, accompagnées, semble-t-il, d’une trop forte addiction de leur part aux gains et aux honneurs.

Dans un papier récent, intitulé « Climate for lawyers » Judith Curry tente, en tant qu’experte, de répondre  à certaines questions de lawyers (américains?) qui lui demandent:

1 Qu’est-ce qu’un modèle climatique mondial?

2 Quelle est la fiabilité d’un modèle climatique?

3 Quelles sont les fragilités (failings) de tels modèles?

4 Ces modèles constituent-ils des outils assez fiables pour prévoir les changements climatiques?

Je trouve, pour ma part, ces questions fort pertinentes de la part d’avocats  américains. Questions que ne se posent guère nos médias et autres dirigeants franchouillards convaincus.

La réponse, qui sera probablement  présentée devant un tribunal, est toute en mesures mais cependant  destructrice.

La première réponse quantitative au sujet de ces modèles concerne la sensibilité climatique à l’équilibre (ECS) dans l’hypothèse d’un doublement des quantités de CO2. Elle varie selon les modèles les plus récents entre 1,5°C et 4,5°C, de larges incertitudes demeurent sur le signe de rétroaction de la couverture nuageuse et sur son ampleur.

Remarque: rappelons qu’à partir des mesures américaines et japonaises de la teneur en CO2 de l’atmosphère entre 1986 et 2016, donc sur trois décennies, il apparait que la teneur en CO2 a crû durant cette période de 0,48% par an en moyenne. Ceci porte un doublement possible de la teneur en CO2 de l’atmosphère en 146 ans (70/0.46), soit vers 2132 (1986+146). Compte tenu des efforts des Nations pour réduire les émissions de CO2 d’ici là et de l’aptitude de la planète à absorber de plus en plus de CO2 il est possible  que cette période de doublement soit en pratique encore plus longue. Donc, dans la réalité, une hypothèse d’un doublement de la teneur en CO2  nous conduit gaillardement au cœur du XXII ème siècle ou au-delà. Personne ne peut aujourd’hui prévoir sérieusement quelles seront les ressources énergétiques consommées dans le monde  à si longue échéance. Cette échéance lointaine et aléatoire confère aux anodines hypothèses de doublement des teneurs en CO2 atmosphérique un caractère assez théorique sinon irréaliste.

Enfin, dans son analyse Judith Curry invoque diverses causes aléatoires et naturelles qui peuvent agir sur les variations du climat, tel que le volcanisme, qui peuvent rendre caduques bien des simulations.

LIRE le papier de Judith Curry

LIRE pour les thèses cycliques actuelles  du climat le papier de Javier hébergé sur le site de Curry, ce qui n’est pas anodin.

Le 14 Novembre 2016

 

 

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