Thursday 23rd February 2017,
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Et si la transition énergétique allemande se réfugiait tout simplement dans l’exploitation des gaz de schistes?

Raymond Bonnaterre Uncategorized 13 commentaires

Devant le fiasco de la transition énergétique allemande, tout le monde s'anime outre-Rhin. On ne va tout de même pas dépendre pieds et poings liés du cousin Russe et de son comparse Gazprom pour l'approvisionnement en énergie. Alors peu à peu une option semble se dégager; et si l'Allemagne exploitait mieux ses réserves de gaz de schistes (schiefergas). Le BRG ou Institut Fédéral pour les Géosciences et les Ressources Naturelles de Hanovre, le BRGM allemand, vient de publier une vaste étude sur les ressources de schiefergas allemand. Elles sont importantes et semblent osciller, pour le gaz en place, autour des 13 milliards de m3 (FIG.I) dont il serait possible d'en extraire autour des 10% ou peut-être plus, compte tenu des techniques de fracturation existantes.

Allemagne- gaz de schistes

Parmi les grands pays européens, outre la Pologne qui politiquement veut atteindre son indépendance énergétique vis à vis de la Russie, c'est certainement la Grande-Bretagne qui affiche le plus grand pragmatisme sur ce sujet. La Royal Society et la Royal Academy for Engineering viennent de publier un manuel intitulé "Shale gas extraction in UK" de bonnes manières raisonnables d'exploitation des gaz de schistes.

Soyez sûrs braves gens, la révolution énergétique américaine va faire des adeptes et les braves couillons de français, as usual, arriveront maris après la bataille! Une consolation : nos bonnes réserves de gaz ne s'évaporeront pas d'ici là.

LIRE un papier allemand sur le sujet ou accéder à l'étude du BRG. LIRE le poulet de la Royal Academy sur les règles de l'art.

Le 21 Juillet 2012

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13 commentaires

  1. Vince juillet 22, 2012 à 12:06

    La décadence a toujours précédé la chute des empires. Il faut savoir guetter les signes de cette décadence… En voilà un particulièrement croustillant : http://ecologie.blog.lemonde.fr/2012/07/21/aux-etats-unis-les-compagnies-gazieres-veulent-forer-dans-les-cimetieres/

  2. Ray juillet 22, 2012 à 1:52

    Papier répugnant de propagande de la part d’un blogueur du Monde. Sélectionné par Vince…bien-sûr! Nous avons compris: ces américains vénaux ne respectent même pas leurs morts! Je ne suis pas si sûr que ce soit exact. L’américain-moyen honore sûrement beaucoup plus ses morts que son homologue français. L’excellent Philippe Ariès avait écrit sur ce sujet des pages d’une grande intelligence. Mais connait-on Philippe Ariès chez les blogueurs du Monde? C’est peu probable.

  3. Vince juillet 22, 2012 à 2:16

    Ah, mais je ne dis pas qu’en France c’est mieux ! D’ailleurs les USA et la France ont beaucoup de points communs à mon humble avis…
    En revanche cette petite histoire montre bien à quel niveau d’absurdité (et de décadence, donc) la course à l’énergie est arrivée aujourd’hui. Vous savez, j’ai toujours été convaincu que l’humanité allait récupérer jusqu’au dernier cm3 de gaz de la planète et jusqu’à la dernière goutte de pétrole. Le problème, à mon humble avis, est que le débat de cette surexploitation se situe aujourd’hui uniquement sur un plan moral (en gros : c’est bien ou c’est pas bien ?).
    Alors soit, discutons… Maintenant, si vous allez parler avec des gens de l’extinction massive du Permien (par exemple, hein) essentiellement causée par la libération de méthane , eh bien vous n’avez plus personne. Or « la bombe du méthane » – des termes repris par des articles que vous devez sûrement considérés comme des papiers de « propagande », je me trompe ? -, est tout sauf une fable… Et là nous sortons du domaine moral. Quoique, pas tout à fait, car à partir du moment où un emballement climatique d’envergure est considéré comme fortement probable, nous sommes toujours dans le domaine moral, mais à un niveau plus mature, plus adulte, soit : « voulons-nous que les générations à venir en chient comme il faut, ou pas ? ».

  4. Vince juillet 22, 2012 à 2:44

    Je précise à tout hasard que je parle plus haut du méthane des fonds océaniques, pas seulement celui du Grand Nord (qui est presque négligeable à côté !). De mémoire, il me semble qu’il « suffit » d’une augmentation de 2°C de la température des océans pour que ce méthane soit libéré.

  5. letrader juillet 22, 2012 à 2:47

    C’est microscopique 13 Bcm (dont seulement 10% extractable!).
    Quelques ordres de grandeurs semblent utiles: consommation de gaz au UK : 100 Bcm/an, consommation de gaz en France : 50 Bcm/an, consommation de gaz en Allemagne : 80 BCm/an (à la louche). Taille du Nord Stream : 55 Bcm/an.
    D’autre part il est à noter qu’Exxon s’est retiré de l’exploitation des gaz de schistes en Pologne car jugés moins prometteurs que prévu.

  6. Ray juillet 22, 2012 à 5:20

    Vous avez raison le trader. Mais alors pourquoi tout ce foin côté BRG allemand? Diversion?

  7. Marvin juillet 23, 2012 à 8:57

    @Ray: Alors pourquoi ce titre si c’est négligeable?

  8. L'ombre juillet 23, 2012 à 12:51

    10% des réserves exploitables c’est raisonnable et représente tout de même 15 ans de consommation nationale !

  9. Ray juillet 24, 2012 à 10:23

    Excusez-moi Marvain, je ne le ferai plus. Je vous présente toutes mes excuses les plus plates d’avoir fait par erreur sursauter vos convictions.
    Quoiqu’il en soit, l’Allemagne sort ses gaz de schistes, cela en dit long sur la débandade énergétique « transitionnelle » en cours. On sait, de par l’histoire, nos voisins allemands parfois trop sensibles aux idéologies romantiques et l’écologisme en est une. Ils en perdent alors leur bon-sens.

  10. Grunchard août 27, 2012 à 7:33

    Je ne sais où mettre cette info, qui vaut de l’or :

    http://www.argusmedia.com/pages/NewsBody.aspx?id=811412

    German solar power cuts Swiss trading margins
    24 Aug 2012 14:46 GMT
    Hanover, 21 August (Argus) — Increasing German solar power generation is costing Switzerland’s electricity industry around 100mn francs/yr ($104mn/yr), according to Swiss power industry association VSE.

    VSE criticises the “distorted competition” between Swiss hydropower generators and heavily subsidised German solar generators. Swiss power traders are finding it increasingly difficult to sell hydroelectric peak power at midday, according to VSE president Kurt Rohrbach, who is also managing director of Swiss utility BKW. Power price fall sharply in Europe when the sun shines in Germany, Rohrbach said recently.

    VSE plans to present details on the repercussions of Germany’s renewable subsidies on Switzerland’s power industry in mid-October, as part of the association’s preliminary overview report for 2012.

    VSE warns that German solar power is threatening Swiss hydropower projects, despite the fact that the two are “natural partners”. Hydropower — pumped storage or run of river — is able to balance the more fluctuating solar power.

    Swiss utility Repower warned this week that feed-in tariffs for renewable generation are distorting the market and keeping energy prices artificially low.

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