Monday 24th April 2017,
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Relations entre consommation de pétrole et cycles économiques. Qui de l’oeuf ou de la poule?

Raymond Bonnaterre énergie fossile 13 commentaires
Relations entre consommation de pétrole et cycles économiques. Qui de l’oeuf ou de la poule?

L’expérience montre qu’il existe chronologiquement une relation entre les variations annuelles du PIB mondial et les consommations globales de pétrole (LIRE le chapitre:Ce lien énergie-économie est encore plus vrai pour le pétrole). Certains au-lieu de parler de consommations, parlent directement de productions de pétrole en introduisant de ce fait un a-priori qui affirme qu’il y aurait  pénurie de pétrole ce que les marchés n’indiquent pas, à ma connaissance. S’il y avait pénurie de pétrole dans le monde il apparaitrait aussitôt un Marché Noir qui permettrait aux Nations les plus riches ou les plus puissantes de s’approvisionner alors que les Nations les plus pauvres seraient soumises à des quotas ou des allocations réduites. Aujourd’hui, en Europe, la Grèce sûrement rencontre quelques difficultés d’approvisionnement, mais expédier un cargo de brut vers la Grèce comporte à ce jour un risque financier que certains ne veulent pas prendre, ce n’est pas un indicateur de pénurie de pétrole mais plutôt de manque de confiance commerciale. Le marché européen du Brent beaucoup plus sensible aux branquignolesques comportements des pays du Proche et Moyen-Orient et beaucoup plus débridé sur la Place de Londres que ne l’est le WTI coté à NEW YORK et échangé à Cushing, Oklahoma, largement alimenté par le pétrole canadien et les condensats de gaz de schistes, pourrait être assimilé au Marché Noir du pétrole du moment. Mais il existe une limite: le cours du baril de Brent ne peut pas durablement excéder celui de l’essence dans le Golfe du Mexique, sous peine de voir affluer en Europe les tankers de produits raffinés chargés aux USA et moins onéreux que le brut local. Le spread entre Brent et WTI varie entre 10 et 15$/baril tout en se maintenant au-dessous de la marge de raffinage de l’essence américaine. C’est donc un marché capé par la disponibilité de produits raffinés américains qui s’exportent bien, merci!

Il n’y a pas pénurie physique de pétrole en raison de prix élevés du baril qui ont largement dopé les investissements d’exploration depuis près d’une décennie. Si l’on en croit les études prospectives cohérentes de l’IHS, de l’AIE et la récente étude de Leonardo Maugeri du Belfer Center. Selon ce dernier et si les prix attractifs persistent, les accroissements de capacités de productions prévisibles de l’Irak, des USA, du Brésil et du Canada porteraient le potentiel d’extraction global de 93 millions de barils/jour en 2011 à plus de 110 millions de barils/jour en 2020. Ceci correspond à une croissance du potentiel d’extraction de pétrole de 8 millions de barils/jour et de celle de récupération des condensats de gaz conventionnels ou non de 9,6 millions de barils/jour. Selon ces études il n’y aurait pas de pénurie de pétrole dans le monde durant les deux décennies à venir.

La relation entre variation de la consommation de pétrole et variation du PIB mondial peut dont s’exprimer sous deux formes.

-L’une triviale et pleine de bon-sens: « la consommation de pétrole dans le monde varie avec les cycles économiques ». Elle est forte en haut de cycle, et beaucoup plus faible en bas de cycle. Cette consommation est plus ou moins contrainte par les cours du brut du moment. La forte baisse des consommations de liquides des pays OCDE entre 2005 et 2010 (FIG.I) illustre ce phénomène. Et pourtant les pays riches de l »OCDE n’ont jamais manqué de pétrole durant ces années là.

Conso-liquides-OCDE

-L’autre formulation ou la variable et la fonction sont alors interverties est à mon sens beaucoup plus tirée par les cheveux. Elle consiste à avancer comme le font certains penseurs français que les cycles économiques sont déterminés par les productions de pétrole du moment. Formidable jump dans l’approche économique qui n’établit pas, à ce jour, de lien clair entre les cours du pétrole et la santé économique des Nations en raison du recyclage des pétrodollars par les fonds souverains, des achats d’armement et des dépenses des élites des monarchies pétrolières en produits et services de luxe. Il y aurait, selon cette thèse, une pénurie physique de pétrole qui ralentirait les transformations et les échanges au sein de l’économie mondiale. Mais alors comment expliquer la croissance continue des consommations de liquides des pays NON OCDE (FIG.II). Y aurait-il dans ces thèses du rationnement mondial une part de balivernes? De catastrophisme mondain? Peut-être un mélange de ces deux ingrédients…pour éblouir et faire payer le gogo médusé. Forme élaborée de la pénurie déclarée, mais ne reposant sur aucun fait établi.

Conso-liquides-NON-OCDE

Pour essayer d’analyser sainement la relation entre économie et consommation d’énergie il apparaît comme nécessaire de faire la part entre les économies développées et celles en voie de développement Chine, Inde, Autres pays asiatiques qui assurent leur développement en consommant beaucoup d’énergie essentiellement à base de charbon extrait localement ou importé, forme disponible la moins onéreuse de l’énergie primaire dans ces régions. Les pays NON OCDE voient leur consommation de produits pétroliers et autres biocarburants croitre linéairement de 1,4 million de barils/jour depuis 2003 (FIG.II). Drôle de pénurie! Pour les pays de l’OCDE qui rassemblent la plupart des pays développés, les acteurs économiques font tout pour se mithridatiser contre le poison des variations brutales des prix de l’énergie, grâce à des actions rentables de progrès dans l’efficacité énergétique des processus industriels, de logistiques et de distribution. Il faut imaginer des entreprises de plus en plus résilientes aux prix de l’énergie, celles n’agissant pas dans ce sens étant condamnées à disparaitre au profit de leurs concurrentes des pays en voie de développement (ex. la production primaire d’aluminium, de plus en plus présente en Chine et disparaissant d’une Europe à l’énergie électrique rationnée et plombée par l’absence de politique énergétique cohérente de ce continent). Ces transferts de productions décidés par des raisons économiques, se font bien-sûr aux dépens de l’efficacité énergétique globale de la production d’aluminium qui consomme 4% au moins de la production d’électricité mondiale.

Pour imaginer sur ces problèmes un futur à moyen-terme, les projections au-delà de 2030 n’ayant que peu de sens car elles ignorent les innovations technologiques de rupture et les découvertes de ressources à venir, il faut imaginer les pays grands consommateurs et gaspilleurs d’énergie rejoindre un mouvement plus vertueux fait d’économies et de mesure sous l’influence du seul paramètre du premier ordre: le PRIX DE L’ÉNERGIE, externalités comprises. Ce mouvement se dessine en ce moment aux États-Unis sous l’impact des deux paramètres majeurs que sont la montée des cours des produits raffinés plus chers que ceux du BRENT à Londres et la disponibilité de gaz de schistes peu onéreux qui peu à peu remplacent le charbon. Demain, la Chine et l’Inde devront restreindre leurs importations de charbon devenu trop onéreux, elles optimiseront alors à leur tour l’efficacité énergétique des processus qui les concernent. Leurs productions locales de gaz non conventionnels participeront à ce phénomène prévisible.

La relation entre cycles économiques et consommation d’énergie sera bien sûr toujours vraie mais de façon beaucoup plus amortie grâce aux gains d’efficacité et de diversification réalisés sous la contrainte économique des prix des énergies primaires. L’innovation favorisant les processus de substituabilité compétitive des sources d’énergies sera de plus en plus active et déterminante dans le succès économique des entreprises.

 

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13 commentaires

  1. Tonton juillet 10, 2012 à 9:08

    Maugeri a basé son travail sur ceux de l’IHS affilié à Daniel Yergin et des chiffres de réserves ultimes de l’USGS de l’année 2000.
    Une critique par Olivier Rech, piquiste transfuge de l’AIE travaillant dans le conseil pour des fonds d’investissement (le declin fait cendre). Beaucoup de choses intéressantes, Maugeri a d’ailleurs commis des prospectives erronées par péché d’optimisme (d’autres par pessimisme évidemment).
    http://petrole.blog.lemonde.fr/2012/07/09/nier-limminence-du-pic-petrolier-est-une-erreur-tragique-dit-lancien-expert-petrolier-de-laie/
    Par ailleurs Jancovici a mis à jour des informations intéressantes sur son site.
    http://manicore.com/documentation/transition_energie.html

  2. Ray juillet 11, 2012 à 6:22

    Tonton, je ne souhaiterais pas faire ici plus de PUB ou de prosélytisme pour ces adeptes du peak-oil qui prédisent des transitions énergétiques sans préciser le but à atteindre sinon une hypothétique décadence économique européenne résultat d’un manque de pétrole. La décadence européenne est à mon sens beaucoup plus due aux idéologies pétauchardes qui la traversent. L’Europe à peur du Nucléaire, du gaz carbonique, des gaz de schistes, de la désertification de la Bretagne par manque d’eau et que sais-je encore. Le Principe de Précaution de NKM, issu de la pensée germanique, donnant le pouvoir de contrôle sur l’innovation et le progrès technologique aux sociologues altermondialistes, illustre ce que l’on peut faire de pire dans le domaine et paralyser une économie.
    Les idéologies qui traversent ces thèses et leurs inévitables formes perverties sont beaucoup plus à craindre qu’une hypothétique pénurie énergétique à venir.
    Certaines actions violentes à motivations écologiques, rappellent trop les méthodes des commandos de la montée du fascisme italien pour ne pas s’en inquiéter.
    Dans tout mouvement idéologique des intellectuels viennent apporter leur savante caution. Je ne souhaite pas en faire partie.

  3. Ray juillet 11, 2012 à 9:36

    Tonton, voici ce que dit exactement Maugeri page 21 au sujet de ses sources:
    « I could not access the IHS-CERA and Wood Mackenzie sources after August 2011, but that was not crucial because I reviewed and crosschecked the individual production plan for each country using other sources, such as the excellent publications of the Energy Intelligence Group, official data from producing countries, and new oil company information about changes in various projects. »

  4. Ray juillet 19, 2012 à 2:45

    Sur ce sujet on peut également lire les papiers de peak-oilers célèbres qui montrent que la croissance de la consommation de pétrole s’amortit depuis 40 ans, début de maîtrise d’une gabegie sans nom…Dieu soit loué!
    Bien sûr la thèse soutenue rejoint celle de notre pluri-technicien.
    http://www.theoildrum.com/node/9343#more

  5. Ray juillet 19, 2012 à 4:18

    Pour être plus sérieux on peut lire les résultats des travaux de Akira Yanagisawa qui a analysé en long en large et en travers les relations entre PIB et consommation d’énergie. L’hétérogénéité des relations entre ces deux paramètres entre le Japon et le Canada ou les USA montre combien il est peu prudent de vouloir tirer des lois générales à partir de données globales.
    http://eneken.ieej.or.jp/data/3618.pdf
    Tout dernièrement, il a déterminé l’impact d’un accroissement de 10$ du prix de baril de pétrole sur le PIB des nations ou de groupes de nations.
    http://eneken.ieej.or.jp/data/4338.pdf

  6. Ray août 7, 2013 à 1:49

    Un exemple de recyclage des pétrodollars dans l’économie mondiale: l’appel d’offre pour le métro de Riyadh, dépense qui doit représenter quelques jours de la recette pétrolière de l’Arabie Saoudite.

  7. yoananda mars 24, 2014 à 8:55

    Post très intéressant, qui est (au final) le seul argument valable contre le « peak oil ».
    Steven Kopits y a répondu par avance avec brio dans une présentation récente : http://www.youtube.com/watch?v=dLCsMRr7hAg

    Les prévisions des organismes officiels sont systématiquement fausses et pèchent par optimisme. S’y référer permet tout juste de prévoir le passé.

    Oeuf ou poule ? La relation va dans les 2 sens.
    On ne peut pas se contenter de raisonnement linéaires dans un système global bourré de boucles de rétroactions dans tous les sens.
    Évidement, en cas de récession (par exemple) la consommation d’énergie chute.
    Mais à l’inverse, et pour prendre un cas extrême, il est facile de comprendre que sans énergie, pas de PIB (cf Jancovici notamment).

    Les gains d’efficacité énergétiques sont d’environ 1% par an en moyenne.

    L’explication de l’impact, non pas de la pénurie (qui n’existe pas encore) mais du rendement décroissant (c’est ça la vraie question pour l’instant) de l’extraction du pétrole n’est en effet pas simple à expliquer dans notre système mondial ultra-complexe. C’est ainsi. Le déplorer ne rends pas la chose moins vraie.

    Donc, ce qu’il faut voir, c’est que le pic pétrolier le fait par étapes « discrètes » et non pas par une grosse pénurie sortie d’on ne sait ou du jour au lendemain.

    Première étape : depuis 1979 (2ème choc pétrolier) la production par personne n’augmente plus. Elle est compensée en partie par d’autres énergies, mais surtout par de l’endettement croissant (politiques de dérégulation, etc…). On voit clairement sur les courbes d’endettement des état un point d’inflexion au même moment.

    2ème étape : la production par personne diminue, même si la production globale augmente toujours. Ca, c’est depuis 2005, depuis que le pétrole conventionnel a atteint son pic.
    On compense par des pétroles plus cher, mais ça a quand même provoqué la pire crise économique depuis 1929. Et encore, si la théorie du pic pétrolier est vraie, on en encore rien vu.

    La question du marché noir est intéressante. Mais pour l’instant il n’y pas « pénurie » officiellement, puisque la production augmente toujours. Donc pas de réaction, puisque pas de perception.

    Par contre, je ne sais pas dans quelle mesure les marchés noirs se développent, et surtout dans quelle mesure ça peut s’appliquer à quelque chose comme le pétrole, qui est très très surveillé par les USA. N’oublions pas qu’ils ont fait la guerre a Saddam, juste pour avoir voulu vendre son pétrole en € !!!
    Pour l’instant, le marché noir n’est pas possible à cause de la puissance militaire US.

    Bref, revenons à nos moutons. Depuis 2005 donc, nous sommes passés dans une nouvelle ère. Presque 10 ans. Il va nous falloir trouver 4 arabie saoudites pour compenser le déclin (-6% par an) du conventionnel.
    Même si des hydrocarbures ils y en a autant qu’on veut sur Titan, on n’a pas la technologie pour les exploiter. C’est pareil pour les pétrole de schistes : on sait faire, mais pas à bas coûts. Il y a une limite, un limite qu’on atteint de manière exponentielle.

    Si aujourd’hui le VOLUME brut extrait augmente, l’énergie disponible au final elle diminue probablement déjà (selon des estimations).
    Et on le voit : aux USA les km parcourus diminuent sans qu’aucune explication si ce n’est la « pénurie » ne puisse l’expliquer, de même pour la consommation d’essence.
    mais avant d’en arriver au manque a la pompe, les sociétés ont des tonnes d’amortisseurs (on utilise de plus en plus le vélo par exemple, entre autre) sans compter les gains d’efficacités (mais qui sont minimes au final).

    Enfin il ne faut pas oublier que si les prix montent (pétrole X5 en 10 ans), c’est justement parce que la denrée devient « relativement » rare. J’insiste sur le relativement. Pour l’instant, on parle de baisse de la vitesse de croissance et non pas de baisse en absolu. Baisse suffisante pour faire patiner la croissance réelle mondiale. Bien sûr, le PIB mondial augmente, en partie a cause des émergents, en partie a cause des maquillages statistiques.
    Mais, réfléchissons un moment : toute la technologie a déjà été inventée … si l’Asie n’était pas contrainte par l’énergie (non pas en volume, mais vitesse de croissance du volume), elle serait en croissance beaucoup plus rapide qu’elle ne l’est.

    Maintenant, d’ici environ 2017 (+/- 2 ans) on va atteindre le « pic absolu ». Déjà parce que les gaz de schistes ont … de l’eau dans le gaz, quand on regarde de près ce qui s’y passe. Ensuite, c’est une bulle, avec tous les attributs classiques. C’est, comme dit je sais plus qui, non pas une révolution, mais une fête de pré-retraite (retirement party).

    C’est à ce moment la que le pic sera « officiel », c’est à dire, en 2020, car il faudra avoir un peu de recul pour pouvoir l’affirmer.

  8. Raymond Bonnaterre mars 25, 2014 à 12:29

    Merci pour le lien accédant à la présentation de Steven Kopits qui affirme que la progression de la demande chinoise va bouleverser l’équation mondiale de l’offre et de la demande de produits pétroliers. C’est une évidence, et la dramatisation de sa présentation lui permet probablement de justifier ses honoraires.
    http://www.leblogenergie.com/2014/02/09/vers-un-chamboulement-asiatique-des-marches-du-petrole/

  9. Tonton mars 26, 2014 à 10:48
  10. Raymond Bonnaterre mars 26, 2014 à 11:18

    Tonton, c’est justement cette courbe chinoise aplatie qui est challengée par Kopits qui pense que la demande chinoise devrait être beaucoup plus forte que celle prévue par l’EIA. Je rejoins en partie son point de vue, déjà analysé par l’OPEP, en me basant sur le fait que la demande chinoise de pétrole n’a concerné pour l’instant que, pour l’essentiel, des besoins industriels (bitume et pétrochimie) alors que la demande à venir va se rapporter surtout aux transports, beaucoup plus assoiffés. Cette demande devrait donc fortement accélérer et mettre le marché du pétrole mondial en corner.
    L’accroissement des prix qui devrait être associé à cette demande accrue génèrera spontanément la construction d’unités de GTL et CTL dopées par des apports de CO2 pour le gaz et des apports de biomasse pour le charbon.
    Le fait que des projets GTL soient annulés (Royal Dutch Shell) montre qu’il n’y a pas pour l’instant pénurie en carburants liquides dans le monde, grâce à l’apport des condensats de gaz de schistes américains.

  11. Tonton mars 26, 2014 à 1:00

    Tout cela suppose que la croissance chinoise va continuer sur des rythmes soutenus sans heurts en passant d’un système énergétique dont les prix sont bas et fixés par les administrations à des prix plus vraisemblables qui sera la cause d’un ajustement sévère des surcapacités industrielles et de BTP nourries par un crédit que l’on pourrait qualifier d’un peu trop facile.

    Je ne suis pas si optimiste et doute que cette transition, et plus important les transferts de pouvoir conséquents au sein du PCC qu’ils impliquent, ne se fera pas sans une correction importante de la croissance. On a beaucoup fantasmé sur la sagesse des élites chinoises qui auraient eu tout bon sur tout. Ils chevauchent un dragon plus qu’ils ne le contrôlent. Sur le long terme, l’histoire n’indique pas que la Chine sera un grand pays d’innovation, à part le secteur des télécommunications, si stratégique. Qoros indique le mouvement : incapable de faire grandir des JV avec des constructeurs occidentaux et japonais donnant lieu à des entreprises chinoises indépendantes concurrentes, ils décident d’aller chercher l’ingénierie (Europe, Amérique du Nord), la finance (Israël) et le marketing ailleurs, de faire semblant de vendre leurs jolies copies en Europe pour attirer, en réalité, les consommateurs chinois. On peut promettre un bel avenir à ce genre d’entreprises toutes faites d’illusions.

    Si le secteur énergétique chinois s’ouvre un peu, il permettra peut-être d’augmenter rapidement la part de gaz naturel dans sa consommation dont les ressources vont permettre d’en faire la première source d’énergie au cours des prochaine décennies.

  12. yoananda mars 26, 2014 à 9:50

    L’avantage c’est qu’on sera bientôt fixé.
    Il y a un consensus qui se dégage chez les peakoilers autour de 2017. Donc, d’ici à 2020 l’affaire sera close : soit la production globale baisse, soit elle augmente. On regardera l’énergie finale bien sûr, puisque le pétrole est censé être l’énergie directrice. Il ne devrait pas pouvoir être compensé par d’autres énergies (de manière empirique on constate qu’il peut l’être par le gaz cependant pendant un temps relativement restreint).

    L’avenir répondra, car il y a trop de facteurs à l’oeuvre pour être catégorique dans un sens ou dans l’autre.

    Pour ma part, je penche pour le pic pétrolier.

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