Etes vous Néo Conducteur?



Logofiat A quelques jours du Mondial de l’automobile qui se tiendra du 4 au 19 octobre, retour sur une opération lancée par Fiat, en partenariat avec l’agence de publicité Leo Burnett.
Le concept ? Le neo conducteur

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Exxon-Mobil: baisse des productions de pétrole depuis 5 trimestres consécutifs

Par Raymond Bonnaterre le 31 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

                        Les productions du deuxième trimestre 2008 de la Société pétrolière Exxon-Mobil n'ont pas été bonnes. La production de liquides (pétrole + condensats) a baissé de 10% par rapport à celles du même trimestre 2007. Celles de gaz naturel ont perdu 2,6%, seul le raffinage progresse légèrement de 3,4%. Les productions de liquides affichent leur cinquième baisse consécutive trimestrielle (FIG.) Ce résultat est la conséquence de baisses généralisées d'extraction dans toutes les régions du globe où Exxon exerce ses talents. L'Afrique et la Russie sont en recul de 12%, le Canada et l'Europe en retrait de 10% et les moins mauvaises régions comme les US (-6%) et l'Asie Moyen-Orient (-4%) sont également en baisse. Les productions de gaz également en chute ne rattrapent pas la débâcle du pétrole.Exxonprod2008t2

                     Ce résultat est la conséquence directe d'une gestion purement financière d'Exxon qui s'est distinguée par des rachats massifs d'actions, mais dont les investissements ces dernières années n'ont pas été à la mesure de la taille de l'entreprise. L'absence de vision stratégique d'une entreprise de cette taille est pour le moins surprenante. Certains actionnaires historiques s'en sont émus, mais ont été finalement déboutés. La question reviendra bien à l'ordre du jour si cette tendance persiste.

Le 31 Juillet 2008

Voir aussi : énergie fossile


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Sharp: en 2010 nous atteindrons un prix du kWh photovoltaïque proche de 23 Yens

Par Raymond Bonnaterre le 31 juillet 2008 | Commentaires (12) Commentaires | Permalink

Sharpsolar1_2                  Le Directeur Général du Sharp's Solar Systems Group, Tetsuroh Miramatsu, veut rapidement retrouver sa place de leader mondial  dans l'industrie photovoltaïque. "Nous travaillons avec un horizon à 100 ans" a-t-il déclaré, "les résultats de 2007 qui ont souffert de la pénurie de Silicium, ne seront plus tard qu'une note en bas de page". Dès 2010 Sharp aura une capacité de production d'un GW de cellules solaires en Silicium et d'un GW de cellules en technologie couches minces. Le prix de revient du kWh sera alors proche des 23 Yens (14 centimes d'euros). Sharp pourra alors reprendre la place de leader mondial.

                        140 euros le MWh c'est inférieur au prix de vente moyen de l'électricité industrielle hors TVA en Italie, c'est 40% au dessus du prix de vente allemand ou néerlandais. Les prix au delà de 2010 de l'électricité photovoltaïque deviendront compétitifs par rapport aux mix allemand ou italien. Cette électricité pourra être alors produite sans aucune subvention. Sharp doit installer sa future usine en Italie, est-ce un hasard?

Le 31 Juillet 2008.

Voir aussi : solaire


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Californie: un projet électrique de 400 MW à partir de coke de pétrole sans émissions de CO2

Par Raymond Bonnaterre le 31 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Turbinegaz                     La Société Energy International, JV entre Rio Tinto et BP Alternative Energy, a posé une demande d'autorisation (Application for Certification) auprès des autorités californiennes afin de pouvoir construire une centrale électrique de 400MW qui utiliserait le coke de pétrole, issu des raffineries locales, et un procédé à Cycle Combiné à Gazéification Intégrée (IGCC) avec capture du CO2 et séquestration par injection dans des champs de pétrole voisins, appartenant à Occidental Petroleum et situés dans le Comté de Kern. Ce procédé qui a été très étudié entre autres, par General Electric aux Etats-Unis depuis plus de 35 ans, consiste à partir de coke ou de charbon et d'eau à produire un mélange d'hydrogène et de CO2, puis à capturer le CO2 et enfin à utiliser la combustion de l'Hydrogène pour actionner une turbine à gaz et une turbine à vapeur combinées. L'avantage principal d'un tel procédé très complexe et onéreux, repose sur l'utilisation d'un cycle combiné à très haute température et donc d'excellent rendement. Mais la capture et la séquestration du CO2 consomment une partie de cette énergie. L'installation de centrales électriques de tailles limitées proches des champs pétroliers intéressés par des injections de CO2 est une façon élégante de valoriser ce surcoût par un meilleur taux d'extraction du pétrole. Plus de 2 millions de tonnes de CO2 par an seraient ainsi récupérées et valorisées par cette installation.

Le 31 Juillet 2008.


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La Société pétrolière ENI demeure une formidable machine à générer du cash

Par Raymond Bonnaterre le 31 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Eni                          Miracle à l'Italienne qui se renouvelle tous les trimestres, ENI cette Société pétrolière de taille moyenne, très fortement diversifiée, de l'amont du gaz et du pétrole à la distribution de gaz et d'électricité, en passant par la pétrochimie et l'ingénierie pétrolière fait ressortir un cash flow de ses opérations de plus de 5 milliards d'euros au T2 et près de 10 milliards d'euros au cours du premier semestre. C'est une sorte de conglomérat qui qualitativement, en taille moindre, regrouperait Total, Suez-GDF et Technip. La très forte intégration de ses activités, ses liens privilégiés avec la Libye et son domaine d'activité géographique, l'Italie, en pénurie chronique de ressources énergétiques sont sûrement les points clés de cette très forte rentabilité, avec près de 20% du chiffre d'affaire transformé en cash, le meilleur ratio de toutes les grandes pétrolières.

                       ENI profite de ces ressources pour faire de la croissance externe, elle n'aura aucun problème de liquidité pour régler à Suez son achat de Distrigaz en Belgique qui va la renforcer un peu plus dans un domaine à forte rentabilité, tout en lui ouvrant de nouveaux débouchés vers l'Europe du Nord.

Le 31 Juillet 2008

Voir aussi : actualités


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Le baril de pétrole reprend 5$ sur des données de stocks d'essence étonnantes

Par Raymond Bonnaterre le 31 juillet 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

                            Le Marché du pétrole américain, et par voie de conséquence le marché mondial, ne fait plus de géostratégie. Il regarde avec beaucoup de vigilance et de réactivité les stocks hebdomadaires publiés par l'Energy Information  Administration. Les gogos ont quitté ce Marché, il se retrouve aux mains des professionnels. Hier l'EIA a publié des résultats de stocks hebdomadaires en produits pétroliers globalement en hausses de 2,2 millions de barils, mais avec une baisse tout à fait inattendue des stocks d'essence de 3,5 millions de barils. Aussitôt les cours de l'essence se sont valorisés (+14 cts/gallon) tirant ainsi vers le haut les cours du baril de WTI de 5$ (FIG. fenêtre). Cette hyper réaction démontre la nervosité des opérateurs dans un Marché en phase de retournement. Cette baisse inattendue est totalement inexpliquée par les flux qui devaient conduire à un accroissement global des stocks de 4,5 millions de barils (FIG.). Il existe donc une forte probabilité pour que cette baisse des stocks d'essence soit entachée d'une erreur importante, d'au moins 2 millions de barils. Les résultats des stocks à la fin de cette semaine qui seront publiés début Août, sont donc attendus, en correction, en hausse.Flux2008juillet

Le 31 Juillet 2008.

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Pourquoi le japon n'aime-t-il toujours pas l'énergie éolienne?

Par Raymond Bonnaterre le 30 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Harunobu1769b_2                Le Japon est très en retard par rapport à d'autres nations dans le monde pour la mise en place d'une infrastructure de production d'énergie éolienne. Les autorités se sont fixé un objectif d'avoir installé une puissance nominale de 3 GW en fin d'exercice fiscal 2010, c'est à dire à fin Mars 2011, mais tout le monde pense que cet objectif ne sera pas atteint. Alors le Nikkei Electronics a mené une enquête auprès des professionnels pour savoir quelles étaient les raisons de ce retard du Japon. Les trois principales raisons invoquées par ces professionnels sont les suivantes:

1) les coûts des équipements et des matières premières

2) les délais pour obtenir l'autorisation des autorités nippones, en raison des normes antisismiques

3) l'absence de tarif garanti d'achat à long terme de l'électricité produite.

                       Ce sont donc des causes purement économiques, politiques et non techniques ou géographiques, qui limitent l'extension des énergies éoliennes au Japon (LIRE les commentaires).

                  Les industriels japonais disent avoir le plus grand mal pour obtenir des prix et des délais fiables de la part des constructeurs européens, aux carnets de commandes totalement saturés. Les prix en Euros de ces équipements sont dissuasifs. De plus le raccordement au réseau d'un parc éolien est devenu hors de prix au Japon, en raison de l'augmentation des prix des câbles et des matériels électriques.

                  Les normes antisismiques sévères obligent les professionnels à soumettre leurs projets pour accord à l'administration dont les délais de réponse sont très longs.

                 Enfin et c'est sûrement la raison majeure, le Gouvernement japonais n'a pas de politique de "Feed-in Tariffs" ou de tarif garanti à long terme pour l'achat de l'énergie électrique produite. C'est là, un choix délibéré du Gouvernement japonais qui tient par ailleurs à bouts de bras l'énergie photovoltaïque, elle bien nippone. C'est un Gouvernement qui fait des choix qui favorisent l'industrie autochtone.

                 Ces trois raisons font que les financiers japonais semblent fortement hésiter à se lancer dans l'aventure éolienne. Certains soupçonnent la concurrence de l'énergie nucléaire de bloquer les possibilités de subventions. L'absence de volonté politique de développer une ressource éolienne au Japon est évidente et est en elle-même respectable, dans la mesure ou le choix du développement de l'énergie photovoltaïque est une alternative sûrement beaucoup plus porteuse de progrès techniques et économiques.

Le 30 Juillet 2008.

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Voir aussi : éolien

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L'essence devient un sous-produit de la production de gazole dans le monde

Par Raymond Bonnaterre le 30 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                      Nous y voila! La réduction de la consommation d'essence aux Etats-Unis, sujet cantonné jusque là à des informations privilégiées du Blog Energie, va devenir un débat public qui n'a pas fini de faire des vagues. Tout d'abord c'est Tony Hayward, le patron de BP qui a annoncé lors de la présentation des résultats du T2 qu'il estimait la réduction de la demande d'essence à 5 à 10% par rapport à l'an dernier. Le responsable du raffinage de BP a expliqué, d'autre part, que les raffineries produisaient à fond pour satisfaire la forte demande mondiale de gazole et que l'essence devenait un sous-produit de cette activité. Les raffineurs américains comme Valero qui a réussi à produire 110 mille barils par jour de plus de gasoil au T2 par rapport au T1, à production d'essence constante, adaptent leur outil de production pour produire plus de kérosène et de gasoil qu'ils exportent de plus en plus. Mais les rapports de production sont toujours inégaux avec, pour Valero, une production moyenne d'essence 25% plus importante que celle de gasoil.Gasolinespread

                     La baisse des consommations de carburant aux USA, les opérations de vérité des prix en Inde, au Vietnam, en Malaisie, en Indonésie vont se traduire par un ralentissement très net de la demande en produits pétroliers dans le monde. Une baisse en valeur absolue dès le deuxième semestre de cette année, de cette demande n'est pas impossible. Une des possibilités d'adaptation du marché à cette nouvelle donne est la fermeture partielle ou totale des vieilles raffineries les moins productives aux Etats-Unis. Valero a mis en vente trois de ces vieilles installations (Ardmore, Memphis et Aruba), mais les acquéreurs potentiels font défaut. Qui irait acheter une raffinerie obsolète alors que le Marché du pétrole va être tiré à la baisse par les cours plongeants de l'essence? Nous allons revoir le temps où les stocks d'essence aux Etats-Unis et de brut à Cushing, Oklahoma dirigeront le Marché, finies les grandes envolées géopolitiques et financières, place au business quotidien des pétroliers.

                    Certains boursiers, avec la baisse des cours du pétrole, rachètent les actions des purs raffineurs comme Valero, Sunoco ou Tesoro en espérant que les marges de raffinage vont se rétablir (FIG.). Je pense qu'ils commettent une grave erreur, ils ne devraient pas tarder à s'en rendre compte.

Le 30 Juillet 2008.

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Etats-Unis: la baisse des consommations en produits pétroliers s'est accentuée au mois de Mai

Par Raymond Bonnaterre le 29 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                       Les statistiques mensuelles de l'Energy Information Administration des Etats-Unis montrent une accentuation de la baisse des consommations en produits pétroliers au mois de Mai, par rapport à celles du même mois de l'année précédente. Les consommations quotidiennes de gasoil, de fuel et de kérosène ont baissé de 3,1%, celles d'essence de 2,3%, l'ensemble des consommations en produits pétroliers baissent de 4,4%. Ces résultats confirment, en l'accentuant,  la tendance observée les mois précédents. En cumulé depuis le début de l'année (FIG.) la consommation quotidienne américaine en produits pétroliers est passée au dessous des 20 millions de barils à 19.83 millions de barils/jour, en baisse de 877 mille barils/jour par rapport à 2007.  Après déduction des ajouts de fuel éthanol cette baisse atteint même 1,04 millions de barils/jour, soit 5% par rapport à celle de l'an dernier.Usaconso200805

                Ces baisses de consommations permettent aux raffineurs américains d'accroître leurs lucratives exportations de gasoil à 500 mille barils par jour qui ont ainsi, plus que doublé par rapport à Mai 2007.

                Ces résultats de forte contraction de la demande américaine contrastent avec la stabilité de la demande européenne en produits pétroliers. Nous ne disposons, auprès d'Eurostat, que des résultats du premier trimestre, il a donc deux mois de retard par rapport aux publications mensuelles américaines. Elles font apparaître pour la Zone Euro une augmentation des consommations quotidiennes en produits pétroliers de 1,7%, avec une baisse des consommations d'essence de 4,5%, mais un accroissement des consommations de fuel et de gasoil (+2%). L'Allemagne, le modèle écologique de l'Europe, se distingue avec des consommations en croissance 4% dues à des consommations très fortes de fuel de chauffage cet hiver (+22%). Dans le restant de l'Europe la Grande-Bretagne voit ses consommations quotidiennes en produits pétroliers baisser de 4,5% au cours du premier trimestre, par rapport au même trimestre 2007.

               Les progrès européens vers une réduction des consommations en produits pétroliers vont être plus lents et plus pénibles que ceux des Américains. Par exemple, l'offre de voitures moins polluantes électriques va prendre beaucoup de temps en Europe, en raison du retard intellectuel et industriel des constructeurs européens. La mise en place de politiques fiscales positives ou négatives pourrait accélérer les modifications du parc automobile, mais les constructeurs allemands doivent au préalable développer leurs modèles plus économes en carburant et écouler leurs 4X4 polluants.

               Comme toujours, l'Europe parle beaucoup mais agit peu ou agit lentement, surtout s'il faut remettre en cause ses façons de penser et ses modèles industriels.

Le 29 Juillet 2008.

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Honda veut faire de la commercialisation des véhicules hybrides une activité rentable

Par Raymond Bonnaterre le 29 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Fcxclarity                        Le Vice Président Exécutif de Honda, Atsushi Tanako, au cours d'une réunion de présentation des résultats le 25 Juillet, a affirmé que le modèle de véhicule hybride de 2009 présenterait des coûts d'hybridation divisés par deux par rapport à ceux de la Honda Civic. Cette voiture dont la commercialisation sera un business rentable, sera une voiture 5 portes familiale dont l'aspect extérieur ressemblera à celui de la FCX Clarity (FIG.). Les réductions de coûts ont été obtenues par une simplification des systèmes et des réductions de volumes et de masse des divers composants.

                    Honda a annoncé pour le mois de Juin des  productions mondiales à 323 mille unités, en baisse de 5,4% par rapport à il y a un an. Ces baisses de productions sont importantes au Japon (-9%), aux Etats-Unis (-7%) et ce qui est nouveau, en Chine (-19%). Honda ne donne pas d'explication sur ses baisses de productions chinoises.

                   Ces résultats mensuels sont en décalage important avec ceux de Nissan qui annonce des volumes de production de 310 mille unités, en hausse de 12% tirés par les productions japonaises (+33%) et les exportations hors du Japon (+25%)

Le 29 juillet 2008.


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BP: des productions de pétrole en baisse, de gaz et de produits raffinés en progrès

Par Raymond Bonnaterre le 29 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                         Le pétrolier intégré BP vient de publier ses résultats financiers et opérationnels du deuxième trimestre (T2) 2008. Hors TNK-BP, la filiale russe qui fait souvent la Une des nouvelles pétrolières, les productions de pétrole et de condensats de gaz, à 1583 mille barils/jour, se sont repliées de 1,8% par rapport à celles du T2 de l'année précédente. Cette baisse est due aux déplétions des productions britanniques de la Mer du Nord (-15%) non compensées par ailleurs. Les productions de gaz à 1328 mille barils/jour équivalent pétrole progressent de 3,8% (FIG.). Les productions de produits raffinés à 2239 milliers de barils/jour, se sont nettement améliorées (+5,2%) avec la reprise des productions des raffineries américaines de Texas City et de Whiting (+19% en un an).Bp2008t2

                       Les résultats américains de BP devraient poursuivre leur progression durant le deuxième semestre 2008 avec la poursuite de la montée en puissance de la raffinerie de Texas City et des productions de la plateforme Thunder Horse dans le Golfe du Mexique. BP a également pris l'importante décision de moderniser la raffinerie de Whiting, afin qu'elle puisse à terme, accepter plus de 80% de pétrole lourd canadien à la suite des accords sur les sables bitumineux entre BP et le canadien Husky.

Le 29 Juillet 2008.

Voir aussi : actualités


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Etats-Unis: le "peak travel" se confirme à fin Mai

Par Raymond Bonnaterre le 28 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                       L'Office of Highway Policy Information américain (OHPI) publie tous les mois une estimation des mouvements de véhicules sur les routes américaines. Les résultats du mois de Mai font apparaître une décroissance du trafic de 3,7% par rapport à ceux du mois de Mai de l'année précédente. En cumulé depuis le début de l'année cette décroissance du trafic sur les routes américaines ressort à 2,4% (FIG.). Ce résultat est cohérent avec les baisses de consommations d'essence observées. Si cette tendance se poursuit les résultats à fin d'année pourraient faire apparaître une chute du trafic cumulé de plus de 3%. Ces résultats montrent l'impact des prix du gallon de carburant sur le comportement des citoyens américains. Ce changement d'attitude n'a pas encore été réellement pris en compte par les prévisions officielles, ni bien sûr par les protagonistes du "peak oil" qui projettent toujours des consommations croissantes de pétrole aux Etats-Unis. Aucun papier parlant de l'indépendance énergétique des Etats-Unis qui est un sujet brûlant du moment, n'aborde l'hypothèse d'une réduction des consommations alors qu'elle va devenir évidente et qu'elle réduira d'autant les importations de pétrole ou de produits raffinés de ce pays.  Peaktravel200805_2

Le 28 Juillet 2008.


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Gordon Brown: la Grande-Bretagne sera " la capitale européenne de la voiture électrique"

Par Raymond Bonnaterre le 28 juillet 2008 | Commentaires (14) Commentaires | Permalink

Gordonbrown                        Gordon Brown, poursuivant sa stratégie voulant faire de la Grande-Bretagne la première de la classe européenne en ce qui concerne les réductions des émissions de gaz à effet de serre (LIRE), a déclaré au British International Motor Show la semaine dernière: "La Grande-Bretagne sera la capitale européenne du véhicule électrique". Il a annoncé pour cela que son gouvernement allait ouvrir une ligne d'aides financières de 90 millions de livres sur cinq ans pour aider divers projets.

                       Certains ont trouvé que l'enveloppe n'était pas à la hauteur des ambitions. Mais le Times on line prétend que Renault-Nissan et GM auraient écouté les propos du Premier Ministre britannique avec beaucoup d'attention. Gordon Brown voudrait profiter de la révolution technologique "électrique" pour relancer l'industrie de la voiture en Grande-Bretagne, mais les places seront chères.

Le 28 Juillet 2008.


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Toyota envisage sérieusement les générateurs air-métal, sources d'énergie des futurs véhicules électriques à longue autonomie

Par Raymond Bonnaterre le 28 juillet 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

                      Les piles métal-air sont des produits connus depuis bien des décennies sous diverses formes allant d'une petite pile "bouton" à une grosse pile cubique destinée à alimenter durant plusieurs mois la barrière électrifiée de confinement du bétail dans les grasses prairies. Des produits dérivés mettant en circulation une suspension de métal dans un électrolyte, comme par exemple du Zinc en poudre dans une solution de potasse, le long de faisceaux de tubes équipés à l'extérieur d'électrodes à air, permettent d'atteindre des densités de courant compatibles avec les puissances appelées pour tracter un véhicule. On peut donc imaginer un véhicule électrique équipé par exemple d'une batterie Ni-MH hybride actuelle qui assurera les pointes de courant et la récupération de l'énergie au freinage, associée à une pile à circulation de type air-zinc qui apporte l'énergie électrique nécessaire à une longue autonomie (1000 km ou plus). Toyota affirme travailler sérieusement sur ce types de systèmes pour ses futurs véhicules électriques de longue autonomie (FIG. zone bleue). Toyota_stockage

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               Le succès d'une telle option repose sur de nombreux paramètres:

  1. le choix du métal ou de l'alliage en circulation,
  2. la maîtrise de l'électrode à air (retombée des études sur les Piles à combustible),
  3. la miniaturisation de toute la partie hydraulique et des éléments de pile,
  4. la maîtrise thermique et électrique du système,
  5. la possibilité de recharger électriquement le système pour éviter de fastidieuses vidanges des électrolytes usagés, suivies de remplissages avec des suspensions neuves.

                      Définitivement l'introduction d'un moteur électrique dans une voiture ouvre la voie à bien des solutions et bien des perfectionnements dont nous n'apercevons que les prémices. Les "Sakichi Batteries", du prénom du fondateur de Toyota (FIG.), verront peut-être le jour dans un futur lointain pour totalement révolutionner le stockage embarqué de l'énergie.

Le 28 Juillet 2008.

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L'Algérie poursuit son plan d'accroissement de production de gaz naturel.

Par Raymond Bonnaterre le 28 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                                                Qflexgnl                                      L'Algérie désirerait porter ses capacités de production et d'acheminement de gaz naturel de 62 milliards de m3 aujourd'hui à 85 milliards de m3 en 2012. Dans le cadre de ce plan la Sonatrach vient d'attribuer un contrat de construction d'une unité de liquéfaction de gaz dans le port d'Arzew, à un consortium constitué de l'italien Snamprogetti et du japonais Chiyoda. Cette unité qui doit être construite en quatre ans aura une capacité de liquéfaction de 4,7 millions de tonnes par an ou 10 millions de m3 de gaz liquide. Un méthanier moderne ayant une capacité d'emport de 100 à 200 mille m3, ce sont donc entre 50 et 100 chargements de GNL qui pourront ainsi être réalisés chaque année. Le contrat avait été initialement attribué au britannique Petrofac associé à un groupe indonésien qui n'a pas pu présenter dans les temps, les garanties nécessaires à la bonne exécution des travaux.

                              Les livraisons de gaz sous forme liquéfiée donnent au producteur un large degré de liberté de négoce, pouvant choisir au dernier moment le plus offrant de ses clients potentiels. C'est l'instauration d'un marché mondialisé du gaz naturel, contrairement aux gazoducs qui imposent un marché régional avec des clauses de long terme entre consommateur et producteur. A chaque grande région d'imaginer son mix optimum d'approvisionnement entre forme liquide et forme gazeuse. Pour l'Europe par exemple, plus la part de GNL sera importante et moins le monopole de Gazprom sur la région sera pesant.

Le 28 Juillet 2008.

Voir aussi : énergie fossile


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Les productions de biocarburants ne doivent pas être oubliées dans le bilan offre-demande de pétrole

Par Raymond Bonnaterre le 27 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink

                      Les biocarburants n'ont pas la cote. Ils consomment des cultures vivrières de plus en plus chères qui utilisent de l'eau, menacent la biodiversité; les subventions qui les supportent coûtent cher aux contribuables et ne permettent d'économiser qu'une partie seulement du CO2 théorique, ce qui rend donc la tonne de CO2 économisée hors de prix. Oui, tout cela est vrai mais les biocarburants participent au bilan énergétique des combustibles liquides, dominés par le pétrole. Les productions mondiales en 2007, de fuel éthanol ont atteint 327 millions de barils et celles de biodiesel se sont élevées à 64 millions de barils. La production des deux carburants a donc sensiblement représenté un million de barils de pétrole/jour. L'accroissement de 25% des volumes de biocarburants produits, entre 2006 et 2007, soit 95 millions de barils, a représenté près du tiers de l'accroissement de la demande en produits pétroliers entre 2006 et 2007 (760 mille barils/jour). Les Etats-Unis et le Brésil ont produit plus des trois quarts de l'éthanol, l'Europe et les Etats-Unis ont produit plus des trois quarts du biodiesel (FIG.).Biocarburants2007_2

                     Les économistes distingués lorsqu'il parlent de la difficile adaptation de la production de pétrole à la demande, ne font que répéter ce que d'autres commentateurs ont eu, eux-mêmes, du mal à comprendre en raison de l'aridité du sujet. Il faut en effet bien préciser la nature de l'offre et celle de la demande.

                     L'offre de pétrole s'est accrue depuis un an en raison essentiellement de la relaxation des quotas par les membres de l'OPEP et la décision de l'Arabie Saoudite de produire plus. Celle de gaz condensés qui font partie de la demande en pétrole en alimentant la pétrochimie et le chauffage de nombreux foyers dans le monde, s'est accrue avec la production de gaz (+3,5% en 2007) et la suppression progressive du torchage sur les puits de forage, enfin, l'offre de biocarburants s'est accrue de 25% entre 2006 et 2007.

                    La demande qui est le paramètre principal de cette complexe équation est en phase de contraction dans les pays de l'OCDE depuis la montée des prix des produits pétroliers et la prise de conscience écologique. Ce phénomène est particulièrement marqué aux Etats-Unis où les raffineries, retrouvant des capacités de production excédentaires par rapport à la demande locale, produisent du gasoil plus rémunérateur pour l'exportation. Mais cette demande s'adapte aussi au fur et à mesure de l'implantation ou de la rénovation de raffineries équipées de conversion profonde, avec désulfuration et hydrocracking catalytique, qui permet de consommer des pétroles lourds et soufrés excédentaires. Certains même introduisent une partie de gaz naturel en substitution du naphta dans la pétrochimie.

                  L'ensemble de ces paramètres tous poussés par les prix, vers plus d'économie et la recherche de l'efficacité énergétique, font que l'offre de pétrole est supérieure à la demande. La poursuite de la baisse de la demande dans les pays de l'OCDE et de la croissance de l'offre en biocarburants devrait permettre de maintenir cette situation dans les prochaines années, où la mise en exploitation de nouveaux champs pétroliers compensera la déplétion des productions en activité.

                De ce fait les prix du pétrole devraient revenir à des niveaux plus raisonnables et éviter ainsi au monde une trop longue stagflation (les prix montent et l'activité décroît) en cours de formation.

Le 27 Juillet 2008.

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Voir aussi : bio-carburants

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Les productions de l'OPEP devraient croître au mois de Juillet

Par Raymond Bonnaterre le 27 juillet 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

                        PetroLogistics qui suit les mouvement de tankers dans le monde et anticipe ainsi les livraisons de pétrole, estime qu'au mois de Juillet, les livraisons de l'OPEP devraient croître de 200 mille barils par jour. L'Arabie Saoudite aurait du mal, comme toujours, à vendre son pétrole riche en Soufre faute d'un nombre suffisant de raffineries équipées de conversion profonde dans le monde . "Les Saoudiens pourraient produire plus mais ils ne peuvent pas tout vendre, la demande n'est pas là" a affirmé Conrad Gerber, le fondateur de PetroPlus à Genève, à l'agence Bloomberg.

                       Les nouvelles raffineries en construction au Moyen Orient ou en Asie, les raffineries en phase de modernisation en Europe ou aux Etats-Unis seront quasiment toutes équipées de conversion profonde, utilisant des charges moins chères et pouvant produire plus de gasoil ou de kérosène. C'est un des points clés techniques d'adaptation globale de la demande mondiale aux ressources disponibles.Opep2000806

Le 27 Juillet 2008

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Propagande de l'OMC...

Par Patrick Reymond le 26 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_2 Superbe et splendide échantillon de propagande soviétique dans les médias français.
Alors que les négociations piétinent complètement, que la crise alimentaire double la crise énergétique, les objectifs du cycle de Doha, sont eux aussi déphasés, menteurs, que le pire des dirigeants soviétiques.
Si, pour les objectifs, c'était "Demain on rase gratis", que toute la propagande de l'OMC s'est effondré dans la paupérisation généralisée du monde entier, pour le déroulement des négociations, c'est aussi l'heure de la propagande la plus mensongère.

"Nous ne sommes pas en mesure d'approuver l'accord actuellement ". Ce point de vue est clair et simple.
En ce qui concerne l'agriculture, seul les pays latinos-américains, disposant de grandes latifunda ont l'air satisfaits.
Hier, c'était la percée, aujourd'hui, l'accord est à améliorer (bien que visiblement, certains n'ont aucune envie de le signer, pas seulement en Europe).
Quand au Gauleiter Mendelson, il dit n'avoir à rendre de comptes à rendre à personne, étant infaillible et insanctionnable (modeste surtout, mais pas dans ses notes de frais).
Il ne resterait aux gouvernements qu'à écraser les révoltes de la faim et les insurrections, jusqu'à ce qu'une l'emporte.

Photo : "Staline le bien-aimé est le bonheur du peuple", pardon, "OMC chérie est le petit père des peuples".

Samedi 26 juillet 2008.

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Renault : atteinte qu syndrome GM.

Par Patrick Reymond le 26 juillet 2008 | Commentaires (5) Commentaires | Permalink

Images Le donneur de leçon Carlos Goshn butte sur la réalité.
La réalité, c'est la paupérisation de sa clientèle qui renonce aux grosses berlines, dans un marché qui globalement décline.
Renault, va donc supprimer 6000 emplois, participant à la récession générale (5000 de structures et 1000 industriels).
Le "cost-killing" (pressurer les fournisseurs) contribue aussi à la curée.
Dans les deux cas, on voit la limite de la politique de voiture chère, dans un monde où tout le monde est gêné financièrement parlant.

En même temps, protéger à tout prix la rentabilité financière et les marges (ce n'était pas forcément la politique d' il y a trente ans) est terriblement réducteur.
En effet, toutes les firmes automobiles qui ont privilégiées ce créneau sont en difficultés.
Ce qui compte, sur le long terme, c'est la part de marché, la gamme, qui doit commencer par des véhicules peu coûteux, en carburant, à l'achat, en entretien.

La performance de Goshn au Japon chez Nissan, était finalement très facile.
On réduit, et on laisse aux autres le soin d'acheter les voitures que les nippons achètent de moins en moins.
Maintenant, fini la rigolade pour les "prophètes".
Le ventre du monde, les USA, sont en récession, probablement aussi l'Europe.
Les constructeurs automobiles ne peuvent plus, dans leur mentalité d'assistés, compter sur "les autres" pour acheter leurs produits.
C'est le Fordisme ou la mort pour eux.

Samedi 26 juillet 2008.

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Les cours du gaz naturel illustent l'évolution des cours de l'énergie

Par Raymond Bonnaterre le 26 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                       Il a été déjà souligné ici combien il est important de suivre les cours du gaz naturel sur le NYMEX, annonciateurs d'une possible évolution des cours du pétrole en raison du caractère fortement spéculatif du processus d'établissement des cours de ces formes d'énergie qui ne souffrent d'aucune pénurie, ni aux USA, ni dans le monde. Un "energy strategist" de la Société Générale, Michael Haigh, affirme que "la demande n'est pas forte" et que la Marché pourrait connaître "une fin 2008 très bearish". Alors les cours n'arrêtent pas de chuter (FIG.) et tout le monde espère l'arrivée d'un prochain ouragan sur le Golfe du Mexique pour stopper le mouvement plongeant qui pourrait se propager sur les cours du pétrole.Coursgaz200807

                    On attend avec impatience les commentaires des "spécialistes", les mêmes qui nous expliquaient que la hausse ne reflétait que les fondamentaux du Marché et qui vont nous expliquer maintenant pourquoi les cours de l'énergie ne peuvent que descendre dans les jours à venir.

Le 26 Juillet 2008.

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Stabilisation ou réduction de la consommation mondiale de pétrole pour les 15 ans à venir

Par Raymond Bonnaterre le 26 juillet 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

                     La répartition des consommations de pétrole en 2007 pour une moyenne quotidienne de 85,4 millions de barils était répartie pour 49 millions dans les pays de l'OCDE et pour 36,4 millions dans les pays NON OCDE. Les consommations annuelles de pétrole par habitant présentent de très grandes variations d'un pays à l'autre, d'une zone économique à l'autre (FIG.). Elles vont de 0,9 baril par habitant en Inde à 26 barils au Canada. La moyenne mondiale est aux environs de 5 barils par habitant, celle de l'Europe des 27 est de 11 barils, celle des pays de l'OCDE de 15 barils et chaque américain consomme plus de 25 barils par an. Devant l'ampleur de ce problème plusieurs analyses sont possibles. Il en est deux extrêmes, forcément porteuses de catastrophes, qui sont régulièrement évoquées. Consoparhabitant_2

                      La première position politique est de reconnaître le droit des pays en développement tels que la Chine et l'Inde à accroître librement leurs consommations, à émettre sans contrainte des gaz à effet de serre, avec pour objectif un rattrapage plus ou moins rapide du retard accumulé par rapport au pays de l'OCDE qui eux, avec leurs 1,2 milliards d'habitants, conservent leurs niveaux de consommation actuels. C'est le scénario catastrophe que nous vivons.

                      La deuxième position extrême, comme l'a déclaré un lecteur de ce blog c'est "de vivre Gandhi", est de ramener toutes les consommations  au niveau de celle de l'Inde ou à peu près (garderait-on les ambulances et les hôpitaux?). Position de pur idéologue qui n'a que bien peu de chance de trouver son public.

                      La seule voie possible est de trouver le ou les scénarios qui permettraient de réduire cette dispersion des consommations en partant des deux extrêmes à savoir une réduction des consommations des pays OCDE et une croissance maîtrisée des PAYS NON OCDE, tout en conservant ou en réduisant légèrement la consommation moyenne mondiale par habitant pour tenir compte des  mouvements de croissance démographique. Un scénario résultant d'un accord mondial entre nations qui fixerait un certain nombre de règles et d'objectifs serait préférable à l'alternative d'une résolution barbare du problème.

                       Une approche, parmi d'autres variantes possibles, serait de demander aux pays de l'OCDE de mettre en place des politiques permettant de réduire leurs consommations tous les ans d'un million de barils par jour, avec pour objectif de porter à terme les consommations moyennes de l'OCDE à 10 barils par habitant et par an. Un tel scénario qui est très proche ce ce qui est en train de se passer spontanément, sous la pression des prix en 2008, demanderait 16 ou 17 ans  pour atteindre l'objectif de réduction d'un tiers des consommations. Cette réduction des consommations de 16 à 17 millions de barils par jour des pays OCDE pourrait être en tout ou partie utilisée pour accroître le niveau de vie des pays les plus défavorisés. La répartition des consommations en millions de barils par jour  OCDE/NON OCDE de 49/36 actuelle pourrait ainsi devenir 33/50 en un peu plus de 15 ans (FIG.).Consoocdenonocde_2

              La réduction d'un tiers en seize ans des consommations de pétrole des pays de l'OCDE est un objectif réaliste. Elle devrait même être supérieure à un tiers (50%) en Amérique du Nord, ou le gaspillage est le plus important et où les progrès immédiats sont les plus faciles.

                  La vertu d'un tel scénario est de maintenir stable ou légèrement décroissante la consommation mondiale de pétrole dans les quinze ans à venir (FIG.).

                         Si les nations ne s'engagent pas raisonnablement vers de tels objectifs, au travers d'un accord mondial sur l'Energie qui dépasserait les problèmes d'émissions de CO2, la poussée des prix sur le Marché, les crises économiques qui en résulteraient et la naissance de conflits armés destructeurs se chargeraient d'assurer l'inéluctable équilibre entre l'offre et la demande. Une politique de l'énergie sera obligatoirement mondiale.

Le 26 Juillet 2008.

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Les limites du tourisme.

Par Patrick Reymond le 25 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_3 Le tourisme se révèle un cadeau empoisonné pour bon nombre de pays.
Non content de paralyser tout véritable développement, il contribue à la création d'une infrastructure en bâtiment très (trop) importante et pèse fortement sur les ressources hydriques, à un moment où elles sont faibles.
Le touriste consomme deux fois plus d'eau qu'un habitant local, et le tourisme de luxe, 3 fois plus qu'un tourisme ordinaire. Piscines, espaces verts et golfs...
la population du pourtour méditerranéen passe de 150 millions d'habitants à 400 en pleine saison.

On voit les problèmes que cela pose à l'Espagne, mais, tous les pays sont concernés.
Là aussi, la solution viendra peut être du choc énergétique.
Les déplacements, plus rares et plus coûteux freineront une progression que certains voient atteindre pour le pourtour la bagatelle de 637 millions de résidents estivaux en 2025.
Bien entendu, les personnes qui font ce genre de projections reprennent stupidement les projections passées pour les reporter à l'avenir.
Elles font l'impasse sur la paupérisation et sur la crise énergétique.

Et elles ne pose pas la question : à quand les guerres de l'eau, le stress hydrique étant démultiplié par les politiques de privatisations.

Vendredi 25 juillet 2008

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FORD ECOnetic.

Par Patrick Reymond le 25 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images_2 Les efforts de Ford pour sortir des véhicules plus sobres sont désormais méritoires, bien qu'il semble que ce soit désormais trop  tard.
8.7 milliards de $ de pertes aux deuxième trimestre 2008 sont la rançon de l'aveuglement/complicité, vis-à-vis des pétroliers.
Là, Ford, sort un véhicule aux antipodes de la Ford de Starsky et Hutch (25 litres au 100), pour " l'ECOnetic Fiesta (la consommation) est de 3,7 l/100 km sur route et de 3,2 l/100 km sur autoroute ".

"L'amélioration aérodynamique (son coefficient de traînée est de 0,33), une réduction du poids, des pneux moins sensibles aux frottements, et l'amélioration du process de lubrification moteur   ".
Comme on voit, des choses très révolutionnaires, si révolutionnaires qu'on n'aurait pas pu les faire avant.
Reste qu'il est bien tard. Sans doute trop tard pour Ford et consorts aux USA, dont les ventes sont encore constituées de 60 % de véhicules lourds et très peu sobres.
La "manie de la marge" a plombé les constructeurs US, délaissant les parts de marchés, ils l'ont payés chers et certains font, sans doute, les mêmes erreurs.

vendredi 25 juillet 2008

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Réaction d'internaute...

Par Patrick Reymond le 25 juillet 2008 | Commentaires (3) Commentaires | Permalink

Images "N'en faisons pas un fromage. Mme Lauvergeon s'est excusée : "Lors d'une conférence de presse sur la base nautique des Girardes (Vaucluse), non loin du site nucléaire de Tricastin, Mme Lauvergeon a également réitéré ses excuses pour l'émotion suscitée et promis des indemnisations aux agriculteurs et maraîchers autour de l'usine Socatri.".
Elle s'est excusée de "l'émotion", pas des fuites. Et elle a ajouté qu'en d'autres temps cet incident serait passé inaperçu. Et oui, le plus préoccupant, ce sont les fuites dans la presse ! Sans cela, pas d'émotion, ça passe inaperçu.
Sur le site web AREVA en milieu de semaine il y avait : "SOCATRI renouvelle ses regrets pour les inconvénients suscités par l'incident et ses conséquences médiatiques."En clair, on s'excuse des fuites dans la presse, et de ne pas avoir pu tout camoufler comme d'habitude ! (Déduisez en que la presse est dangereuse, et le nucléaire inoffensif, que la France est transparente et mérite le nucléaire)  ".

Je trouve cette réaction d' internaute savoureuse et je me permets donc de la publier in-extenso.
Difficile de dire pourquoi le mur du silence s'est rompu après tant d'années.
Mais, c'est désormais un fait. Après, il sera difficile de faire rentrer le génie dans sa bouteille.
On nous annonce plein d'EPR. C'est peut-être pour cela.
Les centrales françaises sont vieilles désormais et comme tout équipement industriel qui vieillit, il a besoin d'entretien, de maintenance.
Toutes les opérations concernant les tuyauteries sont les opérations de maintenance les plus classiques.
80 % de celle-ci ayant été externalisées, on peut donc se douter que les contaminations ne sont pas d'hier.
Ne nous leurrons pas, vue l'âge des centrales, il en faudra de plus en plus.
Là aussi, la seule solution est de planifier la baisse des consommations.

Musique de détente : "Non, ne t'éveilles pas encore...", et après, mangez bien vos 6 légumes venus des coteaux du Tricastin.

Vendredi 25 juillet 2008

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EDF Energy relève ses tarifs électriques de 17% et gaziers de 22%... en Grande-Bretagne.

Par Raymond Bonnaterre le 25 juillet 2008 | Commentaires (2) Commentaires | Permalink

Electriciteeuropejuil2007                              La facture énergétique de la deuxième partie de 2008 sera salée dans de nombreux foyers européens. EDF Energy, la filiale britannique de notre leader national, informe ses clients d'augmentations substantielles des prix au détail, pour la deuxième fois de l'année, de 17% pour l'électricité et de 22% pour le gaz en raison de la montée des prix de ses approvisionnements. Les prix du charbon ont augmenté de 70% depuis la dernière augmentation et ceux du gaz de 63%. Tout le monde a été surpris que ce soit EDF qui commence le second train de hausses de l'année. Ses concurrents affirment que pour l'instant ils n'y avaient pas pensé! Mais tout le monde s'attend à une revalorisation généralisée des tarifs.

                         La hausse d'EDF représenterait, d'après Reuters,  une dépense supplémentaire de près de 4 Livres par semaine pour un foyer anglais moyen qui s'approvisionne pour les deux ressources auprès d'EDF, c'est donc important. Il est donc à prévoir la poursuite de l'impact important de l'énergie sur l'inflation en Europe au deuxième semestre.

Le 25 Juillet 2008.

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L'effet thermoélectrique : une des voies pour économiser de l'énergie à bord des véhicules.

Par Raymond Bonnaterre le 25 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

                      A partir du moment où un véhicule dispose d'une batterie et d'un moteur électrique il est possible, à bord de ce véhicule, de récupérer diverses formes d'énergies, de les transformer en énergie électrique pour l'utiliser directement ou la stocker dans la batterie. Un exemple visible est l'utilisation d'un panneau solaire en guise de toit de la voiture, ce qu'a décidé Toyota pour tous ses futurs véhicules hybrides ou électriques. Une autre idée est de récupérer sur les véhicules hybrides une partie des pertes thermiques provenant des gaz d'échappement du moteur au moyen de dispositifs thermoélectriques. C'est une des raisons pour lesquelles un grand nombre de laboratoires travaillent à l'amélioration des propriétés de ces matériaux, afin d'amener leur rendement à des valeurs économiquement acceptables.

. Thermo

                       Les matériaux sont caractérisés par leur coefficient de mérite ZT qui dépend de la température de fonctionnement, du coefficient de Seebeck qui les caractérise et de leurs conductibilités électriques et thermiques. (Pour plus de détails on lira l'article français de Wikipedia qui est très bien fait). Les professionnels considèrent que les premières applications grand public nécessiteront des matériaux présentant des coefficients de mérite de l'ordre de trois, pour présenter des rendements électriques permettant de justifier les prix de ces produits.

                      Joseph Heremans de l'Université de l'Ohio vient d'annoncer qu'il venait de faire faire un net progrès aux alliages classiquement utilisés à base de tellurure de Plomb dopés au Sodium en remplaçant le dopant par du Thallium (FIG.). Avec 2% de Thallium par rapport au Plomb il arrive à atteindre un coefficient de mérite de 1,5 aux températures proches de celles des gaz d'échappement.

                     J. Heremans ne perd pas espoir d'accroître encore cette caractéristique sur de nouveaux matériaux.

                      Aux USA le Department of Energy  finance des recherches sur ces matériaux. Une autre idée en utilisant les propriétés de refroidissement de ces matériaux, serait de les utiliser pour refroidir les sièges de voitures permettant ainsi d'améliorer le bilan énergétique du conditionnement d'air, en amenant le froid localement.

Le 25 Juillet 2008.

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L'Arctique contiendrait plus de 20% des réserves mondiales conventionnelles de gaz et de pétrole

Par Raymond Bonnaterre le 24 juillet 2008 | Commentaires (4) Commentaires | Permalink

                         L'US Geological Survey (USGS) a réalisé, à partir des connaissances géologiques du moment, une estimation des ressources de gaz et de pétrole de l'Arctique (LIRE). Sur un ensemble de 33 bassins, l'USGS a retenu 25 bassins où la probabilité de trouver du gaz ou du pétrole était supérieure à 10%. A partir de cette approche probabiliste l'organisme a estimé les réserves globales de gaz et de pétrole de l'Arctique, récupérables avec les méthodes actuellement développées, à 412 milliards de barils, soit plus de 20% des réserves mondiales. Ces réserves, sur ce territoire qui représente 6% de la surface terrestre (42 fois la surface de la France) seraient constituées de 90 milliards de barils de pétrole, de 44 milliards de gaz liquéfiable et de 278 milliards de barils équivalent pétrole de gaz naturel soit respectivement 13%, 20% et 30% des réserves mondiales.Usgsrservesarctiquesmap

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                       L'Arctique est donc très riche en gaz (FIG.II) grâce aux réserves de l'Ouest de la Sibérie (WSB sur la carte), de l'Est de la mer de Barents (EBB) et de l'Alaska (AA).Arctiquegaz

                  Les réserves de pétroles (FIG.III) et de condensats de gaz (liquides) sont abondantes en Alaska, dans l'Ouest Sibérien et à l'Est du Groenland (EGR).Arctiqueliquides

                84% de ces réserves estimées seraient situées sur des champs offshore. Nul doute que dans le futur, au fur et à mesure des prospections, ces chiffres de réserves seront affinés.

Le 24 Juillet 2008.

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FMI : le génocidaire silencieux

Par Patrick Reymond le 24 juillet 2008 | Commentaires (0) Commentaires | Permalink

Images Comment exterminer une population sans risques de se faire accuser en justice, traduire devant un tribunal ?
Le FMI l'avait trouvé, faire des prêts "conditionnés", qui répandait la pandémie de tuberculose aux pays sortant du communisme, à l'inverse, à chaque fois que cette rigueur monétariste se desserrait, l'épidémie reculait.
Cette conclusion provient des chercheurs de l'université de Yale et de ceux de Cambridge.
Le monétarisme, donc, n'a qu'une finalité, c'est empêcher les gouvernements de subvenir aux besoins des populations.
Pendant ce temps là, la masse monétaire destinée à jouer aux sous (spéculations), gonflait à chaque seconde.

Bien sûr, on peut voir le même mécanisme à l'oeuvre contre la pandémie de Sida, et le pareil appliqué au système de soins étazuniens, qui lui réussi une performance : des résultats très médiocres couplés avec un coût délirant.
Bien entendu, cette "manne" bénéficie à une minorité et plus à la population.
Bien sûr, certains trouveront à redire sur le fait que cet article soit dans le "blog énergie".
La première force de travail, la plus ancienne, c'est l'homme.
On peut en voir les effets économiques dans les pays ou les hommes adultes sont décimés par le sida.
Autre remarque : dans la Russie actuelle, 90 % de la population dit regretter le communisme. On aurait voulu le réhabiliter, on ne s'y serait pas pris autrement.

Jeudi 24 juillet 2008

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90 milliards de barils.

Par Patrick Reymond le 24 juillet 2008 | Commentaires (1) Commentaires | Permalink