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langue de bois et ventres creux
Par Patrick Reymond
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(2) Commentaires
"Inévitablement, il y aura une certaine hausse des prix agricoles et
alimentaires",
ces propos sont de Jean-Michel Lemétayer président de la
FNSEA, il nous annonce la donne, sans toutefois nous donner la cause...
Les déclarations lénifiantes continuent :
""nous ferons tout pour que cela pèse le moins possible sur le
consommateur avec des hausses minimum nécessaires à la survie des
entreprises".
Chers messieurs, les prix sont libres en France, et l'autocontrole, on a toujours vu ce que cela a donné. Prix débridés et famine.
Décidément, Nicolas Sarkozy arrive bien tard pour appliquer une politique libérale. 25 ans trop tard exactement.
Déjà, partout dans le monde se dessine le monde de demain : autosuffisance et exportations au compte-goutte. Pendant ce temps là, le déphasé de l'OMC, l'idéologue Patrick Lamy joue quitte ou double sur la libéralisation des échanges.
Monsieur Lamy n'aurait pas dépareillé dans l'appareil stalinien.
Refus de la réalité, et prédominance d'une vision du monde complètement déconnectée de toute évolution : s'il y a problème, c'est qu'il n'y a pas assez de libéralisme.
Certes, les dépenses alimentaires pèsent peu dans le montant global des dépenses d'un ménage. Mais elles vont sous peu exploser.
14 % sans doute appeler à doubler...
En attendant plus.
Ce qui est incontournable, c'est qu'à l'heure actuelle, la nourriture c'est de l'énergie. Que du pétrole, il est de plus en plus difficile d'en produire, que la sécurité alimentaire des nations oblige à revoir l'évolution des 30 dernières années, que le modèle des structures agricoles, la course à l'agrandissement est désormais obsolète, que les expéditions de denrées à tatouine les bains est anti-économique.
Il faudra bien voir la vérité en face.
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Voici les sites qui parlent de langue de bois et ventres creux:
Commentaires
Rédigé par: jojo | 19 juil. 07 04:28:19
Si j'ai bien compris, c'est un problème d'entropie, qui est la part d'énergie perdue (du - transformé mais non réutilisable). Nous en sommes arrivés au point ou pour produire une quantité d'énergie X (de la nourriture) nous avons besoin d'encore plus d'énergie (pétrole par exemple). Les terres s'apauvrissent, s'érodent et necessitent toujours plus de fertilizants. Ca marchait bien dans les années 70 lorsque le pétrole n'était pas cher et les terres fertiles ...
Sauf qu'elles s'appauvrissent dans les régions de culture intensive, et qu'il faut aussi prendre en compte les "externalités" (dépollution de l'eau par exemple) et l'inévitable hausse du prix des énergies carbonés.
Bref c'est un système qui nous a permis de nous entasser par millions dans des grandes métropoles quand 4% de la population active suffisaient à nous nourrir à bon prix.
Mais demain ??
Rédigé par: patrick | 19 juil. 07 11:10:41
c'est cela jojo. et demain ?