"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
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La foi du charbonnier
Par Patrick Reymond | (0) Commentaires
Gravure : de la transmutation des métaux.
Article intéressant sur un grand quotidien national. On y apprend quelques vérités (édulcorés) que l'on peut connaitre depuis fort longtemps, sur quelques sites, ça et là. Une vérité même pas cachée, mais, dans l'oubliette, dés que sortie. A croire que certains se contente de la déclaration officielle, sans même prendre les données disponibles, voir simplement si celle-ci corrobore le discours ou l'infirme...
En gros, il faut réapprendre à certains que 2 + 2 = 4.
-"Les réserves prouvées ou probables sont, selon la plupart des sources, d'environ
4,7 millions de tonnes, soit soixante-dix ans de combustible disponible au
rythme de consommation actuelle (67 000 tonnes d'uranium naturel en 2006)" . Méli, mélo entre prouvées et probables. ça ne veut rien dire. Il est prouvé qu'il y a énormément d'U dans la mer. Mais on se sait pas le récupérer. Deuxième problème, on ne produit pas 67 000 tonnes par an, mais 40 000, et sans doute moins cette année. Le problème du pic de Hubbert, pour toutes les énergies, n'est pas les réserves, mais le débit auquel on peut le sortir, et si économiquement parlant, on peut le sortir, et aussi si énergiquement parlant, on peut le sortir. Un gisement de pétrole en fin de vie en recéle toujours. Mais son pompage coûte plus d'énergie qu'il n'en rapporte. Le gisement est alors "mort".
Manque de culture économique et industrielle des journalistes. En effet, quand on voyait des statistiques économiques dans les années 60-70, c'était du solide, des tonnes, de quelque chose, maintenant c'est du bla-bla. Plus idéologique qu'économique d'ailleurs.
- "Les experts y ajoutent environ 15 millions de tonnes possibles, ce qui porte les
réserves à plus de deux siècles". On vient d'inventer une nouvelle réserve, le "possible", appelé par les "experts". Le mensonge s'élargit. En effet, comme la manipulation des stocks en terre, déjà considérable ne suffit plus, on invente le "possible", sans que celui qui répéte l'ânerie, ne s'en offusque.
Mais comme on en est pas à une bétise prés, on en rajoute :
-" En 2006, 40 % du combustible des centrales ne sortaient pas du sous-sol mais des
réserves accumulées par les groupes d'électricité, des stocks militaires et du
retraitement." Consolation, pour 2007, ce sera encore plus, on parle de 60 %. On ne voit même pas que ce chiffre contredit tout le reste. On vit sur les stocks. Mais on en a pour 250 ans ? Etonnant ! Pourquoi pas pour mille, ou plus. En effet, si on n'exploite pas le stock, il est encore plus gros.
-"Avec une demande actuelle en progression de 0,5 % à 1 % par an, la situation est
sous contrôle. Mais l'épuisement des stocks excédentaires des électriciens et de
la Russie va nécessiter une augmentation de la production primaire". Il faut faire une explication de texte. Même sans augmentation de la demande, le clash est inévitable sans augmentation de la production. Le stock n'est pas éternel. Il y a même 20 ans qu'on y tape dedans...
On devrait apprendre à certains, le sens critique, le métier de journaliste n'étant pas de colporter avec la foi du charbonnier, les données et les explications qu'on veut bien lui fournir. IL FAUT VERIFIER.
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