Ghawar : déclin confirmé.
Par Patrick Reymond le 30 mai 2007
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Les champs pétroliers d'Arabie Saoudite déclinent. Cette courbe le montre clairement. En bleu le nombre de puits. Jusque là, le nombre de puits dans la péninsule arabique était trés mesuré. Quelques centaines, à comparer à la boulimie de forage US (500 000), qui n'a pas empêché pourtant la production de décliner de moitié depuis 1971. On voit que les 3 courbes représentant la production piquent du nez. C'est trop peu, ou c'est trop. En effet, souvent l'Arabie a
joué un rôle de régulateur, mais les pics, et les creux étaient beaucoup plus accusés que cela. Et déjà, on voit depuis 2005, un accroissement vertigineux des forages... Pour une simple stabilisation...Ghawar a fourni depuis 1948 pas loin de 5 000 000 de barils/jour. Il est normal que cela finisse un jour.Simple question de bon sens. Les autres petits gisements (40 % de la production) augmentent encore leur production, mais cela restera de toute façon insuffisant. Les saoudiens prouvent d'ailleurs qu'ils pensent à l'aprés pétrole ; ils produisent de plus en plus de gaz... Objet de leur mépris pendant des décennies. Nuisance à brûler dans des torchéres, sans regrets.
D'ailleurs, le refus obstiné d'augmenter la production de la part de l'opep en général, de l'Arabie saoudite en particulier, devient criant. L'obstination des demandeurs à le demander, devient plus pathologique que réel. Le déni de réalité se fait sentir, le trouble obsessionel compulsif n'est pas loin "Ouin, je veux du pétrole", tel l'enfant à qui on ne résoud pas son caprice...
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Zimbabwé : inventivité partout.
Par Patrick Reymond le 29 mai 2007
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Le Zimbabwé vit une grave crise économique, politique, sanitaire, et devant l'accumulation de maux divers pourrait nous montrer une partie de notre avenir. En effet, que ce soit pour le jatropha, destiné à faire de l'huile, ou pour l'utilisation de la hyacinthe d'eau, le zimbabwé est pionnier dans ces deux domaines. L'huile est destinée à faire tourner les moteurs, on en parle éventuellement pour la cuisine, l'autre sert de combustible. Donc le marais, et la zone désertique se complétent. Quoique avec n'importe quelle biomasse, il est possible de faire du carburant.
Enfin, pour les populations locales, c'est la débrouille totale, pour tous les aspects de la vie. On voit donc que la mondialisation est un phénomène autement réversible, au moins à cause du manque d'essence. Le quotidien de l'habitant est de produire locale. Nourriture, engrais, carburant. C'est d'autant plus méritoire que le zimbabwé est le pays le plus touché par le sida, qui réduit considérablement sa force de travail. De même, la réforme agraire a beaucoup réduit les excédents de l'agriculture commerciale.
Subsitance partout, semble être le mot d'ordre.
Parallélement, si le Zimbabwé est le pays le plus touché d'Afrique, tous les autres pays sont touchés par des pénuries plus ou moins graves : essence, gaz, tous liés au pétrole. Souvent, pas par manque d'argent (même avec l'argent, les pénuries sont là), mais parce que les multinationales du pétrole accordent la priorité à d'autres pays, au plus large marché. Pourtant, l'Afrique en général paie son carburant hors de prix...
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La perception de la nature.
Par Patrick Reymond le 29 mai 2007
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Quand on parle de nature dans notre pays, on en a une image fausse. Parce que c'est un paysage bâti, construit par l'homme au cours des siécles. Quelquefois, les fronts de colonisations sont forts récents. La plaine du Forez, par exemple. Jusqu'au 19°siécle, elle est déserte, malsaine, un vaste marécage pourri. Un reliquat d'un grand lac que la rupture du seuil de neulise à crée. Puis, on s'est mis à drainer, sous le second empire, puis, lentement, la population s'est installé en plus grand nombre dans la plaine.
Comme on voit, rien n'est écrit. Les forêts, par exemple, n'ont jamais dépassés 40 % de la superficie, avec prés de 30 % désormais, on est pas trés loin du maximum. Si l'on ajoute 40 % de forêts, à 10 % de prairies naturelles et 10 % qui ne servent à rien, on arrive qu'à 60 %. Le reste ? Des marais. Aujourd'hui, réduit à l'état de reliquat. Patiemment, les moines bâtisseurs ont augmentés, en les drainants, les surfaces cultivables. Et ce fût un trés long combat. En effet la production de biomasse d'un marais est considérable. Aujourd'hui, aussi, on s'aperçoit de leur rôle de régulateurs, à l'époque des sécheresses, ou plutôt de l'absence de régulation désormais. Mais, dans l'existence de vastes marais, est peut-être une clef de la solution énergétique. En effet, ces surfaces, faiblement en eaux, sont susceptibles, comme avec la jussie, comme avec la hyacinthe d'eau, d'être de considérables producteurs de biomasse. En effet, dans les deux cas, on peut arriver à 200 tonnes de matiére séche par an et par hectare. La possibilité la plus prometteuse, les algues en ce moment, n'arrive qu'à 60 tonnes l'hectare, dans de bonnes conditions.
"
Avec 15,5 t/h un site en mer fermée ( mer noire mediterrannée). Une
installation de la taille de la corse en mediterrannée 10000km2 suffira
à produire 99 % des besoin francais en carburant pour un cout d'à peine
14 centime le litre." Solution sans doute à étudier de trés prés... Il n'y a pas de mauvaises plantes, que des plantes que l'on utilise pas .
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La foi du charbonnier
Par Patrick Reymond le 28 mai 2007
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Gravure : de la transmutation des métaux.
Article intéressant sur un grand quotidien national. On y apprend quelques vérités (édulcorés) que l'on peut connaitre depuis fort longtemps, sur quelques sites, ça et là. Une vérité même pas cachée, mais, dans l'oubliette, dés que sortie. A croire que certains se contente de la déclaration officielle, sans même prendre les données disponibles, voir simplement si celle-ci corrobore le discours ou l'infirme...
En gros, il faut réapprendre à certains que 2 + 2 = 4.
-"Les réserves prouvées ou probables sont, selon la plupart des sources, d'environ
4,7 millions de tonnes, soit soixante-dix ans de combustible disponible au
rythme de consommation actuelle (67 000 tonnes d'uranium naturel en 2006)" . Méli, mélo entre prouvées et probables. ça ne veut rien dire. Il est prouvé qu'il y a énormément d'U dans la mer. Mais on se sait pas le récupérer. Deuxième problème, on ne produit pas 67 000 tonnes par an, mais 40 000, et sans doute moins cette année. Le problème du pic de Hubbert, pour toutes les énergies, n'est pas les réserves, mais le débit auquel on peut le sortir, et si économiquement parlant, on peut le sortir, et aussi si énergiquement parlant, on peut le sortir. Un gisement de pétrole en fin de vie en recéle toujours. Mais son pompage coûte plus d'énergie qu'il n'en rapporte. Le gisement est alors "mort".
Manque de culture économique et industrielle des journalistes. En effet, quand on voyait des statistiques économiques dans les années 60-70, c'était du solide, des tonnes, de quelque chose, maintenant c'est du bla-bla. Plus idéologique qu'économique d'ailleurs.
- "Les experts y ajoutent environ 15 millions de tonnes possibles, ce qui porte les
réserves à plus de deux siècles". On vient d'inventer une nouvelle réserve, le "possible", appelé par les "experts". Le mensonge s'élargit. En effet, comme la manipulation des stocks en terre, déjà considérable ne suffit plus, on invente le "possible", sans que celui qui répéte l'ânerie, ne s'en offusque.
Mais comme on en est pas à une bétise prés, on en rajoute :
-" En 2006, 40 % du combustible des centrales ne sortaient pas du sous-sol mais des
réserves accumulées par les groupes d'électricité, des stocks militaires et du
retraitement." Consolation, pour 2007, ce sera encore plus, on parle de 60 %. On ne voit même pas que ce chiffre contredit tout le reste. On vit sur les stocks. Mais on en a pour 250 ans ? Etonnant ! Pourquoi pas pour mille, ou plus. En effet, si on n'exploite pas le stock, il est encore plus gros.
-"Avec une demande actuelle en progression de 0,5 % à 1 % par an, la situation est
sous contrôle. Mais l'épuisement des stocks excédentaires des électriciens et de
la Russie va nécessiter une augmentation de la production primaire". Il faut faire une explication de texte. Même sans augmentation de la demande, le clash est inévitable sans augmentation de la production. Le stock n'est pas éternel. Il y a même 20 ans qu'on y tape dedans...
On devrait apprendre à certains, le sens critique, le métier de journaliste n'étant pas de colporter avec la foi du charbonnier, les données et les explications qu'on veut bien lui fournir. IL FAUT VERIFIER.
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Filière plutonium : l'aveu II
Par Patrick Reymond le 28 mai 2007
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La France concentre donc ses recherches sur un réacteur à neutron rapide, refroidi au sodium. Un prototype pourrait être opérationnel dés 2020. Dans un cadre européen est étudié un réacteur refroidi à l'hélium.
Il aura donc fallu plus de 20 ans pour reconnaitre les erreurs et gabegies de superphénix et tout reprendre, non pas à zéro, mais à une échelle vraisemblable.
En effet, le premier réacteur en France faisait 50 MW, le second 280.
Dans la filière classique, on est monté progressivement en gamme. Là, on est passé directement à 1200 MW. De quoi se prendre les pieds dix fois dans le tapis, ce qui fut fait, et on masqua l'échec technique par de la suffisance et de l'arrogance.
Il faut donc espérer que le Mea-culpa d'Areva sera effectif. Qu'on prendra désormais son temps pour étudier tous les problèmes, et notamment ceux posé par le sodium (utilisé à phénix et superphénix) qui prenait feu. Et que l'on en profitera pas pour promouvoir le gaspillage énergétique, encore une fois.
En effet, plus l'effort d'économie sera maximal, plus l'effort de construction de centrales sera minimal. En effet, si l'on commence par réduire considérablement la consommation d'énergie, des centrales sinon de 300 MW (celles qu'on sait faire actuellement), du moins de 600, suffiraient (ce qui ne serait pas un trés gros effort de recherche, et celle pour lequelle on dispose de bases de comparaisons vraisemblables), réduisant l'effort de recherche et le coût.
Voir aussi : énergie fossile
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Filière plutonium : l'aveu
Par Patrick Reymond le 27 mai 2007
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L'aveu vient de tomber. Pour la France, le réacteur à neutrons rapides sera celui de la 4°génération du nucléaire. L'EPR ? Une génération II à peine améliorée, voire plus dangereuse... La presse écrite "officielle" commence à évoquer le manque d'uranium pour les centrales classiques. Ouf...
Pour le JT pas avant deux ans...
Comme toujours, on passe une pommade lénifiante pour le nucléaire classique.
Comme pour le pétrole, le gaz, les réserves sont considérables. Mais la bonne question est : savons nous les extraire, mais aussi à quel coût et quel rythme. L'eau de mer par exemple, est chargée de beaucoup de chose : problème, à part le sel, nous ne savons que trés peu en extraire les composants...Et nous ne serons sans doute jamais capable de le faire, du moins d'une manière compétitive.
Les données, frisent l'idiotie et la débilité mentale : 4 700 000 tonnes d'uranium soit soixante dix ans à 67 000 tonnes/an. Probléme, il est impossible d'être linéaire avec la production minière. A cela s'ajoute le fait que beaucoup de gisements "épuisés" recélent par exemple, encore beaucoup de charbon, pétrole ou gaz, qu'on extrait plus. Pourquoi ? parce que le coût et notamment, la consommation énergétique de l'exploitation est supérieure à ce qu'on en tire. C'est le cas de beaucoup de gisements de pétrole ou de gaz "mort".
Seul la filière à neutron rapide est capable de fonctionner quasi-éternellement. En effet, le combustible est de loin, beaucoup plus abondant, et en consomme peu. De plus si la consommation actuelle se monte bien à 67 000 tonnes d'U, on est capable, à l'heure actuelle que d'en extraire 40 000... Problème...
Voir aussi : énergie fossile
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Jussies : prometteuses aussi
Par Patrick Reymond le 27 mai 2007
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Si la hyacinthe d'eau est considérée comme une plaie en Afrique, surtout en période de pétrole abondant, nous avons aussi cette nuisance en France sous la forme de Jussies.
La production de biomasse peut être équivalente à celle de la hyacinthe d'eau : 2 kg de matière séche par M2 et par an. C'est considérable.
Cette plante est arrivée aussi d'amérique du sud, mais dans les années 1820-1830, elle aime aussi les eaux stagnantes, mais arrivent aussi à se développer dans les cours d'eau.
En réalité, comme dans un jardin, il y a peu de plantes inutiles, seulement des plantes peu ou pas utilisées. La jussie est vu avec un angle méprisant, et comme une nuisance. Certes, il n'est sans doute pas possible qu'elle soit rentable partout. Mais une plante capable de produire jusqu'au record de 200 tonnes de biomasse par hectares et par an doit être vu comme une ressource non utilisée, et non simplement comme une nuisance. De toute façon, une fois qu'une plante s'est installée, et comme elle est ici depuis prés de 200 ans, il faut se rendre à l'évidence : on ne l'éradiquera pas, et on peut être circonspect sur l'aspect écologique, moral et de santé sur le fait de semer des désherbants dans des cours d'eau.
Là aussi, soyons audacieux. Pensons à son utilisation... La biomasse, c'est de la biomasse. On peut toujours en faire quelque chose.
Voir aussi : bio-carburants
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Hyacinthe d'eau : prometteuse
Par Patrick Reymond le 26 mai 2007
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Introduite accidentellement d'Amérique du sud en Afrique, la hyacinthe d'eau pourrait s'avérer être un énorme producteur d'énergie. Aujourd'hui, nuisance absolue, on cherche à s'en débarrasser, envahissante, elle colonise les cours d'eau et les lacs des pays tropicaux, mais elle a un potentiel énergétique sans égal. Jugez en.
Un hectare est capable de produire, par jour 500 kg de matière séche (10 tonnes, car elle est humide à 95 %), chaque kilo de matière sêche produisant 370 litre de biogaz
(teneur en méthane de 60 à 80 %) et une masse inappréciable d'engrais de bonne qualité.
En réalité, la vision de la Hyacinthe d'eau est directement lié aux prix du pétrole. Nuisance à exterminer si le pétrole est bon marché, on s'aperçoit de sa potentialité quand l'énergie est coûteuse.
Pour le moment, on en est encore aux années 1997, et à la lutte contre la hyacinthe. Mais la problèmatique commence à se renverser. C'est la plante la plus productrice au monde. A quand l'extermination de ses parasites et de ses prédateurs (qu'on a introduit à grand frais en Afrique). Mais son potentiel ne s'arrête pas là : traitement des eaux usés, engrais, combustible une fois séché, et qui pourrait arrêter la deforestation africaine... Ne reste plus qu'à enclencher une mécanique économique...En réalité, il n'y a qu'une nuisance réelle : la ressource non exploitée. 10 tonnes par jour/hectare, cela permet de faire travailler deux hommes.
source : bob Stanley "énergie en friche" années 1970...
Voir aussi : bio-carburants
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Ciseau des prix du petrole
Par Patrick Reymond le 26 mai 2007
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L'écart traditionnel entre la cotation du pétrole à New York et à Londres atteignait en moyenne le dollar. Le 25 05 2007, il atteint désormais 6 $ pour le Brent (71.80 $), et sa qualité correspondante, le "light sweet crude" (64.18 $). Un double phénoméne est à l'origine de ce ciseau. La mer du Nord s'épuise, le brent est beaucoup plus rare, et les qualités diminuent. En ce qui concerne les USA, les stocks de brut sont pleins, voir encombrés, notamment le terminal de Cushing (Oklahoma) et encore hier, la raffinerie Valero de McKee a réduit sa production. Il s'agit de la éniéme panne cette année,
concernant une raffinerie américaine. Celle-ci sont vieilles désormais, souffrent de défaut d'investissement et de maintenance, et les stocks d'essence sont en chute libre. De plus, avec le pic oil à l'horizon, les qualités de pétrole ne cessent de se dégrader, il est beaucoup plus difficile de les raffiner, et le résultat n'est pas le même. Il est loin le temps ou on pouvait pratiquement directement mettre la production de certains puits dans les voitures, les huiles lourdes ne sont pas du même acabit.
De plus, la production nigérianne a repris, aggravant aux USA, la pléthore de brut.
Voir aussi : énergie fossile
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Uranium : ça va coincer...
Par Patrick Reymond le 26 mai 2007
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Le pic oil, a son pendant nucléaire, le pic de l'uranium. Mais celui-ci a ses caractéristiques propres, même si le sens est le même. Tout d'abord, il est clair que s'il est ancien, sa perception a été évitée de par les stocks. Son prix quand à lui continue sur sa trajectoire : bientôt 300 $ le kilo (143 $ la livre), les stocks commerciaux fondent, on utilise de l'uranium moins enrichi, on fait du retraitement, mais rien n'y fait. La production reste désespéremment en deça des besoins. 67 500 tonnes consommées en 2004, pour 40 300 produites.
On espére, sans se convaincre que l'on puisse y arriver, augmenter la production. La seule marge de manoeuvre est la reconversion du stock d'uranium russe, en stock civil. Mais l'appauvrissement n'est pas facile non plus, et c'est long, et ce n'est finalement, pas beaucoup (10 000 tonnes une fois reconvertie), pour 2013 en totalité. On espére visiblement que cela permettra de passer ce mauvais cap. Mais sans aucune certitude. Quand à l'augmentation du parc...
En france, comme le dogmatisme est absolu sur la question, on évoque 'l'indépendance" que cela confére (avec de l'U canadien), en évitant de parler des accidents, et surtout de la question de l'approvisionnement, qui se pose de façon plus ardue peut être que pour pétrole et gaz. Pour Evgueni Velikhov, membre de l'institut Kourchatov, le prix devrait s'avérer extrémement volatil, à la hausse. La Pénurie compléte devrait avoir lieu en 2050. D'ici là, les hausses de prix, les ruptures d'approvisionnement devraient être de plus en plus courant.
Sont illusoires les développements espérés avec des centrales classiques comme l'epr, ou même les centrales de 2° génération. Le seul salut du nucléaire peut venir de la surrégénération, de la spallation, du thorium. En aucun cas de l'Epr.
source CEA. RIA NOVOSTI
Voir aussi : énergie fossile
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