"Qualité Environnementale des Bâtiments", en route vers les indicateurs de performance
Le Japon poursuit le développement d'exploitation des gisements sous-marins d' hydrate de méthane
Le Japon dispose encore, de façon tout à fait provisoire, de 6 réacteurs nucléaires en activité et devrait voir la totalité des 54 réacteurs dont il dispose arrêtés pour incidents ou maintenance au plus tard au mois de Mai. La reprise des productions de certaines unités aura bien lieu un jour, mais personne ne peut préjuger du cadencement de ces reprises qui dépendront des décisions des autorités des Préfectures locales. Bien sûr une telle situation à l'entrée de l'été est un handicap lourd pour la santé de l'économie japonaise et pour le confort des populations qui vont connaître des délestages "volontaires" aux périodes les plus chaudes et humides de l'année. Pour limiter la pénurie toutes les centrales classiques à flamme du pays vont être mobilisées pour brûler du gaz naturel, du charbon et du pétrole ou autres fuel lourds pour produire dans les 905 TWh en 2012, très en retraits par rapport aux 942 TWh produits en 2010, avant le tsunami.
Le Japon rejoint ainsi involontairement la Chine et l'Inde parmi les nations asiatiques les plus consommatrices d'énergie fossile. Compte tenu du parc existant de centrales thermiques, ce sont les importations japonaises de gaz naturel qui vont le plus augmenter pour assurer la jointure, suivies par celles de pétrole puis de charbon. Le Japon est donc appelé à être durablement un des gros consommateurs asiatiques de gaz naturel.
Outre ses engagements d'achats de gaz en provenance de Russie ou d'Australie, illustré par le développement du gisement d'Ichtys par Inpex et Total, le Japon travaille activement pour les prochaines décennies, à la découverte et à la possible mise en exploitation de gisements d'hydrate de méthane sous les fonds océaniques.
Après une première phase conduite entre 2001 et 2010 de nombreux gisements d'hydrates ont été identifiés. La phase 2 du projet va se concrétiser en 2012 par un essai d'exploitation d'une semaine d'un gisement au large du Japon dans la fosse de Nankaï. Il devrait être suivi en 2014 sur une période plus longue de test. L'objectif du programme est d'avoir défini un mode d'exploitation industriel permanent des hydrates en 2018.
On lira le précieux papier de l'IEEJ du mois de Janvier pour connaître les problèmes énergétiques du Japon en 2012, cela vous changera des récurrentes approximations et pseudo-vérités de combat proférées par Mme Lepage sur le sujet.
Le 30 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 30 janvier 2012 | (1) Commentaires
Voir aussi : énergie fossile
Le grand défi agricole mondial: nourrir le monde et lui assurer une part de son énergie (suite 2)
Dans la deuxième partie de ce papier ont été montrés les formidables progrès réalisés par le Brésil dans la culture de la canne à sucre durant les précédentes décennies. Le climat, la disponibilité de terres cultivables et la volonté politique de moins dépendre du pétrole sont les trois ingrédients de ce succès en cours d'expansion qui devrait conduire à un futur doublement des récoltes. Cette recette devrait pouvoir être transposée à d'autres États en particulier en Afrique, avec l'aide du Brésil. Il existe dans le développement de ces cultures, associées à des usines agricoles de production d'éthanol, une voie évidente de progrès pour de nombreux pays en développement dans les zones intertropicales.
D'autres options telles que celles développées par Amyris qui transforme par biotechnologie les sucres en terpènes sont aussi à prendre en compte. Elles conduisent en effet à des produits à fortes valeurs ajoutées tels que médicaments, carburants sophistiqués (kérosène) et autres primaires de polymères. Ces procédés entrent en compétition avec les procédés d'élaboration de carburants de type biodiesel produits à partir d'huiles d'origines végétales. Ces cultures d'oléagineux constituent une voie privilégiée pour accéder à des biocarburants complexes de type kérosène. C'et par exemple le choix du pétrolier finlandais Neste Oil, paradoxalement élu "entreprise la plus irresponsable de l'année" à Davos en 2011 par des membres du lobby vert...sûrement "les plus illuminés de la décennie"!
III - Les productions d'oléagineux révolutionnées par le palmier à huile:
La production d'huiles végétales dans le monde tirée par la croissance des populations et du niveau de vie moyen a connu une remarquable expansion durant les 50 dernières années (FIG.I).
Les productions évaluées par la FAO autour des 17 millions de tonnes en début des années soixante, ont atteint en 2010, cinquante ans après, les 146 millions de tonnes. Sur la dernière décennie cette croissance des productions mondiales affiche un progression annuelle moyenne de 4,8%.
Cependant il est fondamental pour analyser et comprendre cette forte croissance d'isoler les productions d'huiles issues du fruit du palmier: l'huile de palme issue de la pulpe jaune du fruit et l'huile de palmiste issue de la chair blanche du noyau de ce fruit (FIG.II). Il ressort alors que sur les dix dernières années les productions d'huiles de palme et de palmiste réunies ont crû au rythme de 7,4% par an alors que celles des autres huiles (courbe verte) ne croissaient que de 3,6% par an, le tout (courbe rouge) conduisant entre 2000 et 2010 à cette progression annuelle des productions d'huiles de 4,8%.
Ce succès toutes catégories du palmier à huile s'explique par les formidables rendement de fruits à l'hectare. Ils ont dépassé les 21 tonnes à l'hectare en Malaisie en 2010 (FIG.III) pour un rendement moyen mondial de 14 tonnes à l'hectare.
Tout comme pour le maïs et la canne à sucre à ces progressions des rendements des palmiers à huile se superposent les accroissements de surfaces récoltées. Dans ce cas elles sont tout particulièrement élevées en Indonésie et Malaisie (FIG.IV).
La production de biodiesel en 2010 dans le monde qui peut être estimées à 19 millions de tonnes (0,36 Mbarils/jour) occupe encore une place très marginale comme ressource de carburant. Une part de ces productions est assurées par le recyclage d'huiles de friture, l'utilisation de sous-produits de purification des huiles et la récupération de graisses animales. On peut donc estimer le prélèvement d'huile végétale pour la production de biodiesel aux environs des 10 à 12% du total mondial des 143 millions de tonnes d'huiles produites. Selon les projections de l'OCDE et de la FAO les productions de biodiesel dans le monde devraient doubler d'ici à 2020 (6 à 7% de croissance par an).
IV- Conclusion
Ces trois exemples de cultures mondiales de maïs, de canne à sucre et de palmier à huile qui doivent à la fois répondre à la demande croissante des besoins alimentaires de l'humanité et à la fourniture d'une partie des besoins énergétiques sous forme de combustibles liquides (bioéthanol et biodiesel) montrent qu'ils ont fait l'objet depuis un demi siècle, de tous les soins du monde agricole. Ces cultures ont présenté de spectaculaires progressions de rendements, indice quantitatif d'une bonne santé des terres cultivées, de la mise en œuvre de pratiques agricoles de plus en plus efficaces et de la sélection d'hybrides de mieux en mieux adaptés aux conditions de cultures locales. L'accroissement des surfaces cultivées supportée par les prix de ces denrées permet une croissance quadratique de leurs productions qui répondent ainsi à la demande.
Ce mouvement animé par des transferts de technologies des meilleures pratiques existantes et par l"accroissement des surfaces cultivées en Amérique Latine et en Afrique va se poursuivre durant les décennies à venir.
Il faut donc imaginer un monde ou l'alimentation de ses futurs 9 milliards d'habitants sera globalement satisfaite et ou ses besoins énergétiques seront partiellement assurés par les biocarburants, ersatz du pétrole devenu rare et cher.
Remarques: je voudrais ici poursuivre la dénonciation de faux débats qui rendent le discours sur les biocarburants totalement inintelligible en énonçant simplement deux évidences.
Evidence 1: les tonnes de CO2 économisées par l'utilisation des biocarburants sont négligeables par rapport au milliard de tonnes de CO2 supplémentaire relargué chaque année en Asie. Ergoter sur les bilans de CO2 économisés grâce aux biocarburants n'offre aucun intérêt et ne doit pas constituer un paramètre discriminant. Par contre les près de 2 millions de barils par jour de produits pétroliers économisés, ramenés aux 88 millions de barils/jour de dérivés liquides du pétrole et biocarburants consommés, sont eux très importants. Demain les 5 ou 6 millions de barils par jour de biocarburants, avec un doublement tous les 10 ans environ, seront encore plus précieux.
Evidence 2: A partir du moment où un paysan a décidé de planter une parcelle pour mettre en culture une ressource pour biocarburants le critère du caractère vivrier ou non des plants cultivés n'est pas pertinent. Qu'il plante du maïs ou tout autre plant non comestible va dépendre des rendements qu'il va obtenir sur sa parcelle dans le contexte de son exploitation. S'il remplace le maïs ou la canne à sucre par un autre plant moins productif en amidon ou en sucre il commettra une erreur économique. C'est une des raisons fondamentales de l'échec actuel des biocarburants de deuxième génération qui au travers de bières trop diluées, n'apportent pas des rendements suffisants en sucre ou en alcool. Il est donc à prévoir que les futurs développements se feront à partir de plants hybrides dédiés aux biocarburants qui apporteront le maximim de sucre, d'amidon, de cellulose et hemi-cellulose qui au travers de procédés complexes conduiront à des rendements d'alcool les plus élevés possibles, au travers de bières aux concentrations acceptables énergétiquement.
Le 27 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 27 janvier 2012 | (4) Commentaires
Voir aussi : bio-carburants
Le grand défi agricole mondial: nourrir le monde et lui assurer une part de son énergie (suite)
Nous avons examiné dans le chapitre précédent le formidable développement des cultures de maïs dans le monde qui de toute évidence n'en est qu'à ses débuts dans de nombreux pays encore peu développés. L'attrait des investissements dans l'agro-business mondial supporté par des prix soutenus, le transfert de technologies dans les biocarburants, la mise à disposition de semences hybrides de mieux en mieux adaptées, la progression des connaissances dans les procédures agricoles vont faire encore progresser les surfaces récoltées et les rendements à l'hectare et donc les volumes produits. L'apport des technologies de deuxième génération qui consistent à utiliser une part des tiges, des feuilles et des rafles de la plante va permettre de produire plus d'éthanol par hectare cultivé. L'alliance annoncée entre Poet le premier américain dans le bioéthanol et de la biotechnologie de DSM illustre la volonté des acteurs américains de poursuivre leur développement dans les biocarburants malgré la baisse récente des prix de l'alcool dénaturé conséquence de la suppression de la subvention fédérale américaine de 45 cents par gallon (FIG.I).
Mais il est important de se pencher aussi sur une autre ressource essentielle d'alcool dans le monde: la canne à sucre.
II- Une culture dominée durablement par le Brésil: la canne à sucre
Le succès de la canne à sucre dans la production d'éthanol provient de son autosuffisance énergétique. Après brûlage et récolte le chargement de canne à sucre arrivé à l'usine permet d'extraire par broyage et pressage un jus sucré contenant 135 à 140 kg de sucre par tonne de canne brûlée et récoltée. Le résidu solide, la bagasse, est utilisé comme combustible pour générer toute l'énergie nécessaire au procédé conduisant à l'alcool pur et permet même de générer une part d'électricité vendue par l'usine. L'ensemble conduit à un prix de revient de l'alcool particulièrement compétitif...sauf si les cours du sucre sont élevés et détournent les récoltes vers la constitution de stocks de sucre vendus à terme.
Les productions mondiales de canne à sucre ont connu une bonne croissance entre les années 60 et les années 2000 en respectant le triplement des récoltes en 40 ans réclamé pat René Dumont à l'époque. Mais tout comme on l'a observé sur les récoltes de maïs, la conjonction de la consommation croissante asiatique et des besoins de sucre pour les biocarburants ont particulièrement "boosté" durant ces dernières années les production brésiliennes de canne à sucre. Elles ont atteint en 2010 les 720 millions de tonnes, ce qui représentait 43% des récoltes mondiales de 1686 millions de tonnes en 2010. L'embellie brésilienne de la canne à sucre n'en est qu'à ses débuts puisque le Président brésilien de l'UNICA, représentant les planteurs de canne de son pays a affirmé en Décembre 2011 vouloir doubler les volumes produits vers 1,2 milliards de tonnes à l'horizon 2020. L'empressement des grands groupes pétroliers (Shell, Total,..) à s'investir dans ce business ne peut qu'apporter crédit à cette perspective.
Ces croissances remarquables des productions de canne à sucre sont rendues possibles par l'accroissement des surfaces cultivées au Brésil qui sont passées de 5 millions d'hectares à 9 millions d'hectares au cours de la dernière décennie (FIG. III) et qui expliquent la progression mondiale.
Quand aux rendements brésiliens ils sont passés de façon monotone de 43 tonnes à l'hectare à plus de 79 millions de tonnes/hectare au cours des 50 dernières années (FIG. IV) dépassant largement les rendements moyens des pays du reste du monde cultivant la canne à sucre (Inde, Chine, Thaïlande, Mexique, Pakistan, etc.).
La suprématie évidente du Brésil sur les cultures de canne à sucre n'implique nullement une stagnation des productions d'autres pays d'Amérique Latine, d'Afrique ou d'Asie. Citons par exemple l'aide apportée par le Brésil au Ghana et à divers autres pays africains pour développer des productions locales de bioéthanol à partir de canne à sucre. Certains parlent d'une "OPEP" du bioéthanol dirigée par le Brésil pour qualifier sa politique de transfert de technologie vers ces pays africains.
LIRE le papier de l'UNICA sur ses ambitions de doublement des productions brésiliennes de canne à sucre.
LIRE l'annonce de l'alliance Poet-DSM.
Le 24 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 24 janvier 2012 | (4) Commentaires
Voir aussi : bio-carburants
Le grand défi agricole mondial: nourrir le monde et lui assurer une part de son énergie
Une littérature abondante et largement dominante, inspirée de théories altermondialistes, nous apprend qu'il existe une incompatibilité évidente entre l'obligation de nourrir la population mondiale, les animaux domestiques et la volonté d'élaborer des biocarburants destinés à se substituer en partie aux consommations de produits pétroliers onéreux. Cette impossibilité est devenue une évidence triviale que plus personne dans les milieux de l'information ne met en doute. Cette approche militante malthusienne du monde, particulièrement en vogue et souvent associée à une opposition au progrès, met à profit toute sécheresse occasionnelle locale, toute spéculation passagère sur les céréales, le sucre ou les oléagineux pour argumenter de l'évidence de ses théories prêchant la frugalité, seule réponse acceptable à une pénurie affirmée inéluctable. Or un examen quantitatif du monde agricole actuel nous montre que les objectifs économiques sont à ce jour globalement satisfaits sans qu'il n'y est une dégradation fondamentale de la fourniture de nourritures aux peuples des pays en développement dont une part d'entre eux connaît en ce moment un formidable embellie. Ces phénomènes s'accompagnent globalement d'une augmentation des prix payés aux paysans qui encouragent l'investissement et l'innovation.
Je voudrais par quelques exemples simples souligner que la production agricole mondiale connaît de remarquables développements récents, en cours réalisation, et montrer que la demande de ressources pour élaborer les biocarburants n'est pas forcément la calamité annoncée par certains. Au contraire, l'existence de cette demande régulière et programmable en ressources agricoles constitue un formidable aiguillon pour stimuler, soutenir et réguler de nouvelles productions partout dans le monde...même dans les pays encore en développement.
I - un exemple de développement "tous azimuts" : la production de maïs dans le monde
Entre le début des années soixante et la fin du siècle précédent la production mondiale de maïs nous dit FAO-Stat est passée de 205 mille tonnes en 1961 à 615 mille tonnes en 2001 (FIG.I, courbe rouge). Cette croissance de type linéaire sur 40 ans (avec de fortes fluctuations aux États-Unis) qui a conduit à un triplement des productions a répondu, pour le maïs examiné ici, aux attentes quantitatives de René Dumont exprimées dans "Nous allons à la famine" en 1966.
Entre 2002 et 2010 la croissance des productions mondiales s'est brusquement accélérée pour atteindre 844 millions de tonnes (dont 316 aux États-Unis qui représentaient donc en 2010 plus de 37% des récoltes mondiales de maïs) sous l'influence combinée de l'amélioration des rendements et de l'accroissement des surfaces récoltées. Cette croissance récente que l'on peut attribuer à des prix soutenus par une demande croissante pour les biocarburants américains et pour la nourriture du milliard de cochons chinois s'est réalisée aux U.S.A. bien sûr mais s'est appliquée aussi à de nombreuses autres productions dans le monde (hors États-Unis, FIG.I, courbe verte).
Illustrons ces progressions par celle remarquable des pays américains "latins" hors USA et Canada (FIG.II)
ou encore par celle tout aussi significative de l'Afrique, une des aires d'avenir du maïs mondial:
Cette accélération toute récente est une conséquence de l'accroissement des surfaces récoltées au cours de la dernière décennie. Elles sont passées dans le monde de 137 millions d'hectares à 162 millions d'hectares (FIG.).
Cette croissance représentant la moitié de la surface de la France, s'est appliquée aux États-Unis et à de nombreux pays producteurs. Citons quelques exemples significatifs tels que le triplement des surfaces destinées au maïs en Tanzanie, le doublement de ces surfaces récoltées en Ukraine ou en Angola, les 40% de croissance des surfaces de maïs en Chine entre 2000 et 2010.
Mais à cet effet de l'accroissement des surfaces récoltées s'applique également l'accroissement continu des rendements des récoltes, résultant d'une plus grande maîtrise des procédures de culture et d'une sélection d'hybrides de plus en plus performants vis à vis des attaques parasitaires et des conditions climatiques (FIG.).
Les États-Unis ont vu les rendements des récoltes de maïs être multipliés par 2,5 en cinquante ans pour atteindre la zone des 10 tonnes de maïs à l'hectare (ou un kg au m2). L'arrivée de nouveaux hybrides plus résistants au manque d'eau devrait permettre à cette tendance de se poursuivre, tout en ouvrant la possibilité d'un accroissement efficace des surfaces cultivées vers les marges de la Corn-Belt américaine.
Dans le reste du monde là aussi les rendements s'améliorent (courbe bleue) mais il faut noter qu'à 4 tonnes à l'hectare ce sont des valeurs observées aux États-Unis 50 ans auparavant. Il existe donc une formidable marge de progression pour les futures récoltes de maïs en dehors des U.S.A. même si les méthodes américaines ne sont pas transposables dans toutes les régions du monde.
Ces données récentes illustrent l'impact de la montée des cours du maïs sur la réponse des cultivateurs dans le monde. Elles illustrent également le côté entraînant de l'existence d'usines agricoles locales où sont élaborés les biocarburants qui assure au paysan un débouché évident et qui l'incite à investir dans de nouvelles cultures.
Il faut pour les décennies à venir, au sein des pays d'Afrique ou d'Amérique Latine, imaginer de nombreuses usines agricoles de bioéthanol alimentées par des cultures locales de maïs, de cane à sucre ou de manioc. Leurs productions remplaceront localement une part des produits pétroliers importés devenus hors de prix.
Remarque: la production d'éthanol à partir de maïs aux U.S.A. en 2011 a consommé 5 milliards de boisseaux de maïs (125 millions de tonnes) ce qui correspond à 40% des récoltes de 2010. Mais il ne faut pas oublier que 30% de ces quantités sont remises sur le marché sous la forme d'aliments protéinés (DDGS) pour la nourriture des animaux. Le prélèvement réel pour la production d'alcool qui n'utilise que le seul amidon de la graine, représente donc dans les 28% de la récolte américaine de maïs.
A suivre....
Sur René Dumont lire le papier collectif de Marc Dufumier.
Le 23 Janvier 2011
Par Raymond Bonnaterre le 23 janvier 2012 | (5) Commentaires
Voir aussi : bio-carburants
Biomasse: où l'on vient reparler de pyrolyse catalytique rapide en lit fluidisé
Dans un papier du mois d'Août 2009 j'avais attiré votre attention sur un scientifique américain créatif, le Dr George Huber de l'Université Amherst, Massachusetts qui veut transformer de la sciure de bois en un mélange de produits chimiques valorisable en une seule étape simple de pyrolyse catalytique en lit fluidisé.
Un tel procédé qui transforme très rapidement en une étape physico-chimique unique les produits de dégradation thermique de la ligno-cellulose en produits chimiques présente un intérêt économique évident...à condition d'orienter les réactions, grâce aux choix de catalyseurs, vers des produits (BTX sur le Schéma) de fortes valeurs ajoutées.
C'est ce sur quoi travaillent les équipes du Dr Huber qui viennent de publier le résultat d'un travail qui les oriente vers un catalyseur zéolite dopé au gallium permettant d'atteindre des mélanges très riches en produits aromatiques et autres oléfines avec des rendements proches du break-even économique.
Nul doute qu'il y a là une des voies vers un apport partiel, d'origine végétale, de mélanges de base pour alimenter les process pétrochimiques existants. Une ou plusieurs boucles agricoles simples de biomasse to liquid (BTX) dans les environs qui viendraient alimenter en partie un complexe pétrochimique existant. Encore une petite poussée sur les prix du pétrole et le BTX sera bientôt le bienvenu dans la pétrochimie en remplacement partiel du naphta.
LIRE le communiqué de l'Université Amherst sur le sujet.
Le 13 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 13 janvier 2012 | (2) Commentaires
Voir aussi : bio-carburants
2011 n'aura pas été une année solaire, 2012 risque d'être pire
Eva Joly : "la politique de Sarkozy a sinistré la filière photovoltaïque"
..... une vraie tornade mondiale ce Sarko!
Événements auxquels il faut ajouter les grosses difficultés de Q-Cells en Allemagne et de Photowatt en France. Mais aussi le rachat de Conergy par Bosch, l'absorption de Tenesol par SunPower au sein du Groupe Total et la décision de Panasonic de commencer à délocaliser ses usines japonaises, ex Sanyo, en Malaisie.
Il est fort probable qu'après l'embellie de fin d'année en Allemagne, due à la fin de tarifs d'achats d'électricité avantageux, le démarrage 2012 va être complètement inerte dans un marché structurellement en surproduction.
Le green-business photovoltaïque subventionné en perte de vitesse va entraîner de futures mesures de rationalisations industrielles et commerciales dans un marché comprenant un trop grand nombre d'acteurs. Parmi ceux-ci les fabricants européens sont dans l’œil du cyclone.
Le 12 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 12 janvier 2012 | (10) Commentaires
Voir aussi : solaire
Les grands paramètres qui vont déterminer les choix de mix énergétique des nations
En ces temps de démagogie électorale débridée, il me semble important pour parler avec un-tant-soit-peu d'objectivité de politique énergétique, de revenir aux paramètres fondamentaux.
1) Le premier des paramètres concerne la cherté croissante programmée du pétrole essentiellement déterminée par l'instabilité politique et religieuse de grands pays producteurs du Moyen-Orient qui ont besoin de la manne pétrolière pour acheter la Paix Sociale. Ce seuil serait aujourd'hui à 90 dollars le baril pour l'Arabie Saoudite, il sera largement supérieur à 100 dollars en cas de menace de conflit entre puissances Sunnites et Chiites de la région, il exploserait en cas de largage de missiles armés dans le Détroit d'Ormuz.
Ce seul paramètre qui détermine les décisions du cartel de l'OPEC, est suffisant pour pronostiquer des cours du pétrole durablement fermes. Il est conforté par l'épuisement naturel des ressources et par la cherté des ressources plus exotiques (sables bitumineux, synthèses Fischer-Tropsch).
Les élucubrations sur la demande décroissante de pétrole de l'Europe en crise n'ont que peu d'impact sur les cours. Elles sont en contradiction avec la prime que présente le baril de Brent européen sur le baril de WTI américain (FIG.).
2) Assez paradoxalement les décennies à venir vont être marquées par une large disponibilité partout dans le monde de ressources conventionnelles ou non conventionnelles (schistes, grès, houille) de gaz naturel qui va stabiliser les prix de l'électricité de base aux niveaux actuels des prix européens, aux taxes près sur les émissions de CO2 qui resteront limitées par la contrainte de la nécessaire compétitivité des économies concurrentes. La part du gaz naturel dans la génération d'électricité croîtra par rapport à celle du charbon.
3) Le développement d'énergie d'origine nucléaire va toujours être déterminé par le choix politique des États qui détiennent le pouvoir d'autoriser ou d'interdire la construction et l'opération des centrales. La Chine est objectivement pour, l'Allemagne est viscéralement contre...aucun financier n'apportera les immenses capitaux nécessaires pour le développement de cette énergie en cas de doute politique. Le futur de cette énergie va donc fluctuer au gré des accidents nucléaires et des poussées de fièvre des prix du pétrole. Entre politique de précaution et sentiment de pénurie énergétique imminente. Disposer d'une abondante ressource d'énergie électronucléaire apparaît comme un avantage concurrentiel évident.
4) Le développement massif des ressources renouvelables d'électricité va se heurter à leur caractère intermittent qui nécessitera de formidables investissements dans les réseaux (la soi-disant "plaque de cuivre" européenne...qui va la payer?), dans la gestion de la pénurie intermittente pompeusement appelée "smart-grid" (tarifs dissuasifs en pointe, effacement des industries consommatrices et des particuliers, etc.) ou dans la mise en place de centrales au gaz en secours, mal valorisées.
5) Le développement des biocarburants suivra les cours croissants des produits pétroliers et l'accroissement des surfaces cultivées dans le monde. Cette activité constituera une formidable opportunité pour le développement rentable de cultures et d'usines agricoles simples en Afrique et en Amérique Latine. Des ressources organiques (cane à sucre, maïs, manioc, palme) de plus en plus génétiquement optimisées et une spécialisation des procédés vers les produits finis à forte valeur ajoutée (kérosène, gasoil, produits chimiques et pharmaceutiques, etc.) rendront encore plus rentables ces activités. Il y a là un axe de développement négligé par notre pays sous la pression néfaste de l'idéologie verte.
6) Les émissions de CO2 des pays en voie de développement (essentiellement asiatiques) progressent chaque année de près d'un milliard de tonnes. Les ridicules et très onéreux efforts des pays européens pour contribuer à limiter ces émissions de GHG sont analogues à l'effet d'un encrier déversé dans la Mer pour la rendre plus bleue.
Toute recherche d'évolution lente du mix énergétique de notre pays doit tenir compte de ces données de base.
Ces quelques considérations imposent pour notre pays, les conséquences suivantes:
1) la progression dans l'efficacité énergétique des processus doit se focaliser en priorité sur la réduction de consommation des produits pétroliers et non sur celle d'électricité comme préconisé stupidement par les écolos nucléophobes. Des mesures fiscales, règlementaires ou de toute autre nature devraient tendre à réduire fortement l'utilisation de fioul domestique qui représentait encore en 2010 dans les 13 millions de tonnes de produits consommés en France sur un total de 79 millions de tonnes. La revalorisation de la TIPP doit permettre d'accélérer la transition du parc automobile vers les véhicules hybrides à essence ou autres options à faible consommation en produits pétroliers. Un vaste plan national portant sur la suppression toutes les causes de surconsommations (bouchons routiers, vitesse, chaussée, équipements, etc.) devrait être initié. La filière pétrolière française devrait être rationalisée et modernisée.
2) l'utilisation de gaz naturel comme matière première de substitution partielle ou totale aux fractions du pétrole (naphta par exemple) utilisées dans la pétrochimie devrait être encouragée. Dans le même esprit, la chimie du CO2 devrait être sponsorisée.
3) le parc électronucléaire français doit être absolument préservé, fiabilisé, modernisé et programmé pour atteindre au moins les 60 ans de durée de vie. C'est un des rares éléments majeurs de la compétitivité de la France. La future génération franco-japonaise ATMEA doit être développée pour accéder aux marchés asiatiques et s'allier à MHI. Les générations futures qui utiliseront à fond la ressource fissile doivent être mises à l'étude.
4) le développement d'une filière française de l'éolien offshore doit savoir qu'il va se retrouver confronté sur les marchés mondiaux à de redoutables adversaires tels que Siemens, GE, les fabricants chinois et autres indiens. Ses chances de succès sont donc minimes, sinon à prix cassés. Il faudra se poser la question de l'opportunité du financement par les contribuables français d'une telle filière abondamment subventionnée. La prospection de gaz de schistes et le développement d'outils d'exploitation compatibles avec les contraintes environnementales serait peut-être une voie plus porteuse de progrès et de richesses.
5) les laboratoires français doivent entrer dans l'élaboration intelligente de biocarburants, de la plante optimisée génétiquement aux procédés utilisant la totalité de la ressource et conduisant de de nobles produits. L'objectif n'est pas d'économiser quelques ridicules tonnes de CO2 comme le pensent certains de nos élus, mais de remplacer une part de pétrole (8 à 10 millions de barils/jour).
Réduire les consommations de la France en produits pétroliers de 5% par an pendant 10 ans me semble être un objectif réaliste. Encore faudrait-il élaborer un vaste programme national ambitieux pour atteindre ou dépasser cet objectif. La France importe pour 49 milliards de pétrole et produits pétroliers par an.
Le 11 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 11 janvier 2012 | (4) Commentaires
Voir aussi : actualités
Etats-Unis: la lente décroissance des consommations des véhicules se heurte à la vogue des gros modèles
La consommation américaine va mieux. Pour s'en convaincre il suffit d'enregistrer la proportion de 4X4 et autres small-trucks vendus chaque mois (FIG., courbe rouge, échelle de gauche). Elle a atteint près de 56% au mois de Décembre dernier, un plus haut depuis la crise économique.
La consommation nominale de carburants des modèles commercialisés dont dépend pour une large part la consommation de produits pétroliers de ce grand pays, enregistre malgré cette vogue des véhicules "statutaires" une lente décroissance (courbe noire, échelle de droite). Au mois de Décembre elle affichait une valeur de 10,6 litres aux cent km (235/22,2 miles/gallon).
Ces valeurs très élevées pour un Européen du Sud montrent combien les constructeurs américains ont de la réserve d'économies de carburant sous le coude pour les années à venir. Ceci passera par l'allègement des véhicules (aluminium, composites), par l'hybridation, par l'électrification (Plug-in) et par la diesélisation de certains modèles allemands très en vogue.
Être gros et sobre est un problème ardu, pour le résoudre dans les transports il faut être riche.
Sources: Wards Auto et UMTRI.
Le 8 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 8 janvier 2012 | (3) Commentaires
Voir aussi : énergie fossile
L'industrie manufacturière allemande patine à l'entrée de l'hiver
Des facturations (FIG., courbe violette) au mois de Novembre après correction des variations saisonnières, qui stagnent et dans la ligne de faibles entrées de commandes enregistrées deux mois auparavant. Ces entrées de commandes (courbe rouge) semblent marquer un maximum et amorcer une certaine décrue, conséquence d'une baisse des commandes à l'export.
LIRE le papier du Figaro sur le sujet.
Le 6 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 6 janvier 2012 | (1) Commentaires
Voir aussi : actualités
Résidents allemands: au mois de Novembre l'emploi avait progressé de 900 mille unités en deux ans
Remarque: les mois d'Octobre et de Novembre sont traditionnellement les plus actifs en Allemagne.
Ce résultat s'accompagne d'une régression du nombre de personnes sans emploi.
LIRE le papier de DESTATIS sur le sujet.
Par Raymond Bonnaterre le 3 janvier 2012 | (1) Commentaires
Voir aussi : actualités
Et si les Etats de l'Est des Etats-Unis devenaient exportateurs de gaz naturel?
Deux données fondamentales militent pour que les États-Unis deviennent un jour exportateurs de gaz naturel: la première est géologique, ils disposent et exploitent d'immenses réserves de gaz non conventionnels (gaz de schistes, de grès ou de houille), la seconde est économique, le gaz naturel se négocie en ce moment au Henry Hub à moins de 3 dollars le MMBTU contre 10 dollars en Europe et pas loin de 15 à 20 dollars en Asie. Il n'est pas nécessaire d'être grand économiste pour imaginer que les opérateurs américains désireront un jour développer un nouveau business vers le grand large, beaucoup plus lucratif que celui des fournitures locales trop abondantes.
Dans le communiqué de Total informant de son entrée dans l'exploitation de l'immense gisement de gaz de l'UTICA (-450 millions d'années, en vert sur la carte) qui s'étend au dessous du célèbre gisement de Marcellus plus jeune (-400 millions d'années, délimité par la ligne jaune sur la carte) sur les États du Nord-Est (Virginie occidentale, Pennsylvanie et Etat de New York du sud au nord, s'étendant à l'ouest vers l'Ohio et débordant sur les lacs Ontario et Érié, c'est sûrement la dernière phrase du communiqué qui est la plus importante: "Enfin, Total, Chesapeake et EnerVest sont convenus de collaborer pour la construction des installations nécessaires à l’exportation de la production."
Après avoir malencontreusement investi, il n'y a pas si longtemps, dans l'importation de gaz naturel vers les US, il se pourrait que finalement Total investisse à nouveau afin de pouvoir exporter du gaz naturel américain vers l'Europe ou l'Asie.
Remarque: l'approvisionnement en énergie à des prix bradés (charbon, gaz naturel, pétrole, éolien) par les États-Unis pour les décennies à venir est un paramètre parfois sous-estimé par les économistes.
LIRE le communiqué de Total.
Accéder aux infos sur le gisement UTICA dans Geology.com
Le 3 Janvier 2012
Par Raymond Bonnaterre le 3 janvier 2012 | (2) Commentaires
Voir aussi : énergie fossile
La dette publique de la France se creuse de 114 milliards en un an (+7,2%)
Résumons les données économiques de la France au troisième trimestre 2011 par trois paramètres:
-la dette publique au sens de Maastricht à 1689 milliards d'euros s'est accrue de 114 milliards en un an (+7,2%) dont 24 milliards imputables à la sécurité sociale,
- malgré cela, le PIB à euros courants cumulé sur 4 trimestres mobiles qui est la bonne référence dans ce cas, ne s'est accru en un an que de 60 milliards (+3,1%) dont la moitié est due à la hausse des prix,
- la balance commerciale sur 12 mois cumulés affichait à fin Septembre un déficit de 67 milliards d'euros dont 60 milliards imputables aux seuls produits énergétiques.
En résumé, la France, "très cool", en s'endettant sur un rythme quadratique avec le temps (le quinquennat Sarko aura vu la facture s'envoler de plus de 500 milliards) progresse peu mais consomme beaucoup et assure une bonne activité à ses fournisseurs extérieurs.
Certains à Gauche préconisent "un grand emprunt par an de l'ordre de un à deux points de PIB (20 à 40 milliards), inscrit dans un programme budgétaire spécifique non soumis aux arbitrages budgétaires annuels" ...moi je veux bien mais il faudrait alors que le pay-back des actions menées grâce à cet emprunt soit très rapide. Ne vaudrait-il pas mieux, dans un premier temps, oublier les grandes théories et autres sulfureuses équations économiques pour faire l'inventaire de ce que nous importons à grand frais et essayer de réduire les volumes ou les prix de ces importations par de siouxes actions.
Ne faudrait-il pas importer mieux pour gagner plus?
Quelques données pour réflexion:
-La France importe net pour 13 milliards de gaz naturel, dont une large part (2/3) est indexée sur les cours du baril de brut et se refuse d'explorer ses réserves en gaz de schistes.
-Elle importe net pour 2,2 milliards d'engrais qui pourraient être pour une part produits localement avec une unité de production d'urée par réaction du CO2 sur l'ammoniac selon le procédé japonais MHI qui met en œuvre la capture du CO2 issu du réformage du méthane.
- Elle dispose d'un potentiel de raffinage du pétrole de 98 millions de tonnes par an, faiblement compétitif, croulant sous les règlementations diverses, au mains parfois d'acteurs affaiblis (Petroplus) dans un contexte européen en surcapacité de production. L'avenir d'une part du raffinage français est donc morose. Une politique de rationalisation, de modernisation des quelques unités conservées vers des rendements accrus et de rééquilibrage à la baisse entre consommation d'essence (hybrides) et de gasoil devrait permettre à la France de réduire ses importations nettes de pétrole (36 milliards d'euros) et de produits raffinés (13 milliards d'euros). Un plan pluriannuel avec les principaux acteurs économiques devrait accompagner une réduction des consommations de 3% par an au bas mot.
-La France consomme encore pour 2 milliards d'euros de charbon dont une part est destinée à des centrales qui devraient peu à peu disparaître.
-Elle importe net pour 2 milliards d'euros de dispositifs photosensibles à semi-conducteurs dont cellules et modules photovoltaïques (code douanier: 85414090)!! Et si ces fadaises étaient réduites par 5 ou par 10?
-Elle importe net 24 millions de téléphones cellulaires par an pour quelques 3,4 milliards d'euros (code douanier: 85171200)...l'obsolescence programmée bat son plein. On change plus aisément de portable que de chemise.
-Je ne sais pas combien lui coûtent les éoliennes en pièces détachées, mais ce doit être non nul, pour un bilan économique et écologique des plus discutables,
- La filière bois devrait être revue de fond en comble,
-La chimie fine des principes actifs des médicaments s'est barrée aux Indes, allez donc voir les contrôles et la traçabilité des lots... quand les livraisons sont réalisées!
-etc.
Le 28 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 28 décembre 2011 | (3) Commentaires
Voir aussi : actualités
Total cantonne son activité solaire Tenesol chez SunPower
Rien ne va plus dans le solaire photovoltaïque occidental étranglé par la surproduction mondiale de modules et le dumping de la concurrence asiatique. L'américaine Solyndra largement financée par de DOE a jeté l'éponge, les allemandes Solon et Solar Millenium se sont placées en cessation de paiement, BP a officiellement interrompu ses dernières activités financières et commerciales dans le domaine, Bosch qui fait construire une usine de modules solaires en Malaisie, vient d'absorber l'allemande Conergy...et bien sûr tout cela n'est qu'un début en attendant des nouvelles de la profession plus saignantes encore.
Total qui détient 60% de l'américaine SunPower vient de décider de cantonner son activité "européenne" Tenesol chez SunPower en lui cédant l'activité en échange 6% de plus du capital de SunPower. Cette consolidation va dans le sens d'une plus grande efficacité pour l'activité globale solaire chez Total mais il paraît difficile de croire que les activités occidentales dans le photovoltaïque pourront survivre sans protection douanière à l'entrée des modules asiatiques (taxes et/ou quotas).
Marché scandaleusement subventionné par des tarifs artificiels de rachat de l'énergie électrique qui a provoqué dans un climat de bulle affairiste des développements artificiels de capacités de production partout dans le monde. Un retour à un peu plus de réalisme en Europe, amorcé en Espagne dès 2008 puis se généralisant, met en péril de larges pans de la filière amont de production de modules et en premier lieu ceux implantés en Europe.
Un futur cas d'école de Business School pour illustrer les effets pervers d'une trop forte intervention des États, politiquement manipulés par l'idéologie Verte, sur le développement d'un marché artificiel tenu à bout de bras par des subventions ou des règlements imposants des quotas. Il n'y a rien à attendre de bon d'un marché de masse photovoltaïque non rentable. Nul doute qu'il le deviendra un jour, dans les pays ensoleillés, à faibles prix de main d’œuvre, disposant d'un réseau électrique et de centrales thermiques en support...avec des modules Made in Malaysia. La Californie et ses déserts répondent sensiblement à ce cahier des charges.
LIRE le papier de Bloomberg sur le sujet.
Le 25 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 25 décembre 2011 | (9) Commentaires
Voir aussi : solaire
Toshiba annonce une Pile à Combustible domestique améliorée
Le marché japonais des PAC domestiques connaît une embellie avec la cruelle pénurie de puissance électrique disponible dans ce pays. Toshiba avec des prévisions de ventes initiales autour de 5000 unités en année fiscale 2011, annonce en avoir déjà installé 6500 à fin Novembre (en 8 mois) et prévoit de vendre 15 000 unités en année fiscale 2012 pour un prix unitaire catalogue de 2,6 millions de Yens (> 25 000 euros).
La version 2012 va être améliorée et profiter d'une garantie de 10 ans pour un système fonctionnant 80 mille heures soit deux fois plus que le modèle précédent. Pour réduire le prix, le nombre de cellules va être réduit et la teneur en platine par cellule réduite de 20%.
Malgré toutes ces améliorations le rendement électrique de l'ensemble est annoncé à 38,5% ce qui correspond à une tension de cellule de 0,57 Volt. Par contre cet outil complexe est un bon chauffe-eau au gaz avec un rendement de 55,5%.
Toshiba annonce que ses équipes travaillent activement pour, en option, faire de cet appareil une source de sécurité de courant autonome (sans batterie trop onéreuse) qui prendra le relai en cas de coupure de l'alimentation par le réseau électrique. Cette amélioration est déterminante pour le succès de cette version dans l'environnement électrique incertain japonais actuel.
LIRE un papier du Nikkei sur ce sujet.
Le 23 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 23 décembre 2011 | (4) Commentaires
Voir aussi : piles à combustible
C'est le business qui devient green et non l'inverse!
Eva Joly veut créer 1 million d'emplois dans les filières vertes!!!!
La nouvelle croyance populaire, largement alimentée par les propos à l'emporte-pièce d'écolos de tous bords, veut que le green-business va un jour sauver notre économie et créer des milliers d'emplois...alors que pour l'instant, dans la réalité, ces activités auraient plutôt tendance à la plomber et donc à faire disparaître des emplois. Citons pour mémoire:
-l'industrie photovoltaïque, niche longtemps artificiellement supportée par des tarifs scandaleux de l'électricité générée (Espagne, Allemagne) qui a attiré en Europe les industries du monde entier (Chine, Taïwan, Inde) et créé une surproduction qui va détruire tous les acteurs européens du secteur. L'action Q-Cells qui avait frisé les 100 euros en 2008 n'en vaut plus que 0,6!! Quand à SolarWorld qui avait dépassé les 60 euros ne vaut que 3,3 euros. C'est la débâcle solaire!
- l'industrie éolienne proche de la saturation dans sa version terrestre en Europe de l'Ouest va poursuivre son développement dans sa version offshore (Siemens suivi des autres) à l'aide de moultes subventions pour raccorder les fermes au continent par des lignes HVDC hors de prix, pour assurer un déploiement grandiose de lignes hautes tension pour amener le courant électrique du nord de l'Allemagne vers le sud industriel et pour interconnecter les divers pays européens limitrophes chargés de combler les incontournables absences de fournitures éoliennes. Tout cela pour, peut-être, économiser quelques tonnes de CO2 qui seront amplement gaspillées par ailleurs, dans les centrales thermiques à flamme maintenues volontairement à mi-puissance au cas où le vent faiblirait.
- les milliards d'euros de subventions accordés à ceux qui peuvent investir et équiper leurs maisons de panneaux photovoltaïques et se dispensent ainsi de payer leur électricité, aux dépens des moins favorisés qui, eux, paient plein pot les MWh hors de prix ...on est très loin d'une l'écologie sociale à inventer. Impôt écolo-dégressif parfait. La CRE nous apprend que la part des énergies renouvelables aux charges prévisionnelles du service public de l'électricité va atteindre 2,2 milliards d'euros en 2012.
Alors citons quelques business qui sont devenus "green" alors que rien ne les prédisposait à le devenir un jour.
Le business des aimants permanents nécessaires aux nouvelles éoliennes direct drive et aux moteurs des véhicules hybrides ou électriques en est un exemple. Il faut 265 kg de terres rares sous forme métallique pour construire une turbine d'éolienne d'un MW nous apprend Jean-Pierre SCHAEKEN WILLEMAERS. Et pourtant ces fameux gisements de terres rares ont la malencontreuse idée d'être associés à de l'Uranium et du Thorium ce qui rend très impopulaire leur métallurgie dans le monde occidental et justifie pour une large part la position dominante de la Chine dans l'extraction et la purification de ces métaux (Voir l'aventure LYNAS).
L'industrie des batteries qui fait appel au Plomb pour les batteries de démarrage et utilisait le Cadmium pour les accumulateurs alcalins de plus faibles tailles n'avait pas une image particulièrement "Verte" au cours du siècle précédent. Le remplacement du Cadmium par des alliages à base de Terres Rares (encore elles) et de Nickel leur a conféré une image plus acceptable. Le développement des batteries au Lithium, lancé gaillardement par Sony, a définitivement apporté une image plus écolo à cette industrie. Le marché de ces batteries Li-Ion estimé aujourd'hui à 15 milliards de dollars devrait doubler d'ici à 2015 (FIG.), tiré par les applications Véhicule Électrique et les applications industrielles de stockage d'électricité en tampon avec les sources intermittentes d'électricité.
L'évolution des techniques d'éclairage est également époustouflante. Issue de la lampe à incandescence d'Edison, après un réel progrès dans les tubes fluorescents dans le courant du siècle précédent, on aurait pu croire l'aventure à bout de souffle. Mais c'eut été sans compter sur les LEDs dont certaines font appel à des Terres Rares (encore!) ou plus encore sur les OLED's forme organique des précédentes qui sans aucun doute vont révolutionner l'éclairage domestique et commercial. Le monde devient urbain, électrique et éclairé. Ces nouvelles technologies d'éclairage vont révolutionner la Ville.
Les techniques de pompe à chaleur initialement conçues pour faire du froid dans la Sun Belt américaine ou pour assécher les tatamis nippons hors de prix durant la mousson d'été et éviter le développement de moisissures, deviennent les technologies incontournables pour assurer un développement propre et économe en énergie du conditionnement d'air des habitations. L'utilisation du CO2 comme fluide caloporteur devrait permettre de maintenir en activité ces équipements même par grand froid et éviter ainsi les pointes d'appel de courant sous nos climats parfois rudes. La démocratisation et la production des pompes à chaleur en Europe est un des impératifs énergétiques à privilégier...bien plus que la synthèse du Silicium à moins de 30$ le kilogramme.
Ces quelques exemples simples montrent que ce sont des industries existantes complexes qui en s'adaptant à diverses contraintes ou demandes, trouvent de nouveaux débouchés qui répondent aux exigences d'efficacité énergétique du moment. Ce ne sont pas les industries subventionnées qui sont l'avenir, ce sont les industries naturellement rentables qui créeront les emplois pérennes de demain. Or, pour l'instant, ni les techniques photovoltaïques, ni les techniques éoliennes ne sont des activités rentables en l'absence de subventions. Coupez les subventions et tout s'effondre. Faire subventionner ces industries par les consommateurs les moins fortunés qui n'ont pas les moyens d'investir ni dans des modules photovoltaïques ni dans une pompe à chaleur, me semble être d'une grande injustice et d'une efficacité économique discutable. De telles subventions devraient être prélevées directement sur les budgets des États... et donc limitées. Quand aux quelques tonnes de CO2 économisées, encore faudrait-il bien les mesurer, combien pèsent-elles face au presque milliard de tonnes de CO2 largué sans complexe en plus chaque année en Asie?
Durban est un grand port d'Afrique du Sud qui exporte du charbon vers l'Asie. Son activité exportatrice devrait passer de 13 millions de tonnes de charbon cette année à 50 millions de tonnes en 2030. Joli lieu pour un meeting bidon sur les émissions de CO2!
LIRE un papier du Nikkei sur l'avenir à court-terme des batteries Li-Ion.
Le 18 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 18 décembre 2011 | (10) Commentaires
Voir aussi : actualités | véhicules électriques
Satellite: la troposphère s'est réchauffée de 0,45°C en un tiers de siècle
Réchauffement sur 33 ans (1978-2011) de mesures satellitaires des températures de la molécule d'oxygène sur 8km de profondeur de l'atmosphère terrestre (échelle: -1°C; +1°C).
Moyenne hémisphère Nord: +0,65°C
Moyenne hémisphère Sud: +0,26°C
Maximum ponctuel dans le Détroit de Davis: +2.89°C
Minimum ponctuel dans l'Antarctique: -2.36°C
La France est dans la zone +0,2°C à +0,4°C.
Remarque: les mesures satellitaires présentent deux intérêts majeurs:
- elles couvrent 95% de la surface du globe (à l'exception des régions polaires)
- elle s'affranchissent d'effets de réchauffement locaux liés à l'urbanisation et à l'effet corps noir du bitume.
Remarque: les variations mesurées sont perturbées par une période initiale plutôt froide en raison des éruptions d'El Chichon (1982) et du Pinatubo (1991).
LIRE le papier sur le site de Roger Pielke en avant-première de l'Université de Hunstville, Alabama.
Le 17 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 17 décembre 2011 | (2) Commentaires
Voir aussi : Réchauffement Climatique
Deux fois plus de batteries made in Japan pour Mitsubishi Motors
Les entreprises japonaises veulent précieusement conserver localement leurs ingrédients complexes et leurs procédés mis en œuvre dans la production d'accumulateurs, alors qu'elles n'hésitent pas à délocaliser au plus près des constructeurs de Véhicules Électriques (France, Espagne, Portugal...) l'assemblage en batterie, opération consommatrice de main d’œuvre et faisant appel à des technologies triviales d'assemblage. C'est ainsi que GS-YUASA et Mitsubishi annoncent qu'ils vont engager la deuxième phase d'extension dans la production d'accumulateurs de leur usine de Ritto (Shiga Préfecture). Cette usine doit être aujourd'hui capable de produire annuellement assez d'accumulateurs prismatiques (50 Ah, 3,7V) pour assembler dans les 50 à 65 mille batteries pour véhicules électriques. Cette deuxième tranche devrait permettre à la filiale Lithium Energy Japan de pouvoir produire autour des 6,5 millions d'accumulateurs de plus par an à partir de 2013, de quoi à pouvoir produire 75 mille batteries supplémentaires.
Compte tenu des productions assurées par l'usine historique GS de Kyoto, le consortium sera alors capable de produire les accumulateurs pour assembler autour des 150 mille batteries par an. La seule usine de Ritto emploiera 1100 personnes.
Remarque: GS-YUASA est resté en technologie prismatique classique à boitier rigide en aluminium qui permet d'assurer une sécurité individuelle pour chaque accumulateur à l'aide d'un coupe-circuit qui s'active en cas de surpression interne anormale. Ce choix privilégiant la sécurité par rapport à d'autres solutions en poches flexibles plus fragiles, est sûrement d'une grande sagesse.
LIRE le papier du Nikkei sur le sujet.
Le 15 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 15 décembre 2011 | (15) Commentaires
Voir aussi : véhicules électriques
Solde du commerce extérieur de la France: la débâcle
87 milliards d'euros de trou (hors matériel militaire) sur 12 mois à fin Octobre.
Il y a un an les dockers du port de Marseille avaient ralenti les importations de pétrole. Cette année ils ont exceptionnellement travaillé au mois d'Octobre, alors le trou se creuse (-35,7 milliards) auquel il faut rajouter le déficit croissant en produits raffinés (-13,6 milliards).
J'ai rajouté la ligne 2015- Engrais et composés azotés qui dépend directement des prix du gaz naturel. Elle va mal elle-aussi. La France agricole importe de plus en plus d'engrais.
Tout ceci traduit des choix politiques qu'il va bien falloir revoir en profondeur. Mettre à la diète la France qui consomme, investir dans la production d'urée, investir dans les quelques raffineries de pétrole préservées, importer du GNL pour produire plus d'électricité en attendant les gaz de schistes locaux, mettre en place un programme national pour faire baisser les consommations de pétrole de 3% par an (proscrire le fuel domestique, diéséliser, alléger, hybrider, profiler, faire sauter les bouchons routiers, etc.).
Messieurs les Parlementaires, lisez les statistiques douanières tous les mois! Cela ne pourra pas vous faire de mal. La France n'a pas de pétrole...aurait-elle encore quelques idées?
Le 8 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 8 décembre 2011 | (7) Commentaires
Voir aussi : actualités
L'exploitation croissante des gaz de schistes soutient l'économie américaine
Une étude récente du CERA vient de montrer l'importance économique de l'exploitation des gaz de schistes aux États-Unis. Une projection jusqu'en 2035 a été réalisée. Elle fait apparaître l'importance des créations d'emplois (directs, indirects et induits) et celle de la création de valeur ajoutée qui participe à la croissance du PIB.
Voici quelques faits majeurs de ce rapport.
1-Les gaz conventionnels passent au-dessous des 10% de part de marché, les gaz de schistes moins onéreux se taillent la part du lion:
2- La croissance de la demande en gaz naturel aux États-Unis est tirée par la génération d'électricité et la pétrochimie. Le vecteur: le faible prix des gaz non conventionnels.
3- L'exploitation des seuls gaz de schistes est créatrice d'emplois et de valeur ajoutée:
250 mille emplois directs et indirects en 2011 qui seront 600 mille en 2020 et 900 mille en 2035. Une contribution au PIB de 77 milliards de dollars en 2010 qui devrait doubler d'ici à 2020.
Ces données pour les seuls États-Unis, montrent l'importance économique des gaz non conventionnels dans l'équation énergétique des Nations. En ces périodes de recherche de relais de croissance dans notre pays "en voie de délabrement", ne faudrait-il pas se poser la question du nombre d'emplois et des milliards d'euros qu'apporterait une hypothétique exploitation de nos réserves enfouies? La France importe annuellement pour 13 milliards d'euros par an de gaz naturel et la facture va poursuivre sa progression pour soutenir la part croissante des ressources intermittentes d'électricité et se substituer aux centrales à charbon.
LIRE le passionnant rapport du CERA
Le 7 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 7 décembre 2011 | (8) Commentaires
Voir aussi : énergie fossile
Inde: la consommation de charbon devrait friser le milliard de tonnes dans les cinq ans à venir
Pour une estimation Mars 2011/Mars 2012 à 696 millions de tonnes de charbon brûlés, les autorités indiennes prévoient que la consommation de ce combustible atteindra les 980 millions de tonnes durant l'année fiscale 2016/2017 soit une croissance de 41% en 5 ans. La production locale ne devant croître (si tout va bien) que de 28%, il manquera alors dans les 265 millions de tonnes de charbon pour faire la jointure et qui seront importés dans les ports indiens ou se trouvent les nouvelles centrales thermiques. Les transports indiens ne savent pas acheminer le charbon abondant à l'intérieur du pays.
Remarques: 1-la production mondiale de charbon en 2010 a été de 7,3 milliards de tonnes (BP)
2- pour estimer les rejets de CO2 il faut multiplier la masse de charbon par 2,5 à 3 environ selon la pureté de la ressource.
Cette information en ligne avec la croissance linéaire des rejets de CO2 des pays en voie de développement (FIG., courbe rouge en milliards de tonnes) montre combien toutes les simagrées des Grandes Fêtes Onusiennes à la Durban sont futiles. Il faut être naïvement européen pour croire que les émissions anthropiques mondiales de CO2 vont se stabiliser dans un avenir prévisible. Il faut être encore plus naïf pour croire que l'évolution onéreuse des ressources françaises d'électricité vers l'éolien ou le solaire et la non exploration des gaz de schistes pourront jouer de façon significative sur ce bilan mondial calamiteux. Mais les symboles ont toujours été d'une grande importance dans notre pays, ils coûtent parfois cher. Les futurs dirigeants d'une administration criblée de dettes devraient rapidement en prendre officiellement conscience.
LIRE le communiqué de Bloomberg.
Le 4 Décembre 2011
Par Raymond Bonnaterre le 4 décembre 2011 | (4) Commentaires
Voir aussi : énergie fossile